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[TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~

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MessageSujet: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Dim 12 Avr - 16:56



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  Luciano rentrait à pas de loup dans la salle commune de sa maison, il avait largement dépassé le couvre-feu, mais cela aurait été criminel de ne pas profiter de cette belle soirée de début printemps. Il avait été au sommet de la tour d'astronomie pour fumer sa clope en profitant de la magnifique vue d'un ciel étoilé et sans nuage, malgré le froid qui y régnait.

Malheureusement, pour gâcher la soirée presque parfaite de notre petit brésilien, il avait croisé Martin sur le chemin du retour, l'argentin avait surement eu lui aussi l'idée d'admirer le ciel, au calme, du haut de cette tour. Bien sûr, passer l'un à côté de l'autre sans s'insulter avait été impossible pour eux, puis la discussion houleuse devient très vite une bagarre, les coups avaient plu sur les deux ennemis de toujours.

Les deux cinquièmes années avaient été aussi amoché l'un que l'autre quand la bataille s'était arrêté. Luciano était couvert de bleus, sa lèvre inférieure était légèrement fendue et il possédait maintenant un coquard sur l'oeil gauche. Ne pouvant pas aller voir l'infirmière à une heure pareille sans que celle-ci ne sache qu'il avait dépassé le couvre-feu, Luciano préféra rentrer directement dans la tour qui abritait sa maison. Mais le destin s'acharnait vraiment contre lui ce soir, et vu qu'un malheur n'arrive jamais seul, la salle commune des gryffondors n'étaient pas totalement vide quand il y entra.

Elizaveta était là, assis sur un fauteuil rouge, près du feu de cheminée. La jeune femme lisait un livre, mais de là où il était, notre jeune brésilien ne pouvait pas en deviner le titre. Malgré toute la discrétion et délicatesse dont Luciano faisait preuve, le plancher grinça sous le poids plume du jeune garçon et la jeune préfète leva son regard vert vers lui...







Huehuehue~:
 


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Dim 12 Avr - 23:04

DA SILVA Luciano & HÉDERVÁRY Erzsébet329 mots ▬ dialogue en gras
Coups et blessures

Erzsébet s'inquiétait. Depuis le tragique événement du mois dernier, elle prenait la précaution chaque soir de vérifier que tous les Gryffondor étaient bien présent au moment du couvre-feu. S'il il n'était pas rare d'en voir quelques uns en retard, ils faisaient pourtant attention à arriver avec au minimum dix minutes après l'heure prévue. Son côté protecteur et mère-poule avait reprit le dessus sur sa personnalité, et chacun s'en accommodait. Après tout, les élèves de sa Maison étaient sa deuxième famille et elle veillait sur eux, comme son devoir de préfète et son cœur l'exigeaient.

Et, en parlant de Gryffondor absent, il en fallait un, bien évidemment...
Luciano. Luciano était sortit, et pas rentré à l'heure comme elle le demandait. Ce qui conduisait à son état d'inquiétude actuel. Oh, elle avait bien pris un livre, et essayait de le lire calmement dans la salle commune, installée devant le feu, mais le nœud dans son ventre ne voulait pas la quitter.

Elle était tellement concentrée sur ses pensées qu'elle n'aperçut ni n'entendit le portrait menant à la salle s'ouvrir. Elle sursauta donc légèrement au bruit de parquet grinçant retentissant soudainement, brisant le silence. Son regard vert rencontra celui du Luciano. Aussitôt elle sauta sur ses pieds, partagé entre l'envie de lui en coller une ou de le prendre dans ses bras tellement elle s'était inquiétée.


« Ce n'est pas trop tôt ! Tu devrais être rentré depuis longtemps ! Tu étais où ? » Elle s'approcha du brésilien, se rendant alors compte de son visage tuméfié. La jeune fille l'attrapa aussitôt par la main pour le conduire dans le fauteuil qu'elle venait de quitter, n'arrêtant pas de parler. « Et qu'est-ce que tu as fait bon sang ! Tu as vu ta tête ? Tu t'es encore battu ? »

Elle le fit s'asseoir, et sortit sa baguette, fronçant les sourcils en se rappelant les sorts de soin qu'elle connaissait. Luciano allait se prendre le savon du siècle...



