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[Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig]

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MessageSujet: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Lun 27 Avr - 14:51



Ich warte hier



"L'art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l'orchestre. ."
~ Herbert Von Karajan

Starring : Deutschland / Ludwig Beilschmidt





La lune apparaissait aux fenêtres auxquelles il n'avait jeté aucun regard. Plus de notion du temps ici. La salle ne respirait qu'au rythme d'un seul instrument qui brisait le silence par intermittence. Le piano vibrait, insatiable, infatigable, comme les mains dirigeant son chant qui tel les vagues d'une mer furieuse s'élevait contre le silence et allait se briser avec fracas, puis adoptait petit à petit un calme paisible, réconfortant. L'homme n'aurait su dire depuis combien de temps il était la exactement, mais les yeux fermés, il était plongé dans un monde n'appartenant qu'a lui.

Il avait fuit. Le repas terminé il avait fuit. Fuit sans lâcheté, sans échappée  apparente, fuit stoïquement et calmement, dignement. Il s’était levé de table et avait marché de son pas posé et régulier, tenant toujours sa prestance altière et régalienne. Il avait gagné son sanctuaire secret, qui n'était certes pas privé mais qu'il était le seul à affectionner de la sorte. La salle était vide de présence humaine. L'autrichien avait sorti sa baguette et verrouillé la porte. Il ne rentrerait pas dormir ce soir. Il ne voulait pas abandonner sa tâche mais il était convaincu qu'on ne se soucierait pas de son sort outre mesure. Et il ne pouvait pas continuer ainsi.

Roderich intériorisait énormément et cela avait toujours été le cas. Ne rien laisser paraître à son entourage. Rester fidèle à lui même, intangible, garder le contrôle en toute situation. Mais il était arrivé à saturation. Il savait pertinemment qu'il ne pouvait pas rester parmi les autres élèves sous peine de céder totalement, extérioriser de manière brutale. L'autrichien disposa ses affaires dans la salle. Il n'avait jamais vraiment aimé cette école. Tout y était trop étrange, dérangeant et l'indécence était commune. Les événements de ces derniers temps avaient également été difficiles à assumer. Des choses se passaient sans qu'il arrive à toujours en suivre le cours, sa famille avait des histoires bien trop compliquée pour qu'il puisse y faire quoi que ce soit. Plus que se sentir mal à l'aise, il se sentait inutile, et cela le minait bien plus.

Sa relation de couple semblait très équilibrée. En apparence. Mais il ignorait si la hongroise ne pouvait pas subitement écouter l'autre part de son cœur, car elle avait été explicite sur le fait qu'elle aimait toujours son germanique cousin. Il ne pouvait le supporter. La hongroise avait cumulé les affronts contre sa personne impunément, et il s'était plié, il avait foulé aux pieds sa dignité, pour elle il s'était ployé plus bas que devant n'importe qui. Cela n'était pas forcement réciproque. Il donnait tout à leur couple, elle se montrait impétueuse, presque volage. Si il s'était écouté, il aurait été bien plus dur avec elle. L'autrichien accordait sa confiance cependant et savait pardonner. Mais si elle atteignait un jour le point de non retour, si elle poussait le bouchon trop loin, il se montrerait impitoyable. Impérial.

Roderich avait prévu de quoi se sustenter pour son jour de congé loin de la foule de l'école. Il avait ouvert les lourds rideaux, aménagé un ordre lui plaisant dans la salle. Il s'était endormi la. L'autrichien avait le sommeil léger en général, il lui fallait de bonnes conditions pour trouver le repos. Ici, il l'avait trouvé, peuplé de rêves nourris de ses angoisses. Le germanique n'avait pas l'esprit tranquille, il avait rarement l'esprit tranquille, sauf quand il était chez lui, en Autriche.

Comme on pouvait s'y attendre, le lendemain, après avoir peu mangé, s'être apprêté comme d'ordinaire, toujours habillé de son uniforme dont il avait déposé la cape, il s'était installé au piano. Il avait presque passé toute sa journée à jouer, à se libérer ainsi du trop plein accumulé, laissant parfois l'instrument pur lire un peu. Il profitait de la solitude, il profitait de pouvoir jouer, de pouvoir sublimer ce qu'il enfermait en lui, de laisser s'échapper avec une virtuosité magistrale des notes transcendant la possibilité d'expression humaine. Un équilibre qui avait une force particulière, l'âme autrichienne étant exposée sans dissimulations. C'est alors qu'emporté dans une  de ses envolées magistrales au cœur de l'art, au sein de ses propres sentiments, il ne put remarquer la porte s'ouvrir et laisser entrer une silhouette bien connue de lui...


