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"Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自

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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mer 1 Juin - 19:13









Flammes

19 avril 1991






"I see fire"




"Une nouvelle attaque a éclaté. Bien plus dangereuse, cette fois. Nous aurions pu tous mourir. Nous n'avons jamais vu l'enfer d'aussi près. Moi qui avait été visé lors de la dernière crise de Feli-kun, je crois n'avoir jamais été aussi terrorisé qu'hier soir. C'était Alconahucatl-sensei. La marque de notre professeur de potion s'est manifestée et elle nous a tous enfermés, pris au piège dans la Grande Salle, avant de lancer le sortilège le plus effroyable qui soit dans une telle situation. Un Feudeymon. Les souvenirs du camp de l'été dernier n'avaient jamais été aussi forts. Nous voyions de nouveau les corps calcinés de nos camarades, nous sentions la brûlure des flammes sur notre peau, et de la fumée dans nos gorges. Ayant tenté d'ouvrir la porte qui avait été verrouillée par l'institutrice, cette dernière a trouvé bon de me réduire au silence pendant un petit moment. J'ai pris la porte de plein fouet en recevant son Expelliarmus dans le dos. Évanoui, je ne peux exactement décrire ce qu'il s'est passé avec mes amis, en revanche, j'ai bien faillir mourir asphyxié dans mon inconscience. Par chance, Ludwig et Arthur-san, qui nous avaient protégés, Francis-senpai, Tonio-senpai et moi, se sont empressé de nous sortir de la pièce une fois la porte forcée par Héderváry-sensei, qui a pris soin d'affronter la maîtresse des potions pour qu'elle ne fasse plus de victimes. Sa marque a apparemment cessé d'agir après quelques minutes, la laissant en sommeil, elle aussi.

Je ne saurais dire qui a été blessé. J'ai entendu  que l'espagnol avait cessé de respirer, mais avait heureusement fini par revenir "d'entre les morts", si je puis dire... Cela me fait froid dans le dos rien que de penser qu'il ait pu mourir ne serait-ce que quelques secondes. Apparemment, il a été blessé à la gorge. Quant à Francis-senpai, il a reçu un Diffindo en pleine poitrine, comme moi lors de la crise de mon meilleur ami. Et Ludwig et Arthur-san... ont aussi été partiellement brûlés par le feu, en se mettant devant nous pour nous abriter du sortilège. Leur peau est maintenant marquée par de grandes traces rougies, comme chauffées à blanc... Cela ne s'arrêtera donc jamais? Cet homme va-t-il continuer à jouer avec nos vies ainsi, jusqu'à ce que chaque élève de cette école meure pour de bon? Y a-t-il un moyen de l'arrêter? Que veut-il? A-t-il des raisons d'agir ainsi? Ou cette école n'est-elle qu'un théâtre à ses yeux, et nous les pantins acteurs de la fable dont il tire les ficelles?"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Ven 3 Juin - 18:59









Larmes

7 mai 1991






"I hate everything about you"





Rp relatif à cette date:
 

"Encore lui. Encore et TOUJOURS lui! Pourquoi faut-il que chaque fois que je vis un moment difficile en matière de relation amoureuse, il se pose toujours ? Au mauvais endroit, au mauvais moment, comme à son habitude, et alors que je suis le plus confus. Il a fallu que Leopold soit là... J'avoue l'avoir cherché, c'est vrai. Oui, sa simple présence, le seul fait qu'il s'approche de Shin'ju-chan suffit à me faire frémir, me faire gonfler de colère, même si je sais qu'il ne lui fera jamais le moindre mal. Mais je n'y peux rien, c'est ainsi. L'autrichien est mon némésis, et cela n'aura jamais rien de logique. Nous continuerons à nous détester l'un l'autre sans relâche, même si nous n'avons aucune raison de nos battre. Mais alors... pourquoi est-ce que je me sens aussi mal? Aussi sale? Ma langue me brûle. Pourtant, je ne lui ai adressé aucun compliment, je n'ai pas plié devant lui. Mais il y ce poids sur mes épaules, sur ma conscience, qui me dit que j'ai mal agi. C'est vrai, je l'ai insulté. Oui, je l'ai menacé, d'une manière plus violente que je ne m'en serais cru capable. Mais j'avais tant de haine à revendre, tant de rêves de vengeance impossibles à réaliser à son encontre. Depuis ce soir où nos arguments brûlants ont déchiré le silence de la salle commune de notre maison, je n'avais qu'une envie: le faire souffrir.

Mais ce soir... Mon dégoût face à son visage a été remplacé par autre chose. Je crois que j'étais... affecté? Serait-ce car Ludwig m'a réprimandé? Je l'ai déçu. Il n'aurait jamais pu imaginer que je puisse être aussi désobligeant, aussi blessant envers quelqu'un, ou que je sois capable de proférer des menaces de... mort? C'est vrai, je l'ai fait... Est-ce que je le regrette? Est-ce pour cela que j'ai cette pointe au coeur, qui m'empêche de respirer? Est-ce pour cela qu'à ce moment-là, des larmes ont coulé sur mes joues, alors que je suffoquais, et que j'ai osé dire...

"J'ai peur"

C'est exact. J'ai tout simplement peur qu'il me déteste. Je ne veux pas que nous soyons ennemis. Je ne veux pas que nous nous battions, que ce soit verbalement, ou en en venant aux mains. Je ne lui souhaite même pas le moindre mal. Maintenant qu'il n'est plus en face de moi, je peux mesurer à quel point j'ai été offensant, toutes ces fois-là. Simplement, lorsqu'il est là, je... j'ai cette chose qui se réveille au fond, ou plutôt... Ce moi du passé qui ne veut pas être seul. Pour qui le moindre adversaire est synonyme d'échec. Si je parviens encore à m'attirer la colère d'autres élèves, c'est qu'il y a quelque chose que je fais mal. Qu'il y a toujours quelque chose qui cloche, quelque chose de honteux au fond de moi, et dont je doit me débarrasser. Que je ne suis pas encore parfait. Je sais que je ne peux pas l'être. Personne ne le peux. Mais je voudrais au moins m'en rapprocher assez pour ne plus à avoir à appeler quelqu'un mon ennemi. Pour ne plus avoir de nouveau Leopold...