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Lun 13 Avr - 0:38



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    Luciano comprit qu'il allait passer un très mauvais quart d'heure quand il vit le regard d'Elizaveta, on remarquait dans les magnifiques prunelles vertes de la jeune fille toutes les émotions qu'elle ressentait. En premier lieu, c'est la colère que Luciano remarqua le plus facilement, il allait se faire remonter les bretelles et pas qu'un peu... Mais quelque chose réchauffa le coeur de notre cher petit brésilien, c'était l'inquiétude qu'il apercevait derrière la colère de la hongroise. Une inquiétude qu'il n'avait jamais pu voir dans les yeux de son père, malgré les nombreuses fois où il était rentré tard dans la nuit ou les nuits où il n'était pas rentré du tout.

Ce n'était pas la première fois qu'Elizaveta l'attendait parce qu'il avait dépassé le couvre-feu et ce n'était pas non plus la première fois qu'il voyait cette lueur d'inquiétude dans les yeux de son amie. Pourtant, il recommençait de manière égoïste à rentrer tard le soir, il aimait voir ce tourment dans le regard de la préfète, mais il préfèrerait fortement l'apercevoir un jour dans les yeux de son père... Luciano ne dit rien au début débordé par toutes les questions qu'elle lui posait sans lui laisser le temps de répondre, il se laissa juste guidé vers le fauteuil et s'assit pendant qu'elle sortait sa baguette.

Il profita du fait que la hongroise arrête de parler pour enfin répondre à toutes ses interrogations. J'étais en haut de la tour d'astronomie... Je voulais regarder les étoiles... Luciano baissa les yeux, un peu honteux. En plus d'avoir inquiété son amie, il lui mentait à moitié. Même s'il avait admiré les étoiles, il avait aussi fumé là-bas, alors qu'il prétendait avoir arrêté le clope depuis plusieurs semaines déjà... Luciano se sentait pathétique, il savait en plus qu'avec l'odeur de la cigarette qui imprégnait ses vêtements, Elizaveta serait forcément au courant.

Et en revenant de la tour d'astronomie, j'ai croisé Hernandez... Cette phrase à elle seul répondait au reste des interrogations de la jeune hongroise, Luciano et Martin se battaient tellement souvent, c'était une habitude chez eux... Mais malgré le fait qu'ils soient tout deux des sorciers, leurs disputes ne se faisaient jamais à la baguette, ils préféraient se battre comme des chiffonniers. Ceci expliquait bien sûr l'état du visage de Luciano, mais pourtant, les deux rivaux trouvaient les poings moins dangereux que les baguettes depuis une bataille en troisième année qui avait mal tournée... Puis il est aussi vrai que depuis cet ancien incident, Luciano ne pouvait plus se battre avec sa baguette, considérant le bout de bois magique comme une arme à part entière.








Huehuehue~:
 


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Lun 13 Avr - 11:48

DA SILVA Luciano & HÉDERVÁRY Erzsébet498 mots ▬ dialogue en gras
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Erzsébet sentait sa colère revenir au galop en écoutant son camarade parler. Non seulement ce n'était pas la première fois qu'il lui faisait le coup – de rentrer aussi tard, bien après le couvre-feu -, mais en plus il lui mentait. Et si il y avait bien quelque chose qui insupportait la Gryffondor, c'était bien les mensonges et le manque d’honnêteté. De plus, le fait que ce soit Luciano – Luciano qu'elle adorait, Luciano qu'elle considérait plus comme un petit frère que comme un simple camarade – qui lui mente aussi effrontément la blessait, bien plus que si c'était n'importe lequel des autres Gryffondor.

Un masque de colère froide se figea sur le visage de la préfète.

« Tu es aussi allé fumer. » Ce n'était pas une interrogation, mais une simple constatation, et le regard glacial que lança Erzsébet au jeune brésilien le faisait aisément comprendre. « Tu m'avais dis que tu avait arrêté. » Bien au-delà de la simple colère, la jeune fille ressentait aussi une grande déception, et un arrière goût amer de trahison. C'était ça, aussi : elle se sentait trahie par le fait que son camarade ne l'avait pas écoutée, et lui mentait encore.

