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Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%]

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MessageSujet: Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%] Mer 29 Juil - 0:06

HARMAAJÄRVI Ahti
Saami
Nom : Harmaajärvi (Skaltje est le vrai nom de sa mère, sang pur, mais ils n'y ont pas droit)
Prénom : Yrjänä Ahti
Date de naissance : 14/09
Lieu de naissance : Kautokeino (Guovdageainnu suohkan), Norvège
Âge : 26 ans
Poste occupé à Poudlard : Concierge. Quand on a besoin d'un emploi.
Animal de compagnie : Himself.
Ascendance : Sang-mêlé
Fratrie : //
Don : Animagus

Baguette : Ébène, crin de Bäckahästen (lointain cousin des kelpy), légèrement rigide
Patronus : Un oiseau, trop flou pour qu'on sache de quel type.
Epouvantard : Des plantes, mais dans le genre envahissantes et tentaculaire.
Reflet dans le miroir du Riséd : L'explication du fonctionnement du miroir. Littéralement.
Odeur de l'Amortentia : L'odeur musquée de la terre et du bois en décomposition, celle rance du lait qu'on transforme en fromage, et celle des vieux livres.
Votre personnage peut-il voir les Sombrals : Oui
Curieux
Borné
Vif/ingénueux
Mesquin
Ouvert
Capricieux
Social
Hypocrite
Fort esprit critique
Cynique
Sûr de lui
Manipulateur
Caractère :
Bien qu’il dise avoir gagné en maturité depuis l’époque ou il était élève à Poudlard, Ahti peut difficilement ravaler sa langue de vipère qui se permettait déjà à l’époque les petits commentaires qui lui ont valut les gros yeux de l’administration et des préfets de son dortoir. Non content d’être cynique avant l’heure, Ahti à tout de suite démontré un vif sens critique, qu’une pointe d’ironie à su utiliser comme une arme. Aujourd’hui, il considère que sa position au sein de l'établissement (loin d'avoir le hâlo saint du professeur ou la servitude des elfes de maison) lui permet de garder son attitude de chieur et l'autorise pleinement à laisser fuser une de ces délicates remarques vis-à-vis un innocent élève – à savoir qu'avec un étudiant n’ayant pas encore achevé sa quatrième année, il évitera tout sous-entendu qui lui vaudrait des gros yeux, mais se contraint moins quand il considère que les oreilles du moutard ont déjà du en entendre suffisamment pour qu’il n’ait pas le droit d’y rajouter sa graine- . Ceci étant, si vous êtes du genre à avoir une langue comme un ressort, il accorde tout à fait à ses adversaires le droit de réplique, et ne les apprécie que d’avantage, excepté en quelques rares situations d'urgence ou les petits cons qui voudront rajouter un mot se boufferont un silencio et imiteront la carpe jusqu'à ce qu'il se souvienne de leur existence.

De nombreux aspect de sa personne restent discutables, à savoir sa conception très libre de l’idée d’avoir une ‘bonne hygiène de vie’, ses goûts alimentaires ma foi variée – âme sensible s’abstenir de jeter un coup d’œil dans son assiette – ou son habitude de petit futé de toujours resté en bon terme avec l’élément le plus puissant – physiquement parlant, puisqu’il n’a jamais réussit à rester en bon terme longtemps avec les détenteurs du pouvoirs – du groupe dans lequel il se trouve. Ce qui restera de marquant sur son sujet est vraisemblablement toutefois son insatiable curiosité pour le monde magique, et pour les lois qui régissent cet univers, celui des sorciers tout comme celui des moldus. Il est sûrement un des rares de l’école à s’interroger encore – et malgré le fait qu’il ait perfectionné la métamorphose à son point le plus intéressant – sur le pourquoi du comment, sur l’origine de ci, la naissance de ça. Sa mémoire excessivement rapide, et la bibliothèque du château sont les outils grâce auxquels il peut continuellement progresser dans sa quête de savoir. En parallèle, il se fait livrer des journaux moldus et suit les avancées technologique avec un grand intérêt : si vous êtes un élève égaré entre votre culture et celle de ce nouveau monde magique, vous trouverez peut-être grâce à ses yeux. Toutefois, pas la peine d'espérer de la pitié si vous êtes surpris en dehors de votre dortoir la nuit, ou accomplissant tout autre méfait : Ahti a besoin de stagiaire pour faire son taf de technicien de surface, le château occupant trop d'espace pour qu'un seul homme puisse gérer ça. Qui plus est, un seul homme dont la seule expérience matière à travail s'est fait dans la morgue de Sainte-Mangouste. Bien que gagnant honorablement sa paye et se chargeant du travail qui lui a été confié sans en devier, Ahti n'y consacre pas vie et dévotion. Il a mieux à faire, tentant de percer les mystères de la magie comme de l'école, qui sont resté trop nébuleux à ses yeux depuis qu'il a quitté l'âge des couches. Il semble parfois étrange pour ces petits poulets issus d’un univers strictement magique, mais bon. Faut bien vivre ses passions (disait grand-mamie la stripteaseuse.)