[Pause]

Il faut que j'aille m'excuser. Cela sera difficile. Mais je dois le faire. Ce sera déjà un premier pas pour le comprendre lui. Je dois calmer mon animosité à son égard. Pas seulement pour lui ou pour Ludwig. Pour moi. J'en ai besoin."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Ven 3 Juin - 19:19









Lettre

9 mai 1991






"I've loved you for a thousand years"




" 'Ludwig,
Tu dois sûrement te demander pourquoi je t'envoie une lettre, alors que nous nous voyons tous les jours, et que nous dormons dans la même chambre. Pourquoi je ne te dis pas tout cela en face. C'est bien simple. Car lorsque je suis face à toi, les mots me manquent. Je serais incapable de dire à ton visage tout ce que je vais écrire dans cette lettre. Si j'arrive à l'écrire... Car tu vois, ce doit être bien la dixième missive que je commence, si ce n'est plus. J'ai jeté toutes les autres. Aucune ne semblait vraiment définir ce que je pensais de toi... J'espère que celle-ci y parviendra.

Je me suis longuement cassé la tête pour savoir ce que j'allais dire, et comment... Mes amis m'ont conseillé de ne pas trop réfléchir, de simplement ouvrir mon coeur. C'est difficile, pour moi. J'aime ce qui est rangé, bien dit, bien écrit... Mais quand il s'agit de toi, ou de mes sentiments, j'ai tendance à me perdre. Alors... peut-être vaut-il mieux que pour une fois, je laisse juste mon coeur parler... (j'ai honte rien que d'écrire ces mots).

Je me lance...
Ce serait trop long d'expliquer à quel point je tiens à toi, et pourquoi. Tous les moments où tu as été à mes côtés, où tu m'as aidé à me relever, je t'en serai éternellement reconnaissant. Tout ça est un tout. Tout ce que je ressens pour toi a commencé à germer depuis bien longtemps... J'étais juste trop aveugle pour m'en rendre compte. J'ai tout fait pour que tu sois heureux avec une autre personne que moi, sans savoir que moi aussi... j'avais besoin de ta lumière. J'ai besoin de t'avoir à mes côtés. Poudlard sans toi ne serait plus le même pour moi. Au départ, tu étais juste ce garçon un peu bagarreur, qui me faisait peur. Puis tu es devenu un camarade, puis un ami proche, et après un certain temps, mon meilleur ami. Et aujourd'hui...
Je t'aime. J'ai mis un moment à me l'avouer. Je refusais de penser que j'avais le droit d'être à tes côtés... comme ça. Ton frère est peut-être quelqu'un de génial, de cool... Il y a beaucoup de gens cools.


Mais toi... Toi, pour moi, tu es unique. Tu es Ludwig. J'aime ton sourire, si rare mais si apaisant quand il est là. J'aime le fait que tu sois bien plus grand que moi. J'aime tes yeux, en apparence calmes, mais au bleu agité comme les vagues les plus grandes. J'aime tes cheveux, qu'ils soient coiffés ou non. J'aime quand tu me sers contre toi, j'aime ta voix rassurante, qui me fais oublier tous mes soucis. J'aime tes grandes mains parfaites pour me frotter les cheveux. J'aime te voir manger un gâteau, avec ce contentement dissimulé que j'arrive quand même à voir dans tes yeux brillants. J'aime t'entendre parler d'histoire, ou de science, ou de philosophie. Tu es passionnant à écouter. Et il serait... trop long d'énumérer tout le reste. Peut-être que j'en demande trop... Une petite voix me souffle encore que je n'ai pas le droit, mais... Si tu me le permets... je voudrais te dire que je t'aime, encore et encore, même si je n'arriverai jamais à le faire à voix haute.

Alors je vais le faire là... Je t'aime. Aishiteru. Ich liebe dich...
...Je n'ose imaginer ta tête lorsque tu liras ça... Je ne regarderai pas... promis...'


J'ai finalement réussi à dire à Ludwig ce que je ressentais dans une lettre... J'ai pu y marquer tout ce que je n'oserais avouer en temps normal. Est-ce que cela lui a plu, ou non?... Il a semblé embarrassé... Qui ne le serait pas? J'espère que ces mots ne vont pas le pousser à venir vers moi. Ce n'est pas ce que je veux... Je veux simplement qu'il sache la manière dont je le vois, qu'il sache que mes sentiments sont sincères et que je

C'est bien trop embarrassant. Je n'arrive même plus à l'écrire. Savoir qu'il a lu ces mots... Mon dieu, j'ai honte..."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Lun 6 Juin - 9:14









Ensemble

18 mai 1991






"For once, it was you and me"




Rp relatif à cette date:
 

"Ensemble. Nous sommes ensemble. J'ai tellement répété ce mot dans ma tête, encore et encore que j'ai désormais l'impression qu'il vient d'une langue étrangère. Ensemble. Ludwig et moi. Je suis au comble du bonheur. C'est sans doute assez égoïste, mais je n'ai jamais été aussi heureux. Je peux enfin le serrer contre moi. Je peux enfin lui dire que je l'aime. Sans que personne n'ait à me reprocher quoi que soit. Sans avoir de remord. Evidemment, comme je n'ai jamais eu ce genre de relation avant aujourd'hui, je vais devoir y aller doucement, de peur de faire quelque chose de travers et de tout ficher par terre. Je sais bien que Ludwig non plus n'est pas très doué lorsqu'il s'agit d'exprimer ce qu'il ressent, mais... Cela me va. Nous irons à notre rythme, même si cela doit prendre un peu de temps. Main dans la main. Tout ce que je souhaite, c'est le voir sourire. Et si je peux être celui qui illumine son visage, son quotidien, alors tout est parfait pour moi. C'est tout ce que je souhaite. Je veux l'épauler comme lui a été à mes côtés pendant six ans pour me soutenir. Et cette fois, ce ne sera pas en tant qu'ami mais en tant que... p-petit ami?

