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[TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo

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MessageSujet: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Mar 17 Fév - 2:38














A l'attention de  Gilbert Beilschmidt, Antonio Fernandez Carriedo et Francis Bonnefoy.
De la part de Romulus Vargas, directeur de Poudlard


Cher Invité.

J'ai l'honneur de vous annoncer que vous avez été choisi par votre directeur, Romulus Vargas, pour accomplir une mission.
La mission est obligatoire, un refus de votre part n'est donc pas toléré.
Le danger y est élevé, des accidents à l'intensité plus ou moins forte sont prévoir. La vigilance doit être reine. Mais je vous fais suffisamment confiance pour cela.
Votre équipe est composée de Gilbert Beilschmidt, Antonio Fernandez Carriedo et Francis Bonnefoy. Travailler en équipe sera nécessaire.

Tout se déroulera dans les profondeurs de la Forêt Interdite. Si cela peut vous rassurer, ce n'est pas la pleine lune, vous ne risquez donc pas d'attaques de la part de loups garous.
Votre mission est d'aller enquêter dans la forêt car nous avons constater la mort de trois licornes récemment. Il sera de votre devoir de vous pencher sur cette affaire des plus inquiétantes et d'en faire un rapport détaillé et complet.

Bonne chance à vous.


Veuillez croire, Invité, en l'expression de mes sentiments distingués.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Mer 18 Fév - 5:26

Mission impossible

C'était officiel, Francis Bonnefoy avait une dent contre le directeur. Oh, pourtant, il l'avait toujours admiré pour de nombreuses choses : supporter sa mère en colère, être un puissant sorcier et avoir un tableau de conquêtes indénombrable... Mais ce qu'il lui avait demandé à lui, Antonio et Gilbert cette fois-ci, dépassait tout ce qu'il aurait pu imaginer. Ce n'était pas comme si lui et ses meilleurs amis formaient un trio d'élèves modèles en plus ! Ils enchaînaient les bêtises depuis leur première année, ce qui leur avait valu nombres de punitions. Alors pourquoi le Professeur Vargas avait-il assez confiance en EUX pour leur donner une mission. Pas n'importe quelle mission d'ailleurs, une mission au danger potentiellement élevé et qui se déroulait où ? Dans la forêt interdite ! L'endroit rêvé pour rencontrer des créatures étranges, l'endroit rêvé pour...se faire tuer. Enfin après, ce n'était pas la première fois qu'ils s'aventuraient dans cette forêt. Ils s'étaient même plusieurs fois aventurer dans les profondeurs du bois de part leurs nombreuses colles accompagnés du garde-chasse. Le trio la connaissait bien, cette forêt, Francis en connaissait donc les dangers. La mort de licornes ne présageait jamais rien de bon, quelque chose n'allait pas...
Et ça devait être à eux de le découvrir.

Francis aurait été ravi si le Directeur leur avait demander de faire quelque chose de plus...sûr. C'était toujours un plaisir de rendre un service à l'école. Mais là...Il avait vraiment un mauvais pressentiment. D'autant plus qu'il faisait un froid de canard et qu'il n'avait que son écharpe pour se couvrir. Et puis, pourquoi avaient-ils décidé d'y aller en fin d'après-midi d'ailleurs ? Le soleil commençait déjà se coucher. Oh mon dieu !

Le Français fut le premier à arriver à la lisière de la forêt. Il grelottait un peu sous sa robe de sorcier, mais il vit très vite Gilbert arrivé, un air agacé au visage.
Tous deux attendirent patiemment - peut-être avec une certaine nervosité du côté de l'Allemand, du moins c'est que Francis ressentait - l'Espagnol. Il arriva en retard, comme à son habitude et le Français ne se retint pas pour se plaindre. D'ailleurs il remarque que l'éternel sourire de son homologue espagnol était beaucoup moins...resplendissant cette fois.
Cette mission promettait d'être géniale, vraiment.

Le blond savait qu'il ne pouvait pas leur en vouloir, évidemment...
Antonio et Gilbert s'étaient séparés quelques jours auparavant suite à la trahison d'Antonio qui avait eu l'idée d'aller embrasser Lovino à plusieurs reprises alors qu'il était en couple avec l'Allemand. Même Francis qui était un coureur de jupon n'avait pas eu l'idée saugrenue de "tromper" Arthur. Il refusait d'ailleurs de le rendre cocu, il avait eu tellement de mal à le faire tomber dans ses bras en plus.
Bref, tout ça pour dire que Francis n'avait pas du tout compris ce qui était passé par la tête de son meilleur ami au teint basané, car il faut l'avouer, de Lovino à Gilbert, Francis choisirait complètement le blond platine. Qualité allemande.

Ils commencèrent donc leur petite expédition dans la sombre forêt de Poudlard.
Antonio qui tenait la lanterne, car évidemment il faisait nuit désormais, était en tête de file. Francis, lui, s'était positionné entre ses deux compagnons, sa baguette à portée de main. Gilbert fermait la marche.
Il n'y avait pas grand chose à voir au début et les trois compères durent entrer de plus en plus profondément dans le fin fond de la forêt.
Parce qu'évidemment, Monsieur le Directeur n'avait vraiment rien donné comme piste au trio pour commencer leur "enquête". A part qu'il fallait trouver des licornes mortes. Mais allez trouver des licornes mortes dans une immense forêt vous !

La marche continua dans un silence de mort où le Français se sentit mal à l'aise...
Très vite, la question fatidique « Devrions-nous nous séparer ? » traversa les esprits de chacun mais fut très vite mise de côté. Après tout, Romulus Vargas avait stipulé que « Travailler en équipe était nécessaire », se séparer serait donc la pire des choses à faire. Et ce, malgré la tension présente entre Gilbert et Antonio. Il voyait bien que l'Espagnol essayait de faire des efforts pour sourire un peu au Français mais que l'Allemand, lui, était beaucoup plus innexpressif.
Puis pour le Français, pas question de se séparer de ses deux amis...Il avait un certain instinct de préservation tout de même...

lls firent finalement la découverte d'une licorne morte et sanguinolente au pied d'un arbre. C'est Francis qui la trouva et s'approcha en premier, suivit de Gilbert et Antonio.