Bien que demeurant une sale tête, trop têtu et conscient de ses capacités – dire qu’il est trop sûr de lui serait exagéré, il n’a un doute que face à sa némésis, la botanique – Ahti n’en est pas pour autant un être exécrable et infréquentable. Loin de là, et il se plaît bien en société. C’est un personnage souriant, à l’hypocrisie pleinement assumé, qui se démène toujours pour que quelqu’un d’autre lui paye son verre, sans qu’on sache comment il y est parvenu. Il est manipulateur à en refiler sa facture à un avare, et manque en certain endroit de scrupules : mais il est conscient de ses tords, bon vivant, et prêt à se racheter à partir du moment ou il considère que ça en vaut le coup.
- Cliniquement parlant, on pourrait considérer ses relations comme un brin malsaine dans la mesure du fait qu’il s’y abandonne totalement à partir du moment ou il est en confiance, mais il se refuse de revenir sur cet aspect, et préfère faire comme si ce point n’existait pas. Conscient de ses défauts, jusqu’à une certaine limite donc. -
Physique :
Ahti il fait crevette, on ne peut pas le nier. En même temps, il tient du serdaigle plutôt que du footballeur : on ne va pas lui reprocher d’avoir la carrure qui va avec. Matière à taille, on ne peut pas le qualifier de ‘petit’, mais on exagérerait en le définissant comme grand. Il doit sûrement faire dans les alentours du mètre soixante quinze, les autres se laissant bluffer par sa silhouette élancée – bâti en roseau plutôt qu’en chêne – qui lui permet au moins de grapiller quelques centimètres dans le regard d’autrui, et dans l'aisance qu'on peut lire tant dans sa façon de bouger que dans son attitude : il n'est pas de ceux qu'on traite comme si ils n'étaient que des microbes, c'est plutôt l'inverse. Sur le point de son corps, il n’y a pas de signe particulier, et ce faisant, pas grand-chose à dire. Ça n’est pas un amas de muscle, ça n’est pas un sac de plume, et il n’a pour lui que souplesse et vitesse. En plus, il profite d’un métabolisme rapide qui l’autorise à grignoter selon son loisir, sans pour autant prendre du gras.

De naissance, il a la peau claire : celle de ces peuples exposés à la neige, qui garde en permanence ces protectrices nuances caramel. Toutefois, d’avoir trop fréquenté les espaces clos – bibliothèques et morgues de tout acabit – il en a perdu quelques couleurs, et fait plus bol de crème qu’autre chose, désormais. À l’inverse, ses cheveux, de ne pas avoir été exposé au soleil en quasi-permanence, en ont perdu leurs lumineuses nuances et tendent désormais vers un clair châtain miel. Il les garde mis-long, ayant un étrange a priori vis-à-vis des coiffeurs. Sa peau pâle marque facilement: il garde longtemps les hématomes et autres du à son travail parfois demandant, ainsi que quelques cicatrices sur la nuque. Quant à ses yeux – puisqu’on a, semble-t-il, atteint le paragraphe ‘couleur’ – ils sont verts clairs, du genre de couleur qui noient les demoiselles trop romantique ou charme les vaches en quête de gazon.

