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[Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria

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MessageSujet: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Sam 25 Juil - 21:26

Leçon de danse × ft. Maria F. de Ayala
Il arrive à Arthur d'être content. Oui vous avez bien lu : content.

Il a deux manières de se comporter : celle avec les hommes et celle avec les femmes – on peut bien compter une troisième avec les cons, mais elle peut se diviser chez les deux, plus rarement chez les dames. Avec les hommes, il peut être froid, cynique, désabusé voire même à peine poli. Tandis qu'avec la gente féminine, Arthur a tout du gentleman de base. Modeste, souriant, et par-dessus le marché, galant à toute épreuve. Porter une demoiselle comme une princesse si elle est blessé ou lui tirer la chaise lorsqu'elle se met à table, c'est tout à fait normal. Quand on voit le personnage égocentrique à Poudlard, on a du mal à croire qu'Arthur connaisse autant de savoir vivre. Et pourtant...

Aujourd'hui, au milieu de ces vacances organisées par l'école, il a la chance d'avoir une élève particulière – parce que ça va bien cinq minutes les gaffes de Luciano avec sa baguette – à qui il va transmettre un minimum ce savoir. Et son chapitre préféré dans « la conduite parfaite » : la valse. La demoiselle à qui il allait l'enseigner était un cas disons... sérieux. Mademoiselle Maria Fernandez de Ayala. Elle avait la particularité d'être... aussi délicate qu'un troupeau d'éléphants aux défenses de 15 mètres, affamés et carnivores. Non pas que ça semblait lui rendre la tâche difficile ou agaçante, au contraire. Il le prenait plutôt comme un défi. Sa façon d'être était apparemment connue de la plupart des élèves, alors un changement à peu près radical comme il espérait lui enseigner allait forcément se voir, même un peu. Il ne cherchait pas à la changer complètement pour qu'elle soit à ses goûts – par « goûts », on entend bien sûr sa vision de la femme parfaite – mais à la rendre plus... savante du savoir-vivre ? Du moment qu'elle cesse ses excès de colère intensifs et réguliers, tout va bien.

Mais aujourd'hui, plutôt qu'une leçon sur les bonnes manières, la valse allait être sujet à leur donner une petite pause dans cet enseignement. Paraît-il aussi qu'elle ne connaît rien à la danse, mais n'est-ce pas le devoir d'un gentleman de lui apprendre les bases ? Il avait bien dit à la jeune Gryffondor qu'elle pouvait en savoir davantage quand elle le voulait, mais Arthur tenait tellement à la valse qu'il était venu la chercher lui-même, avant de l'emmener à côté du terrain aménagé pour le Quidditch. Pas question de faire ça dans une tente ou à côté du feu. Au calme, sans personne pour les déranger, c'était juste ce qu'il fallait.

Avec un petit sourire, il amena la mexicaine jusqu'ici, lui montrant ensuite le terrain.

- Nous n'aurons pas de musique pour nous accompagner, malheureusement. Mais si tu fais un peu attention au rythme que je te donne, ça te viendra tout seul.

Après avoir laissé un instant de répit à Maria, il prit doucement la main de cette dernière avant de la lever et de faire une petite révérence, lui demandant si elle est prête. Peu après, il se permet de placer les mains de la demoiselle sur lui, comme on l'entend entre deux partenaires lors d'une valse. Il lui indiqua la bonne position, puis fit de même. Un autre sourire – plus par ravissement de danser que par politesse – apparu sur son visage.

- C'est à l'homme de conduire.

Il s'agissait maintenant d'entamer les premiers pas.
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Dernière édition par Arthur Kirkland le Ven 13 Nov - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Mer 19 Aoû - 17:27


Shall we dance, my fair Lady ?
Dans la vie, il y avait ceux qui savaient danser et ceux qui ne savaient pas. De manière surprenante -Ô ironie chérie-, Maria faisait partie de la seconde catégorie. » Pourquoi ? » Me diriez-vous, et bien pour raison extrêmement simple qui était que, dès qu’il s’agissait de danser, elle avait la grâce d’un phacochère croisé gnou. Non, même pas, quelque chose d’encore plus horrible et bizarre. Un bête bien étrange.. Mi- gnou, mi- phacochère, re mi- gnou derrière.

