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[PLOT][26 mai 1990] La fin...?

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MessageSujet: [PLOT][26 mai 1990] La fin...? Mer 27 Mai - 0:24





La fin...?

Romulus sifflotait, tâchant d'effectuer le travail le plus lent et ennuyeux du monde faisant partie de l'une de ses priorités en tant que directeur de Poudlard : signer des papiers. Son grand bureau en était couvert de toutes sortes, si bien qu'il n'y avait pas assez de place pour tout mettre, l'obligeant à en poser au pied de celui-ci. Un seul coup de vent et tout aurait été dispersé. Le directeur avait donc ordonné fermement de ne pas le déranger cet après-midi là.

Il regarda les différentes piles de feuilles. Il y en avait beaucoup trop. Heureusement que sa chère Eurydice était là pour l'aider dans ce calvaire interminable car quand il y en avait plus, il y en avait encore. Que ce soit des papiers d'inscription, de réinscription même ; des réformes du Ministère de la Magie, du monde magique en général ; des parents qui se plaignent des différents problèmes qui résidaient à Poudlard en ce moment... Bon, d'accord, ces plaintes étaient tout à fait légitimes et à vrai dire, Romulus n'avait pas eu autant de problèmes aussi graves depuis longtemps dans sa carrière de directeur. Les parents d'élèves voulaient désinscrire leurs enfants de l'école britannique, mais qu'est-ce que serait Poudlard sans ses élèves ? Romulus ne savait pas comment réagir. Il s'efforçait de rassurer les parents, disant que Poudlard était encore un endroit sûr et qu'il l'avait toujours été, que la sécurité était renforcée et que tous les problèmes seraient réglés en peu de temps. Pourtant, l'Italien même en doutait. Un meurtre, des malades. Tout ceci lui rappelait des mauvais souvenirs. Mais il ne voulait pas y croire, non. Ce n'était pas possible. Ça ne pouvait pas être ça. Il n'était plus là...

Il soupira, prenant une pile de feuilles au hasard à signer et à tamponner. Sa plume à papote signait pour lui, ce qui lui évitait d'avoir de sérieux problèmes de crampes à la main. Ce n'est qu'après avoir signé une dizaine de papier qu'il remarqua que son pied tapait nerveusement le sol. Tout ça le stressait. Il n'en dormait même plus. Et on le traitait d'incapable par-dessus le marché. Mais il laissait la place à quelqu'un d'autre volontiers ! Avaient-ils seulement sa bravoure et son courage ? Il avait accompli beaucoup de choses dans sa vie et hier encore, il était parti s'occuper lui-même de deux épouvantards qui refusaient de repartir dans leurs boîtes. Bon, ce n'était pas vraiment un exemple de bravoure mais votre plus grosse peur pouvait bien réussir à vous tétaniser sans que vous ne puissiez faire quelque chose. Mais sa peur, Romulus y était habitué. Il le vivait tous les jours. La peur de perdre l'un de ses fils...Comme son ancienne femme. Mais ça, il ne voulait plus y penser.

Et son vœux fut réalisé quand on ouvrit la porte de son bureau à la va-vite, faisant voler par la même occasion tout son tas de feuilles. Romulus soupira une énième fois, ne pas s'énerver, ne pas s'énerver. Il n'était plus à ça près de toute manière.

Il leva les yeux vers celui qui avait osé ouvrir la porte de son bureau qui était, premièrement, fermée et qui surtout portait le panneau « Ne pas déranger » à l'extérieur.
▬ Pourrais-je savoir la raison de cette venue ? Cela a intérêt à être grave, annonça-t-il.
Ce n'est que maintenant qu'il remarqua l'air affolé du concierge. Et quand le concierge était affolé, cela n'annonçait rien de bon. Apparemment, ce n'était pas la fin de ses problèmes. Il posa ses mains sur son plan de travail et se leva.
▬ Un...Un élève a été retrouvé, gisant au sol et pétrifié !
Romulus écarquilla les yeux. Pétrifié ? Il prit sa baguette magique et fit un coup de baguette rapide qui remit tous ses tas de feuilles en ordre puis suivit avec empressement le concierge qui l'emmena sans plus tarder à l'endroit où c'était déroulé le tragique accident. Si c'était un accident, bien sûr.