Ses traits sont simple, doux. Sans se la jouer traditionnel, il a toutefois les pommettes hautes et les yeux fin des saames, tout comme l’était sa mère. Des petites fossettes se creusent sur ses joues quand il sourit franchement, et tout ceci tient dans le délicat ovale qu’est son visage. Le tout ne détonne pas de virilité, mais il ne lui suffirait pas de passer une robe pour passer pour une fille. (il faudrait aussi qu'il se détache les cheveux.)

En dehors des sombres robes de sorciers, il a un goût déraisonnable pour les couleurs, à en envoyer à l’hôpital un épileptique. Pour sa défense, il vient du coin du Père Noël, et dit vouloir rattraper l’aspect javellisé de son apparence – trop clair, en somme – par ces notes plus vives. Si il passe inaperçu en été, parce qu'il supporte trop mal la chaleur pour se couvrir (et qu'on a plus de chance de le voir se terrer à l'ombre que gambadant dans la lumière), ce n’est pas la même chose en hiver ou, non content d’être immunisé contre les cachots glacés, il s’amuse aussi à patiner sur le lac en tenue traditionnelle, comportant manteau vif, écharpes colorées et fourrures blanches.

Puisqu’il s’agit là d’un sujet qui fascine, il peut être intéressant de savoir que, sous sa forme animale, il prend l’apparence d’un loup de Sibérie à l’épaisse fourrure miel aux nuances presque dorée. Il semble presque plus impressionnant sous cette forme canine, mais c’est probablement surtout du au fait qu’on a toujours un mouvement de recul quand un bestiau vous regarde comme si vous alliez devenir son petit déjeuner.
(sinon, en été, il perd continuellement ses poils, ce qui le fait grave râler parce qu'après c'est lui qui ramasse. En hiver, il peut servir de bouilloire.)
Histoire :
- Enchanté monsieur Haar… harmajav… Harmaajarv…
- Harmaajärvi, Yrjänä Harmaajärvi. Mais vous pouvez utiliser Ahti, c’est mille fois plus simple, et c’est aussi écrit sur l’acte de naissance.

(Intégration culturelle. Essayez un instant seulement de vous intégrer, quand pour simplement prononcer votre nom on prend une grande respiration et on expire le tout comme une motte informe.)

Quand le professeur a dit ces mots, il m’a fallut quelques secondes d’intense concentration – et qu’elle le répète, et qu’un léger étonnement flotte dans la salle comme aucun première année ne bougeaient pour se rendre jusqu’au choixpeau – pour finalement comprendre que ce mâchouillis de syllabe, cette bouillie informe de vocalises désynchronisée, ce vulgaire crachats de sonorité, c’était pour moi. Et c’est avec toute la dignité des minorités ethnique que j’ai bougé mon petit cul de chiard pour aller le poser sur un tabouret de bois, faire face à une assemblée d’élèves et de professeurs aux âges éparses pour finalement faire disparaître tout ce beau monde d’un coup de chapeau inesthétique sur ma chevelure d’angelot pas tout à fait blond.

- Merci (un merci un peu sec, vaguement énervé), ça ne fera que nous simplifier la tâche. J’ai pris connaissance de la lettre que vous nous avez envoyée : j’ai cru comprendre que vous étiez un habitué de l’établissement?
- Exact, c’est là que j’ai fait mes études.

Pour moi qui connaissait surtout la toundra, le château est apparu comme un bonbon au plein cœur d’un emballage argenté, dévoilant à mes papilles un océan de saveur fantasmes encore inconnues. Depuis le jour ou j’y suis entré, jusqu’à celui ou j’en suis parti, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour passer le moins de temps possible chez moi, et j’y associe beaucoup de mes plus beaux souvenirs.

- Et aujourd’hui, vous avez… ?
- Vingt-six ans le quatorze octobre.