[Pause]

C'est assez embarrassant, mais... je pense pouvoir m'y habituer, à la longue. Ce n'est qu'un titre, c'est vrai, mais cela me remplit de fierté. La preuve que nous sommes ensemble aujourd'hui, c'est qu'il me nommera ainsi... Ensemble. J'ai encore du mal à réaliser ce qu'il m'arrive. Lui et moi. Il n'y avait jamais eu de "nous" avant hier. J'étais toujours derrière, incapable de saisir cette lueur qu'il dégageait. Maintenant, je vais enfin être à ses côtés. Peut-être ai-je moi aussi le droit de briller un peu, à présent? Peu importe. Tout ce que je souhaite, c'est lui montrer à quel point je tiens à lui, et le protéger -même si généralement, c'est plutôt lui qui fait en sorte qu'il ne m'arrive rien. Cette fois... Je veux être là pour lui. Pas pour prouver que je suis plus fort, mais simplement que s'il est en danger, je suis prêt à l'aider, à le soigner, ou même à me mettre entre l'ennemi et lui. Nous affronterons les difficultés ensemble...

Combien de fois ai-je écrit "ensemble" sur cette page?

[Pause alors qu'il compte]

Trop! Beaucoup trop!"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Lun 20 Juin - 3:04









Lui

10 juin 1991






"I want to vanish inside your kiss"





Rp relatif à cette date:
 

"Cela va bientôt faire un mois. Un mois de pur bonheur. Un mois à découvrir celui qui est maintenant mon petit ami. Ai-je écrit découvrir? J'entends par là que le connaître depuis six ans, être son meilleur ami, ne suffisait pas. C'était autre chose. Certes, je l'aimais, je l'adorais déjà. Mais comment ne pas aimer encore plus celui que je distingue aujourd'hui? Ludwig. Le nouveau Ludwig. Le vrai Ludwig. Celui que je ne voyais jamais, qui était toujours resté secret, caché. Celui que seul Feli-kun avait pu apercevoir. Celui qui ne se dévoilait que dans l'intimité, et non dans la clarté presque aveuglante projetée par les bougies de la Grande Salle. Ce sourire d'ordinaire si rare est maintenant présent sur ses lèvres chaque fois qu'il me regarde. Son regard se fait plus doux, ses gestes plus lents, moins secs, remplis d'attention, comme s'il craignait de m'effrayer, ou de m'abîmer. Quand il tient mes mains dans les siennes, j'ai l'impression qu'elles se réchauffent, qu'il me transmet sa chaleur en même temps que son amour. Il n'y a plus de limite au mien quand je suis dans ses bras. Il n'y a plus que lui.

Comment ai-je fait, tout ce temps? Comment ai-je pu me retenir, refuser d'être à ses côtés en permanence... Contre lui en permanence? Comment pouvais-je me passer de cette douce musique qu'était sa voix, grave et apaisante? Six ans et pourtant, je ne me rendais pas compte de ce que je ratais. Je cherchais à l'envoyer ailleurs, en croyant qu'il était impossible pour qui que ce soit de m'aimer. Lui en particulier. Aaah... Si lumineux, si grand, si incroyable, Ludwig. Comment aurais-je pu ne serait-ce qu'arriver à sa cheville? Être son meilleur ami était déjà trop d'honneur pour moi. Qu'il m'ait tendu la main était déjà un rêve. Et maintenant... Et maintenant... il me donnait tout. Je n'ai plus à me contenter de serrer ma main dans la sienne, presque douloureusement, pour éviter qu'il ne m'échappe, qu'il ne s'envole. Aujourd'hui, j'ai le droit de l'aimer pleinement. Ce n'est plus un pauvre sentiment que je dois enfermer pour ne pas blesser les autres, ou me blesser moi-même. Ce n'est plus un fardeau. C'est un présent. Un atout destiné à le rendre heureux, à l'aider à sourire chaque jour. À le soutenir comme j'avais toujours souhaité le faire, ce qui m'étais autrefois impossible. Je ne pouvais remplacer l'italien. Je ne pouvais combler le vide qu'il laissait. Je ne le pourrais peut-être jamais. Mais la relation que j'ai aujourd'hui avec Ludwig me permet davantage d'éloigner les démons, les cauchemars, et tout ce qui pourrait le détourner du bonheur. La personne que je suis aujourd'hui est bien plus apte à l'aider.

Je ne lui demande rien. S'il ne le veut pas, il n'a pas à m'embrasser. Il n'a pas à m'enlacer. Il n'a pas à me dire quoi que ce soit. Même si au fond de moi, je meure d'envie qu'il le fasse, rien ne pourrait me faire davantage de mal que de le forcer à faire cela. De le forcer à m'aimer plus, ou à simplement me montrer qu'il m'aime. Mais si toutes ces choses permettent de réchauffer son cœur comme il l'a fait pour le mien, alors je ne peux pas hésiter. Car je ne saurais être heureux sans son sourire. Je l'aime tant... Chaque mot qu'il m'adresse, chaque surnom qu'il me donne fait battre mon cœur un peu plus fort. Ce bruit me rend sourd, tout autant qu'il me rend aveugle. Je ne distingue plus rien à part lui. Sa voix. Son rire. Ses yeux. Ses cheveux qui coulent entre mes doigts. Sa peau contre la mienne. Ses lèvres. C'est sûr à présent. Je ne pourrai plus me passer de lui. Même une heure, cinq minutes, quelques secondes sont trop longues pour moi. C'est insoutenable. Au moment où ses doigts quittent les miens, il me manque déjà. Je l'aime... Je l'aime. Ludwig"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 21 Juin - 20:27









Allemagne

12 juin 1991






"You got me crazy in love"





Rpq:
 

"Nous deux. Nous deux à la terrasse d'un café, à regarder les enfants courir après les poissons magiques sur la place. Nous deux assis sur un banc, main dans la main, à contempler un passé éloigné comme s'il était encore là. Moi sur la balançoire, appuyé contre son torse, alors qu'il me poussait gentiment, et que j'évoquais ce qui l'attendait dans mon pays. Ses chiens qui bondissaient sur moi pour m'accueillir, et gambadaient avec Shin'ju dans le jardin. Nous à cuisiner chacun de notre côté pour faire découvrir à l'autre une recette qui nous tenait à cœur. Nous, collés l'un contre l'autre, à