Les deux arrivèrent au deuxième étage, à l'entrée des toilettes des filles. Un troupeau d'élève encerclaient le corps inerte tandis que des professeurs tentaient désespérément de faire partir tout le monde agglutiné. Romulus pressa le pas et créa un passage dans la foule en leur ordonnant de se disperser et de rentrer immédiatement dans leurs dortoirs. Ce qu'ils firent tous, même les plus têtus. Le directeur examina alors le corps. L'élève de Serdaigle était bien pétrifié. Les doutes et les craintes de l'Italien firent de nouveau surface. Il se leva alors, laissant ses collègues s'occuper de l'élève et de l'emmener à l'infirmerie. Il regarda le sol...De petites araignées étaient en train de se précipiter par la fenêtre ouverte. Son cœur battait à tout rompre à mesure qu'il comprenait ce qu'il se passait. De plus, une flaque d'eau était tout prêt de la victime.

Il entra alors dans les anciennes toilettes désaffectées et y chercha quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Elle ne se montrait jamais en sa présence. Comme si elle ne désirait pas le voir.
▬ Elizabeth, je sais que tu es là, montre-toi !
Mais elle ne se montrait pas. Alors que seule elle pouvait savoir ce qu'il se passait vraiment. Si jamais ce que pensait Romulus était juste, seule elle pouvait lui dire la vérité. Mais elle n'était pas là.

Il se retourna alors et poussa un cri de surprise quand il tomba nez à nez avec un voile blanc translucide représentant une jeune fille. Son visage était à quelques centimètres de lui et ses yeux étaient blancs, sans iris ni pupille. On ne pouvait donc pas savoir si elle le regardait ou non. Ses bras tombaient le long de son corps et elle avait la bouche entrouverte. Cette vision de Betty faisait froid dans le dos.
▬ Elizabeth...
▬ Il est de retour...Il est de retour...Dans le château...Il va tous vous manger...Vous allez mourir...Et le maître va revenir ici...Il est de retour....De retour...
Et elle répétait ces mots sans cesse, d'un air macabre et aussi mort qu'un fantôme pouvait le faire. Puis elle se mit à chuchoter des phrases indéfinissables, des échos de sifflements raisonnaient dans les toilettes. Romulus recula d'un air effrayé. « Il » était de retour ?  « Il » était dans le château ?

Il fit volte-face, Betty était partie et il traversa  les toilettes pour se diriger vers les escaliers. Cependant, un bruit d'effondrement et des cris d'élèves le firent accélérer. Tous étaient en train de remonter les escaliers et le directeur courait en contre-courant. Il fallait qu'il se dépêche avant qu'il ne soit trop tard. Cazzo !

Et il le vit. Le Basilic. Du moins juste le bout de sa queue. Il venait d'entrer dans la Grande Salle et il restait des élèves à l'intérieur ! Pitié que personne ne le regarde dans les yeux...

Le directeur entra dans la Grande Salle et cria aux élèves de sortir immédiatement d'ici, pour ceux qui n'étaient pas sortis, tétanisés par la peur. La plupart des professeurs prenaient ces élèves dans leurs bras et se dépêchèrent de sortir, sous les ordres du directeur même si ces derniers avaient plus l'air de vouloir rester pour l'aider. Mais non, c'était son devoir. C'était à lui de protéger tout le monde quand une créature de cette dangerosité et de cette envergure attaquait le château. Néanmoins, il désenchanta vite quand il vit des corps au sol...Non !

D'un coup de baguette, toutes les portes se fermèrent quand les derniers élèves partirent. Ne pas regarder le Basilic...ne pas le regarder d'une quelconque façon. Le cri de la créature perça le silence de la Grande Salle tandis qu'elle s'approchait de Romulus rapidement. Il fallait atteindre ses yeux, qu'il ne puisse plus voir !

Romulus regarda à droite à gauche : les lances des armures ! Il recula aussi bien qu'il le put mais le serpent lui assena un coup de queue qui l'envoya contre le mur d'en face. L'Italien tomba au sol en poussant un gémissement de douleur. Il fallait qu'il trouve un moyen d'envoyer les lances droit dans les yeux de la créature en visant bien. Il leva les yeux vers la salle et se précipita avec tout le courage dont il pouvait faire preuve et sans trop réfléchir vers les différentes armures de la Grande Salle, délogeant ainsi les lances des chevaliers inanimés. Il en prit deux en vitesse et paniqua quand il remarqua qu'il était piégé dans un coin de la pièce ; tandis que le monstre, lui, avançait à tout allure. Alors ça y est ? Cela sonnait-il la fin ? Il fermait fermement les yeux, les lances pointées vers la bête, priant pour que cela fasse effet, que son calcul approximatif porte ses fruits. Et son souhait fut exaucé tandis qu'il entendit les lances s'enfoncer dans les yeux du Basilic et le sang de ce dernier gicler sur lui. Devait-il ouvrir les yeux aux risques de mourir ? Le recule du Basilic le contenta dans cette idée folle et il ouvrit les yeux. Les deux lances étaient toujours plantées dans les yeux du monstre. Il avait réussi ! Cependant, il savait que tout cela n'était pas terminé. Il devait le vaincre, le tuer définitivement.

