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[Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria)

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MessageSujet: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Sam 6 Juin - 18:33

「 Cul sec ! 」


Comme toute personne sérieuse qui se respecte, Ludwig était arrivé en avance à son lieu de rendez vous. L'auberge des trois balais était déjà peuplée, il fallait croire que le soir était l'instant le plus propice à faire du chiffre d'affaire, et aujourd'hui, Maria et l'allemand allait se glisser dans la clientèle. Il y avait de tout dans le bâtiment : des habitués, qu'il reconnaissait de temps à autres, et qui étaient toujours là, peu importe quand est-ce qu'il venait boire. Il y avait aussi quelques élèves, rassemblés à une table, et qui faisaient beaucoup de bruit, faisant grimacer certains parfois. Puis, il y avait les habitants du villages, et les visiteurs, qui venaient voir à quoi ressemblait le Pré-au-Lard, un des seuls villages créé uniquement par des sorciers. Les deux étant très amis, on aurait pu croire qu'ils se rassemblaient pour papoter, pour être ensemble autour d'une petite Bièraubeurre, mais le but de la soirée était en réalité tout autre.

Il ne se souvenait plus de comment la conversation avait commencé : une histoire de matière scolaire, emportée par la fierté du blond, qui avait tourné en concours. La question était "lequel des deux tenait le mieux l'alcool ?". L'allemand avait confiance en lui sur ce sujet, et se savait résistant aux plus puissants des breuvages, même si la Bièrraubeurre, qui n'était pas réellement forte, restait sa boisson préférée. En revanche, il n'avait jamais vu sa meilleure amie boire, même si, elle aussi, semblait être certaine de réussir le défi. Les deux avaient entendu parler de cet alcool très fort, le Whisky pur feu, qui était interdis aux mineurs. Mais Ludwig avait dix-sept ans, en paraissait bien plus, et était certain de pouvoir se faire passer pour un adulte sans soucis. De plus, les vendeurs n'avaient pas vraiment l'air de faire attention à ce qu'ils vendaient et à qui... Surement que la recette du jour était plus importante que la santé des plus jeunes. Il soupira rien qu'à cette pensée, mais il ne pouvait se plaindre : la tâche en était largement facilitée, et se faire prendre n'était pas dans ses plans.

Détournant son regard de l'intérieur de la taverne, il aperçut au loin celle qu'il attendait, Maria. Il lui fit un petit signe de tête, et une fois celle-ci près de lui, il la salua oralement, avant de montrer du bras l'intérieur plus que bondé de l'établissement. Heureusement, il restait encore plusieurs tables pour deux personnes de libres, et c'était bien suffisant pour passer la soirée.

-Prenons celle du fond. Proposa t'il. J'y suis habitué, et c'est sûrement l'endroit où on entend le moins les bruits alentours. Ce soir est relativement bruyant, et nous nous entendrons mieux.

Il guida la gryffondor jusqu'à la table en question et s'assit sur la chaise la moins proche, laissant l'autre à son amie, par galanterie, même si il n'était pas du style à aller jusqu'à tirer la chaise pour la demoiselle. Il leva son bras afin d'appeler un serveur, qui, par chance, passait à côté d'eux. Celui-ci s'arrêta, son calepin lévitant près de lui. Ludwig se tourna vers Maria, l'air certain, avant de hocher la tête. Une fois les boissons arrivées, le défi pourrait commencer.

-Deux whisky pur feu s'il vous plaît.

Comme prévu, l'homme nota la commande sans même regarder ses clients, avant de partir, observé par le serdaigle, qui arborait un sourire plus que satisfait. On ne pouvait pas le défier sur son terrain, ça, non.

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MessageSujet: Re: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Sam 13 Juin - 21:44


CUL SEC !
Comme la personne sérieuse qu’elle n’était pas, Maria allait être en retard. Enfin, elle était plutôt bien partit pour être en retard car en ce moment même, elle se trouvait encore à l’entrée du village de sorciers. Elle fut surprise du monde qu’elle y trouva. Comme si tout Poudlard et la bourgade entière avait soudainement décidé que faire un tour à Pré-au-lard était la dernière tendance et qu’il fallait absolument y venir, ce soir précisément sinon ils seraient pris pour des loosers. Elle s’enfonça dans la foule en accélérant le pas. Sans grandes surprises, elle bouscula plusieurs personnes, qui lui lancèrent d’ailleurs des regards étonnés et, pour la plupart, noirs. Elle se contenta de leurs rendre ce regard, en pire. Sauf quand elle avait bousculé un enfant. Là elle avait présenté ses excuses. Elle n’était pas un monstre non plus.