L'Allemagne était magique. Je faisais enfin face à tout ce qui avait vu grandir Ludwig. Sa maison, son école, le Berlin sorcier dans son ensemble. Il me racontait son enfance, comment il occupait son temps, les livres qu'il lisait, les amis qu'il avait... Il n'était pas difficile pour moi de l'imaginer plus jeune, dans cette cour, à jouer au ballon ou à découvrir ses pouvoirs sous les yeux émerveillés de ses camarades, avec ce petit sourire arrogant que je lui connaissais si bien. Je le voyais, dans le bureau de son père, à emprunter en cachette des grimoires qui le passionnaient, pour finir de les lire dans son lit, au milieu de la nuit, comme j'avais tendance à le faire. Ou sur cette balançoire, à se propulser pour monter le plus haut possible vers le ciel, se voyant déjà sur un balai. Ou au bord de cette fontaine, à essayer d'attraper les poissons, l'air de rien, et grondant ses chiens qui l'éclaboussaient en bondissant dans l'eau. Oui, je pouvais imaginer tout cela sans mal. Je souhaitais pouvoir parler avec lui, moi aussi. Ébouriffer ses cheveux, ou le voir somnoler, sa tête sur mon épaules ou sur mes genoux. Mais je ne pouvais malheureusement pas faire tout cela. Et c'était inutile. J'avais l'allemand d'aujourd'hui, près de moi, et rien ne pouvait me rendre plus heureux. Mille baisers, mille "Je t'aime", nous avons échangés, en anglais comme dans nos langues respectives. Même si en public, nous ne pouvions pas nous afficher aussi facilement qu'à Poudlard, nous nous rattrapions dès notre retour chez lui. Ou bien il s'amusait à me taquiner alors que la nappe de notre table, au restaurant, dissimulait nos pieds. Cette étrange sensation revenait encore, bien plus forte qu'à l'école. Elle m'oppressait, me rendait fébrile. J'avais besoin de lui, plus près, rien qu'à moi, et

Non, décidément... Je n'y arrive pas encore. Je n'arrive pas à parler de ça. C'est trop pour moi. Je ne peux retranscrire cela avec des mots. Tout était parfait mais... Les sensations, le plaisir, impossible de les décrire. C'est juste entre nous. À quoi bon tenter de le graver sur du papier, alors qu'il est déjà gravé dans ma peau? La simple marque au creux de mon cou, qui l'a tant inquiété, prouve que je suis à lui. Cela me suffit. Je n'ai besoin de rien d'autre"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 16 Aoû - 17:39









Deux

15 juin 1991






"We both love him and he loves both of us"





Rp relatif à cette date:
 

"[Les paragraphes sont inscrits soit en japonais, soit en anglais, et il y a des traits d'encre par endroits, comme si les deux qui avaient écrits s'étaient arraché le cahier des mains]

Comment avons-nous pu nous inscrire dans cette école?! Pourquoi ne sommes-nous pas simplement allés à Mahoutokoro, au Japon? Cela nous aurait évité de côtoyer tous ces occidentaux! Mais non, au lieu de suivre les bons enseignements de notre père, il a fallu que nous écoutions notre mère, qui nous a tant monté la tête au sujet de Poudlard... Quelle erreur.

Elle comptait pour nous. Réaliser le souhait qu'elle n'avait jamais pu accomplir était notre seul objectif. Elle serait fière de nous voir, aujourd'hui.

Fière, honteuse, oui, plutôt! Kiku est devenu ami avec des européens! Comment a-t-il pu? Cela va à l'encontre de tout ce que nous avons appris dans notre enfance. Nous qui avons tant fait pour que notre père nous félicite, nous nous sommes trompés sur toute la ligne... Nous ferions mieux de rentrer et de demander son pardon, en espérant qu'un jour il accepte de nous accueillir de nouveau à la maison. Et il ne nous fera plus jamais confiance. Le peu que nous avions gagné en primaire pour le contenter, lui faire plaisir, tout s'est envolé. Tout est à refaire.

Ce n'est plus notre maison, et rien n'est à refaire. Tout est parfait. Nous sommes heureux, ici, avec nos amis, à Poudlard.

Toi et Kiku l'êtes. Pas moi. Et puis en quoi est-ce le bonheur, cette vie? Nous avons tourné le dos à nos origines, nos valeurs. Nous avançons à l'aveugle, sans savoir quand on va trébucher. C'est idiot...

Nous avons appris la tolérance, à travailler avec plaisir et pour nous-même, nous avons découvert un monde inconnu auquel nous étions destinés, et plus personne n'est là pour nous mettre de barrières. Toutes ces manières dans lesquelles nous avait conditionnés notre père, à quoi bon, si l'on atteint pas le bonheur? Pourquoi se priver de vivre pour une vie de servitude, où l'on ne fait que baisser la tête et s'effacer, comme si on existait pas? Ici, aux yeux de ceux qui nous entourent, nous sommes vraiment là, nous avons de la valeur. Et puis... Il y a Ludwig.

Quoi, Ludwig? Ne parle pas de lui. Nous n'avons rien à faire avec lui... Un tel mélange de cultures ne donnera rien de bon. Il est comme les autres: un occidental frivole et arrogant. On devrait le remettre à sa place, parfois. Il se croit meilleur que les autres simplement car il a un sang différent des autres et il est prêt à écraser tout le monde pour avoir le contrôle. Tout le contraire de nous, qui préférons nous taire devant les autres même lorsque c'est eux qui sont en faute. On supporte le poids des erreurs de tout le monde sur nos épaules. Lui s'en débarrasse.

Tu n'en penses pas un mot. Tu l'aimes, toi aussi. Tu es Kiku. Il a débarqué comme une fusée dans notre vie et l'a transformée. Sans lui, nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd'hui. Si Kiku est ce qu'il est, c'est grâce à lui. Si je suis là... c'est grâce à lui. Autrement, il n'y aurait que toi. Nous serions restés renfermés sur nous-même, nous ne nous serions pas liés aux autres. Là, nous aurions été aveugles. Nous voyons clair car il est là pour nous guider, comme un phare dans la tempête. Il nous complète, nous redonne confiance. Ce que tu dis être un désir de contrôle nous a appris à évoluer et à nous tenir droit. Et puis, tu ne peux pas nier la joie que l'on ressent en étant dans ses bras. Il nous protège, il nous regarde. Nous l'aimons tous les deux, et il nous aime en retour.

...Il est beaucoup trop bien pour nous. On ne le mérite pas.