Voilà.

Bref. Maria était à la danse ce que ce que le dictateur de la Corée du Nord était à la diplomatie.

Cependant, cela ne l’avait jamais vraiment incommodé. Elle ne dansait pas et c’était tout. Elle n’en exprimait pas le besoin et encore moins l’envie. Et surtout, elle n’en avait jamais l’occasion.

Et puis Arthur était intervenu. Celui que la mexicaine avait plus ou moins toujours vu comme un gentleman lui avait proposé de l’aider à devenir une « lady ». Au début, elle s’était sentie « légèrement »  offusquée par cette proposition. N’était-elle pas assez féminine ? Elégante ? C’était ça ?! Il insinuait qu’elle ne ressemblait pas à une femme dans son comportement ?!

Elle avait donc été en colère mais sans rien faire savoir ou du moins, de manière… explicite.

Mais, elle avait réfléchit un peu et en était venu à la conclusion terrible que oui, effectivement, elle n’avait pas DU TOUT, un comportement féminin. Et elle s’était sentie mal. Alors, sans trop réfléchir, elle avait accepté.

Après cela, l’écossais lui avait fait savoir qu’il comptait lui apprendre la valse. La première chose qui lui avait traversé l’esprit fut « pauvre malheureux », suivit, quelque secondes plus tard d’un magnifique « merde ». Comme vous l’aurez surement compris, c’est à ce moment-là qu’elle avait commencé à regretter sa décision

Arthur était venu la chercher lui-même. Elle se retrouvait donc à deux pas du terrain de Quidditch, se maudissant intérieurement d’avoir accepté « l’aide » du Kirkland. Au moins il avait eu la gentillesse de choisir un lieu d’entraînement à l’écart du camping. La dernière chose dont elle avait besoin était de se faire voir par les autres. Et par la même occasion, devenir la risée du camping entier.

Le blond lui sourit.

- Nous n'aurons pas de musique pour nous accompagner, malheureusement. Mais si tu fais un peu attention au rythme que je te donne, ça te viendra tout seul.

-C’est beau de rêver, marmonna-t-elle.

L’Ecossais lui pris la main, la leva et enchaina avec une révérence, lui demandant gentiment si elle était prête.

-Pas vraiment. Mais il faut bien commencer à un moment…

Le blond ne dit rien et se rapproche. Il se saisit des mains de la mexicaine où il faut mais cette dernière commenca déjà à ce tendre. Il lui donna quelques indications qu’elle suivit, nerveuse, si bien que ses mains étaient crispées sur celle d’Arthur et elle imagina que la pression qu’elle appliquait sur son bras devait être extrêmement désagréable. Pourtant, il sourit.

- C'est à l'homme de conduire.

Elle se contenta alors d’hausser un sourcil.

Le blond commença. Il dirigea la mexicaine qui tenta de le suivre du mieux qu’elle put mais… sans succès.

Dès les premiers pas, elle écrasa sans vergogne les pieds de son partenaire. Honteuse, elle baissa la tête pour se concentrer sur ses jambes. Et aussi pour éviter de croiser le regard de son professeur. Ce qui devait à la base être une danse continua un peu. Sans plus de succès encore. Plusieurs fois, elle se trompa au point qu’elle faillit perdre l’équilibre. Heureusement pour elle, elle se rattrapa et évita de tomber sur les fesses devant son partenaire. Elle plaignait intérieurement Arthur, ou plutôt, ses pieds qui ne devaient plus vraiment ressembler à grand-chose à ce moment-là. Restez en paix pauvres orteils…
Après quelques minutes de tortures, elle lâcha vivement l’écossais  et s’écarta tout aussi rapidement.