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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Lun 27 Avr - 16:54

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「 Ich warte hier 」
Une porte lourde, menant à une pièce dont tout le monde connaissait l'existence, mais que, sûrement, personne n'avait pensé à vérifier : C'est tout ce qu'il y avait à franchir afin de retrouver le préfet de la maison Serdaigle, dont on n'avait pas croisé les yeux depuis alors un jour entier. Roderich était un personnage au caractère sérieux, au visage ferme et à l'air sûr de lui. Aussi, nombreux étaient les élèves, les professeurs, qui le pensaient juste « absent », sans se soucier de la raison, certains que l'autrichien allait bien finir par revenir, ou bien n'y pensant même pas.

Ludwig y avait pensé. Il n'était aucunement inquiet de l'état que pouvait avoir son ami, car celui-ci était un maître dans l'art de ne rien laisser paraître, et l'idée d'un malaise intérieur n'était même pas venu effleurer l'esprit de l'allemand. Celui-ci pensait avec des faits, ou des signes extérieurs. Roderich était parti tôt après le repas : sûrement n'avait-il plus faim. Or, le manque d'appétit était aussi le symptôme d'un grand nombre de maladies, légères comme graves. L'autrichien devait donc tout simplement être mal en point, et en tant qu'ami, bien qu'il ne savait pas réellement si ce mot pouvait définir une relation si amicale, Ludwig avait eu l'idée de venir lui rendre visite. Mais il avait disparu sans laisser de trace, n'était ni dans sa chambre, ni à l'infirmerie. Il n'avait pas non plus eu l'occasion de croiser Elizaveta, et c'était dit qu'il serait plus simple de chercher un élève de sa maison plutôt que d'aller demander aux élèves des autres. Il avait alors retrouvé le souvenir d'une salle de musique, presque inutilisée, et la mélodie forte du piano s'y trouvant était venu lui confirmer la présence de son ami en ce lieu. L'air était changeant, parfois doux, parfois triste, parfois fort et puissant, et il était toujours surprenant d'entendre des sons chargés de tant d'émotions, pourtant produit par un être au regard si stable.

D'un coup de baguette, Ludwig avait déverrouillé la porte, en n'en avait aucun remord. Après tout, le fait de rendre inaccessible une salle normalement publique n'avait rien de très légal, bien que, il en était lui même certain, personne ne s'en serait jamais rendu compte si il n'était pas lui même venu.

Il resta tout de même un moment derrière la porte sculptée, la main posée sur la poignée, ses doigts passant sur les gravures de celles-ci. Il était tout de même captivé par ce qu'il entendait, et savait que son entrée mettrait y mettrait fin. Roderich, contrairement à lui, avait un moyen de faire passer tout ce qu'il ressentait : la musique. C'était certes peu pratique, car il était rare que l'on se promène avec un piano partout, et la simple pensée amusa Ludwig. Mais cela restait un moyen d'expression comme un autre. Là où certain utilisait leur visage pour communiquer à l'aide d'un sourire ou de larmes, là où certain n'utilisait rien, ou peu, et restait insondable comme l'allemand lui même l'était, l'autrichien avait cette possibilité d'exprimer ses tourments, ses peines, sa colère à travers des morceaux endiablés. Mais le tout était bien trop long, et il décida d'entrée dans la pièce, rompant la mélodie. Il n'avait pas non plus toute sa journée, et il fut surpris de voir qu'il avait dépensé tant de temps dans sa recherche pour au final se trouver face à une personne au teint parfait, sans aucun signe de maladie.

-Roderich. Lança t'il simplement pour le saluer. Cela fait un petit moment que tu as disparu. Je te pensais souffrant, mais je remarque que tu es en pleine forme. Te trouvais donc tu là pendant tout ce temps ?