Elle posa sa baguette sur une table basse, trop énervée pour lancer correctement le moindre sort. Elle attrapa la trousse de secours qu'elle avait demandé à l'infirmière – les Gryffondor passaient tellement de temps à se blesser qu'il fallait au moins ça dans leur salle commune pour que la pauvre ne soit pas débordée constamment -, gardant un œil sur Luciano.

« Tu devrais arrêter de te battre avec Martin, surtout pour des broutilles. Chacune de vos rencontres se finit en bagarre, grandissez un peu ! » Cette situation agaçait la Gryffondor en tout point. Elle n'en pouvait plus de voir son camarade éternellement blessé parce qu'il n'était pas capable de mettre sa fierté de côté et de ne pas répondre aux provocations du Serpentard, de simplement l'ignorer – bien qu'elle ne soit pas la meilleure personne pour dénoncer la fierté mal placée, elle-même n'étant pas un exemple dans le genre -. « Apprend à l'ignorer, ce sera mieux pour tout le monde. Surtout toi ! Ça t'évitera de nombreuses blessures. Sérieusement, je ne comprend pas pourquoi tu lui répond comme ça... » Elle soupira.

La jeune préfète attrapa une poche de glace et la tendit au brésilien. « Mets ça sur ton œil. » Elle saisit ensuite du coton qu'elle imbiba d'une lotion. Erzsébet se rapprocha du brésilien, se penchant un peu pour pouvoir le soigner correctement. « Ça va piquer. » prévint-elle avant d'appliquer le coton sur la lèvre fendue de Luciano.

Dès qu'elle aurait finit de le soigner, elle lui donnerait une punition pour être rentré après le couvre-feu. Il faudrait qu'elle prévienne Arthur aussi, puisque Martin aussi était en dehors des dortoirs bien après l'heure prévue. Elle allait lui trouver une punition dont il se souviendrait pendant longtemps...



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Mer 15 Avr - 4:34



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    Luciano vit à la colère qui s'empara du visage de sa camarade qu'elle savait, Elizaveta avait dû sentir l'odeur de la cigarette, la remontrance donnée par la jeune femme allait être encore plus dure et sévère. Il se sentit encore plus pitoyable en voyant le regard froid de la préfète, il ne pouvait pas nier ne pas avoir fumé, ça blesserait encore plus son amie. C'est dans ces moments-là que Luciano détestait ses clopes, ces mêmes cigarettes qui, un peu plus tôt dans la soirée, l'avaient fait se sentir un peu mieux et l'avaient détendu. A chaque bouffé qu'il avait respiré plus tôt, il avait vu en recrachant la fumer une de ses idées noires s'envoler avec le nuage toxique... Mais elles revenaient toujours au galop une fois la cigarette finit. Pourquoi fallait il qu'une des choses qui le faisait se sentir bien lui empoisonne la vie ?

Mais notre brésilien, devant les accusations d'Elizaveta, se sentit obligé de se justifier. J'avais arrêté, j'ai tenu sans cigarette moins de deux semaines... Mais Luciano avait repris, d'abord tout doucement quand il s'était disputé avec Gawain, puis il reprit bien vite sa consommation habituelle quand il avait reçu la lettre de son père. J'ai essayé d'arrêter Eli, je te jure... Luciano comprit que le sujet était clos quand la jeune femme posa sa baguette sur la table basse, notre jeune brésilien savait qu'il avait dépassé la limite, Elizaveta était trop énervé pour lancer le moindre sort correctement, elle allait encore le soigner à la moldu.

Pendant qu'Elizaveta partait chercher la trousse de soin, Luciano s'installa plus confortablement sur le fauteuil, il remonta ses jambes contre son torse, passa ses bras autour pour les tenir en place, puis posa doucement sa tête sur ses genoux. Même si Luciano ressemblait à un enfant dans cette position, il s'en fichait, personne à part Eli n'était là pour le voir. De plus, être replié en boule sur lui-même lui donner l'impression d'avoir une carapace qui le protégerait des réprimandes de la préfète. Il savait que le prochain sermon d'Elizaveta serait sur un sujet sensible, Martin, Luciano se préparait donc à subir les critiques âpres de la jeune femme.