C'est horrible...Que l'on puisse faire ça à un animal aussi beau...


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Jeu 19 Fév - 1:33



Mission Impossible ! ft Tonio&Franny


Gilbert avançait d'un pas rapide en dehors de Poudlard. Il lisait pour la énième fois une lettre qu'il avait reçue quelques jours plutôt, et qui était signée de la main du directeur elle-même.
Et comme à chaque fois que ses yeux parcouraient les mots écrits sur le parchemin, il grognait et lançait quelques injures avant de froisser de nouveau la lettre avant de la remettre dans sa poche.
Romulus Vargas l'avait choisi, lui ainsi que Francis et Antonio, pour accomplir une mission. Ils devaient se rendre dans la Forêt Interdite et enquêter sur la mort de trois licornes, chose qui s'avérait  assez inquiétante.
Une chose inquiétante, anormale.
Grave en somme.
Alors ce type n'avait rien trouvé de mieux que de refiler cette mission à trois des pires élèves que Poudlard n'aura jamais connu, plutôt que de demander à des adultes réellement compétents. Le directeur était complètement fou. Ou stupide. Voir les deux.
Dans tout les cas, c'était un irresponsable qui les lançait dans une quête dangereuse ce qui, en tant normal, n'aurait pa dérangé l'allemand… Mais ces derniers temps, il n'était pas d'humeur à jouer au casse-cou, plutôt à s'enterrer sous six couvertures dans sa chambre et dormir toute la journée. Ou, si ce n'était pas dormir, se goinfrer de sucreries en lisant Sorcière Hebdo, ou un roman à l'eau de rose.
Enfin, faire des trucs de nana triste quoi. Car comme tout le monde le sait, Gilbert n'est pas le genre d'homme qui étouffe sous la virilité.
Passons, et revenons-en au sujet principal !
Gilbert était donc entrain de se diriger vers la Forêt Interdite, où il retrouva Francis. Comme il s'y attendait, pas d'espagnol à l'horizon, alors tout deux durent patienter, à son plus grand damne.
« Infidèle, et jamais foutu d'être à l'heure », voilà ce que le serpentard ne cessait de se répéter, encore, encore et encore. A chaque seconde qui passait, le stress ne cessait d'augmenter tordant son estomac, lui donnant la nausée.
Gilbert n'avait pas envie de faire cette mission, il sentait que quelque chose de mauvais allait arriver.
Gilbert n'avait pas envie de faire cette mission, il ne se sentait pas capable de faire équipe avec Antonio. Pas ce soir. Il n'avait qu'une envie, repartir vers le château, et disparaître dans le dortoir de sa maison.
Des choses tout sauf « awesome », il le savait bien, mais quand son instinct hurle qu'on court vers un grand danger…
Il soupira, bruyamment. Courir se cacher ne lui ressemblait pas. Il fallait qu'il se reprenne, au plus vite. Depuis quand, lui, le grand Gilbert Beilschmidt, avait-il peur du danger ? Il était où le jeune fou qui s'était aventuré seul dans cette forêt maudite à l'âge de onze ans pour un stupide pari ? Celui qui n'avait pas froid aux yeux, peur de rien, qui se pensait plus fort que tout -et qui l'était, bien évidemment hein !- ?
Il se faisait pitié à lui-même, c'était ridicule.
Il mettait ça sur le compte de l'anxiété. C'était la faute de Antonio. S'il n'avait pas participé à cette foutue mission avec lui et Francis, s'il n'y avait eut que lui et Francis, tout serait bien allé.
Parfaitement.

Alors que l'allemand tentait vainement de s'en persuader -et aussi de se retenir d'aller frapper sa tête contre l'arbre le plus proche-, Antonio avait enfin fini par arriver. Gilbert ne retint pas une remarque acerbe sur son retard, puis ils se mirent en marche.
Ce fut long, et tout ce passa dans un silence de mort. Le blond fermait la marche, se tenant quelque pas derrière Francis, qui lui-même marchait à la suite de Antonio. Si ça n'avait tenu qu'à lui, Gilbert leur aurait sans aucun doute fait fausse-route, bifurquant à un moment ou un autre pour aller faire les recherches seul de son côté. Mais il n'avait pas réussit à s'y résoudre, quelque chose en lui lui hurlait de ne pas le faire, que ce serait commettre une terrible et irréparable erreur.
Alors il resta aux côtés de ses deux amis, malgré tout, scrutant l'obscurité à la recherche d'un quelconque cadavre de licorne dans toute l'immensité de la forêt sans prononcer le moindre mot.

Cela dura un moment, il n'aura su dire combien de temps exactement. Il en avait perdu toute notion… Cela aurait put être quelques minutes, comme beaucoup, beaucoup plus. Mais le résultat était finalement là, et ce fut Francis qui fit la macabre découverte.
Devant eux se trouvait ce qu'ils avaient tant bien que mal cherché : Le corps inerte et sans vie de la créature. Elle était couverte de sang.
Cette scène fit ressentir un profond malaise à Gilbert, ainsi que du dégoût, énormément. Il n'était pas choqué, simplement… Dégoûté. Il n'avait jusqu'alors jamais approché de licorne de sa vie, autant avouer qu'il aurait préféré que cette dernière soit vivante.
Il détourna les yeux, essayant d'effacer cette image de sa mémoire, bien en vain. Il finit par soupirer, puis de s'approcher de l'animal, avant de s'accroupir juste à côté. Il tenta comme il le pouvait de l'examiner, mais avec le peu de connaissance qu'il possédait, il n'eut pas énormément de résultat.


— Pffff… Vous voyez quelque chose vous ? Moi je comprends pas ce qu'on est censés voir.


Il grogna, encore. Puis se releva. Que cette soirée se finisse… Pitié, au plus vite.