Elle vit que le soleil commençait doucement à décliner et qu’il faisait soudainement plus sombre. Sans trop savoir pourquoi, elle courut sue les cent derniers mètres qui la séparaient de l’auberge des trois balais.

Un peu essoufflée à cause de cet effort soudain, elle s’arrêta sous l’enseigne, près de la porte, en profitant pour repenser à la raison de sa présence ici. Le pari. Elle acceptait toujours les paris bien trop facilement, même quand elle n’était pas sûre de gagner. Son ego la poussait à relever tous le défi et cet orgueil lui causerais biens des ennuis plus tard, elle le sentait.

Elle aimait bien l’alcool pourtant mais n’avait jamais vraiment tentée de boire ne serait-ce qu’une seule petite gorgée d’un alcool fort… Elle plongeait donc en quelque sorte, dans un univers complètement inconnu pour elle. Elle aurait dû se sentir un peu effrayé mais elle ressentait plus une grande excitation que de la peur. Maria sourit un peu en ouvrant finalement la porte de l’auberge. Elle espérait ne pas être trop en retard. Et aussi que Ludwig soit en là car elle n’aurait pas l’air fine, seule au milieu des groupes présents dans l’auberge.
Heureusement, à peine entrée dans l’établissement, elle remarqua tout de suite l’allemand qui semblait lui aussi l’avoir repéré puisqu’il lui adressa un signe de tête qu’elle lui rendit promptement, un grand sourire en plus. La mexicaine se déplaça jusqu’à lui et lui rendit un « Bonjour » joyeux.

-Prenons celle du fond. J'y suis habitué, et c'est sûrement l'endroit où on entend le moins les bruits alentours. Ce soir est relativement bruyant, et nous nous entendrons mieux.

-Je crois que ça ne ça ne m’étonne même pas que tu cherches à prendre la table la plus au calme..  dit-elle, un peu sarcastique, mais pas méchante pour deux sous.

Maria suivit Ludwig jusqu’à la ladite table. Elle sourit de nouveau, amusée, lorsqu’il lui laissa le siège le plus proche mais se garda de faire une remarque cette fois ci, le blond allait finir par mal le prendre sinon.  Alors qu’un serveur s’approchait pour prendre leur commande, elle murmura près de l’oreille de Ludwig :

-J’espère que l’on n’aura pas de problèmes à cause de mon âge… Tout en disant ça elle détailla son ami du regard. Toi ça passera mais moi...

Le serveur repartit aussi vite qu’il était revenu, après avoir rapidement noté les commande.

Elle rit un peu. Et s’exclama, toujours assez bas cependant :

-.. Apparemment être mineur n’est pas un problème ! C’est bien l’honnêteté des commerçants..

Perdue dans son sarcasme, elle ne remarqua pas tout de suite le sourire confiant qu’arborais son meilleur ami. Bien trop confiant. Elle décida à le titiller un peu avant que les boissons n’arrivent.  

-Tu as l’air sur de toi Luddy… Ne me sous-estime pas, rajouta-t-elle avec une pointe de hargne dans la voix pour le faire réagir.
Elle s’amusait follement, il fallait le dire, si bien qu’elle ne vit pas le serveur qui revenait avec un plateau sur lequel se trouvait deux verres, remplient tous les deux d’un liquide étrange.  

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MessageSujet: Re: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Dim 14 Juin - 11:00

「 Cul sec ! 」


-... Apparemment être mineur n’est pas un problème ! C’est bien l’honnêteté des commerçants.

Ce que l'allemand appréciait chez son amie, c'était son art de lancer des sarcasmes. On pouvait croire qu'il ne les aimait pas lui même : en effet, il renvoyait une image de lui sérieuse et strict, ce qui était son objectif, et c'était pour cela que lui même pratiquait peu l'ironie, qu'il ne considérait pas comme étant une nuance employée par les plus hauts de la société. De plus, face à un ennemi, il savait qu'il ne fallait pas utiliser le sarcasme pour déstabiliser. Il possédait au naturel cette expression sérieuse et ce regard glacial bleu ciel, il il savait s'en servir pour intimider ceux à qui il avait à faire, voire jusqu'à les faire fuir si il s'agissait d'animaux ou d'enfant. Si la personne persistait à lui tenir tête, il se mettais à hurler, de manière sèche et puissante, ce que lui permettait parfaitement sa voix grave. Mais jamais il n'utilisait le sarcasme. Au final, c'était plus quelque chose qu'il faisait entre amis, quand il savait l'ambiance détendue, et qu'il était déterminé à faire de l'ironie.