La discussion pénible et sérieuse commença enfin, mais les mots d'Eli ne plaisaient pas du tout au jeune gryffondor de cinquième année, même s'il s'y attendait. On ne se bat pas pour des broutilles ! C'est lui qui commence à chaque fois ! Les réponses de Luciano étaient assez puériles et sa mauvaise fois flagrante, mais notre brésilien avait besoin de ses disputes avec Martin. Depuis qu'ils se connaissaient, ils avaient toujours agi comme ça l'un envers l'autre, leurs bagarres étaient un pilier, une constante dans la vie de Luciano. Peut importe ce qui arrivait à notre petit brun, même si sa vie était chamboulé, Martin était toujours là pour lui remettre les points sur les i... Enfin, notre argentin mettait plus ses poings dans la gueule de Luciano que sur les i...

Je ne l'ignorerais pas ! Ça serait comme admettre qu'il a raison ! Et jamais au grand jamais je ne laisserais ce connard d'Hernandez avoir raison ! Je m'en fiche d'être blessé du moment que j'ai remis ce crétin d'argentin à sa place ! De toute façon, tu ne peux pas comprendre Eli, c'est comme ça depuis toujours, on ne change pas ça du jour au lendemain ! Luciano n'aurait jamais laissé sa relation avec Martin changer, elle était très bien comme ça. Mais surtout, notre brésilien ne supporterait pas que Martin arrête de venir lui chercher des noises, cela réduirait à néant le semblant d'équilibre qu'il avait réussi à mettre dans sa vie. Il avait aussi besoin de ses confrontations avec Martin, souvent il les cherchait, elles lui permettaient de se défouler, d'exprimer toute la rage et la colère présente en lui. Martin était sa némésis, ils connaissaient tout l'un de l'autre, les bons comme les pires côtés. Luciano préférerait crever plutôt que de l'avouer, mais Martin lui était essentiel.

Notre petit attrapeur prit la poche de glace que lui tendait Eli, puis il obéit à Eli en la posant sur son oeil comme elle lui avait demandé. Il ne broncha pas non plus quand elle désinfecta la plaie qu'il avait à la lèvre, même si ça piquait. Il ne pouvait s'en plaindre qu'à lui-même si ses blessures lui faisait mal, il se battait et il devait en assumer pleinement les conséquences. Il ferma les yeux en laissant la hongroise continuer de le soigner, il savait bien que dès qu'elle arrêterait de faire la petite infirmière, elle lui donnerait la punition du siècle. Mais notre jeune Luciano était habitué, il n'était plus à quelques heures de colle près...








Huehuehue~:
 


Dernière édition par Luciano Da Silva le Ven 17 Avr - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Mer 15 Avr - 11:23

DA SILVA Luciano & HÉDERVÁRY Erzsébet719 mots ▬ dialogue en gras
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La jeune fille se sentait encore plus énervée en entendant la défense de Luciano. Moins de deux semaines ! Ce n'était pas bien, ce n'était pas même raisonnable. C'était... C'était largement insuffisant ! Elle lui demandait d'arrêter, il lui promettait de le faire, et il ne tenait même pas deux semaines. Luciano pourrait demander de l'aide, à elle, à l'infirmière, même à un professeur ! Mais non ! Il préférait faire comme si de rien n'était et rester seul dans son coin, avec ses problèmes et son addiction. Erzsébet se sentait impuissante face à ça, et cela la dégoûtait. La dégoûtait d'elle-même, de ne rien pouvoir faire alors qu'elle ne voulait que protéger Luciano.

Elle pouvait presque se sentir coupable, d'ailleurs, en voyant le brésilien roulé en boule sur lui-même comme ça, alors qu'elle le soignait tant bien que mal. Tout ce qu'elle pouvait se dire, avec sarcasme, c’est qu'au moins si elle n'arrivait pas à être Auror, vu le nombre de fois qu'elle avait soigné ses Gryffondor - surtout les plus bagarreurs comme Alfred, Luciano, ou même Tabitha - elle pourrait se reconvertir en Médicomage. Ce qui ne l'enchantait pas, loin de là. Voir Luciano dans cette position la faisait se sentir coupable, mais l'énervait aussi.