Je suis né au nord d’à peu près tout. Y’avait que ma mère qu’était à l’ouest, mais ça, c’est une autre histoire. J’ai pour père un moldu – un homme ma foi sympathique, qui gagnerait probablement à être connu, si toutefois il avait laissé son adresse après avoir engrossé ma mère -, et comme génitrice une femme hors catégorie, à savoir que soit elle est le fruit d’un inceste entre cousins, faisant d’elle une sang pur, soit un curieux mélange entre sang pur et sang mêlé, faisant d’elle une bâtarde impropre à porter le nom de sa famille. Personnellement, j’ai toujours trouvé la seconde option plus sympathique, mais quelques coup de genoux dans le ventre m’ont vite fait enregistrer qu’il valait plutôt espérer la première. Mon patrimoine génétique ne me dit donc rien qui vaille. Étant le seul élève de ma génération à m’être posé des questions de physique et de génétique, je ne crois toutefois pas que la consanguinité soit un problème souciant tant le monde des sorciers.

(elle marque un temps de silence, mais je ne sais pas si elle se repasse mentalement ma lettre, si elle réfléchit sur mon âge ou si elle se demande ce qu’elle va prendre au souper. Dans le doute, j’ai gardé la même attitude, parce que quelques pérégrinations m’ont permis de retenir que sourire convenablement est la première brique à poser sur le mur des relations humaines bien construites)

- Je ne crois pas me rappeler dans quelle maison vous aviez été alors trié.
- C’est parce que je ne l’ai pas indiqué. (et si je continue à sourire, elle va finir par croire que je me moque d’elle.)

Quand j’ai eu cette infâme masse de tissus sur le cuir chevelu, nous avons commencé un débat d’environ six secondes sur mes goûts esthétique. Puis, un rapide temps de silence, pendant lequel cette chose – que je n’hésitais pas à critiquer ce faisant – énumérait ce qui en moi collait à telle ou telle autre maisons. Après une hésitation entre vert et bleu, ‘ça’ a déclamé SERDAIGLE, et j’ai eu droit aux applaudissements rituels. Apparemment, c’est mon ‘sens critique’ qui a fait la différence. À se demander si cet outil millénaire, ce choixpeau produit de génie, cette création magique impressionnante, n’aurait pas besoin d’une mise à jour. Peut-être que le cynisme n’existait pas, du temps de Lion Gryffondor, Aigle Serdaigle, Serpent Serpentard et Blaireau Poufsouffle.

- … (elle hausse un sourcil, pour marquer clairement ces points de suspension qui tiennent mon sort entre leurs ronde indécision)
- J’ai été réparti à Serdaigle.

Et j’ai bel et bien été un serdaigle un peu comme les autres : avec un livre sur ses genoux à l’heure du petit-déjeuner. À cela près que les questions qui me préoccupaient le plus n’était pas tout à fait les mêmes : comment, dans le cadre d’une métamorphose parfaite, peut-on créer ou faire disparaître de la matière? Pas que le principe de la métamorphose en elle-même me gêne : mais Lavoisier, bordel. Une citrouille changée en plume devrait au moins conserver sa masse de citrouille ! C’est sur ce grand mystère que j’ai orienté mes études et mon attention scolaire, espérant grappiller par-ci par-là quelques informations qui m’éclaireraient sur la dimension parallèle dans laquelle était plongée la matière en trop lors de la métamorphose d’un chêne en dé à coudre. Les cours de potion aussi m’intriguaient, à savoir  qu’ils ne répondaient pas tout à fait au règles de la chimie. J’étais prêt à parier que la chance ne s’expliquait pas à l’aide de molécule : mais pourquoi le Felix Felicis était-t-il si diablement efficace alors?

(elle sourit, mais je ne sais pas si c’est l’idée que j’ai été un aiglon qui lui fait plaisir, ou si, au vu du sourire de chat qui s’étire sur son joli visage, elle vient de choisir qu’est-ce qu’elle aura à sa table ce soir.)

- En effet. J’ai retrouvé votre dossier parmi celui des anciens élèves :il était intéressant à parcourir.
- Pour les commentaires du corps enseignant?

Élève intéressé, et intéressant. Devrait se poser moins de question quantique, bien que ses réflexions sur l’impossibilité physique du concept du balais volant soient intéressantes. Serdaigle à part entière : retrouvé cette nuit endormi dans la bibliothèque. Élève très discret : on ne remarquerait presque pas qu’il sèche les cours de botanique. Devrait cesser de prendre le ‘interdit’ de la bibliothèque comme une suggestion seulement. Collé pour intrusion dans la bibliothèque. Bon élève en cours de potion. Facilité en métamorphose. Bon élève. Bon élève. Bon élève. Élève en difficulté.