Ce que Ludwig savait aussi apprécier chez sa meilleure amie, c'était sa perspicacité. Elle remarquait tout, et le mieux, c'est qu'elle n'hésitait pas à le faire remarquer à tous. Cela pouvait se montrer très agaçant quand elle apercevait des détails personnels, certes, car aussitôt vu, aussitôt déclaré ! Mais au final, cela restait un moyen de faire avancer la conversation, ce que lui avait du mal à faire, les sujets qu'il considérait intéressant étant souvent vu comme très ennuyant par le reste du monde. Il n'y avait que deux personnes qui l'écoutaient sans l'interrompre ou sans bailler quand il tentait d'engager lui même la conversation : Kiku Honda était la première, même si il n'avait jamais su si le japonais restait là, mimant l'intérêt afin d'être poli, ou si il était vraiment heureux de parler avec l'allemand. Son père était la deuxième, tout simplement car lui et le serdaigle partageait énormément de point commun, si bien qu'il n'avait jamais vu un père ressembler autant à son fils, qu'il s'agisse d'apparence ou bien même de caractère et de goûts. Les deux Beilschmidt eux aussi savaient remarquer les choses, mais avaient plus tendance à les taire, à les garder pour eux même, au contraire de la mexicaine, qui ne s'en priva pas.

-Tu as l’air sur de toi Luddy… Ne me sous-estime pas. Lança t'elle sur un ton de défi.

Il ne perdit pas son petit sourire en coin de fierté. Si il devait avoir une principale qualité, en plus de son organisation, ce serait sa confiance en soi. Ludwig se connaissait lui même par coeur, avait en connaissance ses défauts, comme ses qualités, afin de mieux évaluer toutes les situations dans lesquelles il pouvait se mettre. La situation actuelle, il était certain de l'avoir en main. Il résistait bien l'alcool, et se savait résistant aux gueules de bois : il restait dans son lit le lendemain un peu plus longtemps que d'habituel, mais rien de plus. Il se levait ensuite, comme tous les jours, pour faire sa coiffure proprement, mettre ses vêtements parfaitement plié, et partir étudier frais comme la rosée du matin. Ni vu ni connu, personne ne pouvait savoir qu'il avait prit une cuite la veille. Bien sur, il ne s'était encore jamais attaqué au whisky pur feu, légende des trois balais, et vu ce qu'on lui racontait, il se voyait déjà bien bourré le défi une fois fait. Mais il était certain qu'il le serait moins que Maria, sa résistance à l'alcool restant tout de même impressionnante.

-Je ne le fais pas. D'ailleurs, je ne te prend pas en compte dans mes plans. Je suis juste... En train d'évaluer mes propres capacités, sans chercher à connaitre les tiennes. Et à moins que tu sois une championne professionnelle de beuverie, je suis, disons... à 84 % certain de sortir vainqueur de ce soir.

Il ne continua pas plus, car il aperçue le serveur revenir avec les deux breuvages sur son plateau, servis dans deux simples verres, ce qui retirait un peu de sa grandeur au combat qu'allait mener les deux amis. Les deux récipients furent posés sur la table sans un mot, et l'homme s'éloigna peu après, sans même un regard, pour aller prendre les commandes des autres tables. L'allemand se concentra sur son verre. C'était transparent comme de l'eau, si bien que si le liquide n'avait pas d'odeur, on pouvait tout à fait confondre. Il le prit dans sa main, le leva à hauteur de son visage, comme pour l'observer un instant, avant de regarder la mexicaine.

-Eh bien, que le défi commence... Je vais compter jusqu'à trois. Et je préfère prévenir... C'est cul sec.

Il croisa le regard concentré et incertain de sa camarade, lui même commençant à douter de cette idée. Mais c'était bien trop tard : les whisky étaient devant eux, attendant d'être bu et d'arracher la gorge de leur acheteur, pour ensuite faire de leur cerveau quelque chose de fou et de déraisonné.

-Trois... Deux... Un !