Tout en énonçant cette interrogation, Ludwig s'approcha, regardant par la fenêtre, puis s'attardant sur la pièce. C'était un lieu tout à fait agréable, et il arrivait parfaitement à comprendre qu'on puisse y passer quelques jours sans se lasser.
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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Lun 27 Avr - 22:42



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"L'art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l'orchestre. ."
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Il savait qu'il était la. Il ne l'avait pas remarqué tout de suite, plongé dans sa musique, mais il devinait assez vite quand on l'écoutait. Ne serais ce que par le reflet sur la surface vernie du piano, la lumière apportée par l'extérieur, du fait d'avoir ouvert la porte. Il ne cessa pas pour autant, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas joué ainsi. Il avait joué pour Elizaveta et Antonio mais dès lors sa musique n'avait pas pour vocation d'être un exutoire mais de communiquer quelque chose.

Roderich ne cessa qu'a la fin d'un morceau, il n'aimait pas s'interrompre et cela coïncida avec la prise de parole de son cousin, qu'il regarda lorsque celui ci se fut exprimé. Il écouta posément, puis ferma le clavier avec un soin tout particulier et se leva du siège de piano. Si Ludwig le voyait comme un ami il n'en était pas de même pour Roderich. L'autrichien avait peu d'amis a proprement parler, à part Antonio. Il voyait l'allemand comme un cousin, mais cette relation le plaçait déjà plus proche de lui. La famille est une notion importante chez les sang purs, bien plus que le amis qui peuvent trahir, planter une dague dans le dos au moment ou l'on ne s'y attend pas. Les sang purs avaient toujours fonctionné par familles.

Roderich ressemblait énormément à son père, il n'avait presque rien pris du coté Beilschmidt en apparence. Peut être les yeux bleus, bien que les siens soient plus foncés mais cela s'arrêtait la. Il avait une structure frêle, n'avait pas la blondeur de ses cousins, des traits fins. Mais il était grand tout de même, et cela suffisait à ce qu'il dégage assez d'autorité, à ce qu'il en impose. Les familles Edelstein et Beilschmidt étaient en de bons termes, et ce depuis des années, bien que l'une soit purement allemande et l'autre purement autrichienne. Il y avait bien du sang prussien, si l'on remontait, mais cela importait peu.

- Grüß Gott Ludwig. En effet je suis resté ici depuis hier soir. Je comptais revenir demain. A ton besoin de moi pour que l'on pense à venir me chercher ?

La pensée initiale de Ludwig se rapprochait d'une forme de réalité. Il était bien souffrant mais point au sens ou on l'entendait d'ordinaire.

- Asseyez vous je vous prie.

Roderich lui désigna un siège. Cela avait la forme d'une politesse et la force d'un ordre. Lorsque Ludwig y consentit, l'autrichien fit de même. Pour des raisons de politesse, il se levait lorsqu'il accueillait un hôte et ne s'asseyait qu'une fois celui ci assis. Cela semblait protocolaire, c'était gravé en lui par son éducation. Certes, il n'habitait pas la salle de musique, mais c'était bien le seul endroit du château ou il pouvait se sentir un peu chez lui. Roderich parlait naturellement en allemand à son cousin avec son accent autrichien du Tyrol. Il était né dans les montagnes et malgré son éducation aristocrate il appartenait à ce domaine, ne serais ce que par le fait qu'il sache yodeler et connaisse les traditions des villages de cette région. Le secret de son attachement à ces traditions était très bien gardé, et part lui, il ignorait qui pouvait bien le savoir car il n'en parlait pas ou peu.

- Vous disiez que vous pensiez me trouver souffrant Il se trouve que si l'on accorde à l'âme les maux que l'on accorde au corps je suis souffrant d'une certaine manière. En d'autres termes, j'ai besoin de vider mon esprit, de prendre du temps pour moi, seul, pour me vider de tout ce que j'ai pu accumuler de négatif.

Il n'en parlait pas beaucoup, mais il pensait devoir des explications à on cousin. Il était calme, posé, fidèle à lui même face à son cousin, alors que l'instant d'avant il semblait embarqué dans un fort tumulte...


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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Mar 28 Avr - 0:30

ft. ...

