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[PLOT][21 Août 1990] La Peste Noire

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MessageSujet: [PLOT][21 Août 1990] La Peste Noire Ven 21 Aoû - 22:08


"Allumer le feuuuuu !"
La soirée était calme.
Le vent soufflait doucement sur les arbres aux alentours du campement, faisant virevolter à l'image d'une valse leurs feuilles. Les quelques morceaux de verdures qui s'échappaient des bras de ses maîtres de la forêt voguaient ici et là jusqu'au lac. Ces feuilles se posaient délicatement sur l'eau, créant des ondulations, des oscillations douces et reposantes.
Et le soleil ! Il était là, en train de se coucher, observant les différents élèves du campement de son regard de braise. Ses rayons luisaient et réchauffaient les cœurs pour le bonheur de chacun.
La plupart des élèves se prélassaient dans le Loch, ou bien étaient allongés au bord de l'eau, un livre à la main. D'autres discutaient autour du feu allumé sur les bûches placées en cercle. Ou bien, certains étaient tout simplement dans leur tente à faire une sieste.
La soirée était bien calme...
Trop calme...
Tandis que cette journée était placée sous le signe du repos et du bien-être, un oiseau de mauvais augures planaient au-dessus du campement. Un oiseau noir de jais, au bec et aux yeux tous aussi noirs volait en cercle, guettant le moindre de vos mouvements.
Un corbeau...
Une créature aux mauvais présages pour les pratiquants de la divination, un animal envoyé par la Mort elle-même...
Oui, tout était calme en ce début de soirée, comme si le repos éternel frappait à votre porte.
Sauf que le corbeau trouvait que toute cette tranquillité avait assez durée. Sans plus attendre, il piqua vers le sol, frôlant certains élèves et le feu de camp. Et, juste avant d'atteindre terre, ses ailes déployées se métamorphosèrent peu à peu en bras semblables à ceux d'un homme. Le corps tout entier de l'animal s'allongea, prenant une apparence humaine. Un corps se dessina sous les plumes qui disparurent une à une.
Un homme de taille moyenne mais d'une allure souple et d'une aura imposant le respect et la servitude se tenait là, au centre du campement. Il était habillé de la tête au pied de noir et seuls ses cheveux châtains aux nuances rousses donnaient un peu de couleur à ce tableau. Cependant, un masque à bec semblable à ce que portaient les prêtres italiens lors des épidémies de peste cachait son visage. Seul le bas de sa figure, dévoilant sa bouche, restait visible. Et un sourire mauvais était dessiné sur ses lèvres.
Tout le monde était stupéfait par cette nouvelle apparition et ne comprit que très peu de choses. L'homme sortit alors sa baguette de sa poche, toujours ce sourire fou au visage.

- Expelliarmus !

Un sort que le nouveau venu n'eut aucun mal à estomper fonça droit sur lui. Ce sortilège avait été envoyé d'une personne en face de lui que l'homme n'eut pas de mal à reconnaître...
Romulus Vargas.
Le cher directeur de Poudlard, celui qui était l'objet de toute son attention.
L'homme masqué eut un rictus moqueur, qui se transforma peu à peu en rire faisant froid dans le dos.

- Romulus Vargas, es-tu stupide ? Ou inconscient ? Aurais-tu oublié tout ce dont je suis capable ?

Cependant, sa phrase fut coupée par plusieurs sortilèges lancés vers sa direction. Ceux-ci furent immédiatement stoppés par des sorts défensifs murmurés par le brun. Il fixa alors les imbéciles qui avaient osé l'attaquer, lui, le plus grand mage noir de cette époque. Tiens donc, les enseignants. Vargas avait-il donc besoin de toute une armée de professeurs pour le défendre ? Et pratiquement que des femmes par-dessus le marché.
Il les reconnut tous. Une se faisait appeler Thalia Gunther Levis, une ancienne auror, nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Plutôt puissante, très à cheval sur son travail, un regard déterminé. Il fallait s'en méfier. Il y avait aussi cette femme froide aux origines aztèques, une potioniste au regard noir, jeune mais déjà expérimenté, Quetzal Alconahuacatl. Il en reconnut une autre, Svitlana Alkaev, une femme du Nord, à laquelle il fallait faire attention. Il y avait aussi cette professeure d'Étude des Moldus, une matière inutile suivie par des gens eux-mêmes inutiles. Il ne s'en faisait pas pour elle. Enfin, il y avait Ulrich Beilschmidt, occupant le poste de professeur d'Histoire de la magie. Un homme qui cachait sans doute une belle puissance magique. Puis il y avait tous ses autres membres du personnel, sans doute incapable de tenir une baguette correctement à ses yeux.
Il sourit de plus belle et claqua du doigt. A cet instant, plusieurs nuages noires, semblables à des nuées d'oiseaux se dirigèrent vers le campement à toute vitesse, détruisant peu à peu le campement sorcier. Des cris fusèrent de toute part, tandis que les sortilèges entre les deux camps s'opposèrent, créant une vague de panique. Les nuées noires prirent peu à peu formes humaines, dévoilant des hommes et des femmes dans une tenue identique à leur leader.