Le défi était lancé. Ludwig serra ses doigts sur son verre, le portant à sa bouche, et versant l'intégralité du contenu dedans. Il prit quelques secondes seulement pour s'attarder sur le gout, qu'il appréciait, avant d'avaler purement et simplement. Sa gorge commença à chauffer, ainsi que tout le reste de son corps, sa tête restant pâle comme à son habitude, mais ses oreilles se teintant de rouge. Son expression affichait un peu de douleur, beaucoup de surprise, et surement, une concentration extrême, comme si sa volonté pouvait empêcher l'alcool de monter à son cerveau.

-... Hure, 'scheissen. Ceci pouvait, avec toute élégance, se traduire par "Putain, 'chier". Le truc était puissant, il n'y avait aucun doute. Il avait l'impression qu'il pouvait, à n'importe quel moment, se mettre à cracher des flammes, et il comprit, avant de tomber dans cet état appelé "J'suis bourré maggle", pourquoi on avait donné un tel nom au fameux whisky pur feu. Il manqua de cogner sa tête contre la table, comme pour faire partir la sensation, mais se reteint, se tenant encore droit, mais bougeant légèrement de droite à gauche en fixant le vide, dans un tentative de rester sobre et d'en avoir l'air.




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MessageSujet: Re: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Ven 10 Juil - 13:50


CUL SEC !
-Je ne le fais pas. D'ailleurs, je ne te prend pas en compte dans mes plans. Je suis juste... En train d'évaluer mes propres capacités, sans chercher à connaitre les tiennes. Et à moins que tu sois une championne professionnelle de beuverie, je suis, disons... à 84 % certain de sortir vainqueur de ce soir.

Elle n’aima pas du tout les paroles de l’allemand. Elle sentit le rouge colorer ses joues et la colère gonflée dans sa poitrine. Alors comme ça monsieur était sûr de sortir vainqueur de ce duel ?! Elle allait lui prouver qu’il se trompait !

Ce fut à ce moment précis que le serveur revint vers eux et leur servit les deux verres. Curieuse, elle s’empara rapidement d’un des deux, intriguée par l’aspect de ce whisky. Transparent. Et le sentit rapidement avant de se dire quelques secondes plus tard qu’elle n’aurait pas dû. Mais alors pas du tout. L’odeur était tellement forte qu’elle lui fit tourner la tête  pendant un petit moment.

Elle jeta un coup d’œil à son ami qui lui aussi inspectait le liquide.

Il semblait un peu perplexe et, il fallait bien l’avouer, elle l’était aussi. Elle sentit l’hésitation s’emparer d’elle. Etait-ce vraiment une bonne idée ? N’allait-elle pas faire une énorme connerie ? Après tout, la mexicaine s’était vantée devant Ludwig de particulièrement bien tenir l’alcool mais elle avait un peu modifié la réalité…

En vérité, elle n’était pas une grande buveuse. Enfin, plutôt, une buveuse occasionnelle. Avec ses amis moldus, Luis, Jazmin, Marco et Isaac, il n’était pas rare qu’ils aillent se prendre des cuites ensembles parce qu’ils trouvaient tous ça plus ou moins drôle. Enfin, moins pour Isaac et plus pour les autres. De ces soirées arrosées, elle se souvenait ne pas avoir mis particulièrement longtemps à voir trouble.  Et d’après les dires de ses amis, elle ne devenait pas la meilleur des compagnies avec cinq verres dans le nez. Maria ne savait pas comment elle devait le prendre ni ce qu’ils entendaient par « pas la meilleure des compagnies » car ces quatre-là refusaient encore aujourd’hui de lui dire comment elle se comportait quand elle était bourrée. Bourrée à ne plus se souvenir de ses actions de la veille, on s’entend bien là-dessus.

Bref, elle hésitait beaucoup. Elle avait même un peu... peur ? Oui, peut-être un peu peur de ce qui allait se produire si elle ingurgitait cet alcool.

La mexicaine fut coupée dans ses pensées par son meilleur ami.

-Eh bien, que le défi commence... Je vais compter jusqu'à trois. Et je préfère prévenir... C'est cul sec.

Elle se contenta d’hocher la tête tout en fixant son verre.

-Trois... Deux... Un !

Elle se jeta à l’eau. Elle approcha le verre de ses lèvres. Il y eu un instant de battement, une ou deux secondes, pas plus et elle vit que Ludwig venait d’avaler alors elle fit de même.