Mes bonnes notes me servaient de passeport : on me laissait quantité d’incartades impunies, sauf dans les matières ou j’avais autant de talent qu’une soupière. Sans rancune : je bossais autant en botanique ou en astronomie (mais il n’y a rien à interpréter ! On peut calculer la position exacte dans laquelle elles seront dans deux milles ans, alors en quoi mon présent est influencé par leur angle? Et si ça se trouve, elles sont déjà mortes !) qu’un aveugle pour un spectacle d’ombre chinoise. Très vite, on m’a critiqué sur deux aspects : ma mère et mes réflexions. À savoir, pour la première, que ce que j’entendais élargissait largement le spectre de mes pères potentiels et que, qui sait, dans la mesure du fait que ma mère pouvait tout-à-fait être née de l’union de deux sang pur – bien que cette option me fasse plus ou moins gerber – certains que ces géniteurs potentiels semblaient eux-aussi partager la position de fin-de-races. Toutefois, faire un test génétique risquait de les dénoncer comme éjaculateur précoces auprès de leur épouse : et le bonheur des ménages me poussa à préférer la version ou mon paternel n’était qu’un brave moldu qui égara sa frite dans le four d’une demoiselle : l’avortement ne m’a pas l’air très pratiqué chez ces dames les sorcières, de même que les préservatifs.


- Et bien, les résultats aux B.U.S.E. sont plus que satisfaisant en ce qui concerne le Potions. Et Métamorphose…
- … (là, je me contente de sourire avec satisfaction.)

J’ai manqué de hurler. J’ai faillit me mettre à sauter, limite à danser de joie. Mon enthousiasme atteint rarement un niveau tel, mais dans la situation, j’accepte mon euphorie. Je l’ai fait. J’ai corrompu les lois de la physique à un point innommable, j’ai fait sauter tout ce qu’on m’avait appris, tout ça parce que, quelque part dans mon code génétique, je dois avoir deux allèles récessif qui combiné m’arrogent ce droit et devraient être nommé gênes de la magie. Et encore. Je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi ressemble mon code génétique présentement, mais ça aussi, je l’ai foutu en l’air. TGCM n’est même pas une réponse suffisante à tout ce tintamarre extatique qui résonne aux oreilles de Sainte-Mère-La-Science, l’envoyant au tapis par la même occasion. Mon dieu. Ça n’a pas de raison d’être, et pourtant c’est.

J’ai posé une patte devant l’autre, j’ai tenté de m’étirer. Ce corps est la sensation la plus étrange que j’ai pu ressentir depuis la dernière fois que ma mère m’a fait tester – contre mon gré – la branchiflore qu’elle avait ramené de je-ne-sais-ou. C’est que ça n’est pas la structure physique dans laquelle j’ai l’habitude d’évoluer : et pourtant je suis absolument conscient que ce corps est mien. Je tente de bouger ce qui dans mon référent humain est ma jambe, mais mon bras n’a pas suivit le mouvement à temps et je m’emmêle entre mes quatre pattes pour finir en culbute au sol.  J’ai l’air d’un poulain faisant ses premiers pas, l’élégance fragile en moins. Je dois être pathétique. Les lois de la physique pleurent un peu plus loin. Et je m’éclate à réapprendre à marcher sous cette forme de loup.

(j’ai tout de même poussé un soupir de soulagement en réalisant que c’était en loup et pas en oiseau que je me changeait : on m’avait dit que l’animagus ne choisissait pas la forme de sa transformation, et que celle-ci ressemblait très souvent à son patronus. Mais au vu de l’instabilité des volatiles du mien, et de la difficulté que j’ai déjà à saisir la synchronisation des quatre pattes, devoir agiter une paire d’aile me paraît être un exercice beaucoup trop compliqué.)


- Et par contre, ces notes en botaniques…
- Je n’ai jamais aimé les plantes. (que je concède avec un sourire un peu amusé.)