「 Ich warte hier 」
Le sorcier passa son regard sur la pièce. Il avait passé la nuit ici ? Comme cela était ingénieux : le préfet était censé être celui vérifiant les dortoirs pour faire respecter le couvre-feu, et cela avait du être un bon avantage pour rester dans la salle de musique sans se faire remarquer. Cela dit, l'endroit était vraiment agréable à voir, et Ludwig sentit qu'il n'aurait eu aucun mal à y trouver le sommeil : les instruments étaient autant oeuvre d'art que les tableaux confectionnés par les élèves les plus talentueux de Poudlard. Chaque objet possédait une simplicité épurée, ou bien parfois une complexité dans les détails que l'on ne pouvait qu'admirer. L'art, pensa t'il, est quelque chose de réellement varié. On n'y pense peu quand on le regarde, quand on l'écoute, mais le produire demande au contraire un talent obtenu uniquement à l'aide d'un entraînement long et compliqué. La magie pouvait aidé, mais le génie, lui, était forgé par le caractère et le vécu. Roderich avait l'étoffe d'un artiste, et lui aussi aurait pu l'avoir. Seulement, il avait décidé de consacrer sa vie à autre chose. Et bien qu'il trouvait l'idée de l'art parfaitement plaisante, il ne regrettait pas son choix.

Ludwig écouta son cousin, tout en tentant de bien se placer sur la chaise qu'on venait de lui offrir par politesse, vertu que Roderich avait toujours eu, du moins, d'aussi loin qu'il puisse s'en souvenir. Non, personne n'avait, pour l'instant, besoin de lui, et il n'était pas venu pour ceci. Il était venu, simplement par politesse lui aussi, prendre de ses nouvelles, curieux de la raison de son absence. Ainsi donc, il s'était à moitié trompé : Roderich n'était pas souffrant du corps, mais affrontait les douleurs d'esprit. Il était vrai que les colères et sauts d'humeur de sa part étaient rares, d'ailleurs, Ludwig ne se souvenait pas en avoir vu un ne serait-ce qu'une fois.

« Chaque personne », supposa Ludwig, « chaque personne a besoin d'un moyen de tout expédier. Je suppose que tout le monde a des problèmes, c'est juste que certains les montre moins que d'autre. Moi même possède une façon de me libérer de ma rage, bien que plus violente. Peut être un jour tenterais-je la musique, au lieu de tirer à coup de baguette sur des objets inanimé. » Il interrompit sa pensée pour ensuite s'interroger sur les malheurs de son cousin. Il avait toujours été curieux, et ce jour là n'était pas une exception. Roderich n'avait pas d'ennemi, du moins, pas à sa connaissance, et sa compagne, Elizaveta, était toujours plaisante à connaître, du moins... à sa connaissance. L'allemand ne pouvait pas réellement dire savoir beaucoup d'information sur la personne assise près de lui, il en était après tout bien moins proche que de son frère, et même du compagnon de son frère. Il connaissait même peut être plus d'informations sur certains de ses amis, qu'il s'agisse de Maria ou bien de Tabitha, que sur la vie du préfet des Serdaigle.

Cela rendait Ludwig totalement différent de Roderich. Là où le musicien accordait plus de confiance en sa famille, l'allemand, lui, en donnait plus à ses amis, qu'il était sur de mieux connaître, et dont il était certain qu'aucun d'entre eux ne pourrait le trahir.

-Encore une fois, Roderich, tu arrives à piquer ma curiosité. Mais je n'aimerais pas être impoli et me mêler de ce qui ne me regarde pas. Répondit-il enfin, après ce moment de réflexion. Je pense, de toutes façon, que le peu du morceau de piano que j'ai entendu en disait long sur ton état. Il appartient à toi, et à toi seul, de me confier les détails ou de les garder.

 
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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Mar 28 Avr - 19:48



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- Il ne vous est point interdit de questionner. Qui ne questionne pas ne progresse point, si vos interrogations dérangent croyez moi que les concernés sauront vous le dire.

Roderich avait une part un peu philosophe et n'hésitait à questionner quand il le devait. L'autrichien estimait que les gens sauraient refuser calmement, ou il s'abstenait lorsque le sujet devenait trop sensible ou la situation tendue. De sa place il toisait le blond germanique pour lire son expression. Les germaniques ont bien souvent cette tendance à la dissimulation émotionnelle, mais en tant que tel Roderich n'était pas dupe et arrivait parfois à lire entre les lignes. Apparemment il avait probablement été un peu inquiet a son sujet.