Une fois le liquide dans sa bouche, elle eut comme une sorte de soulagement. Elle l’avait fait ! Et puis ce n’était pas si terrible finalement… Elle avala. Et elle ne s’attendait pas à ce qui lui arriva par la suite. Le liquide descendit rapidement dans le long de sa gorge. La aussi, il y eu un battement, juste de le temps de cligner des yeux. Et puis elle le sentit. La brulure suivit de peu. Elle avait la gorge en feu, c’était comme si on avait laissé de la lave couler à l’intérieur. Elle avait l’impression qu’un dizaine de serpents se glissaient le long de son œsophage et lui injectaient du poison en piques de douleurs impressionnants. La mexicaine eu vite l’impression de manquer d’air à cause de la chaleur qui venait de s’emparer de sa gorge. Elle ouvrit la bouche pour reprendre son souffle aussi bien que pour tenter  d’apaiser la douleur. Tout en se demandant au passage si elle n’allait pas se mettre à cracher des flammes en le faisant, mais tant pis !  Mauvaise idée.  Aucuns jets de feux de sortit de sa bouche, en revanche, l’air frais qu’elle aspira ne fit que redoubler la chaleur et lui assécha la bouche.  Elle se mit à tousser, certaines mauvaises langues auraient dit qu’elle crachait ses poumons. Pourtant elle essaya de garder un peu de dignité. Un peu.
Sans trop savoir pourquoi, elle se crispa, et seul ses jambes se mirent à bouger de manière frénétique, tapant de manière régulière sur le sol. Elle ferma les yeux comme si cette action allait changer quelque chose à l’inconfort de la situation actuelle.  Maria sentit la chaleur se reprendre, d’abord dans son visage. Elle devait être rouge au niveau des joues car même sans les toucher elle se sentait brulante. Ensuite, le bouffée de feu remonta jusque dans son crâne et lui donna l’impression que quelqu’un venait de lui lâcher une enclume à l’intérieure de la tête. D’ailleurs, elle commença à avoir le tournis. Son buste se balançant de manière imperceptible d’avant en arrière. Elle tenta un instant de se contrôler, peine perdue.

-... Hure, 'scheissen.

Et émit un petit ricanement moqueur lorsqu’elle entendit Ludwig jurer avant d’être prise de vertiges de nouveau. Bon sang, que sa tête était lourde ! Elle s’apprêtait à tomber mais eu la présence d’esprit, ou plutôt le réflexe de s’appuyer contre le mur voisin. Enfin, « s’écraser » serait un terme plus approprié pour qualifier son action. Elle se mit à marmonner.

-Aah… C’est frais…

Elle fixa le blond de ses yeux humides.

-C’est bon... je suis en vie… Je crois. Toi aussi apparemment.

Sa langue était pâteuse et sa bouche étrangement sèche. En plus, elle devait plus bégayer qu’autre chose mais elle tenait à faire savoir à l’allemand qu’il en faudrait plus pour l’avoir. Du moins, c’est ce dont elle essayait de se persuader bien qu’elle ait l’air plus morte que  vive à cet instant.

Sur ce, elle se mit à rigoler en remarquant que Ludwig avait les oreilles toutes rouges.


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MessageSujet: Re: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Ven 10 Juil - 14:35

「 Cul sec ! 」


Maria avait en effet l'air complètement morte.
Les bras flasques tombaient le long de son corps sans mouvement, collée au mur, mollement écrasée contre celui-ci. Le spectacle n'était pas beau à voir, et Ludwig se mit à penser à sa propre situation. Il ne devait pas vraiment avoir l'air magnifique non plus...

Lui d'habitude droit, il penchait parfois dans une direction, parfois dans l'autre, le visage rouge, en feu. Ses joues et ses oreilles le piquaient, signe de ses rougeurs. Sur sa peau pâle, l'effet était des plus ridicule. Son nez aussi bientôt se teinta de pourpre, et pendant un instant, l'allemand se mit à ressembler à ces personnages de bande dessiné bien bourrés, à l'allure comique.

-C’est bon... je suis en vie… Je crois. Toi aussi apparemment.

Il hocha simplement la tête, l'action le rendant confus. Le monde ne tournait pas encore autour de son champ de vision, mais il savait qu'un verre de plus de ce breuvage, et il ne saurait plus marcher droit. Lui qui était habitué à la bièreaubeurre, ça changeait énormément ! Il lança un grand soupire, inspirant, sa gorge s'asséchant au passage. Il retint un deuxième juron, tentant d'avaler la salive qu'il n'avait plus, évaporée. Il pouvait entendre les conversation à une table proche, les regarder du coin de l’œil. Deux hommes d'un âge avancé buvaient leur verre de whisky pur feu presque comme si de rien n'était. Ah, ce que le serdaigle avait hâte de devenir adulte pour pouvoir faire ça.