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Jeu 19 Fév - 2:07




  





Il avait couru comme un fou pour arriver le plus vite possible à l'entrée de la Forêt Interdite, jusqu'à ne plus en avoir le souffle pour. Même avec ça il était arrivé en retard. Pourquoi?Et bien, il avait bien failli ne pas venir. Quelque chose lui hurlait, comme une voix dans sa tête de ne pas y aller. Un simple pressentiment couronné du fait de la participation de Gilbert à cette mission. Bien qu'il l'aime encore de tout son cœur, il préférait encore l'aimer de loin en rêvant de tous les beaux moments qu'ils ont pu passer ensemble. Aussi nombreux soient-ils. Malgré ça, il n'avait aucune envie de venir. Il sentait si mal quand il le sentait tout près de lui alors faire une mission ensemble. Et c'est pourtant au dernier moment, heure du rendez-vous, il s'était enfin décidé pour partir en courant, lanterne à la main.

Il n'est pas inutile de citer le malin plaisir qu'avait pris Gilbert et Francis à lui remonter les bretelles pour son retard. Il n'eut rien dit à part de nombreuses excuses et des sourires qui sonnaient comme des grimaces sur son visage. Après cette séance de détente de nerf qu'avaient passé les deux sur Antonio, ils s'étaient tous mis en route. L'espagnol en tête de file étant donné qu'il possédait leur seul source de lumière avec la lune, Francis pour séparer les deux anciens amants et Gilbert derrière. Comme d'habitude et surtout dans une telle situation, il n'avait pas rechigné.  

Tais-toi et tout se passera bien. Ca va passer vite tu verras, ne t'inquiète pas, ce n'est qu'un mauvais moment à passer...

C'est ce qu'il essayait de se convaincre pour se rassurer.

Mais il commença à s'indigner lui-même de son côté. Pourquoi est-ce qu'on leur avait donné une telle mission?Il devait le dire, Antonio n'était pas heureux ou pas en ce moment en tout cas. Le seul sourire qu'il osait orner par question de principe, aussi faux et hypocrite soit-il, sonnait plus comme une grimace qu'autre chose. Il se demandait bien ce qu'il avait pu faire à Dieu pour que tant de malheurs lui arrivent en même temps.

Aller observer et dénicher la cause de licornes récemment mortes. Honnêtement, Tonio était inquiet pour ses pauvres bêtes qui pourtant mourraient rarement assassinées mais là c'était trop. Pourquoi le fameux Bad Friend Trio alors qu'ils étaient en plein période de crise?Pourquoi pas quelqu'un d'autre pour une fois?Depuis sa rupture avec Gilbert, le fameux trio qu'il avait toujours formé n'avait plus l'air que d'un mirage. Aucun des trois n'avait encore osé en parler mais il était certain qu'ils pensaient tous la même chose.

Tout ça de ma faute.

C'est ce que l'espagnol ne cessait de se répéter encore et encore. En particulier en ce moment. Personne n'avait osé parler. Personne n'aurait répondu de toute manière. L'ambiance était morose et pesante. Et ça, Antonio avait beaucoup de mal à le supporter. Et il se demandait bien dans quel état était les deux autres. Peut être qu'ils s'en fichaient après tout. Peut être que tout ça n'allait qu'être une passe. Peut être que bien tout s'arrangerait. A cette pensée, il chercha le regard de Francis en lui souriant tristement. Il voulait juste être rassuré. Un regard de la part du français suffisait de toute manière.

Il soupira, baissa la tête vers ses chaussures remplies de boue.

D'habitude enjoué et du genre pipelette, là rien. Même si il essayait il ne pourrait rien faire. Toujours cette boule qu'il avait au travers de la gorge qui l'empêchait d'émettre le moindre soin. Il se sentait si mal qu'il en avait la nausée et un bon mal de ventre.

Et pourtant il ne pouvait s'empêcher de jeter des regards en direction de celui qui le mettait en parti dans un tel état: Gilbert. Il savait pertinemment qu'il n'y avait plus rien entre eux et pourtant il ne pouvait pas arrêter. A ses yeux, il restait l'homme qu'il aimait. Il restait le sien.

Alors qu'il continuait son chemin, perdu dans ses pensées, il s'aperçut enfin que les deux autres s'étaient arrêtés devant un masse dont il n'arrivait pas à discerner la nature. Il haussa les épaules et rebroussa le chemin pour aller dans leur direction, tête baissée.

Crac.

Il sursauta violemment en entendant ce bruit, s'arrêtant sur place, paralysé. Il regarda autour de lui, les yeux exorbités. Pourtant il ne vit rien. Il fronça les sourcils en se demandant bien ce qui avait pu faire un tel bruit et abaissa son regard vers une patte de licorne qui venait de se tordre sous son pied. Il eut un violent haut de cœur en réalisant ce qu'il venait de se passer et secoua mollement son pied éclaboussant le petit périmètre de sang.

"Dios mio, c'est dégueulasse..." siffla t-il entre ses dents, les nausées s'accentuant.

Il soupira longuement, en poussant un petit gémissement, la voix tremblante. Il ne savait même plus pourquoi ils étaient ici. Il avait faim, sommeil et froid. Il voulait rentrer, aller se mettre dans son lit et oublier. Il ne pensait pas quand il dormait. C'étaient les seuls moments où il arrivait à l'oublier.






A partir du code de Anéa pour N-U



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Ven 20 Fév - 0:11


" He should have know that villains often come with pretty faces..."
Nuit. Il faisait nuit.
Tout était sombre, lugubre et l'obscurité qui demeurait en ce lieu était presque lourde.
Pourtant, cela ne perturba en aucun cas la silhouette qui parcourait le fin fond des bois...
Ses pas étaient léger, ne laissant aucune trace dans le sol pourtant humide de ce mois de février. Les voiles de ses vêtements laissaient comme une brume noire derrière lui, une fumée.
La puissance magique qui se dégageait de la créature était forte, presque insoutenable. Aucun autre animal n'était aux alentours, repoussés par cette aura étouffante.

La silhouette continua son chemin à travers les arbres, insensible au froid hivernal. Le temps semblait comme se figer au fur et à mesure qu'elle parcourait la Forêt Interdite, passait les différents arbres, traversait les cours d'eau, enjambait les racines.
Sur son corps perlait un fluide argenté brillant. Des gouttes en tombaient au sol sans que la silhouette ne fasse quoi que ce soit.
Du sang de licorne.