-C’est bon ! Tu vois bien que ça ne sert à rien ! Je crois que l’on devrait arrêter, la danse ce n’est pas pour moi.


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MessageSujet: Re: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Mer 26 Aoû - 22:04

Leçon de danse × ft. Maria F. de Ayala
Peu importe comment se déroulait la leçon, Arthur n'était ni découragé, ni las, ni même ennuyé. Dans ses pas, il sentait bien – et surtout ça se voyait – que Maria n'était pas à l'aise. Dans un premier temps, il se contenta d'évaluer le problème. Évidemment, il ne s'attendait pas à ce qu'elle obtienne un Optimal en valse au bout de cinq minutes. Il était paré à trouver et corriger tout les défauts. Et à les ressentir aussi. Qu'elle perde la position recommandée, d'accord. Qu'elle manque de trébucher ou de perdre l'équilibre, ça passe. Qu'elle lui écrase les pieds... eh bien, c'est toujours possible pour une débutante, mais il n'aurait jamais cru qu'il aurait à le supporter autant. Plusieurs fois il s'était retenu de grimacer de douleur, son fin sourire serein se tordant légèrement de justesse. Sans oublier les petits « ce n'est rien » et autres « ce n'est pas grave » qui toutefois lui brûlaient les lèvres à force de les mordre. Elle s'était plainte depuis le moment où il l'a emmené jusqu'ici, mais sachant très bien à quel type de caractère il avait affaire, il a ignoré toutes les mauvaises remarques et s'est même limité à un simple petit sourire poli. Elle avait beau être un sacré phénomène, il avait bien l'intention de l'aider à affirmer un peu plus la galanterie féminine dont elle est normalement capable. Courage. Lui, il était prêt à être patient, attendre que le résultat veuille se montrer et-

« C’est bon ! Tu vois bien que ça ne sert à rien ! Je crois que l’on devrait arrêter, la danse ce n’est pas pour moi. »

Ah bah non. La mexicaine se renfrogna à ce moment, s'écartant brusquement du blond. Surpris par ce soudain retournement de veste, il resta interdit quelques secondes... puis se retint de soupirer. Ce n'était pas le moment de perdre patience, surtout lors d'une leçon de « tenue » lorsqu'il en est le professeur. Et réagir au quart de tour serait donner le mauvais exemple à Maria – bien sûr que c'est dans sa nature également, mais il sait se contrôler lorsque la situation l'exige, z'avez cru.

- Nous venons seulement de commencer. C'est normal que tu sois encore maladroite.

Et sans lui demander son avis, il lui prit les mains et les plaça encore sur lui.

- Juste...

Plutôt que d'engager à nouveau la danse, il la toucha en même temps qu'il reprit :

- Là, tu vois, tu es trop tendue. Rien que ça, ça t'empêchera toujours de te déplacer correctement. Il faut que tu sois légère, que tu me suives sans te laisser traîner. Tu seras sûre de garder l'équilibre. Tu as déjà dansé seule j'imagine, non ? Ou fait des gestes comme si ? C'est pareil, tu n'as jamais fais de pas de côté en étant aussi raide... Tu n'es pas obligée de me regarder si tu ne t'es pas encore habitué au rythme, fixe tes pieds pour t'y faire si tu veux, ça ne change rien pour moi.

Ces derniers mois, il ne lui ait arrivé que des misères, entre les événements de l'école et les bêtises d'élèves – Francis, Carriedo ou Beilschmidt ne sont absooooolument pas visés. Alors donner un cours de valse à une jeune fille de Poudlard, c'était vraiment lui changer les idées. L'un des rares moments qu'il aura pleinement apprécié dans ce camping organisé par le Directeur – dormir dans la même tente que les trois phénomènes du château, vous appelez ça des vacances pour Arthur Kirkland vous ? Alors il devait, bien qu'il soit en leçon, profité un maximum de ce moment de détente où il était non seulement un gentleman, mais en plus d'une aide précieuse – oui... oui, c'est précieux d'apprendre la valse. Bande de vauriens.