- Vous savez j'ai du mal placer des mots sur ce qui me tourmente. Il s'agit d'une accumulation à ce stade. Des peurs raisonnées ou déraisonnes, de la pression accumulée, de la rancœur, de l'impuissance, de la jalousie, sans doute un peu de tout cela mêlé. Mais je pense que pouvoir passer du temps à jouer me libère bien assez de tout cela. Enfin, cela n'a pas l'air terrible dit ainsi, mais je pense qu'il vous est sans doute déjà arriver que vous vus sentiez sur le point de rupture, à ne plus pouvoir rien supporter davantage.

Il en parlait décontracté, sans complexes, se permettant même un léger sourire. Il aimait bien son cousin, parce qu'il avait confiance en lui et le savait solide et fiable. Roderich l'avait vu regarder les instruments et les tableaux autour. Sans doute l'allemand captait t'il ce que l'autrichien aimait tant, cette quintessence d'âme, cette sublimation épurée de tout ce que l'homme enfermait en lui Il adhérait à la théorie de Freud comme quoi l'art était une sublimation de ce que nous voudrions cacher de nous même et peut être de ce dont nous avons honte. L'art transforme la violence en éclat, le chaos en harmonie, la tristesse en une palette complexe de couleurs ou de notes. Le préfet passa ses longs doigts de pianiste sur l'accoudoir du fauteuil qu'il avait prit. Si il restait quoique ce soit de toutes ces négatives émotions cela ne paraissait pas. Son éducation l'avait fait ainsi, difficilement capable d'exprimer ses sentiments et émotions hors du domaine d'Apollon.

- Vous plaisez vous ici ? Il me semblait que vous saviez jouer d'un instrument non ? Je possède beaucoup de partitions, majoritairement de Mozart car je ne vous cache point que j'admire beaucoup ce compositeur. Il me plairait de vous entendre.

Réellement, Roderich était facilement intéressé par tout ce qu les autres avaient à offrir dans le domaine artistique. Il analysait leurs œuvres comme il analysait les gens eux mêmes. Le préfet des serdaigle de perdait pas une occasion pour aider quand c'était dans ces qualifications lorsqu'il s'agissait de musique par ailleurs.


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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Mer 29 Avr - 10:01

ft. ...

「 Ich warte hier 」
Oui, il arrivait aussi à l'allemand de devoir se vider de tout ce qui bouillonnait en lui. Seulement, il ne changeait pas le chaos en harmonie, mais en violence, et il ne pouvait pas s'en empêcher. Heureusement, dans ce genre de moment, il possédait encore cette raison qui lui demandait d'aller s'attaquer à autre chose que des êtres vivants, et il espérait fortement que jamais ses sentiments n'allaient se brisaient tout en étant en compagnie de ses amis ou même de son chien. Même si, au fond, il savait parfaitement qu'il ne serait jamais assez en colère pour lancer des sortilèges à ses proches, ou en tout cas non sans raison valable.

Il hocha donc doucement la tête pour montrer à Roderich qu'il avait bien entendu ses sentiments, et pour, par la même occasion, répondre à sa question, quant une autre interrogation vint le secouer un peu, le faisant sortir de toutes suites de réflexion.

- Vous plaisez vous ici ? Il me semblait que vous saviez jouer d'un instrument non ? Je possède beaucoup de partitions, majoritairement de Mozart car je ne vous cache point que j'admire beaucoup ce compositeur. Il me plairait de vous entendre.

Ludwig avait en effet pratiquer un peu de flûte, mais c'était dans un temps qui lui semblait bien éloigné. C'était lors de son arrivée à Poudlard, le petit enfant, dont on aurait d'ailleurs jamais douté qu'il grandirait autant, n'avait aucune limite dans la fascination qu'il portait à son grand frère. Il lui avait fallu un certain temps pour assimiler l'information qu'un être aussi grand et différent de lui faisait parti de sa famille. C'était un sentiment très agréable, surtout que Gilbert possédait une qualité que lui n'arrivait pas à obtenir aussi facilement : celle d'avoir un sourire naturel, alors que lui devait forcément ressentir une émotion forte ou se forcer pour en faire ne serait-ce qu'un léger redressement des commissures. C'était à cette époque que son frère lui avait appris un peu de flûte, rien de magnifique, mais pour une raison qu'il ne comprenait pas Gilbert y semblait tout à fait satisfait. Les encouragements constants, « mon frère est génial », « regardez le », avait forgé Ludwig, lui avait donné cette confiance en lui dont il était fier aujourd'hui.