L'ombre continua son chemin. Au loin, ses yeux pouvaient distinguer une lumière, différente de celle tamisée de l'astre lunaire. Une lanterne.
Elle s'en approcha de plus en plus rapidement, toujours d'un pas étonnamment léger et gracieux.
Rapidement, la silhouette arriva devant trois jeunes garçons. Deux blonds et un brun. Très vite, elle se demanda que pouvaient bien faire trois enfants dans cette forêt sinistre, aussi ténébreuse que son esprit.
Elle observa la raison de leur agitation. Une licorne qu'elle avait tué se trouvait à leurs pieds. Devait-elle s'occuper d'eux également ?
Un large sourire angoissant se dessina sur ses lèvres. L'ombre avança vers eux à pas feutrés ne troublant aucunement le silence de la nuit...

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Ven 20 Fév - 4:44

Fuir, seulement fuir.

Francis regarda son ami Gilbert s'accroupir près de la créature qui n'avait plus l'air aussi majestueuse une fois morte. L'Allemand semblait chercher un quelconque indice qui pourrait les amener à une piste. Mais au fond, que cherchaient-ils exactement ? Plus Francis y réfléchissait, plus cette mission n'avait aucun sens. C'était quoi le but ? Quel rapport pourraient-ils faire au Professeur Vargas ? : « Oui, nous avons trouvé trois licornes mortes, c'est très fâcheux ». Quoi d'autre ? Se mettre en quête du coupable ? Et puis, qui a dit que le coupable était seulement humain ? Cela pouvait être n'importe quelle créature de la Forêt...
Cependant, si meurtrier il y avait alors son acte était abominable. On ne tuait pas une licorne ainsi. Sauf pour...Son sang.

Francis parcourra le cadavre de la défunte créature du regard : d'abord sa corne, sa tête, sa crinière jusqu'à son flanc. En y regardant de plus prêt, cela ressemblait à un sort de découpe.
Le sang de la licorne était en pleine phase de coagulation. Elle était morte sans doute dans la journée...

Francis ne put que remarquer avec une certaine admiration malsaine que le liquide répandu par terre parvenant du flanc de la licorne était d'une belle couleur argentée. Bien qu'il l'avait déjà lu dans un livre, il n'avait jamais eu l'occasion d'en voir. En fait, il n'avait jamais eu l'occasion de voir des licornes tout court. Elles ne s'approchaient que de cœurs purs et Francis avouait sans mal qu'il était loin d'être un saint. D'ailleurs, les Serpentard pouvaient-ils être des êtres totalement innocents ? Il en doutait.
Une idée totalement absurde et déplacée parvint soudainement à son esprit. Le sang de licorne était très prisé pour les potionistes...Et l'inévitable envie de récupérer ne serait-ce que quelques gouttes de cette rareté se plaça peu à peu dans l'esprit du Français. C'était contre la morale, évidemment. Mais la licorne était morte et seuls ses amis étaient là...
Pourquoi ne pas en profiter ?

Le blond sortit de sa cape quelque chose ressemblant à une fiole ou bien à un tube à essai.
Gilbert et Antonio ne firent rien pour l'en dissuader ; il fit glisser la fiole vide sur la blessure et récupéra le précieux fluide sanguin.

Suite à ça, il se releva et regarda ses amis. Après un moment de réflexion, il commenta :
Vous savez à quoi sert le sang de licorne ? A survivre. Si cette tuerie de licornes est intentionnelle, alors celui qui a fait ça est sur le point de mourir et n'a rien à perdre.

Fier de ses paroles, Francis s'auto-complimenta mentalement d'être bon en potion et de lire pas mal de bouquin à la bibliothèque.

Il leva alors les yeux et...
Qu'est-ce que...
C...C'est quoi ça ?
Le blond leva le bras et pointa du doigt une silhouette qui était postée quelques mètres devant eux. Elle était effrayante...Horriblement terrifiante.
On pouvait sentir une aura magique puissante et étouffante autour de celle-ci.
Francis en tant que descendant de vélanes était très sensible aux signatures magiques et il sentit très bien que cette aura était tout sauf bienveillante...
Le blond en tremblait et il sentit très bien que Gilbert avait ce même sentiment de peur dans les veines prenant peu à peu le contrôle de son corps.
Car les Serpentard étaient lâches, c'était bien connu.

L'instinct de préservation de Francis prit le dessus et, ni une, ni deux, il commença à courir en poussant un cri du côté opposé. En entendant les pas à quelques mètres de lui, il devina que ses amis avaient fuit, eux-aussi.
Sans se prendre aucune branche ni aucune racine entre les pieds, Francis sortit enfin de la forêt et se retrouva à la lisière de cette dernière.
Gilbert quelques secondes après lui, tout aussi essoufflé.
Sauf que quelque chose n'allait pas...

Où est Antonio...?


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Ven 20 Fév - 21:15



Mission Impossible ! ft Tonio&Franny


Gilbert avait eut beau chercher, il n'avait rien trouver de bien concluant. Aucun indice particulier sur qui ou quoi aurait put commettre un tel crime. Il n'avait rien vu sur le cadavre même de la licorne, mais il fallait avouer qu'il n'avait pas vraiment regardé. Il n'avait jamais ressentit un malaise aussi fort que celui qu'il ressentait ce soir, et il n'était pas sûr que ce ne soit qu'à cause du corps sans vie de l'animal à côté duquel il se trouvait. Tout dans cet endroit le faisait se sentir mal. La forêt, en elle-même oui, le fait de ne pas savoir quel genre de créature abominable risquait de leur bondir dessus d'une seconde à l'autre aussi. Et si la chose qui avait tué la licorne était encore dans les parages ? Elle n'aurait aucun mal à en finir avec trois élèves de Poudlard…
Un long frisson parcourut l'échine de l'allemand. Il ne l'aurait jamais avoué, mais il ressentait une peur sourde, qui lui tiraillait l'estomac, faisant battre son cœur à une vitesse qu'il n'aurait jamais soupçonnée possible. Chacun de ses sens était en alerte, du moindre mouvements, du moindre son, du moindre de vent, ou d'une odeur particulière. Quelque chose de mauvais allait arriver, il en était persuadé. Comment savait-il ? Aucune idée. Mettons ça sur le compte de son instinct de survie, ou de préservation, comme les autres aimaient l'appeler. Un peu comme un sixième sens aiguisé, constamment à l'affût du moindre danger.
Et ce soir, tout lui hurlait qu'il ferait mieux de se carapater au plus vite.
Il ne fit même pas attention au fait que Francis avait récolté un peu de sang de licorne. Ce n'était pas le problème… Puis la bête était morte, elle n'en aurait plus besoin.