- C'est peut-être un peu compliqué aussi puisqu'il n'y a pas de musique, et donc tu penses trop à ne pas faire d'erreurs sans avoir de rythme pour t'occuper... Si tu veux, je peux t'en donner un. Tout simple. Ça t'irait ? Regarde, c'est facile...

Ouais, il ne lui laissait pas vraiment le choix en fait... Il fit trois pas de côté, tous séparés par la même phrase rythmée en douceur :

- One, two, step... One, two, step... One, two, step...
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MessageSujet: Re: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Dim 29 Nov - 19:52


Shall we dance, my fair Lady ?
Alors qu’Arthur s’emparait de ses mains pour les replacer à l’endroit même où elles étaient quelques secondes plus tôt, elle se retint de pousser un ridicule et peu crédible glapissement de surprise. A vrai dire, elle n’aurait pas imaginé qu’il puisse réagir de la sorte, aussi directement. Elle s’était attendue à ce qu’il lâche l’affaire ou tente de la convaincre de reprendre. Mais il semblait autrement plus décidé à lui apprendre la valse qu’elle ne l’aurait cru.

-Juste…

Alors que lui-même posait ses mains à certains endroits pour lui montrer précisément se qu’il n’allait pas, elle se sentit un peu gênée alors qu’il parlait. Elle semblait vraiment avoir tout faux et dieu qu’elle détestait ça ! Tout en écoutant les conseils de l’écossais d’une oreille, elle s’appliquait à les ranger dans un coin de sa tête afin de pouvoir les appliquer correctement. C’était bien beau de dire qu’il fallait être légère, se laisser entraîner, mais en pratique, c’était tout autre chose ! Et puis elle n’était pas tellement sûre de garder l’équilibre si justement, elle se laissait guider par le blond. Pas qu’elle ne lui fasse pas confiance, hein... Mais elle se savait capable de louper quelque chose d’aussi « simple » que le fait de se laisser aller et par la même occasion, de faire payer à Arthur ou plutôt, à ses orteils cette tentative plus que risqué. Et dieu savait qu’ils avaient déjà beaucoup subits.

-… Tu as déjà dansé seule j'imagine, non ? Ou fait des gestes comme si ? ...

Bien entendue qu’elle avait déjà dansé seule mais, de un, ce n’était pas vraiment une réussite quand elle essayait et de deux, elle doutait que ce soit si similaire malgré ce qu’il semblait croire. Et puis de toute façon, elle ne s’était presque jamais intéressée à la valse avant de venir à Poudlard alors bon…

Et tandis qu’il lui répétait qu’elle était beaucoup trop raide, elle tenta de se détendre et suivant ses conseils, préféra regarder ses pieds. De toute façon, elle se serait sentie mal à l’aise de le regarder pendant un long moment. Danser avec quelqu’un, aussi proche que l’on pouvait l’être pour une valse, elle trouvait ça étonnamment gênant.  Et puis, le silence, seulement dérangés par les bruits de la forêt, les quelques oiseaux présent et leurs pieds foulants l’herbe devenait pesant. Aucuns rires, aucunes paroles. C’était perturbant, c’était vide. C’était glauque.

Alors qu’elle ouvrait la bouche pour le faire remarquer, il la prit de vitesse.

- C'est peut-être un peu compliqué aussi puisqu'il n'y a pas de musique, et donc tu penses trop à ne pas faire d'erreurs sans avoir de rythme pour t'occuper... Si tu veux, je peux t'en donner un. Tout simple. Ça t'irait ? Regarde, c'est facile...