Il chercha sa baguette un temps. Sauf qu'elle ne se trouvait pas dans sa robe de sorcier. Et le monstre  se reprenait, ouvrant sa gueule et dévoilant ses crocs imbibés de venin. Un venin assez puissant pour tuer en quelques minutes et dont le seul antidote était les larmes d'un phénix. Or, Romulus n'avait pas réellement de phénix sous la main. Il s'élança alors or de la porter du Basilic, dans une course folle à la recherche de sa baguette qu'il avait sans douter laisser tomber dans la Grande Salle. Le roi des serpents, même s'il ne pouvait plus voir pouvait cependant entendre. La créature poussa un cri de rage et se tourna, brisant plusieurs fois les quatre tables de la Grande Salle. Romulus, de son côté, tentait de ne pas trébucher, d'être courageux et de faire abstention de sa peur qui lui tiraillait les entrailles. Car même le plus valeureux des Gryffondor aurait peur d'une créature aussi hideuse et dégoûtante que celle-ci.

Il poussa un cri de joie intérieur en repérant sa baguette. Il n'avait jamais été aussi heureux de la voir. Il sauta dessus.

Grave erreur.

Il ne vit pas le serpent. Il ne vit pas gueule ouverte de la bête s'approcher et commencer à se refermer sur une lui...
▬ EXPULSO !
Romulus fut de justesse expulsé hors de la gueule du Basilic. Quelle idée il avait eu de se jeter un Expulso sur lui-même...Mais l'idée avait marché au moins !

Il se précipita derrière la table des professeurs alors que la créature était sonnée. Il était à l'abri pour quelques secondes ici, il ne devait juste pas faire de bruit. Comment faire ? Son rythme cardiaque était de plus en plus rapide et son souffle saccadé résonnait dans la salle, loin de le rendre discret aux oreilles du Basilic. Il devait tout d'abord se calmer puis réfléchir. Aller Romulus, tu es un homme ou quoi ? Fait fonctionner un peu tes méninges !

Néanmoins, il n'eut pas le temps de bien réfléchir quand le monstre fonça sur table des professeurs et la détruit en quelques secondes, faisant sortir Romulus de sa cachette. Se prenant un débris de table, il tomba en arrière, se prenant un pied de chaise contre la tête...

Mais le Basilic ne lui laissait aucun repos. La bête lui assena un coup de croc que Romulus esquiva en roulant sur le côté. Les crocs empoisonnés du serpent restaient plantés dans l'une des tables et, quand il les retira, l'un des crochets resta accroché au bois. Ce fait semblait énerver encore plus l'animal qui se montra davantage agressif, comme si cela ne suffisait pas. Le Basilic poussa un cri et fonça de nouveau sur le directeur qui, à chaque fois que le serpent voulait planter ses crocs ou bien  l'avaler, roula sur le côté, encore et encore. Il finit cependant par pointer sa baguette vers la chose, en hurlant différents sorts tels que des sorts de découpe qui ne firent strictement aucun effet sur ses écailles. Tous les sorts offensifs étaient inutiles face au roi des serpents...

Soudain, l'Italien eut une idée. Il se félicita d'avoir écouté Ewarnn Kirkland à la table des professeurs, quelques années plus tôt. Lui qui était si calé en créatures magiques. Il était bien connu que l'ennemi par excellence du Basilic...c'était...Mais bien sûr !

Romulus se leva donc et lança un sort de métamorphose sur l'un des pudding qui étaient encore sur la table. Et le sort fut effet, petit à petit. Le pudding devint un coq. Le cri du coq était mortel pour le Basilic. L'homme se félicita pour son idée et le cri de son coq magique ne tarda pas à venir, brisant ses oreilles par la même occasion. Mais ça ne marchait pas.

Impossible.

Le cri ne faisait qu'énerver le Basilic, encore et toujours. Le corps entier de ce dernier se dandinait dans tous les sens, mettant la grande Salle sans dessus-dessous, renversant le coq qui redevint pudding et Romulus par la même occasion qui se fit projeter une nouvelle fois contre le mur, sa tête cognant les pierres. Le sang de ce dernier coulait...doucement...le long de sa tempe...Il avait sommeil, tellement sommeil. Et la tête qui tournait...