Vraiment, l'éthique n'était certainement pas son soucis principal à ce moment précis.

Il avait finit par apercevoir quelque chose, un peu plus loin. De là où il était, il ne pouvait voir qu'une masse informe et noire, à quelques pas de là où ils se trouvaient.
Gilbert n'entendit pas Francis parler, ni ne le vit tendre le bras vers la silhouette.
Il se sentait mal. Sans même s'en rendre compte, il avait franchit les quelques mètres qui le séparaient d'Antonio, comme si le savoir plus proche le rassurait..
Mais rien n'y fit.
Il ne fallait pas rester ici, il ne fallait pas ! Mais ses yeux restaient fixés sur la chose qui lui faisait face, comme s'il ne serait jamais capable de fuir.

Il avait peur. Il serait même plus juste de dire qu'il était terrifié.
Sans le moindre doute, cette chose était celle qui avait tué les licornes… Mais était-ce réellement le moment de penser à ça ? Ils allaient se faire tuer ! Il fallait s'en aller, s'enfuir, courir, retourner au château où ils seront en sécurité…
Et visiblement, Francis pensait la même chose. Gilbert ne le vit pas partir, mais son cri le réveilla.

— FAUT PARTIR !


Il n'attendit pas plus. Il tourna les talons, et se mit à courir aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Sa course ne se passa pas aussi bien que celle de Francis, étant donner qu'il trébucha à plusieurs reprises sur des racines, et glissa dans la boue plus d'une fois. Mais il se fichait bien de se faire mal : La seule chose qui comptait, c'était de quitter la forêt, le plus rapidement possible.
Et il y arriva, peu après Francis.
Il finit à terre, glissant une dernière fois en atteignant la lisière de la forêt. Il lui fallut de longues secondes pour se calmer…
Mais cela ne dura pas.
La question que posa son meilleur ami ne fit que raviver la panique dans le cœur de Gilbert, qui, alors qu'il se releva, se mit à fixer entre deux arbres, à la recherche de celui qu'il aimait…

— Antonio… ? ANTONIO !


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Mission de Février 1990] Danger élevé - Gilbert Beilschmidt - Francis Bonnefoy - Antonio F. Carriedo Sam 21 Fév - 3:36


" He should have know that villains often come with pretty faces..."
Tonio était resté là, à regarder Francis récupérer un peu de sang de cette licorne. Il avait lui aussi lu de nombreuses choses sur les propriétés de ce liquide mais jamais il n'aurait eu le culot de profiter de la mort de cette licorne pour en prendre. Parfois, Francis lui faisait un peu peur. Vraiment. Mais quand il y pensait, c'étaient les Serpentards en général qui lui faisaient peur. Et pourtant, la plupart de ses amis en étaient. Déjà qu'il avait la nausée, cette situation était de trop pour lui. Il préféra s’écarter, reculant de dégoût et détournant les yeux pour ne pas avoir à voir son meilleur ami faire sa petite affaire bien malsaine.

C'est le regard tourné dans la direction opposée de Francis qu'il aperçut aussi une ombre au loin. Une masse noire qui slalomait entre les arbres avec fluidité. Il aurait presque parié qu'elle flottait. Un fantôme ? Il aurait dû se mettre à courir pour échapper à cette probable menace mais sa réaction fut bien plus différente. Au lieu de ça, sa curiosité ne fut que plus attisée. Contrairement aux deux autres, il n'avait pas ce don de savoir détecter une aura ou une ambiance et ne se rendit même pas compte de la puissance malsaine que diffusait cette....chose. Il se réjouissait car ils avaient peut être finalement trouver le coupable et ils allaient pouvoir enfin rentrer. Il se voyait déjà dans son lit, bien au chaud, la mission en poche. Et puis, il n'avait rien à craindre d'après lui puisqu'ils étaient trois contre un, et pas n'importe qui. Il était persuadé qu'il n'avait rien à craindre. Oui ça allait bien se passer. Il en était persuadé. Lui et son optimisme qui l'aveuglait.

Il sortit sa baguette, fixant l'ombre se rapprocher. Il ne craignait pas, non, loin de là. Faisant abstraction de tout, il s'approcha pour observer les alentours. Son esprit n'était plus que concentré que sur cette masse noire.

" C'est ça, approche-toi... "

Mais alors qu'il se sentait terriblement confiant, il eut ce petit déclic. Bizarrement, il ne sentait plus la présence de Gilbert et Francis et quand il se retourna pour vérifier leur présence, il ne vit que deux silhouettes s'éloigner à toute vitesse au loin. Il n'y croyait pas une seule seconde. Ils l'avaient lâchement abandonné. Pendant une seconde, il se demanda bien comment il allait faire parce qu'il était vraiment seul désormais. En face à face avec la chose. Mais il n'avait pas peur. Non. Trop aveuglé par la curiosité et le courage, il allait rester. Tant pis si il était seul, il allait bien se débrouiller:

" 'Y'a quelqu'un...? "

Il secoua légèrement sa lanterne qui grinça et attendit la moindre forme de réponse, son bras tenant sa baguette le long de son corps.