« Reducto! » j’ai gueulé sur la mauvaise herbe du jardin. Forcément, ça fait rien. Je sais pas avec quel engrais ma mère fait pousser ses légumes, mais ils me paraissent bien trop carnivore pour ma santé, et j’ai peur que la chaîne alimentaire s’en voit inversée. J’ai gueulé mon sort un peu plus fort, mais le faisceau rouge n’a fait se rétracter que les plus petites lianes, laissant la plus grosse couper la circulation de mon sang sans pour autant lui laisser le loisir de remonter plus loin sur ma cuisse. Putain de plante. J’imagine déjà l’épitaphe : À mon fils bien-aimé, parti nourrir la Terre contre son gré. Elle se foutrait bien de ma gueule si je devais finir en saucisse knacki pour son jardin, oui! Déjà qu’en cours je ressens cette indescriptible répulsion face aux plantes inanimées, au désespoir du professeur… Madame, le jardin de ma mère attente à ma vie chaque fois que je lui rends visite. Pouvez-vous désormais signer cette dispense et me permettre de ne pas avoir à côtoyer l’univers botanique plus souvent que nécessaire?

Finalement, je sors couvert de boue, et il me manque une chaussure. Je vais devoir justifier en plus l’usage de la magie en dehors de l’établissement. Et quand je me pointe dans la cabanette qui sert de palace à ma mère, elle est avachie sur la table, à coller soigneusement des petites pousses dans son herbier. À croire que les hurlements du fruit de ses entrailles dans le jardin n’ont pas suffit à la déraciner du siège sur lequel elle prend son pied. J’vous en foutrais oui, de l’instinct maternel.


(mais la voilà maintenant qui fronce les sourcils.)
- Vos notes en alchimie aussi, remarquable. À vrai dire, sur votre sixième année… Vous m’excuserez l’expression, mais il n’y a bien que ça de remarquable.
- Vous préférez qu’on aborde le fait qu’elles sont hors du commun, ou que je n’ai pas achevé ma scolarité?

J’ai frappé un mur. Un vrai, en brique et tout. Limite si je ne me suis pas défoncé le pied. Je n’ai pas encore dix-sept ans : pour ça, il va falloir attendre octobre. Il y a un an, je devais être en train d’errer dans l’établissement scolaire. Aujourd’hui, je suis à Londres, je cherche un travail et pour le monde moldu, je suis mineur et mes papiers sont louches. Pas qu’ils soient faux, mais quand on est émancipé, qu’on a seize ans et qu’on a un nom imprononçable comme le mien, on est tout de suite moins attirant pour les patrons. Le vrai problème, c’est pas ça.
Ce qui tue, c’est que je ne peux pas faire de magie. Déjà, parce que je n’ai pas l’âge. Ensuite, parce qu’il y a enquête. Coup de bol, tout porte en ma faveur : sinon je ne serais pas là, à écumer les rues comme une âme en peine, tentant d’y semer le temps. Je ne sais pas si le monde magique accepte d’employer un mineur avec un procès sur le dos, mais je vais le découvrir bien vite si je veux continuer à avoir deux repas par jour.
À vrai dire, quand je me suis proposé pour travailler à la morgue de Sainte-Mangouste, je me suis dit que de toute façon je partais avec l’avantage qu’on est assez peu à être prêt à accomplir cette tâche.


- Cette histoire de sixième année… Pourquoi avoir abandonné en cours de route?
- Parce que je n’avait plus les moyens de payer, et pour des motif personnel.

Ma mère n’est pas folle. Ma mère n’est pas cinglée. Ma mère vaut mieux que la tienne, enfoiré. C’est ce que je pense depuis l’âge de six ans, chaque fois que j’enfonce mon poing dans le visage du salaud qui remet en cause l’honneur familial. Ma mère n’est pas une dingue, je le sais.

Sauf que ma mère est un cas et ça je peux pas le nier. J’ai envie de dire qu’elle n’est pas méchante : il lui arrive de décider de prendre soin de moi convenablement. Je n’avais jamais remarqué le décalage entre sa manière de faire et celle des autres avant d’être invité chez des amis : et c’est là que j’ai saisi qu’il aurait peut-être mieux valu pour ma poire que je m’incarne dans un autre utérus.