Et sans plus attendre il enchaina trois pas, contraignant pas la même occasion, Maria de le suivre. Et tandis qu’il la guidait doucement, il brisa le silence qui s’était installé pendant quelques secondes.

- One, two, step... One, two, step... One, two, step...

Elle regardait ses pieds tout en tentant de les bouger en rythme. Après quelques petits ratés, elle commenca elle-même à murmurer :

- One, two, step... One, two, step... One, two, step…

Progressivement, cela sembla plus simple à chaque pas. Ce n’est pas parfait, c’en est même loin, très loin à vrai dire mais elle remarqua bien que les conseils d’Arthur n’était, somme toute, pas si mauvais.

Le « One, two, step » était répété encore et encore, tel un mantra et Maria senti que si elle s’arrêtait, l’instant de grâce serait brisé. Alors elle continua et doucement, elle ferma les yeux. Elle avait soudainement l’impression d’être ailleurs alors qu’elle se sentait tourner doucement dans les bras de l’écossais. Elle devait avoir l’air ridicule mais elle s’en fichait totalement à ce moment-là. Elle était comme dans une bulle et se détendait vraiment pour la première fois depuis le début de la séance. La mexicaine inspira profondément tout en répétant à l’infini les trois mots. Elle laissa son corps bouger seul et son esprit divaguer.

Sans trop savoir pourquoi elle repensa à ses amis moldus, ceux de Mexico. Ils lui manquaient c’était indéniable et les connaissant elle devait leurs manquer aussi. Normalement, elle aurait dû rentrer au Mexique pour les grandes vacances mais les nombreux problèmes liés à la fois à sa mère et à Poudlard l’avaient contrainte à passer la totalité de l’été au camping de l’école. Bien sûr, c’était agréable de voir ses camarades dans un autre contexte que celui des cours mais elle n’avait envie que d’une seule chose à moment ce moment précis : revoir Juan, Isaac, Marco et Jazmin.

Ne pouvant se mordiller le bout des doigts comme elle le faisait à chaque fois qu’elle sentait le stress monter en elle ou la tristesse la gagner (Arthur n’apprécierait que moyennement, elle le sentait bien et si elle n’avait pas envie de quelque chose à ce moment-là, c’était bien de se faire sermonner «  parce que ce n’était pas digne d’une lady ». ) elle se contenta de mordre sa lèvre. Ce n’était pas bon de penser à ce genre de chose, surtout maintenant, en pleine dance.

Et c’est en faisant cette remarque que justement –Ô ironie cruelle- son pied décida qu’il en a marre de bouger et cela en plein milieu d’un mouvement. Arthur buta dedans. Maria qui était complètement ailleurs ne vit rien venir. Elle sursauta et lâcha brusquement le blond avant de tomber par terre, sans la moindre grâce, à grande renfort de mouvements de bras et autres moulinets.

L’instant de grâce était brisé. Il avait suffi d’un manque d’attention et voilà le résultat.

Toujours à terre, elle soupira brillamment tout en inspectant le poignet sur lequel elle était tombée. Rien de grave, juste un peu douloureux. La brune releva son regard vers le jeune homme pour s’assurer qu’il ne lui était rien arrivé de fâcheux.

-Arthur... Tout va bien ?



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MessageSujet: Re: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Sam 19 Déc - 10:57

Leçon de danse × ft. Maria F. de Ayala
« One, two, step... One, two, step... »

Arthur sourit doucement alors qu'il sentit entre ses mains les muscles de sa jeune élève se détendre. Et lorsqu'elle ferma les yeux, il oublia cette prudence qu'il avait secrètement prise en engageant à nouveau la danse, et laissa la mexicaine se prendre ainsi plus facilement au jeu. Finalement, ça n'avait rien de compliqué, il suffisait de se laisser aller un peu. Pour le Serpentard, qui avait apprit la même chose dans son enfance, c'était tout aussi compliqué.