L'ombre s'approcha d'abord rapidement, puis, au fur et à mesure qu'il avançait vers l'espagnol, il ralentit ses pas aussi léger et feutré d'un chasseur traquant sa proie.
On pouvait voir clairement son corps mais pas encore son visage.
La créature étrange avait la carrure d'un humain. A ses épaules et son manque de forme, on pouvait facilement deviner que c'était un homme.
L'homme se tenait droit et avait une démarche gracieuse, fière. Une puissance perceptible se dégageait de lui, une puissance ensorcelante.
Il portait ce qui semblait être une tenue de sorcier mais qui restait sobre : il était tout de noir vêtu. Seules ses mains étaient visibles à la lumière lunaire...
Et elles avaient une particularité, quelque chose de spécial même. Les bouts de ses longs doigts fins étaient aussi noirs que les profondeurs de la Forêt Interdite.
C'est alors qu'il prit enfin la parole :

" Il y a effectivement quelqu'un, jeune homme. "

C'était bien la voix d'un homme. Un voix calme et posée. Aucun sentiment ne s'en dégageait. Son ton était modulé, plaisant à entendre. Une mélodie qui sonnait bien aux oreilles.
Le son sortant des cordes vocales de cette mystérieuse personne ne prédisait aucunement ses intentions...

L'espagnol pencha la tête sur le côté en voyant cette ombre s'approcher de lui rapidement et remarqua bien vite qu'elle s'approchait de lui à une bien trop grande vitesse. Par pur réflexe, il se mit à reculer, pourtant sans aucune vivacité et s'arrêta en le voyant ralentir. Il essayait de détailler du mieux possible du regard cette silhouette, plissant les yeux et avançant sa lanterne pour éclairer mais rien. Était-ce un fantôme, un centaure ou même une licorne ? Au fur et à mesure que cette silhouette s'approchait de lui, il commençait à pouvoir en distinguer les formes. Un humain, ou un homme plus exactement. Mais qu'est-ce qu'il venait faire ici à cette heure-ci ?

C'était étrange mais Antonio n'avait toujours pas peur. Il s'imaginait les scénarios les plus positifs possibles. Peut être était-il venu les aider en les ayant vu attroupés autour d'un cadavre de licorne. Oui ça devait être ça.

Dans un élan de joie, il voulut s'avancer mais son regard se posa sur ses mains, pour l'instant la seule chose qu'il arrivait à distinguer avec le plus de clarté. Et c'est bel et bien ce qu'il vit qui l'arrêta. Il avait les bouts des doigts noirs, comme brûlés, morts. Il grimaça à cette vision et releva bien vite ses deux pétillants yeux à la couleur verte particulièrement perçante à la lumière de la lune qui les traversait et observa plutôt le haut de la silhouette.

Mais rien de très spécial, il était dos à la lune et son visage était caché d'une ombre sombre. Il fronça les sourcils, ne sachant pas vraiment comment se sentir. Il n'avait pas ce don pour sentir les atmosphères et il ne savait pas comme se sentir devant cet homme si mystérieux. Habituellement Francis était là pour le protéger ou lui indiquer le danger ou non d'une situation mais là rien. Et il était quelqu'un de terriblement naïf. Et curieux aussi.

Sa bouche forma un "o" quand il le vit s'arrêter à quelques pas de lui. Il attendait une réponse, n'importe quoi, un son. Et ne fut qu'agréablement surpris en l'entendant parler. Il s'adressait d'une façon tout à fait correcte, et polie qui lui rappelait le préfet des Serdaigles et plus encore sa voix. Il n'était pas particulièrement sensible mais la mélodie de sa voix l’envoûtait.

Tonio était désormais en totale confiance. Aussi facile soit-il de l'avoir. Un sourire apparut sur son visage et il s'approcha d'un pas vif vers cette personne, désireux d'en savoir plus sur lui.

" Bonjour, je-....je suis désolé, mes amis vous on fait peur ? On a dérangé votre promenade ? Si c'est le cas, lo-...lo siento ? "

Il gloussa d'un petit rire gêné.

L'homme pouvait clairement apercevoir son homologue Espagnol de haut en bas.
Il esquissa un sourire tandis qu'Antonio lui demanda si lui et ses petits amis avaient dérangé sa promenade.
L'homme avança enfin dans l'obscure clarté tamisée de la lune. Désormais, tout son visage était à découvert...

" Vous ne m'avez pas dérangé, au contraire... Il est plaisant de croiser du monde, de temps à autre... "

Antonio souriait toujours, tout de même un peu gêné et rangea discrètement sa baguette. Il était prêt à s'excuser comme il le fallait ou recevoir n'importe quelle remarque du moment que cette mélodieuse voix lui parlait. Mais une chose le déconcentra totalement. Il le vit également s'avancer, et c'est alors que la lumière se mit à éclairer son visage si...parfait. Le brun était sans voix. Était-ce un vélane ? Alors il serait le premier qu'il aurait rencontré, de sang pur du moins. Il aurait voulu répondre, mais il n'avait même pas réellement écouté ce qu'on venait de lui dire. Juste cette douce mélodie aux oreilles et cette beauté qui ne faisait que l'ensorceler un peu plus. Soudainement, une seule question le titillait et franc comme il était, il le déclara très franchement:

" Est-ce que vous êtes un vélane...? Je veux dire-...ahaa..."

Suite à la remarque du brun, un rire cristallin sortit de la bouche de l'inconnu.
Il était habitué aux compliments de ce genre et il voyait très bien que son charme naturel agissait sur l'Espagnol.

" Vélane ? Non. Mais je prends ta remarque comme un compliment... Mais dis-moi, quel est ton nom ? "

L'innocent sourire de l'Espagnol se transformait peu à peu en des lèvres qui dessinaient son étonnement. Il n'avait bizarrement pas cette assurance qu'il avait avec tout le monde en général. Non l'homme était bien différent de tout ce qu'il avait connu. Il avait la beauté d'un vélane, la voix égale à un chant de sirène et le charisme d'un leader. Antonio tombait bêtement dans la gueule du loup. Ou plus exactement était tombé sous le charme de cet homme.
Ne voulant pas le faire attendre, cette fois-ci l'ayant écouté, il se dépêcha de lui répondre:

" Moi ? Je suis Antonio Fernandez Carriedo ! Mais...tu peux m'appeler Tonio si tu veux. Ravi de te connaître-..Erhm...."