Mais il était bloqué dans ce corps d'enfant pour l'instant : ce corps qui gérait mal le produit qu'il venait d'avaler, qui ne savait pas protéger son cerveau correctement. Il fallait une habitude, un entraînement. Et une fois cet alcool bu encore et encore, il pourrait lui résister, et en être fier. Car là, la fierté, c'était pas ce qu'on voyait en premier chez lui. Il restait certes droit, gardant un minimum de tenue et d'estime, mais tout le reste de son comportement indiquait qu'il n'avait vraiment pas la coutume de boire du whisky pur feu.

Soudain, Maria éclata de rire, le faisant rougir encore plus. Il avait l'air si ridicule que ça ?... Si seulement il avait un miroir : le reflet de son verre était loin d'être suffisant pour observer son état actuel. Cela dit, le rire de sa meilleure amie semblait... Dangereusement contagieux. Lui n'était pas du genre à rire, et pourtant, il laissa échapper un gloussement, surement les effets de l'alcool. Et dire que celui-ci ne lui était pas encore complètement monté à la tête...

De plus en plus, le rire puissant de l'allemand gagnait toute son ampleur. Maria riait, ce qui le faisait rire, ce qui faisait rire Maria. C'était le genre de crise de fou rire qui ne pouvait pas être calmé avant un moment. Et puis, la tête de la gryffondor était aussi assez risible. S'étant écrasée contre le mur, ses cheveux s'étaient décoiffés, mis n'importe comment. Il n'était pas mieux, mais il ne s'en rendait pas compte : quelques mèches glissaient déjà de leur place, surement libérée par la chaleur corporelle nouvelle du blond.

Au final, Ludwig riait de façon extrêmement forte, lui qui d'habitude était quelqu'un de calme et posait. Quelques visages se tournèrent vers la petite table, avant de reprendre leur conversation : des gens bourrés, il y en avait des tonnes ici, et ça ne dérangeait pas vraiment tant que vomir n'était pas impliqué dans le scénario...

-Encore des jeunes qui ne respectent pas la limite d'âge. Lança quelqu'un dans la salle, parlant à son ami. Enfin, peut on les blâmer ? On a tous fait ça un jour où l'autre.




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MessageSujet: Re: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Mer 19 Aoû - 14:28


CUL SEC !
Il lui sembla que lorsqu’elle éclata de rire, Ludwig devint encore plus rouge. Et à d’autres endroits aussi, comme le nez ou les joues. Quelle belle image ! Elle n’aurait jamais cru voir l’allemand sous un jour pareil ! Et pourtant elle aimait bien.

C’était agréable de passer du temps avec ses amis, à faire des conneries, même avec les personnes les plus inattendues…

Sans trop savoir pourquoi, son rire redoubla. Elle passa sa main droite devant sa bouche, comme si cela allait servir à quelque chose. Soudain, elle entendit un gloussement. Un gloussement grave. Les trois neurones sui lui restaient se connectèrent entre elles et elle se rendit compte que le bruit venait de... Ludwig. Elle le fixa pendant un certain temps, ne réalisant pas vraiment ce qu’il se passait sous ses yeux. Et puis son meilleur ami se mit à rire franchement. C’était un rire fort et grave qui amusa follement la mexicaine. Mais vraiment  BEAUCOUP. De ce fait, son hilarité passa au niveau supérieur. Il en fut de même pour Ludwig. Et donc une nouvelle fois de même pour la mexicaine.

Le cercle vicieux se poursuit inlassablement pendant quelques minutes. Ludwig est lui maintenant lui aussi écrasé contre le mur. Quel beau duo ils faisaient tous les deux… Déjà qu’ils étaient un peu étrange à la base, leur amitié en étonnait plus d’un.

C’est vrai qu’elle était bizarre leur amitié. Elle ne saurait vraiment dire quand elle a commencé à considérer l’allemand comme son ami… Et pourtant ! Ils étaient tellement différents l’un de l’autre. L’un calme l’autre constamment en mouvement. L’un réfléchit, l’autre tête brulée. En fait, Ludwig était le genre de garçon parfait que se fait chambrer par les gosses turbulents du quartier… Et Maria était le genre de gosse du quartier turbulente, qui chambre les garçons parfaits.