Enfin un peu d'honnêteté. Mais tu te trompes encore. Il nous a appris à être fier de ce que nous sommes, à lever la tête, à ne laisser personne nous dire quoi faire. Oublie un peu tout ce que tu as appris. Oublie notre père. Tout ce qu'il nous a raconté est futile. La vie n'est pas faite pour trimer éternellement pour une reconnaissance qu'on ne recevra jamais. Elle est faite pour se lier aux autres, grandir à leurs côtés, et devenir quelqu'un de bien.

En clair, vous voulez que je disparaisse? Que je parte en emportant tous ces enseignements qui rongent la vie de Kiku?

Pas du tout. Tu représentes tout ce que Kiku a traversé, toutes les épreuves qui l'ont forgé. C'est car il a eu tant de soucis à l'époque qu'il est si heureux aujourd'hui. Il regarde en arrière et se dit  qu'il a beaucoup gagné, qu'il a fait le bon choix en quittant le Japon. Il te regarde toi. Mais il ne t'efface pas. Car c'est grâce à ces souvenirs qu'il se force à avancer sur le droit chemin, maintenant.

... J'aimerais bien qu'on soit heureux

Bonne réponse

Tu es énervant, quand tu t'y mets

Je sais"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 16 Aoû - 17:42

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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 16 Aoû - 17:43

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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mer 17 Aoû - 2:22









Résonance

19 juillet 1991






"Say that you want me every day, that you want me every way, that you need me"





Rp relatif à cette date:
 

"Je me sens libre. Mon esprit est vide de tout soucis. J'ai la folle envie de m'amuser, d'embêter quelques profs, de faire des farces. D'aller complimenter quelques jolies filles. Je crois avoir toujours vécu ainsi, mais.. c'est comme si c'était la première fois. Étrange.

Ludwig et Arthur m'ont dit que j'étais bizarre. Que d'ordinaire, je ne me comportais pas comme ça. Que j'étais timide, prude, sérieux et que je m'excusais pour tout et n'importe quoi. J'ai regardé Francis et j'ai demandé si ce n'était pas plutôt de lui qu'ils parlaient. Il avait toujours été comme ça, à se faire discret au point de se faire marcher dessus, et j'étais plutôt sûr de ne rien à voir avec ça. Mais ils m'ont dit que je me trompais. Nos caractères ont semble-t-il étaient intervertis par des colliers. J'ai reçu l'attitude de Francis et il a reçu la mienne, devenant ce petit ado honteux et coincé que je suis apparemment au quotidien. Du plus loin que je me souvienne, il a pourtant toujours été comme ça! Ce que je crois être ma vie est un mensonge pur et simple... Dans quelques heures, je vais redevenir "normal" et sûrement me demander comment j'ai pu douter que ma vraie vie était là. Mais aujourd'hui... Pour tout dire, j'ai un peu la frousse de redevenir ce que j'étais avant. Comment puis-je profiter de la vie si je suis aussi craintif que Francis? Enfin, que moi-même... Ludwig et moi ne sommes même pas tendres l'un envers l'autre au quotidien, sauf en privé. Comment est-ce que j'arrive à me retenir de le taquiner, de lui réclamer de l'attention en permanence? Il faut être fou pour ne serait-ce que lui résister, même quand il ne fait rien. J'aimerais qu'il accepte un peu l'amour que je lui offre. J'aimerais faire ce que je suis le seul à pouvoir faire pour lui. J'ai envie de crier sur tous les toits que je l'aime, mais lui s'obstine à brimer ses sentiments. Je veux l'entendre le dire aussi... Au moins ai-je réussi à avoir une fin de soirée agréable avec lui. Le voir dans tous ses états était délicieux. Bon, j'avoue avoir un peu gaffé sur la fin, mais il n'avait qu'à pas être aussi doué et séduisant! J'espère qu'il m'a pardonné... Le moi de demain va tellement s'en vouloir. Ça ne devrait pas me faire rire. Mais je le fais quand même. Je suis cruel, des fois. Ou Francis l'est."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Dim 28 Aoû - 17:52









Connaissance

28 juillet 1991






"I don't think it meant anything to you"





Rp relatif à cette date:
 

"Je ne sais plus quoi penser d'elle. J'ai tout essayé. Me rapprocher d'elle. M'intéresser à ce qu'elle aimait. La défendre. Essayer de l'aider à s'ouvrir aux autres. Mais à chaque pas que je faisais dans sa direction, elle reculait de trois. Elle était inaccessible. Je ne sais pas quoi penser de Aisa Binti Dzulkifli.

Je ne sais pas ce qu'il me manquait. Peut-être fallait-il autre chose pour attirer son attention. Peut-être fallait-il être insolent, chercher la querelle, ou l'embêter, comme l'ont fait Sacha-san et Saïda-san. J'en suis incapable. Ma pire crainte est de déranger les autres, alors comment pouvais-je l'approcher avec ces méthodes? Mais c'est ce qu'il lui faut visiblement. Qu'on la bouscule pour qu'elle réagisse, qu'on la sorte de son petit monde, non pas avec des mots gentils, mais à grands coups et cris. Autrement, elle ne vous voit pas. Ne vous remarque pas. Elle retient le souvenir de votre présence une seconde, puis elle vous oublie. Il faut la faire réfléchir. Marquer de force son esprit pour qu'elle se rappelle de vous, même contre sa volonté, même de manière désagréable. Sinon, vous êtes juste "gentil", mais vous n'êtes rien à ses yeux. Je n'étais rien à ses yeux, jusqu'à ce soir. Mais même malgré ses mots, même si elle m'a appelé par mon prénom, sans marque de politesse, sans "Monsieur", même si elle a décrété que j'étais son ami, ses mots ne m'ont jamais semblé aussi faux. J'avais l'impression d'entendre un mensonge. Qu'est-ce que ça voulait dire?