Il bloqua totalement, le rouge lui venant furieusement aux joues. Il ne connaissait pas non plus son nom et pour une raison qu'il ne connaissait pas, il n'arrivait pas à le lui demander. Il resta là, bêtement à chercher ses mots.

L'homme le regarda, un petit sourire aux lèvres. D'un ton curieux, il continua :

" Bien Antonio...Que fais-tu ici, dans la Forêt Interdite ? Tu dois être bien téméraire pour t'aventurer avec tes amis ici...."

L'inconnu le fixait d'un air énigmatique mais qui se voulait chaleureux...
La confiance s'installait peu à peu...

Le jeune élève ne savait pas comment prendre ce sourire mais il n'était pas désagréable à regarder. Il se sentait bien, cet homme avait l'air de s'intéresser à lui. Il avait l'air gentil, aimable et plein de bonnes intentions. Il aurait voulu que Francis soit là pour en témoigner du moins. Tant pis, il lui raconterait.
Il se sentait si bien avec ce mystérieux homme pour une tout aussi mystérieuse raison. Et puis il était vraiment aimable avec lui. Personne n'en avait eu quelque à faire de lui depuis l'incident avec Gilbert. Personne n'avait été aussi gentil avec lui depuis ça. Ces derniers jours, il s'était senti si vide. Mais l'homme, lui, ne savait pas, il ne le jugeait pas pour ce qu'il avait fait et c'était certainement pour ça qu'il était aussi gentil. Et c'est pour ça qu'il allait tout lui raconter. Il estimait qu'il avait au moins le droit de savoir, de toute manière ça n'avait pas vraiment d'importance :

" C'est Romulus Vargas qui m'envoie. J'étudie à Poudlard et-...j'étais censé enquêter sur la mort de trois licornes ici même. Mais comme tu le vois, je suis seul maintenant, ahahaa..."

Il n'avait aucune raison de rire. Ce n'était même pas drôle. Mais c'était sa façon d'extérioriser tout son mal.

L'homme ne broncha pas et gardait toujours cette même impression de bienveillance.

" Ah, les licornes... Ces créatures magnifiques n'ont aucune raison d'être tué... Mais avec toutes les créatures qui traînent dans cette forêt, il n'est pas surprenant que cela arrive....Même si c'est...Fâcheux. "

Il dit cette réplique d'un regard attristé puis il reprit un regard sérieux.

" Mais comment le Directeur de Poudlard peut-il envoyer ses innocents élèves dans la Forêt Interdite en plein milieu de la nuit ? C'est risqué, vous risquez de vous faire tuer..."

Antonio attentif à ses mots, se laissait bercer par sa voix. Il aurait pu lui poser n'importe quelle question, il y aurait répondu sans hésiter. Il regardait les expressions de son visage changer d'une réplique à l'autre, les suivant légèrement lui-même et soupira :

" C'est compliqué je-...à vrai dire je ne sais pas vraiment. Mes amis et moi on connaît bien la Forêt Interdite, je pense que Romulus le sait, c'est pour ça qu'il nous envoie, nous et pas d'autres mais-..."

Il se frotta l'épaule et détourna le regard. Le confort dans lequel il avait été mis venait de se briser en un instant à la simple pensée d'une seule chose : Gilbert Beilschmidt. Il perdit rapidement son sourire et commença à triturer son avant bras de ses ongles, grattant avec nervosité :

" Je me suis disputé avec l'un d'entre eux...plus ou moins. Je n'aime pas cette mission, j'ai rien demandé à personne à vrai dire. "

On pouvait facilement distinguer la douleur dans sa voix. Pourquoi il lui racontait tout ça au juste ? Il ne savait pas. Il n'avait même plus envie d'y réfléchir. Quelqu'un l'écoutait enfin. Et Dieu sait qu'il en avait terriblement besoin.

L'homme le laissa parler un moment...Puis annonça :

" Même si toi et tes amis connaissez bien la Forêt, ce n'est sûrement pas à vous d'y entrer pour régler des affaires de hautes importances, non ? "

Puis il vit le visage de l'Espagnol se décomposer devant lui. Il n'eut même pas à lui demander quoique ce soit que ce dernier lui raconta la raison de cette soudaine déprime.

" Ce ne sont aucunement mes affaires mais...."

Il posa sa main sur l'épaule d'Antonio, un sourire réconfortant aux lèvres.

" Je suis une oreille attentive..."

Pauvre petite chose....

Il releva la tête pour regarder l'homme qui appuyait sa main sur son épaule. Ils étaient relativement proches et les joues d'Antonio lui brûlaient, trahissant méchamment ses efforts pour ne pas paraître ridicule face à lui. Mais outre ça, amadoué par le côté chaleureux de cet homme, il se sentait capable de tout lui dire. Depuis le temps qu'il en rêvait...
Il commença à lui raconter tout depuis le début pour terminer sur cette fin dont il souffrait vraiment.

" J'ai besoin de Gil...je ferais n'importe quoi pour qu'entre lui et moi ce soit comme avant...N'importe quoi. "

L'inconnu écouta attentivement son histoire sans le couper ni même broncher. Il absorbait ses moindres paroles, avide d'en connaître plus.
Et quand Antonio finit son récit, plus vulnérable que jamais, l'homme lui dit enfin dans les yeux, d'une voix calme et profonde :

" Et si j'avais le pouvoir de le faire, que dirais-tu ? "

Il avait un air sérieux, sa main sur l'épaule d'Antonio glissa lentement dans son dos et commença à le caresser doucement, pour qu'il soit plus à l'aise, pour qu'il calme les sanglots qui commençaient à lui monter aux yeux.

Ca aurait pu paraître fou pour certains mais Antonio venait bel et bien de raconter tout ce qu'il avait sur le cœur à quelqu'un qu'il venait à peine de rencontrer et dont il ne connaissait même pas le nom. Lui qui cachait ses sentiments négatifs à ses proches, là il venait de tout déballer. Étrange ? Non. Faible et manipulable à cause de la rupture. Une personne comme l'inconnu pouvait facilement tirer tout ce qu'il voulait de lui.