À l'époque, le Fourchelang n'était pas très à l'aise dans l'idée de bouger son corps dans un rythme aussi élancé et quelque peu langoureux devant des personnes, connues ou inconnues, lors des bals ou des réceptions dans lesquelles sa famille était invitée – et donc, lui avec. Ses parents – et sa mère en particulier – tenaient donc absolument à ce qu'il connaisse les bases de cette danse si sobre, si classique, et tout bonnement élégante et même ordinaire pour un futur gentleman... Enfin, gentleman, ça c'était le petit sourcilleux de l'époque qui se l'était mit en tête. Ce n'était déjà plus la peine de se demander de qui il tenait la majorité de ses traits de caractère.

Mais cette transformation, s'habituer à oser de tels gestes en présence d'autres personnes (pour justement danser avec l'une d'elles), c'était un sacré travail. Arthur s'était engagé à l'enseigner à Maria aussi longtemps que nécessaire. Il avait d'ailleurs toutes les vacances pour ça, vu qu'il ne semblait pas prêt de rentrer chez lui... Au moins, il avait un genre de roue de secours, qui lui permettait de s'évader un peu de l'ambiance parfois un peu bêtisier de ce camp – et puis cette tente dans laquelle il devait cohabiter, sérieusement... Il ne s'en sera jamais assez plaint.

Emporté par l'ambiance et par une musique silencieuse que les deux danseurs doivent imaginer dans une même pensée commune, l'écossais ferma à son tour les yeux. Leurs mains restaient collées là où elles étaient posées, sans être dérangées par les élans que demandait la danse. C'était comme si Maria commençait peu à peu à connaître déjà les pas qui allaient venir, une seconde avant que lui-même ne les fasse. C'était agréable, amusant, et le meilleur du meilleur, c'était que rien ni personne n'allait les en tirer.

Non, pire : c'était Arthur qui allait tout gâcher. Son pied buta dans le sien. Surpris, il ouvrit les yeux, un peu trop tard cependant.

Dans une chute qui semblait mise au ralentit mais toutefois rapide, il n'eut pas le temps de retrouver l'équilibre, ou même celui de sa camarade. Il tomba donc de tout son long – aussi près d'elle qu'il était, il ne pouvait se retrouver autrement – sur la Gryffondor.

Il y eut un blanc où les deux durent se remettre de cette interruption soudaine. Une qui les aura arraché à cet élancement rêveur. Quel dommage. Arthur s'appuya sur l'herbe pour regarder sa jeune élève.

« Arthur... Tout va bien ? »

Lorsque Maria releva la tête vers lui, Arthur se rendit compte à quel point ils étaient proches.

Oups.

Là oui, c'était embarrassant. Mais en même temps, il venait de tomber sur elle, il n'y pouvait rien – du moment que c'était pas une sainte-nitouche qui filerait une claque en hurlant « au pervers » pour un rien. Il s'écarta d'elle, la regardant de haut en bas pour s'assurer qu'elle n'avait rien – quelque part, il l'avait sous sa responsabilité, et il s'en voudrait qu'elle se blesse en faisant trois fois rien.

- Je n'ai rien, ça va.

Il finit par s'accroupir près d'elle.

- Et toi, tout va bien ?

Il était certes quelque peu inquiet qu'elle soit mal tombé, mais il était d'autant plus déçu que l'enchantement de leur danse se soit ridiculement écroulé de la sorte. Bon, ça va, ce n'était que la première leçon... Il y aura d'autres occasions. Il y avait toutes les vacances pour ça.
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MessageSujet: Re: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Dim 17 Juil - 18:33


Shall we dance, my fair Lady ?
La situation était pour le moins étrange. En y réfléchissant un peu elle n'aurait pas imaginé un seul instant qu'un simple faux pas allait en arriver là. Mais il fallait tout de même avouer que c'était absolument ridicule. Elle ne se priva donc pas de rire, sans vraiment penser à ce comment le prendrait le blond.