Je me suis battu. J'en suis venu à me battre pour elle. J'ai même menti, par le passé, ce qui m'a valu le beau bleu que j'ai désormais sur la joue. Saïda-san avait tenté de la frapper, à l'époque où elles étaient encore ennemies. Après tout ce que cette furie a fait, je me demande comment Aisa-san a pu lui pardonner, allant même jusqu'à la considérer comme son amie. Toujours est-il que j'avais tenté d'intervenir. Par chance -ou pour mon malheur-, j'avais ce jour-là bu une potion qui m'avait donné une apparence plus adulte. J'ai ainsi pu les duper toutes les deux et mettre fin à leur dispute avant que cela ne dégénère et que la malaisienne ne soit blessée. J'aurais visiblement dû m'en abstenir. Hier soir, Saïda-san a découvert que je m'étais joué d'elle, et ne s'est pas gêné pour me le faire payer. Elle m'a sauté à la gorge. J'ai fait ce que j'ai pu pour me défendre sans la blesser, et ainsi ne pas être tenu coupable. Cela ne m'a pas empêché d'être sanctionné. Pour la peine, j'aurais pu lui coller une bonne gifle sans risquer grand chose... Les préfets sont intervenus, mais le mal était fait. Son poing m'avait laissé une belle marque au visage, qui n'est pas passée inaperçue aux yeux de Ludwig. Il a tenté de me défendre devant Eli-chan, Aisa-san, et même devant notre nouveau professeur. Malheureusement, il se révéla être le père de celle qui m'avait agressé. Bien qu'il lui demanda de s'excuser,  elle refusa de le faire sincèrement. Je m'en moquais. Je ne voulais pas de ses excuses, sachant qu'elles ne seraient jamais sincères, et que cette fille n'aurait jamais rien d'autre que de l'aversion pour moi, ce qui serait réciproque. Aisa-san aura beau me demander de voir au delà des apparences, si sa camarade refuse de montrer une once de gentillesse envers les autres, il n'y a aucune raison que je regarde plus loin que sa violence maladive. Et elle n'a pas été la seule à se montrer imbuvable. La fille que j'aimais a osé dire des choses odieuses à Ludwig, des choses que je ne lui pardonnerai jamais. Elle parle de Beilschmidt-sensei comme si elle le connaissait mieux que son propre fils. Et elle parle de Ludwig comme si elle le connaissait mieux que moi. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Elle nous demande de comprendre et d'apprécier Saïda-san, mais elle ne fait aucun effort pour comprendre les autres. De qui se moque-t-elle?

Et pour couronner le tout, elle a dit que j'étais son ami. Après tout ce temps que j'ai mis à essayer de me rapprocher d'elle, où elle m'a ignoré, rangé au rang de simple copain, aujourd'hui, alors qu'elle défend cette folle qui m'a agressé car que je voulais simplement la protéger, elle me dit que je suis son ami. Alors qu'à ses yeux, je ne suis clairement pas digne d'être défendu. Je ne sais plus quoi en penser. Je ne sais plus ce que signifie ce mot, pour elle. Cela sonnait comme une tromperie, une désillusion, dans sa bouche. Cela ne voulait plus rien dire. Non, nous ne sommes pas amis. Elle n'a pas le droit à ce titre. Elle vient de le perdre pour toujours."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Dim 28 Aoû - 17:53

Suite du post précédent:
 


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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Dim 28 Aoû - 17:56









Noyade

5 août 1991






"Feels like I'm facing the devil himself"





Rp relatif à cette date:
 

"Il a essayé de me tuer. Leopold. Ma némésis. Le cousin de Ludwig. L'enfant qui aime les chats et les sucreries. Avec qui j'ai tenté de me réconcilier. Il a essayé de me tuer.

[Pause dans l'écriture, alors que Kiku tente de se calmer]

Jamais nous n'en étions arrivés là. Nous nous sommes haïs comme personne, nous nous sommes insultés, menacés, mais ce n'était que des mots. Nous n'en sommes jamais venus aux mains. La violence physique était trop brute, trop primitive. Frapper, c'est montrer sa faiblesse. Montrer que l'autre nous fait perdre notre sang-froid au point de nous rendre fou. Au point de nous sortir de nous-même et de nous changer. Je ne voulais pas lui montrer ça. Peu importe l'aversion que j'avais pour lui, il ne pourrait jamais me pousser à me rabaisser aux coups. Ça ne me ressemblait pas, et ce n'était pas lui qui changerait ça. J'étais sûr qu'il en était de même pour lui, et que quelque soit les marques psychologiques qui nous laisserions à l'autre, elles ne seraient jamais physiques. Pourtant, Leopold, CE Leopold, en est arrivé là.

Déjà, son langage. Je ne l'avais jamais entendu m'abreuver d'insultes aussi immondes, aussi grossières. Si les mots qu'il a prononcés étaient ce qu'il pensait réellement de moi, alors jusqu'à aujourd'hui, j'avais connu un garçon bien poli. Mais ce n'était rien. Cela ne m'atteignait pas. Il était si rongé par la colère et la haine que cela en devenait risible. Il avait perdu tout bon sens, tout contrôle de lui-même. À côté, le Leopold que je connaissais était un modèle de gentillesse et de bonté. Celui-ci avait l'âme et la langue sale, rongées par la colère et la vulgarité. Ce n'était pas l'enfant que je connaissais, j'en étais maintenant sûr. Même son apparence était différente. Ses cheveux d'un blonds presque blancs, qui lui donnaient d'ordinaire la fausse allure d'un ange, avaient tourné noir, noir comme son âme. Cela ne faisait qu'ajouter à son air détestable, que l'on découvrait dès qu'il ouvrait la bouche. Et si je n'avais pas peur de ce qu'il me disait, ce qu'il allait faire me plongerait dans la terreur.

Il m'a emmené vers l'eau. Je regrette de ne pas avoir réagis plus tôt. Il m'a fait avancer, et une fois assez loin du bord, il m'a tiré avec lui sous la surface. Il voulait me noyer, quitte à se noyer lui-même. J'avais beau me débattre, il ne lâchait pas prise et me voyait essayer de survivre, la peur au ventre, avec un sourire diabolique. Quand j'ai tenté de remonter, il m'a de nouveau maintenu la tête sous l'eau, pour s'assurer que je ne sentirais pas un souffle traverser mes poumons. Dans ma panique, j'avais l'impression qu'il n'était pas seul. Que des milliers d'autres mains tentaient elles aussi de m'emmener vers le fond avec elles, comme pour me faire regretter de ne pas avoir été assez vigilant. Heureusement pour moi, notre nouveau professeur d'Étude de Moldus a été là pour me secourir alors que j'étais certain d'y passer. J'allais couler et mourir pour de bon. On retrouverait nos deux cadavres le lendemain, sans comprendre, pensant qu'une dernière dispute nous avait été fatale. Pour la première fois depuis des mois... j'ai de nouveau peur de lui. J'ai même bien plus peur de lui que de l'autrichien que je connais. Celui-là ne se contente pas de me haïr. C'est un meurtrier."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mer 7 Sep - 13:47