Il se figea à cette dernière phrase. Son cœur s'emplit d'espoir. Cet homme pouvait vraiment faire en sorte que tout redevienne comme avant ? Il essuya du revers de la main les larmes qui reposaient au coin de ses yeux et le fixa de ses deux iris verts perçants :

" Bien sûr! J'accepterai n'importe quelle offre, demande ou-...Je m'en fiche du moment que tout redevienne comme avant. "

L'homme esquissa un nouveau sourire : pitoyable.
Dans un sens, l'Espagnol lui facilitait la tâche...

" Je peux faire en sorte que ton désir se réalise, Antonio...", commença-t-il d'une voix suave.
" Mais, il me faut quelque chose en échange..."

Il lui chuchota presque cette phrase à l'oreille toujours d'un ton doux...

Le brun y croyait. De toute manière cet homme était son seul espoir de voir son rêve se réaliser. Il avait fait des conneries, avait tout détruit ce qu'il avait construit par lui-même et maintenant il donnerait littéralement n'importe quoi pour effacer ses erreurs.

" Pour de vrai... ? "

Il frissonna en le sentant lui chuchoter quelque chose à l'oreille et tilta de suite.

" Je te donnerai tout en échange. Tout. Dis-moi juste et je ferai. Fais ce que tu veu mais-..mais s'il te plaît, rends-moi ma vie d'antan. "

Le sourire de l'homme s'étira : gagner, il avait gagner. Ce gamin n'était qu'un sombre idiot. Il débordait d'une naïveté qui le dégoûtait lui-même. Il n'avait eu aucun soupçon à son égard, il lui avait tout raconté dans les moindre détail. L'imbécile.
Mais ça lui rendait tellement la tâche facile qu'il en soupirait presque d'aise.
Cependant : il faut toujours se méfier de l'eau qui dort.
Il sortit sa baguette et murmura un Imperium à peine audible. Désormais, il était sous son total contrôle.

" As-tu entendu parler du Serment Inviolable ? "

En l'espace d'un instant, Tonio ne pensait même plus. Son regard devint livide, semblable à celui d'un mort, sa voix était monotone, tous les muscles de son corps se détendaient en l'espace d'un instant. Il venait de perdre sa propre conscience et ne pouvait même plus s'en rendre compte. Cette fois-ci, sous Imperium, c'était certain qu'il allait exécuter tous les désirs du lanceur. Faible psychologiquement, il n'avait d'ailleurs même pas essayé de se défendre, son esprit ne luttait même pas. Il était sous-contrôle :

" Oui...Le Serment Inviolable..."

" Nous allons en faire un, Antonio... "


" Oui....en faire un "

Il se délectait de voir sa proie aussi soumise à lui. Un grain de folie dans les yeux, il ajouta :

" Et tout redeviendra comme avant..."

Antonio leva sa main, l'accueillant à recueillir la sienne et signer de suite ce serment qui le suivrait jusqu'à sa mort. Ses yeux étaient vides d'expression, mais un simple et léger sourire à l'intention purement pacifique apparut sur ses lèvres à la simple expression " comme avant ".

" Comme avant...Oui..."

L'homme lui adressa un sourire, un doux sourire rempli d'une bonté hypocrite.
Mais ça, Antonio était trop étourdi par l'Imperium qu'il ne l'apercevrait même pas.
Il serra doucement sa main.
Une autre ombre masquée fit alors son apparition ; depuis quand était-elle là ?
Le nouvel arrivant s'approcha, il portait un masque étrange...Très étrange. Ce dernier sortit sa baguette et la pointa sur les deux mains liées.
Une lueur sortie de son bout et des sortes de fils magiques commencèrent à enchaîner les mains. L'incantation était déjà entamé...

" Antonio Fernandez Carriedo, est-ce que vous vous engagez à servir mon maître pour obtenir ce que vous désirez ? "

Antonio ne sentait pratiquement rien. Il avait l'impression d'être ailleurs, en dehors de son corps et que quelqu'un contrôlait le sien à sa place. Quelle étrange sensation en soit mais ce n'était pas désagréable. Il ne vit même pas la nouvelle personne arrivée et quand elle lui posa cette fameuse question, ses lèvres se mirent à bouger avant même qu'il n'ait pu penser à quoi dire et déclara d'un ton solennel:

" Je m'y engage..."

" Maître, est-ce que vous vous engagez à faire en sorte que le souhait de ce jeune homme se réalise ? "

Antonio ne releva même pas le terme "maître". Non, il attendait juste la réponse de l'homme qui le fascinait tant.

"Je m'y engage."

Le sortilège se finit à la fin de ses mots. Les fils magiques se serrèrent sur leur chair, laissant une trace indélébile dans leur peau, la trace d'un serment inviolable.
La seconde personne s'inclina et partit sans un mot.

L'inconnu, quant à lui, avait toujours un petit sourire, il caressa doucement la main d'Antonio puis retira sa main.

" Tout redeviendra comme avant Antonio..."

Antonio reprit le contrôle totale de son esprit quand il sentit des caresses sur sa main qui le firent frissonner. Ce n'était pas lui qui venait de parler, non. Il plongea son regard dans celui de son vis-à-vis, l'esprit tout engourdi. Il avait la tête qui lui tournait et méchamment en plus de ça. Il lui fallu peu de temps pour réaliser ce qu'il venait de lui arriver. Il regarda le tatouage maudit et se mit à légèrement trembler. Qu'est-ce qu'il venait de faire...Il le détaillait, paniqué. Pourquoi l'avait-il mis sous Imperium s'il était doté de bonnes intentions ? Il ne comprenait plus.

L'homme continuait de lui sourire...Mais cela ressemblait plus à un rictus désormais...

" Oubliette..."

Ses lèvres s'entre-ouvraient pour déclarer quelque chose mais quelque chose lui en empêchait. Il paniquait réellement cette fois-ci. Sa vue se floutait, ses yeux s'engourdissaient, il sentait ses jambes se dérober sous ses pieds. Il essaya de lutter mais en vain, et finit par tomber au sol, évanoui.

Seules ses paroles résonnaient dans son esprit:

" Tout redeviendra comme avant Antonio..."

Au bout de quelques secondes, tout était noir.



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