-J'ai en effet pratiqué un peu de flûte, rien de très grand cela dit. Il me semble me souvenir de la manière de lire une partition, mais si vous souhaitez vraiment entendre quelque chose de correct, il faudra m'en donner une simple.

Tout en disant ces mots, l'allemand chercha du regard dans la salle, se levant, passant sa main sur les instruments, avant de saisir une flûte blanche, aux formes simples, grande, afin d'y mouvoir ses doigts plus aisément. Il se dirigea par la suite vers un trépied à partition, avant de s'arrêter en face de celui-ci en regardant l'autrichien, prêt.

-Je demanderai à mon public, petit, mais professionnel, de bien vouloir m'excuser pour la performance que je vais donner. Je ne sais même plus si je suis capable de lire un papier à musique.
 
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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Jeu 30 Avr - 21:10



Ich warte hier



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Roderich se leva sans attendre lorsqu'il mentionna le fait de jouer de la flûte. Il n'était pas sans savoir que les deux frères Beilschmidt avaient su reconstituer un lien très fort. Malgré ce qu'il pouvait en montrer et dire de Gilbert, il était content que Ludwig puisse avoir un modèle sur lequel se reposer, une protection, quelqu'un lui montrant le chemin à suivre et faisant en sorte que celui ci s'épanouisse au mieux. Quelque chose que l'autrichien n'avait pas réussit avec son propre frère. Sa relation avec Leopold n'était pas au mieux mais il pensait faire tout ce qui était en son pouvoir pour lui. Il désirait lui montrer la voie, mais de quelque manière qu'il s'y prenne il lui semblait s'y prendre toujours mal.

L'autrichien alla ouvrir un grand tiroir ou étaient rangées la plupart des partitions, classée par instrument, genre et auteurs. Il avait fourni une bonne partie d'entre elles, généreux mécène en matière de musique. Fouillant afin de trouver quelque chose d'adapté à son cousin il ne put s’empêcher de jeter un regard par dessus son épaule pour le considérer un peu. Un petit garçon coincé dans un corps de géant. C'est l'impression qu'il lui donnait toujours, c'est pour cela que ses sentiments avaient du mal à sortir. Ludwig était jeune, bien plus qu'il n'en avait l'air et on l'oubliait souvent, le voyant si sérieux. Roderich pensa que lui même était sans doute bien jeune, mais il avait du mûrir excessivement vite pour satisfaire les rigueurs de sa famille. Ne pas avoir d'enfance. Il sortit une partition qu'il lisait avec attention, pour la déposer sur le pupitre.

- Elle est relativement simple et adaptée pour un débutant. Ne vous souciez point de mon jugement et contentez vous de donner le meilleur de vous même.

Il s'installa sur le siège en face pour l'écouter. Son but ne serait pas de le juger, mais de capter son potentiel afin de potentiellement pouvoir l’accompagner, l'aider à faire quelque chose du talent qu'il pourrait percevoir. La flûte était en son sens un bel instrument et il était bien heureux que Ludwig le maîtrise un tant soit peu. Roderich était donc tout ouïe, attendant le récital avec une attention toute particulière.

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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Ven 1 Mai - 0:59

ft. ...

「 Ich warte hier 」
Ludwig hocha la tête, pour confirmer qu'il ferait du mieux qu'il pouvait, avant de jeter un oeil aux partitions qu'on venait de lui fournir. Elles étaient en effet simples et adaptées à son niveau, tout du moins, elles devaient l'être, car il arrivait à en saisir la fonctionnalité. Il n'avait pas l'oreille musical, aussi, il ne pouvait pas lire la musique elle même, ne pouvait pas l'entendre dans sa pensée avant de la joueur. Ces indications posées sur le papier étaient pour lui un enchaînement de placement de doigt, de souffle à donner, une suite d'engrenages que devait déclencher une machine. L'allemand était la machine. Il n'arrivait pas à voir l'art, qu'il s'agisse de musique ou de peinture, ou bien même de danse, comme quelque chose devant être ressenti, mais comme quelque chose d'organisé. Au du moins, il n'arrivait pas à transmettre quelconque émotion dans ce qu'il jouait, ce qu'il sculptait, ce qu'il dessinait.