Lorsque le plus jeune commença à protester – avec beaucoup de mauvaise foi – l'agacement et la colère de la préfète se muèrent en lassitude. Combien de fois déjà avait-elle entendu ce refrain ? Combien de fois encore l'entendrait-elle ? Un soupir s'échappa de ses lèvres. Plus Luciano lui expliquait sa relation avec Martin, plus elle arrivait à lire entre ses mots – et à comprendre peut-être mieux ce que ressentait le brésilien. Et ce qu'elle comprit lui rappelait autre chose, une autre relation bien plus semblable à celle des deux cinquième année qu'on ne pourrait le croire.

« Tu as tort de dire que je ne peux pas comprendre, Luciano. Au contraire, je suis peut-être la mieux placée pour le comprendre. »

Après tout, maintenant qu'elle y réfléchissait un peu plus, elle entretenait la même relation, à peu de chose près, avec l'autre préfet des Gryffondor. Vladimir, l'autre roumain comme elle le désignait quant on parlait de lui, sa Némésis à elle, la personne qu'elle détestait, haïssait le plus à Poudlard. Celui sur lequel elle criait le plus, qu'elle frappait le plus, avec lequel elle se battait le plus. Et ce, depuis leur première année. Même dans le Poudlard Express, lorsqu'ils s'étaient simplement croisé, elle avait ressentit de l'animosité à son égard, espérant ne pas être dans la même Maison que lui. Et par un coup du sort, tous deux s'était retrouvés dans la Maison des Lions, finissant même préfets en duo durant leur cinquième année. Qu'elle n'avait été son agacement lorsqu'elle avait vu son ennemis de toujours arborant le même badge qu'elle !

Pourtant, elle savait inconsciemment qu'elle avait besoin du roumain, un peu comme Luciano devait avoir besoin de Martin. Parce qu'elle pouvait se défouler sur lui, et parce qu'au fond ils étaient peut-être parfois un peu trop semblable sur certains points, et qu'ils se comprenaient là où les autres ne suivaient plus leur façon de penser. Ils se comprenait, se connaissaient, mais uniquement parce qu'ils étaient ennemis.

La jeune fille finit de désinfecter la lèvre de Luciano. Elle se releva puis se retourna, jetant le coton inutile à présent dans les flammes du feu qui brûlait derrière elle. Erzsébet l'observa un court instant,avant de reporter son attention sur son camarade. Son regard s'était durci alors qu'elle s'apprêtait à lui donner sa punition. Elle savait que les heures de colle ne ferait pas reculer le jeune Gryffondor. Alors... Elle avait trouvé une autre solution.

« Tu vas me donner ton paquet de cigarettes. Maintenant. » Elle savait que ce qu'elle avait prévu allait très certainement faire que Luciano lui en voudrait. Mais elle n'hésita pas une seule seconde lorsqu'elle déclara la sentence. « Et, jusqu'à nouvel ordre, tu es interdit de Quidditch. Tu me donneras tes affaires également. »

Elle savait que Luciano allait protester, lui demander d'annuler cette punition, de trouver autre chose... Mais elle ne céderait pas. Quitte à se faire détester de Luciano, elle resterait sur ses positions et ne changerait rien. Et sa détermination en son entêtement étaient à toutes épreuves.



Dernière édition par Erzsébet Héderváry le Lun 2 Jan - 20:18, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Ven 17 Avr - 19:40



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    Luciano regarda la préfète de sa maison, elle avait l'air en colère contre lui, mais il voyait aussi un autre sentiment dans les prunelles vertes de la jeune femme... Notre jeune brésilien eu l'impression que la hongroise était déçue de son comportement, déçue qu'il fume toujours alors qu'il lui avait promis de s'arrêter. Luciano se dit que ça devait être de famille cette capacité de décevoir les gens qu'il aime, il devait tenir ça de son père... Un léger sourire triste et sarcastique apparut quelques secondes sur ses lèvres à cette pensée. Il se sentait aussi misérable que son père, il ne voulait pas devenir comme cet incapable qu'il voyait une fois par an pendant les vacances d'été.