Arthur s'écarta d'elle – qui était toujours hilare au passage- avant de s'accroupir à ses côtés.

- Je n'ai rien, ça va. Et toi, tout va bien ?

Maria lui sourit gentiment et se redressa à son tour.

-Oui, oui, pas d'inquiétude !

Cependant, lorsqu'elle prit appuis sur son poignet et grimaça.

-J’ai rien dit.

Elle porta alors son attention sur la zone endoloris, fit quelques mouvements circulaires avec sa main. Tout cela avec précaution bien entendu.

-Bon… C'est juste un peu douloureux parce que je suis tombée dessus, mais je pense que c'est simplement foulé. Rien de grave quoi, ça va passer !

Elle lui offrit un nouveau sourire pour le rassurer et changea de sujet.

-C'était bien ce qu'on faisait avant ! Bon j'ai tout foutu en l'air mais c'était assez... Elle cherche ses mots pendant quelques secondes, Magique ! Voilà ! J'avais plus vraiment l'impression d'être au camping, c'était fou ! C'est comme ça à chaque fois que tu danses ou pas ? Parce que c'était trop bien !

Elle continua de piailler sur les quelques instants de grâces qu'ils avaient vécus pendant un moment, trop excitée d'avoir réussis à faire quelque chose. Elle ne se tut que lorsqu'Arthur lui répondit quelque chose.

Et tandis qui parlait, elle décida de s'allonger sur l'herbe sèche de terrain de quidditch. Des brins jaunâtres allaient à coup sûr se mêler à ses boucles brunes et ce serait un cauchemar à nettoyer mais sur l'instant elle s'en fichant complètement. Elle repensa une fois de plus à ses amis moldus. Elle pensait à eux de plus en plus ces derniers temps et d'une certaine manière elle n'aimait pas ça. Pensez à eux revenait à se laisser aller à la nostalgie de Mexico, ce qui plombait irrémédiablement son moral. Elle se demanda si ils auraient aimé apprendre à valser. Jazmin, assurément. C'était elle la plus féminine d'elle deux et elle avait toujours adorée danser. Marco, excité comme il l'était aurai demandé à apprendre mais aurait fait l'idiot pendant toute la séance. Isaac préférerait surement regardé de loin et se contenterait de prendre des notes pour lui-même. Et Maria parierait qu'il serait du genre reproduire les pas seul dans sa chambre. Quant à Juan... Et bien… Il aurait tout d'abord refusé en prétextant que ce n'était pas très viril comme danse avant de se laisser convaincre par elle et Jazmin. Marco l'aurait chambré, assurément. Isaac se serait contenté de sourire et aurait encouragé Juan en silence.Ça aurait été vraiment drôle c'est sûr. Ils en auraient parlé pendant des jours et des jours.

Mais la brune réalisa que cette pensée la rendait incroyablement triste. Elle se maudit de s'être encore laissée aller et tâcha de se concentrer de nouveau sur son professeur.
Professeur qui semblait attendre une réponse à une question qu'elle n'avait absolument pas écoutée.

-Pardon Arthur.. tu disais ?



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MessageSujet: Re: [Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria Lun 22 Aoû - 11:18

Leçon de danse × ft. Maria F. de Ayala
Maria riait. Bon, c'est que tout allait bien, alors.

Cette réaction de la part de la mexicaine le fit sourire et ne manqua pas de le rassurer. Il s'en serait voulu d'avoir blessé sa partenaire durant la leçon. Alors, celle-ci lui affirma que tout allait bien, avant de se redresser... et de grimacer. Ah. En fait non, ça n'allait pas si bien que ça. Il la laissa s'asseoir à nouveau sur l'herbe et s'accroupit pour vérifier les dégâts.

« Bon… C'est juste un peu douloureux parce que je suis tombée dessus, mais je pense que c'est simplement foulé. Rien de grave quoi, ça va passer ! »

- Rien de grave, peut-être, mais tu es quand même mal tombé... Je vais t'emmener voir l'infirmière.