La magie noire créait le chaos au campement, certains sortilèges malfaisants frappaient les élèves et Romulus avaient beau tenté de créer un bouclier assez puissant pour tous les protéger, rien à faire. Cet homme ne cessait pas de l'attaquer. Oh, bien sûr il l'avait reconnu, mais jamais il ne penserait qu'il attaquerait maintenant et en personne.

- Aegror Obscurus !

Romulus regarda ce sortilège inconnu frapper plusieurs élèves tels que Køhler ou bien Ulaansükh. Ceux-ci tombèrent au sol, inconscients.
Merda !
Le directeur s'élança vers ces trois élèves et créa un Protego Totalum afin de les mettre hors de portée des sorts.
Et, tandis que le combat continuait, le regard de Romulus s'illumina d'une surprise soudaine, quand il aperçut l'homme au masque de médecin avancer vers lui.

- Ah, mon cher Romulus, qu'est-ce que cela fait de ne plus rien contrôler ? De te sentir abandonner ainsi ?

Le mage noir eut un rictus mauvais, sa baguette à la main. Il continua de rire, regardant l'état pitoyable de l'Italien en face de lui.

- Regarde plutôt ça, regarde plutôt la destruction de ton monde !

Il s'approcha un peu plus près de lui et souleva le menton de son interlocuteur. Il lui chuchota alors :

- Observe...Papà.

Le poussant en arrière, l'homme redressa sa manche, dévoilant un tatouage en forme de caducée. Deux serpents étaient entrelacées autour d'une baguette, avec à l'extrémité une tête de mort sur laquelle était posé un rat. Deux ailes noires de jais étaient déployées à son dos. L'homme pointa sa baguette sur son tatouage, tout en s'envolant doucement vers le centre du campement. Il s'éleva peu à peu, exposé au regard de tous, toujours ce sourire dément au visage.

- Allez-y, mes Sans Visage, montrez donc de quoi vous êtes réellement capables.

Toute de suite, les combats cessèrent à mesure que la magie émanant du tatouage s'activait. Et là...
Là...
Plusieurs élèves furent pris de spasmes. Les élèves touchés...par la marque. Les autres les regardaient avec stupeur, tandis que les Sans Visage se retransformèrent en fumée noire, volant autour du camp de façon inquiétante.
Les marques noires des élèves s'étendirent peu à peu sur leur corps, leur visage, jusqu'à former des pustules. Désormais, ces élèves n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes...Non...Il n'était plus eux-mêmes du tout.
Ils étaient possédés.
L'homme masqué, quant à lui, regardait le spectacle avec excitation et un certain plaisir : tout marchait comme prévu et tout le monde était trop choqué pour réagir, pas même cet imbécile de Vargas.

- Brûlez, détruisez, exterminez, pulvérisez, anéantissez, annihilez, ravagez TOUT !

Sous les ordres de leur maître, les sorts se mirent à fuser. Les élèves possédés étaient incontrôlables et ceux qui les retenaient tant bien que mal se faisaient tout simplement expulser en arrière. C'était le chaos à l'état pur...
Mais le clou du spectacle...Les élèves et les professeurs en restèrent muets, déboussolés, tétanisés. Le feu étaient en train de dévorer les tentes et les alentours...Tout partait en fumée...
Et rien ne pouvait arrêter ces flammes affamées...
Cependant certains s'activaient à sortir les personnes de leur tente ou d'amener les blessés hors d'atteinte du feu. On pouvait entendre les cris, les pleurs, les plaintes...
Et surtout le rire perçant de cet homme, tandis que les brasiers éclairaient la nuit à peine levée.

- Ayez crainte ! Tout ce que vous avez connu jusqu'ici n'était qu'un petit entraînement...Bientôt, vous allez entendre parler de moi...Vous allez entendre parler de la Peste Noire.

Toujours avec son sourire aux lèvres, il porta sa main à son masque et l'enleva, dévoilant ainsi son visage.

- Souvenez-vous de mon visage...

A ces mots, son corps se métamorphosa en un corbeau, lui même rejoint par les nuées d'oiseaux formant ses serviteurs et ils s'en allèrent, disparaissant en un tourbillon de désolation.

Il ne restait plus que la mort...
La tristesse...
Le crépitement du feu...
Et les élèves marqués plongeant dans l'inconscience.

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