Retrouvailles

27 août 1991






"I do not deserve to be spared by someone as kind as you"





Rp relatif à cette date:
 

"J'étais anxieux à l'idée d'aller au Japon avec Ludwig. Tant de choses auraient pu gâcher notre séjour. C'était un pays tout nouveau pour lui, qui sortait totalement de ce qu'il avait l'habitude de voir. S'il pouvait être émerveillé par certaines découvertes inconnues, je craignais cependant qu'il ne soit pas dans son élément, qu'il ait l'impression d'être mis de côté. Car je savais qu'il ne se sentait pas à l'aise avec les moldus. J'avais beau lui dire que j'avais confiance en Senka et sa famille, qu'ils garderaient notre secret et qu'ils avaient tous hâte de le rencontrer, il demeurait méfiant. Lui avait réussi à changer mon éducation, à m'aider à évoluer comme je l'entendais, mais de mon côté, jamais je n'avais pu lui retirer cette frayeur naturelle du monde non-magique. Etant moi-même à moitié moldu, je tentais de lui faire comprendre qu'ils étaient ingénieux, pour avoir su se débrouiller sans l'aide de la sorcellerie, mais à ses yeux, tous nos objets du quotidien faisaient figure de machines bizarres et au fonctionnement inexplicable, comme cette étrange boîte où l'on avait enfermé quelqu'un. Il passait son temps à dire que les sorciers étaient supérieurs à ceux qui ne possédaient pas de pouvoir magique, mais lorsqu'il se confrontait à eux, il semblait en avoir peur... C'était bien quelque chose que je ne lui connaissais pas. Ludwig Beilschmidt, avoir peur de quelque chose? C'était une contradiction dans les termes. Heureusement, à mesure que la semaine avançait, il semblait se détendre, accepter avec plus de facilité ce qui l'entourait, et même parfois tenter lui-même certaines expériences. Je lui avais longuement parlé, étant enfant, de ces armes moldues appelés "pistolets", pour lesquels il avait toujours manifesté le plus grand intérêt. Lors du Tanabata, je lui ai donc fait essayer le tir à la carabine. Comme je m'y attendais, cela lui allait très bien. Il s'est même pris au jeu, allant jusqu'à défier Senka, qui pratiquait tous les ans. J'étais heureux qu'il se relâche un peu, et profite simplement de notre voyage.

Pour moi aussi, notre séjour contenait sa part de frayeur.

Mon père était là.

Six ans. Six ans que nous ne nous étions pas vus, trop rongés par notre haine et notre peur pour oser chercher l'autre. J'avais pris soin, pendant toutes ces années, de ne pas traîner dans les lieux trop fréquentés, et d'aller aux fêtes où j'étais sûr de ne pas le croiser. Mais avec Ludwig, j'ai relâché ma vigilance. Je voulais simplement lui faire découvrir au mieux le pays où j'avais grandi, traversant la rue à découvert, alors que d'ordinaire, je longeais les murs, comme une ombre, pour être le plus invisible possible. Cette fois, nous avons remonté la file de maisons exotiques sans faire attention. Et je l'ai vu.

Ne l'ayant pas croisé depuis longtemps, j'ai eu l'impression qu'il avait pris vingt ans. Il avait bien plus de cernes que dans mes souvenirs, quelques rides d'un vieillesse inéluctable, mais ses cheveux plaqués en arrière et impeccables, ses lunettes, les traits de son visage... Tout était pareil. Excepté que lorsqu'il m'a regardé, j'ai lu dans ses yeux autre chose que la colère froide que je connaissais si bien et qui m'avait tant terrorisé lorsque j'étais enfant. Son visage, ces fissures discrètes sur sa peau, et cet air de surprise... Ils semblaient presque doux. Malgré cela, j'ai paniqué. Une terreur palpable s'est emparée de moi, j'avais des sueurs froides. J'étais persuadé qu'il m'éviterait, faisant semblant de ne pas me reconnaître, ou bien qu'il me lancerait un regard austère ou une remarque désobligeante. Mais il s'est simplement arrêté, stupéfait, et a prononcé mon nom, comme s'il reconnaissait mon existence, et espérait les retrouvailles avec un fils perdu, essayant de retrouver ses mimiques, ses traits dans les miens. Et, malgré ma confusion, j'ai fait de même, l'appelant "Père". Contrairement à lui, j'étais certain de qui j'avais en face de moi. Ludwig s'est alors affolé à son tour. Je lui avais tant raconté l'enfance terrible que j'avais passée avec lui, l'éducation sévère et humiliante qu'il m'avait donnée, et voilà que cet homme qui m'avait fait tant de mal était devant lui. Il ne savait sans doute pas s'il devait être en colère ou avoir peur. Quant à moi, je ne comprenais pas. Quelque chose avait changé. Une chose énorme, très importante, mais si discrète derrière son armure, qu'une personne qui ne connaissait pas mon père aussi bien que moi n'aurait pas su la déceler. Armure qui au fil du temps, semblait s'être fissurée, à l'instar de sa peau, laissant apparaître autre chose. Quelque chose...

Il a pris de mes nouvelles, comme si nous nous étions quittés hier. Il m'a posé des questions d'une banalité assourdissante. Notre relation était au plus bas, et pourtant nous parlions aussi naturellement qu'à la bonne époque... L'époque où ma mère était toujours vivante. Ses expressions étaient détendues, attentives. Cette facette sombre, rigide et distante avait disparu. Et pour couronner le tout,  il s'est excusé. S'il y avait une chose que j'étais bien sûr de ne jamais entendre sortir de sa bouche, c'était bien des excuses. Et pourtant, pour la première fois, il montrait sa faiblesse, s'inclinant devant moi en me demandant de pardonner sa stupidité et son obstination. Je ne comprenais plus rien. Où était passé le père que j'avais tant craint? Que lui était-il arrivé, en six ans? Je ne le reconnaissais plus, ou plutôt... Je retrouvais un père si lointain, disparu depuis si longtemps, que je croyais ne plus jamais revoir. Un père aimant. Il regrettait. Il me demandait de le pardonner pour tout ce qu'il m'avait fait, pour la manière dont il m'avait traité. Si je souhaitais en tirer partie dans un premier temps, je me suis finalement senti... coupable. Il faisait enfin des efforts pour tenter de jouer son rôle correctement. Et même si cela ne pouvait pas rattraper les moments que nous avions perdus, c'était déjà un pas en avant.