Ma mère m’aime bien. C’est ce que je me répète comme une formule magique les jours ou elle n’est pas là, les jours ou elle m’engueule ou les jours ou elle me sert contre elle comme une poupée de chiffon. Ma mère ne sait juste pas vraiment transmettre son affection. Ses mains sont tremblantes, ses gestes ne sont pas volontaires. C’est ce dont j’essaye de me convaincre chaque fois qu’elle me coupe les cheveux, et que la lame de ses ciseaux goûte à la tendresse de ma nuque. Ma mère je l’aime comme elle est. C’est ce que je me répète quand je reste à l’école aux vacances de Pâque ou de Noël, que je m’abrite chez un ami lors des vacances d’été. Ma mère m’aime aussi.
J’en suis sûr.

Ma mère elle travaillait pour Sainte-Mangouste. Elle est médecin, elle est exemplaire dans son art : on ne s’est jamais rendue compte des morsures sur ma nuque ou des hématomes sur mes côtes. Ma mère elle est au bord de la crise de nerf. Ça c’est depuis qu’ils ont ouvert sur elle une enquête pour savoir si oui ou non elle avait euthanasié un patient, et que depuis elle a perdu le droit d’exercer.

Il paraît que sa vie en devenait difficile : mère seule, perdant son emploi, vivant des pressions du côté familial. Mais si elle a souffert de tout cela, elle ne m’en a jamais fait part : elle s’est suicidé trop tôt pour que je le sache.


- (elle fronce à nouveau les sourcils. Bon. Peut-être que son visage est tout simplement très expressif) Et pourquoi êtes-vous intéressé par le métier de Concierge? Ça n'est pas un emploi considéré comme glorieux, je suppose que vous vous en doutez.
- J'ai besoin d'argent, je manque de qualification. Poudlard c'est un endroit que je connais bien, je sais comment y agissent les élèves, j'y connais quantité de coin et recoin. Faut pas croire, je poursuis mes études en parallèle: mais je suis un être humain, j'ai besoin d'un toit et de quoi manger. Et puis, Poudlard, j'y ai des bons souvenirs (... ainsi que des comptes à régler.)

J’apprécie la bibliothécaire. C’est très probablement une des rares personnes de l’école à parfaitement prononcer mon nom, et elle ne se gêne pas pour le faire. Chaque fois qu’une intrusion est détectée du côté des livres interdits, elle me convoque. Et j’ai beau lui jurer que ça n’est de mon fait que dans 67% des cas – calculé par mes soins, j’ai suffisamment traîné en ces lieux pour évaluer l’échantillon qui se faufile de l’autre côté de la grille – et qu’il faudrait mener enquête plutôt que de me désigner coupable d’office, je finis toujours par fermer mon clapet et tolérer la retenue qu’elle m’impose pour expier les péchés de la masse. C’est une sorte d’accord silencieux entre-nous : je range ces lieux avec elle et elle ne cafte pas que j’ai recopié une soixantaine de page du livre bizarroïde à qui il faut céder une goutte de sang quand on veut l’ouvrir, sous peine de quoi les mots qu’on y lit n’y ont strictement aucun sens.

En fait, des fois, je me demande si elle ne me colle pas simplement pour avoir un aide pour ranger ce bazar, et qu’elle me tient par les couilles vu que j’ai tout à perdre si elle me coule.


- Hum. Je me permets de douter sur un point: il faut de l'autorité. Pour un peu on vous prendrez pour un élève, et si les premières années se laissent facilement impressionner, je ne suis pas sûre que vous ayiez le même effet sur les septièmes.
- Oh, pour ce qui est des élèves, c'est loin d'être un des points pouvant m'inquiéter. À vrai dire, je pense que c'est plutôt eux qui comprendront bien vite de quoi il en retourne... (ne pas afficher de sourire carnassier. Ça n'est jamais rassurant. Ne pas...)

[ici sera peut-être rajouté quelque chose, mais pour le moment, regardez à votre droite ! Un lapin !]