Et pourtant…

Ils étaient là, ensemble, à se bourrer la gueule comme deux vieux poivrots. Et ils riaient à gorge déployés. Si la mexicaine avait à utiliser un seul mot pour décrire sont état actuel, ce serait « plénitude » (Sans vraiment savoir si c’était grâce à Ludwig ou à cause du whisky qui rependait doucement son alcool dans ses veines.)

Elle trouvait le rire de Ludwig beau et se fit la remarque qu’elle adorerait l’entendre plus souvent. Aujourd’hui, elle sentait vraiment que l’allemand et elles étaient vraiment des amis, qu’ils étaient parfaitement et simplement normaux.  
Elle continua à rire, avec une distinction tout à fait discutable.

Soudainement, elle fut coupée dans son hilarité par un sursaut, un hoquet aigue, bref. La brune n’eut plus envie de rire. Une sorte de silence s’installa jusqu’à ce qu’elle hoquette de nouveau. Ludwig et se remit à rire, elle non, se contentant de sursauter à chaque nouveau hoquet.

-Encore des jeunes qui ne respectent pas la limite d'âge. Enfin, peut-on les blâmer ? On a tous fait ça un jour où l'autre.

La mexicaine pivota sur sa chaise, le corps toujours parcourut de soubresauts, plus ou moins réguliers. Elle remarqua à peine la lueur amusée dans les yeux des deux adultes.

-Vous veniez souvent , elle hoquette, ici à notre âge ?

-Mais c’est qu’elle est curieuse la p’tite !

-Il ne fallait pas ouvrir votre bouche , hoquet, m’sieur si vous ne vouliez pas, hoquet, en parler !

Les deux hommes s’entre-regardèrent et éclatèrent de rire. Maria se sentit « un peu » ridicule mais ne se démonta pas, se contentant de les fixer.

-Mais t’as peur de rien toi ! s’exclama l’un des deux adultes.

L’autre continua.

-Bah ! Comme t’es drôle, j’veux bien t’raconter. Et puis avec une grande gueule comme la tienne, tu dois être à Gryffondor, j’me trompe ?

-C’est ça ms’ieur ! Elle pointa Ludwig du doigt, Et lui, hoquet, c’est un Serdaigle !

-C’est bizarre comme amitié ça! Mais bon, c’pas grave ! Si tu veux connaître la vérité, c’est qu’avec l’ami Jack, cette fois c’est au tour de l’homme de pointer son propre camarade de beuverie, on venait ici toutes les deux semaines depuis la troisième année !

-La troisième année ?

-Yep Mam’zelle ! Mais…enlève cette moue choquée de ton visage, ose me dire que t’avais jamais touché d’alcool avant ta troisième année !

Un rire monta de nouveau dans la gorge de la mexicaine, qui se tourna alors vers son meilleur ami.

-Je refuse de répondre à cette question ! Les trois hoquets qui entrecoupèrent cette phrase enleva un peu du sérieux de sa phrase. Mais je serais curieuse de savoir pour toi Ludwig..

Alors que l’allemand répondait quelque chose, elle reporta de nouveau son attention sur les deux adultes.  

-Mais cn’est pas une question d’âge…  Commença l’un.

-Mais une question de tradition ! Termina l’autre.

Maria se tourna tellement rapidement sur sa chaise qu’elle faillit tomber à la renverse.

-Tu vois mon Luddy, si on se fait chopper, on dira qu’on ne boit pas pour boire, mais pour perpétuer la tradition !

Pour cette phrase, elle avait hoqueté quatre fois.

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MessageSujet: Re: [Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria) Lun 24 Aoû - 12:06

「 Cul sec ! 」


Le rire de l'allemand se calme peu à peu lorsque Maria engagea la conversation avec les deux étrangers. Ils semblaient être habitués, et assez sympathique, ou du moins... Assez alcoolisé pour l'être. C'est ça d'avoir l'alcool joyeux : même quand ton va mal, une bonne bière, et ça va mieux ! Il observa donc la scène, à nouveau silencieux, mais toujours avec un sourire, qui lui venait bien plus facilement dans les tavernes quand des les couloirs où les grandes salles de Poudlard. Il fallait dire que la boisson n'était pas... Abondante dans l'enceinte de l'établissement.