« C'était bien ce qu'on faisait avant ! Bon j'ai tout foutu en l'air mais c'était assez... Magique ! Voilà ! J'avais plus vraiment l'impression d'être au camping, c'était fou ! C'est comme ça à chaque fois que tu danses ou pas ? Parce que c'était trop bien ! »

Un peu surpris par ce changement soudain, Arthur finit par sourire en coin de nouveau. Maria l'amusait. Il n'était définitivement pas habitué aux réactions des latinos. Comme avec Luciano, par exemple. L'un de ses nombreux protégés de Gryffondor avait lui aussi le sang chaud, paré pour la fête et l'aventure – un peu trop, même. C'était marrant de constater qu'ils avaient tous ça en commun – les latinos, pas les Gryffondor, autrement il aurait encore plus peur pour Gawain que d'habitude; Peter, il ne dit pas, mais... Il la laissa s'extasier sur leur expérience tout en prenant délicatement la cheville de la demoiselle, afin de vérifier à quel point exactement elle s'était blessé. Une petite pointe de regret le piqua aussitôt en vérifiant.

- Ravi que ça t'ait plu. De toutes les danses, la valse est ma favorite.

C'est aussi surtout parce qu'il n'en connaissait pas vraiment d'autres.

- Et malgré ce petit incident, c'était très bien pour une première leçon. Donc tu vois, ce n'est pas si compliqué : c'est une question d'équilibre et de rythme. Lorsque tu auras correctement assimilé les bases, tu pourras t'entraîner à y ajouter la souplesse et... la grâce, dirons-nous, conclut-il en souriant un peu. Nous reprendrons les leçons lorsque ta cheville sera guérie.

Mais avant il accorda à Maria ce petit moment de repos qu'elle demanda silencieusement en s'allongeant. Lui, il restait assis en tailleur, à côté.

Quand bien même Maria s'était amusé, il était un peu déçu de sa personne pour avoir laissé sa camarade – charmante et tout, en plus de ça ! - se fouler la cheville. Bon, en même temps, le manque d'expérience de cette dernière y était pour quelque chose; et Arthur serait très mythomane s'il prétendait ne jamais avoir commis d'erreurs à ses débuts. Bon, certes, il avait ce petit côté mythomane. Mais devant la gente féminine, il était plus poli que n'importe qui. Il n'allait pas non plus laisser la mexicaine ici, toute seule, en lui crachant un « démerde-toi ».

- Nous pourrons aussi nous entraîner à Poudlard, si tu le souhaites. La veille des bals, par exemple. Et je vérifierais chacune de tes améliorations à ces occasions. Je t'enseignerai aussi des petites méthodes pour ne pas reproduire ce qui vient de se passer. Mais tu t'es vraiment bien débrouillé, je t'assure ! C'est juste dommage d'avoir fait un premier faux pas aussi brusque... Mais ce sont des choses qui arrivent. Tu n'as pas à t'en vouloir, et puis, il me semble que tu as, de base, le rythme dans la peau... N'est-ce pas ?

« Pardon Arthur.. tu disais ? »

… Il sourit un peu, amusé.

- Rien. Retournons au campement.

Il se releva, lui tendit une main et, lorsqu'elle se remit debout, se chargea de la soutenir pour avancer malgré sa blessure. Maria était comme tout les Gryffondor : un peu dissipée, la tête ailleurs, mais juste pour laisser de la place à sa forte personnalité. Elle n'était peut-être pas très posée de nature, mais si la valse pouvait servir de calmant à ses habitudes, alors il allait porter le titre de « professeur » pendant encore quelques temps.

Sur le chemin, ils marmonnèrent à tue-tête ces « one, two, step » au rythme de leur marche.
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[Août 1990] Shall we dance, my fair Lady ? || ft. Maria

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