Notre petit attrapeur posa à nouveau son regard sur Elizaveta, elle lui disait qu'elle comprenait, mais Luciano savait au fond de lui que c'était totalement faux. Son amie devait comparer sa relation avec Vladimir à celle que Luciano entretenait avec Martin. Notre jeune cinquième année voyait déjà des millier de différences entre ses deux relations. L'argentin et Luciano se haîssaient depuis dix ans, même leurs parents ne se supportaient pas, alors la petite rivalité entre Eli et Vlad le faisaient presque rire en comparaison. Não, tu n'es pas la mieux placée pour comprendre Eli. Les mieux placé pour comprendre ma relation avec Hernandez, c'est ce crétin d'argentin et moi !

Puis Martin et Luciano avaient partagés la même école primaire, les mêmes amis, mais aussi les mêmes fautes, les mêmes accidents et les mêmes douleurs. Ils savaient les regrets qui les rongeaient l'un l'autre, ils connaissaient les peines que l'autre avait subi... De plus, ils avaient partagé d'autres choses que la haine et la colère, ils s'étaient soutenus dans certain moment difficile... Mais aussi, une fois, même si Luciano ne l'avouera jamais, ils avaient partagé un moment de tendresse et de complicité exceptionnelle... En y réfléchissant bien, Luciano aurait peut-être qualifié Martin de "Meilleur ennemis" plutôt que de "Pire ennemis"...

Luciano sortit de ses pensées en sentant le coton quitter sa lèvre, quand il vit Eli le jeter dans le feu, il sut que l'heure de la sentence avait sonné. Il ne s'inquiétait pas trop, son amie lui donnerait des heures de colle et on en parlerait plus... Mais quelle ne fut pas sa surprise en entendant la punition d'Elizaveta, il en rit jaune. Elizaveta, tu ferais perdre ta propre équipe en la privant de capitaine ? De toute façon, je ne suis pas en possession de mes affaires, c'est toujours la prof de potion qui les a... Luciano soupira, puis sortit de sa poche un paquet de cigarette vide aux trois quart, il le donna à la préfète en grognant un peu, même s'il avait toujours d'autres paquets dans son dortoir.








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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Lun 20 Avr - 11:17

DA SILVA Luciano & HÉDERVÁRY Erzsébet370 mots ▬ dialogue en gras
Coups et blessures

Erzsébet fronça les sourcils en entendant Luciano. Il avait l'air tellement... Sarcastique, presque moqueur dans ce qu'il lui disait. Ça ne lui allait pas, à Luciano. Pour un peu, la jeune fille pouvait presque le trouver désespéré.

La préfète décida de ne pas relever les paroles de son camarade, considérant que tout était déjà dit sur le sujet. Elle attrapa plutôt le paquet de cigarettes que lui tendait Luciano. Elle l'observa quelques instants, un brin dégoûtée par ce qu'un simple paquet pouvait faire, avant de s'avancer vers la cheminée où le feu brûlait toujours. Sans hésiter une seule seconde, elle le lança dedans, l'observant se consumer peu  peu. Puis, elle reprit sa baguette, bien plus calme désormais. Elle savait que le brésilien avait d'autres paquets dans sa chambre et qu'il irait très certainement retourner fumer un autre soir.

« Accio paquets de cigarettes de Luciano. » prononça t-elle. Aussitôt, les objets demandés arrivèrent, attirés par le sort. D'un geste sec de sa baguette, la préfète les envoya rejoindre leur compagnon dans le feu. « Une bonne chose de faite. » murmura t-elle tout bas.