Comme à chaque fois qu'il était bourré, l'esprit du blond se mit à divaguer. C'est vrai ça... Ils ne servaient pas d'alcool à Poudlard ! Et si il en servait ? Il voyait déjà une fontaine à bière installé dans le jardin de l'école de magie. Ah... L'effet était des plus merveilleux. Son sourire se perdit, tout comme son attention à l’environnement qui l'entourait. Il avait toujours été ainsi : après quelques bon verre d'alcool, il se mettait à rire pour rien, puis il se perdait dans des pensées stupides du style "Mon doigt s'appelle un pouce, mais je le vois pas pousser", jusqu'à ce que quelque chose la ramène à la réalité et le fasse rire à nouveau.

Ce qui lui fit regagner un peu de conscience fut la conversation que son amie avait avec les deux hommes. Il avait bien du en louper la moitié, mais cela ne faisait rien : le doigt pointé vers lui avait attiré son oeil.

-C’est ça ms’ieur ! Et lui, c’est un Serdaigle ! Annonça la mexicaine.

-C’est bizarre comme amitié ça! Mais bon, c’pas grave ! Si tu veux connaître la vérité...

Il se perdit à nouveau. C'était bizarre ? Il n'y avait jamais trop penser... Mais maintenant que c'était mentionné, en effet, il n'avait pas de très bon amis chez les gryffondors à part Maria. Il y avait bien Luciano, Tabitha ou bien même Elizaveta, mais il était certain de ne jamais pouvoir passer des moments aussi beaux et forts avec ces trois là. Ses meilleurs amis se trouvaient surtout... Chez les serdaigle et les poufsouffle, quand il y pensait. Feliciano et Antonio se trouvait dans la maison à couleur jaune, tandis que Kiku marchait souvent aux côtés de Ludwig, vêtus tous deux des même couleurs. Et la seule personne très proche qu'il avait à Serpentard était son frère.

Mais gryffondor... Non, Maria était bien la seule.

Durant son flot de pensé, l'allemand n'avait pas arrêter d'écouter la conversation que Maria avait avec les deux habitués. Depuis la troisième année, ils venaient ici à deux ? C'était une belle amitié ça, forgé autour de l'acool. Cela sonnait presque comme un conte de fée aux oreilles de Ludwig. Mais soudain, celui-ci fut ramener dans la conversation par la question de sa meilleure amie.

-Mais je serais curieuse de savoir pour toi Ludwig...

Ah... Sa première bière ? Car oui, c'était une bière, bien évidemment. Il ne s'en souvenait plus, mais on lui avait raconté. C'était un mois d'octobre, à la fête de la bière habituellement fêtée en Allemagne. Il avait sept ans, et un gars bourré se trouvant à côté de lui et ayant décidé que le blond avait atteint "l'âge de raison" lui donna un verre plein afin de la lui faire perdre bien vite. Ludwig n'avait pas dit non : c'est que ça avait l'air bon ce truc. Et encouragé par une bande de pochtron, il avait bu le tout cul sec. A cet âge, et sans y avoir été habitué, l'enfant s'était mit à rire pendant au moins une bonne demie heure, avant de s'endormir directement face contre table.

-J'avais sept ans ! Répondit-il avec un sourire et un petit rire. Cul sec. J'ai tenu une demie heure, alors je suis assez fier de moi !

Son rire reprit, faisant tourner la tête de quelques personnes dans la pièce. Il faut dire que le son était assez puissant. Maria se mit à rire à son tour, avant de reprendre la conversation avec Jack et son ami.

-Mais cn’est pas une question d’âge…
-Mais une question de tradition !

Ah putain ouais... Il l'avait senti passé la tradition à sept ans. Et l'année d'après, et encore d'après. C'est bien simple, au fil des années, le sang de Ludwig avait du finir par être composé de 0.073 % d'alcool.

-Tu vois mon Luddy, si on se fait chopper, on dira qu’on ne boit pas pour boire, mais pour perpétuer la tradition ! Lança Maria entre trois-quatre hoquets.

Le blond explosa se rire, en essayant de dégager sa coiffure défaite de devant ses yeux.

-La tradition ! Ca me va bien comme excuse ! Dit il de façon bruyante et en tendant son verre vide. Et toi Maria ? Ton premier verre ? Tu m'as rendu curieux.

Déjà les deux amis étaient repartis à leur propre conversation.




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[Juin 1990] Cul sec ! (feat. Maria)

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