Le serpent se retourna vers lui. Il avait laissé tomber sa baguette, loin de là où il se trouvait actuellement....
Était-ce vraiment la fin ? Il faut dire qu'il avait bien vécu. Mais il laissait tellement de choses derrière lui...D'abord ses fils, ses magnifiques fils Feliciano et Lovino. Il les aimaient tellement...Il était tellement fier d'eux, il ne voulait que leur bonheur. Puis, il y avait aussi ses neveux, Sebastiano et Clélia et ses collègues, et ses élèves, et tous ceux qu'il avait rencontrer tout au long de sa vie. Et il y avait...Abbanzio.
Non. Il ne devait pas fermer ses yeux. Il ne devait pas se laisser faire. Il devait se battre, pour l'école. A quoi pensait-il ? Ce moment de faiblesse ne lui ressemblait pas, il était le seul, l'unique, le grand directeur de Poudlard ! Romulus Vargas, premier du nom, l'un des plus grands sorciers de tous les temps. Il se releva donc, avec difficulté. Il allait vaincre, quitte à se sacrifier.
▬ Abbanzio, je n'abandonnerai pas !
Un cri d'oiseau vint cependant couper sa parole. Son hibou grand duc venait d'entrer par l'une des fenêtres détruites, dans ses serres se trouvait le choixpeau...Oh ! Romulus attrapa le choixpeau quand l'oiseau le lâcha en vol et en sortit...L'épée de Gryffondor ! Rien que ça. Romulus sourit, il pouvait remercier son oiseau. Il regarda alors le serpent, qui le fixait de ses yeux crevés.
▬ Pour Poudlard !!!!
Il fonça, tête de baisser, poussant son cri de rage. Il ne pensait qu'à ses fils, ses amis, ses élèves, son école. C'était quitte ou double. A tout moment...Le Basilic pouvait planter son dernier crochet dans son ventre, à tout les coups, il pouvait l'avaler, d'un coup. Et tout laisser derrière lui.
Mais Romulus courait, courait de tout son courage, l'épée prête à trancher la chair de cette horrible créature.

Et il lui assena le coup fatal, plantant la lame entre ses deux yeux. Romulus tomba à la renverse quand le Basilic cria une fois de plus, hurlant à la mort, et tomba de tout son long, manquant d'écraser le directeur...
Le souffle saccadé et essoufflé, Romulus Vargas regardait la scène...C'était fini...Tout était fini...Et, alors que son champ de vision diminua peu à peu, il ne put voir que l'épée disparaître tandis que son corps, inerte, tomba au sol...


***

▬ Papa ! Papa !
Ses yeux étaient toujours fermés. Était-on en train de l'appeler... ?
▬ Merde, Papa, réveille toi, chigiiiii !
Il ouvrit les yeux.
Devant lui, deux enfants...ou plutôt, deux adolescents le regardaient d'un air grave. Il vit des larmes, pourtant, dans les yeux de chacun d'eux...Et il sourit. Tendrement. Ses enfants, ses beaux enfants. Il ouvrit ses bras difficilement et ces derniers se jetèrent dedans.
▬ Feliciano, Lovino...Vous êtes là...Vous allez bien...Je vous aime tellement...
Et il pleura lui aussi. Ce n'était plus de son âge tout ça...Mais il avait survécu ! Il survivait toujours. Et il avait sauver l'école...Pour un temps.
▬ Et le Basilic ? Et la Grande Salle ? Et les élèves qui sont...
▬ Calmez-vous, Monsieur Vargas.
Il leva la tête, devant lui se trouvait Eurydice Karpusi, sa directrice adjointe. Il n'avait jamais été aussi heureux de la voir.
D'un signe de tête, Romulus indiqua à ses fils de partir. Ce qu'ils firent non sans rechigner.
Puis il regarda la Grec.
▬ Vous avez dormi toute la journée. On dirait que le venin du Basilic se trouvant sur sa peau vous a un peu contaminé. Par chance, Madame Assan avait un peu de larmes de phénix dans ses réserves. Le Basilic, quant à lui, est en examen au Ministère de la Magie et Sainte-Mangouste. Nous aurons des résultats très bientôt. Le crochet du Basilic manquant a été récupéré par Madame Alconahuacatl. Les élèves pétrifiés ont été guéri, grâce à du jus de mandragore...mais....
▬ Continuez...
▬ Cinq élèves sont morts...Deux élèves de Gryffondor, une élève de Poufsouffle, une élève de Serdaigle et un autre de Serpentard.
Cinq...Déjà trop évidemment...Mais moins qu'il ne le pensait.
▬ Merci pour ces informations Eurydice..Tâche de...rendre les corps aux parents...Nous ferons une cérémonie dès ce soir.
Sur ces mots, Eurydice quitta la pièce. Laissant seul le directeur de cette triste école...
Seul avec ses larmes.




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