Puis elle se décida enfin à répondre à son camarade. Elle se retourna vers lui et sourit, presque trop gentiment face à la colère qui l'habitait peu de temps auparavant. « Oh, tu sais Luciano, je peux très bien trouver un autre Capitaine le temps d'un match ou deux. Que ce soit moi, Matthias ou même Alfred, je trouverais quelqu'un. Nous avons également des remplaçants qui seront ravis de jouer un peu. Tu n'es certainement pas indispensable à notre équipe pour gagner, Luciano. » Elle avait conscience que les mots qu'elle prononçait était cruels, surtout pour Luciano qui voulait devenir joueur de Quidditch professionnel, mais elle se sentait presque obligée de les dire. Alors elle continua. « Et si c'est madame Alconahuacatl qui les a, et bien soit. Elles seront bien gardées jusqu'à ce que je les lui demande. J'irais lui en parler demain. »

Elle rangea sa baguette dans sa poche et reprit un ton glacial, ses yeux tout aussi froid planté dans ceux de Luciano. « Maintenant que les détails sont réglés, va te coucher. Je t'accompagne. »



Dernière édition par Erzsébet Héderváry le Lun 2 Jan - 20:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Jeu 23 Avr - 23:23



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    Luciano regarda son paquet de cigarette entre les mains de la préfète de sa maison, il savait qu'elle allait lui confisquer et surement jamais lui rendre. Elizaveta avait l'air vraiment dégoûté par ce paquet qui était pour notre brésilien un moyen de détente, de délivrance et un subterfuge pour éviter de penser aux problèmes de sa vie. Luciano fut par contre très surpris quand la jeune femme lança son paquet dans la cheminée, il ne pensait pas qu'elle s'en débarasserait devant lui. Il observa le carton de son paquet de clope s'embraser, puis les flammes attaquèrent les cigarettes, les calcinant petit à petit. Une légère odeur de tabac s'éleva dans la pièce, mais Luciano n'apprécia pas cette senteur en sachant que c'était son paquet qui devenait un tas de cendre.

L'attrapeur de l'équipe Gryffondor allait protester, s'énerver et même crier sur la belle hongroise pour lui faire comprendre que ça ne se faisait pas ! Mais il n'eut le temps de ne rien faire de tout cela car Elizaveta sortie sa baguette et lança un Accio. Il vit ses six paquets de cigarette arriver en flottant par l'escalier qui menait au dortoir des garçons de cinquième année Gryffondor, guidé par la baguette de la batteuse. Luciano était tétanisé, il aurait pu essayer de sauver un paquet du carnage qui allait arriver, il aurait pu tendre un bras et essayer d'attraper un maximum de paquet, mais l'horreur de ce qui allait se passer le figea. Un petit son, murmuré, ressemblant à un non presque inaudible s'échappa de ses lèvres alors qu'il vit sa préfète jeter tous ses paquets au feu.

Les cigarettes flambèrent sous le regard impuissant de Luciano, il ne pouvait détourner les yeux du massacre qui se tenait devant lui. Elle avait tout brûlé, deux mois de travail acharné dans les champs sous un soleil de plomb partirent en fumée, son seul plaisir qu'il pouvait s'offrir réduit en cendre. Luciano serait les poings, l'odeur des cigarettes carbonisées étaient insupportables, il sentait la colère, la haine et la rage monter en lui, il allait cracher tout ce qu'il ressentait aux visages de la hongroise. Mais la jeune femme étouffa la rancoeur de notre brésilien dans l'oeuf en lui faisant des remarques sur le quidditch. Il n'était pas indispensable malgré son rôle de capitaine, elle trouverait quelqu'un pour le remplacer...

A chaque mot, la hongroise brisait un peu plus en miette le rêve de notre jeune attrapeur, l'éloignant de plus en plus du métier de joueur de quidditch professionnel que notre brésilien voulait faire. Luciano pensa aussi à la promesse qu'il avait fait à Gawain, il avait dit au petit blond que s'il devenait joueur professionnel, il l'emmènerait en voyage en Nouvelle-Zélande. Mais Elizaveta, en lui disant que l'équipe pouvait se passer de son capitaine, avait réduit à néant les espoirs de Luciano. Notre cinquième année pouvait aussi dire adieu à la grande maison, parfaite pour fonder une famille, de ses songes aussi. S'il ne devenait pas riche, il ne pourrait jamais s'acheter un bien pareil...