Roderich et Ludwig étaient vus comme très similaires. Après tout, le choixpeau les avait placé à Serdaigle tous les deux pour une bonne raison. Ces deux personnes avaient la qualité de savoir se fixer des objectifs et de les accomplir, d'être toujours plus assoiffés de connaissance, qu'il s'agisse de Piano ou bien d'Histoire de la magie. Pourtant, et comme à chaque être humain, on trouver de multiples différences.

La différence entre l'art et l'artisanat. Elle était parfaitement visible lorsque l'on plaçait Ludwig et Roderich l'un prêt de l'autre. Ces deux notions étaient la face d'une même pièce : l'une étant émotion, talent, génie, sentiments que l'on souhaite partager, et écouter l'autrichien jouer, c'était entendre ces émotions, ces sentiments, l'autre face de la pièce étant le travail, la technique, l'entraînement nécessaire, que montrait parfaitement le plus jeune lors de sa "production" à la flûte. Pourtant, l'un n'existait pas sans l'autre. Car quand bien même voyait on en Roderich le génie et la passion, on pouvait être sur que celle-ci avait due être accompagnée d'un travail acharné des partitions, des touches, de la pédale. Et quand bien même on voyait en Ludwig ce mécanisme, cet entrainement, ce manque d'expression, il avait pourtant au fond de lui des sentiments, comme tout être humain.

En cela ils étaient différent. Pourtant, hors de la salle d'art, les deux affichaient un regard ferme, une expression infaillible, qui ne trahissait jamais leur possesseurs. Les deux étaient, la majorité insondable, bien que parfois laissant échapper un sourire, l'un plus que l'autre, surement due à sa jeunesse, ou bien alors à son entourage différent ?

Le morceau se termina alors, laissant le silence regagner la salle. L'allemand n'était pas mauvais, au moins savait-il les bases. Les seules erreurs étaient surement ce souffle mal placé de temps à autre malgré un rythme parfaitement tenu, mais surtout, ce manque de passion, ou ce manque d'amusement peut être. La musique n'était pas sa spécialité, et il lui fallait encore du temps pour apprendre à aimer la créer. Mais à cet âge, Ludwig préférait être spectateur.

-Je suppose que je n'ai pas tant perdu la main. Mais je pense être bien loin d'un niveau comme le tiens. Il me manque beaucoup d'entrainement et de méthode.
 
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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Dim 3 Mai - 22:45



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Starring : Deutschland / Ludwig Beilschmidt




Art et technique. Que vaut l'un sans l'autre ? L'art étant à la technique ce que le sucre est à un gateau et la technique étant à l'art ce qu'est un vase à des fleurs. Chacun apportant ce qu'il avait à apporter sans qu'aucun ne soit moins noble que l'autre. Si Roderich était l'art et Ludwig la technique, mieux que de s'harmoniser, ils allaient de pair et ensemble fournissait des œuvres prodigieuses. Car l'homme s'était défait de son animalité par l'art, car sans la technique cet art n'aurait vu le jour. Les sentiments mis dans l'oeuvre pouvaient être semblables dans les deux domaines, l'homme contemplant le travail de ses mains qu'il soit fait d'art ou de matière, ne peut que se sentir satisfait que son effort ait abouti. L'ouvrier maçon n'est certes pas ému à chaque pierre qu'il hisse, mais le forgeron met bien du cœur à l'ouvrage comme il est souvent dit. Car Ludwig n'était pas le maçon mais le forgeron. Non l'ouvrier mais l'artisan. L'artiste écoutait donc l'artisan, se montrant clément envers lui. Parce que leurs attributions étaient indissociables, sans pouvoir être semblables.

Son applaudissement fut bref, mais il résonna dans l'espace acoustique de la salle. Il avait écouté chaque note, avec grande attention, et ayant de très bonnes capacités auditives, il avait su déceler bien peu d'erreurs sortant du domaine du manque du pratique. Nul doute que si Ludwig décidait de s'y mettre sérieusement il serait excellent, du moins a ce qu'en pensait Roderich. Il le connaissait également comme un bourreau de travail. Certes, les émotions n'y étaient pas, mais si l'entourage de Ludwig avait du mal à percevoir son ressentit, Roderich paraissait aussi mentalement solide qu'il était compréhensif de son entourage. Il aurait bien pu être un trucs bon psychologue.