- (elle a un petit raclement de gorge : je crois que mon sourire l’a indisposé, pour le coup.) Bien. Je tenais à vous rencontrer, puisqu’il s’agit d’une nécessité pour tout futur membre du personnel : je crois toutefois que votre lettre de motivation m’a apporté les informations nécessaires. Je vous remercie de votre temps, et nous vous recontacteront, monsieur Harmaajarvi.
- Harmaajärvi (ai-je corrigé machinalement.). Ravi de vous avoir rencontré, et au plaisir. (j’ai sourit encore, mais c’est plutôt un état permanent, dans mon cas.)

Pour être bon en métamorphose, il s’agit surtout de comprendre la mécanique, m’assène ma mère de ses yeux vides. Je hoche la tête tout en regardant le plus dans le lointain possible, à la recherche de son regard. Elle a son herbier sur les genoux. Je déteste les vacances de Pâques. Elle a un revolver sur la table. J’exècre les vacances de Pâques.
Tu es un enfant intelligent, me répète ma mère depuis que je suis né. Si je t’explique quelque chose, tu le comprends mieux que moi, me murmure-t-elle en me coupant les cheveux. Je vais te dire comment fonctionne une arme à feu, comme les appels les moldus. C’est une merveilleuse façon de compenser l’absence de la magie dans leur vie. Et ensuite, tu feras comme te dis maman. Parce que tu l’aimes.
Tranquillement, elle sort ses herbes, et pose ses fleurs préférées sur la table. De toute façon je vais te demander quelque chose de simple.

Je suis sorti après avoir fait comme me disait ma mère. J’aurais préféré que le jardin la mange, mais elle dit que c’aurait été trop propre. Elle veut de la couleur, du théâtre, de la poésie. Elle veut du mystère, une petite note dans les journaux. Une mère de famille meurt après s’être tiré une fleur dans la tête. Sur la photo, un crâne d’où jaillit une myriade de pétale rouge et blanc.

J’ai toujours été bon en métamorphose.

Ma mère m’aime.

Je me suis répété au moment de la détonation.


Pseudo : Bunny Girl. *sors* Bunny c'est bien. Aimez les Bunny. Répandez les Bunny. Bun-bun.
Âge : 18 ans ~
Sexe : Moule.
Comment avez-vous connu le forum : Koupine. :3
Commentaire : J'aurais voulu chouiner sur le fait que je me fais agresser par le design, mais en fait c'est surtout la taille de mon écran qui ne colle pas. Je me tais donc, et attends de passer sur un meilleur ordinateur. :3  NOTA BENE (ou, l'histoire de la meuf qui ne savait pas quand cesser de parler) : Sans avatar jusqu'à ce que je récupère mon ordi. Et ma tablette. Et sai. (:
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MessageSujet: Re: Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%] Mer 29 Juil - 4:55

Bienvenue !!!
Tu as fais ta fiche rapidement à ce que je vois :)

Par contre, je la lirais demain -enfin tout à l'heure- car là je suis complètement crevée. Je ne serais pas concentrée x_x.
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MessageSujet: Re: Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%] Mer 29 Juil - 14:02

Hey ~
Déjà dit sur la CB mais, bienvenue parmi nous !

En vue des défauts, mieux vaut ne pas taquiner monsieur le concierge de Poudlard D:
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MessageSujet: Re: Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%] Jeu 30 Juil - 21:24

Bienvenue ! \O/

Toute ta fiche est bonne mais il y a un truc qui me tracasse.
Il me semble pas avoir lu pour quelle raison Ahti est un animagus et surtout s'il est reconnu par le Ministère de la Magie ?

J'attends le code du règlement sur mon compte + que tu mettes un avatar aussi :3





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MessageSujet: Re: Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%] Dim 16 Aoû - 17:27

Coucou !! Où en es-tu ? :D





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MessageSujet: Re: Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%] Dim 6 Sep - 15:07

Coucou :c.

Je n'ai pas de nouvelles !! Que deviens-tu ?
Si tu ne réponds pas dans les jours qui viennent, je vais devoir te supprimer :/ C'est dommage car tu as pratiquement fini ta fiche...





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Feed me cuz I'm cute [UC 99,5%]

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