Petit à petit, dans la tête de notre brésilien, tous les projets et les rêves auxquels se raccrocher Luciano tombèrent en ruine. Au fur et à mesure que les illusions d'avenir de Luciano se dissipaient, les prunelles du brésilien perdirent l'éclat scintillant qui les faisait pétiller de vie, rendant les yeux de notre attrapeur ternes et vide. Le regard glacial de la préfète se plantant dans le sien ne le fit même plus frissonné. Il se sentait détruit, il partit vers son dortoir sans adresser une parole à la préfète, n'écoutant même plus ce qu'elle disait. Il voulait être seul pour digérer tout cela. Ce n'est qu'une fois dans son dortoir, allongé tout habillé dans son lit, que Luciano laissa ses larmes couler sur ses joues.








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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~ Ven 24 Avr - 18:34

DA SILVA Luciano & HÉDERVÁRY Erzsébet464 mots ▬ dialogue en gras
Coups et blessures

Erzsébet regarda Luciano partir vers son dortoir, consciente qu'elle avait peut-être été trop loin dans ses paroles. Mais elle faisait ça pour son bien à lui, pour qu'il arrête de se mettre en danger bêtement ! Elle voulait juste le protéger ! Où était le mal ? Elle le suivit du regard, avant de se décider à bouger elle aussi, jetant à peine un regard aux paquets qui finissaient de se consumer dans la cheminée, dégageant une odeur exécrable. Elle monta jusqu'au dortoir des garçons de cinquième années, s'arrêtant devant la porte sans pour autant l'ouvrir. Elle hésita pourtant quelques instants à rentrer en entendant des pleurs, mais abandonna l'idée. La hongroise savait que c'était très certainement Luciano mais... Elle n'avait pas le courage d'aller le voir pour le consoler. Pas maintenant. Pas après ce qu'elle avait fait.

Avec un léger soupir, la préfète redescendit dans la salle commune. Elle fit passer un courant d'air comme elle put, afin d'enlever la mauvaise odeur qui régnait suite à la crémation des cigarettes.

« C'était pas l'idée du siècle... » soupira t-elle en se laissant tomber dans un fauteuil. Elle marmonna plus qu'elle ne prononça les quelques sorts pour rafraîchir l'atmosphère dont elle arrivait à se souvenir, avant d'abandonner l'idée de faire quoi que ce soit de plus. Elle s'enveloppa dans une couverture qui traînait là – cela arrivait souvent que des élèves décident de s'enrouler dans un plaid pour lire au coin du feu, et qu'ils oublient le bout de tissu en repartant – et soupira une nouvelle fois.

Elle se sentait mal vis-à-vis de Luciano. Elle comprenait qu'il lui en veuille après ça, mais cette situation l’agaçait aussi. Elle ne cherchait qu'à faire réagir et à protéger le brésilien. Elle comptait bien lui rendre ses affaires de Quidditch rapidement, certainement juste après leur prochain match. Elle savait parfaitement qu'il voulait être joueur professionnel, et comptait bien l'aider à réussir. Quant à ses paquets de cigarettes.... Il devait arrêter, pour son propre bien. Sa méthode était radicale, mais au moins peut-être porterait-elle ses fruits. Erzsébet soupira encore une fois, avant de basculer sa tête en arrière, contre le dossier du fauteuil. Elle sentait la culpabilité venir et s'enraciner en elle. Peut-être avait-elle été trop dure...

« Dans tous les cas, ce qui est fait est fait. On ne revient pas sur le passé, et je ne regrette pas ce que j'ai fait. » murmura t-elle pour elle-même.

Tout ce qu'elle espérait maintenant, c'est qu'au fond le message avait été compris par Luciano. Plus de sortie à des heures... Inconsidérées. Après tout, elle pouvait bien supporter qu'il lui en veuille, du moment qu'il soit en sécurité.

Mais malgré ses pensées et tout ce qu'elle pouvait se dire, Erzsébet ne dormit pas de la nuit.

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Citation: Le courageux n'est pas celui qui donne les coups, mais celui qui y résiste.


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[TERMINÉ][Avril 1990] Coups et blessures~

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