- Bien sur, je ne vous demandais pas d'essayer d'approcher mon niveau. Sans vouloir me vanter je pense bien être le meilleur musicien ici. La musique représente énormément pour moi.

Il n'était pas du genre à se vanter, mais l'autrichien pensait être dans le juste et il n'y a aucune honte à dire la vérité, qu'elle soit en notre faveur ou non. Cela ne s'appuyait pas seulement sur une appréciation subjective du sujet, mais également sur son propre passé et son implication. En effet, cet art avait représenté le seul exutoire possible pour le jeune sang pur, son seul divertissement accepté et reconnu, sa seule manière d'être pleinement humain. Car être humain signifie ressentir et communiquer, sans communiquer simplement une suite d'instruction. Les humains ne se limitent jamais à une froideur stricte, ils sont complexes, éprouvés.

- Prenez cette partition avec vous. Peu importe ce que vous désirez en faire, c'est moi qui l'avait fournie, je vous la donne. En espérant que cela vous ouvre un peu a mon domaine, ou vous donne envie d'en pousser les portes pour l'explorer plus en profondeur. Maintenant, si vous le désirez nous pouvons rentrer, à moins que vous n'ayez d'autres choses à me demander ou à faire ici...


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MessageSujet: Re: [Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig] Mar 5 Mai - 15:13

「 Ich warte hier 」
Ludwig prit le papier dans ses mains, suite aux indications de son cousin. Une partition, c'était bien la première fois qu'on lui faisait ce genre de cadeau, et dans un sens, il trouvait ceci beau. L'envie lui reprit d'apprendre l'art de manier la musique. Reprendre la flûte semblait une première étape, mais pourquoi pas aussi d'autres types d'instruments ? Il aimait le son court et fort des percussions, la puissance des trompettes, et la grâce des violons. Il ne pouvait, bien entendu, pas tout apprendre : il était occupé avec sa vie, avec ses révisions, avec l'éducation de Blackie et de ses autres chiens. Mais... Surement pouvait-il se consacrer à un maximum de deux instruments ? L'idée lui semblait tout à fait plaisante.

Il se demanda si il pouvait demander conseil à Roderich. Dans les fils de ses pensées, il se rendit compte qu'il ignorait complètement si le serdaigle pouvait oui ou non maîtriser d'autres instruments. Il éprouva une admiration pour l'autrichien : comme celui-ci l'avait si bien dit, il était le meilleur musicien de l'école, malgré le talent à la flûte de Gilbert et la passion d'Antonio pour sa guitare. Avait-il consacré son éducation musicale au piano, ou avait-il passé du temps à apprendre la technique d'autre instrument encore ? Ludwig était curieux, mais pensa tout simplement qu'il trouverait la réponse plus tard. Quand aux conseils qu'il avait envisagé de demandé, il les abandonna : l'allemand souhaitait trouver l'instrument qui lui convenait seul. Il connaissait l'emplacement de la salle, il pouvait tout à fait y revenir par la suite.

-Nous pouvons rentrer. J'ai beaucoup apprécié ce moment musical avec toi, mais je ne peux m'empêcher de penser au travail qui attend sur mon bureau, et à la gamelle que je dois remplir. Répondit-il enfin, en se dirigeant vers la porte. La prochaine fois que tu souhaites évacuer ainsi tes émotions, tente au moins de prévenir quelqu'un : je suis certain que Elizaveta est inquiète.

Ses pas, bien que puissants sur le carrelage, ne résonnèrent pas dans la pièce, due à la constitution de celle-ci afin d'éviter une propagation de son trop grande. Il serait en effet gênant d'obtenir une véritable cacophonie quand les musiciens pratiquent. Cela donnait à l'ambiance une sensation de vide, qui fit grand contraste lorsqu'il ouvrit la porte de l'immense pièce, faisant frémir les murs des couloirs à l'extérieur, répandant le "clic" de la poignée aux environs. Il franchit l'ouverture, se retournant quelques instant pour donner son dernier "Au revoir".

-Passe une bonne journée, Roderich.


 
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[Avril 1990] Ich warte hier [Ludwig]

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