Senka m'a encore sauvé. Elle est venu lui rendre visite chaque semaine après mon départ pour faire changer les choses, pour tenter de réveiller en lui les regrets, la tristesse face à sa solitude. Il restait sourd à toutes ses demandes, jusqu'au jour où c'est le père de ma meilleure amie qui est venu lui rendre visite. Mon paternel lui a jeté toutes sortes d'insultes dégradantes à la figure: qu'il devrait avoir honte de s'être marié avec une occidentale, qu'il avait bafoué son honneur... mais tout cela ne l'atteignait pas. Il avait obtenu le bonheur, et c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Il lui a fait comprendre. À quoi bon respecter les coutumes, les traditions et l'esprit japonais, si c'est pour au final torturer sa descendance, la perdre, et se retrouver seul? À quoi bon être un homme sérieux et inatteignable, si au final personne ne vous respecte et ne vous approche? Cela lui avait mis un coup. Il n'était pas prêt à entendre ça. Pas prêt à se remettre en question alors qu'il avait tout perdu. Sa femme, son fils... Il avait même coupé les ponts avec ses frères, étant jeune. Il n'avait plus rien. Plus personne. Pour retrouver ce qu'il avait laissé s'enfuir, il fallait qu'il change.

Il a dû nous quitter rapidement après que l'on se soit retrouvés. Mais je suis retourné le voir. Seul. Sans Ludwig. Il m'a dit qu'il n'avait pas su répondre à ma lettre, mais l'attention lui avait fait plaisir. Il l'avait lue avec attention. J'avais rédigé bien quatre ou cinq pages pour combler le vide des six ans qui nous avaient éloignés l'un de l'autre, et il avait tout retenu, tout gardé. Comment était l'école, les amis que je m'étais faits, les matières où j'excellais et celles ou j'étais mauvais. Il découvrait à chaque ligne ce nouveau monde, inconnu à ses yeux, qui était désormais le mien. Et il l'acceptait. J'avais su me débrouiller avec brio, même si cela n'avait pas été sans mal, avec l'éducation qu'il m'avait donné. J'avais su me tirer de ce bourbier dans lequel j'étais emprisonné, saisissant la main de toutes les personnes qui m'étaient chères. Il acceptait que j'ai changé autant. Je lui avait décrit comment les autres me voyaient. Comment je me voyais. Et cela lui a semblé bien. Cela lui suffisait. Dans le fond, il y a encore des choses pour lesquelles je lui en veut. Des choses qui ne s'effacent pas avec des excuses, ni des sourires. Mais s'il est prêt à changer, peut-être puis-je les repousser dans un coin de mes souvenirs. Je ne pourrai pas oublier, mais je peux au moins les noyer sous des moments plus heureux. De nouveaux souvenirs avec lui, peut-être.

[Pause dans l'écriture]

Je n'arrive pas à m'enlever de la tête ce geste qu'il a fait avant de partir. Il a posé sa main sur ma tête et m'a dit que j'avais "bien grandi". Je suis certain qu'il a choisi ses mots avec soin. Il ne voulait pas dire que j'avais pris en taille -ce qui, même si c'est vrai, a été assez limité. Non, il voulait dire, par "bien", que j'avais grandi comme il faut. De la bonne manière. Même si cela s'est fait loin de lui."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 13 Sep - 16:36









Contrôle

9 septembre 1991






"What if somehow you get hurt, what would I do? I don't want that for you"





Rp relatif à cette date:
 

"Je suis marqué.

[Pause dans l'écriture]

Je n'arrive pas à croire que j'ai réussi à l'écrire. Je n'arrivais même pas à accepter cette idée... L'idée que je sois devenu dangereux pour mon entourage, une bête qui sommeille et menace de se réveiller à tout moment pour déchirer tout ce qui se trouve alentour -y compris elle-même. Même maintenant, je crois que je ne me rend pas vraiment compte de ce que cela veut dire. Je parviens encore à relativiser, sûrement car je n'ai pas encore été possédé. Je n'ai encore blessé personne. Quand cela arrivera, quand je ferai du mal à quelqu'un que j'aime, ce sera sans doute différent. Je me rendrai vraiment compte de l'horreur, la monstruosité que représente ce que j'ai dans le dos. Je préfère ne pas la regarder. Je ne veux même pas savoir à quoi elle ressemble, de quoi a l'air ce tatouage qui me condamne pour la vie. Lorsque j'ai su, j'ai eu un instant l'idée de l'arracher, avec un sort ou avec mes ongles, s'il le fallait. Mais je savais que même si aucune trâce ne subsisterait sur ma peau, au fond, je serais toujours marqué. Cela resterait gravé en moi, aussi clair que de l'encre sur du papier. Je ne pourrais sans doute jamais l'effacer, à moins peut-être que l'on n'élimine l'auteur de ce massacre.

Car il y a encore eu un massacre. Bien pire que les autres. Nous avons finalement réussi à mettre un nom sur nos ennemis, ceux qui avaient pris la vie et le bonheur de tant de nos camarades: les Sans-Visage. Et malheureusement ils n'étaient pas seuls. Tout est parti d'une dispute entre Luciano-san et son cousin. Je ne sais pas quel en était le sujet, mais lorsque le ton est monté, et qu'ils ont commencé à se battre, les catastrophes n'ont fait qu'aller crescendo. Ils étaient deux, cette fois. Deux possédés qui s'attaquaient aux élèves, deux adolescents aux capacités étrangement incroyables. Ils usaient de leur magie sans effort, avec une force insensée, et sans le moindre remord pour leurs victimes. Ils ne faisait aucune distinction, à part celle de leur accolyte. Les plus vieux ont mis les étudiants à l'abri des tables, les ont protégés, mais nous avons vite compris que ce ne serait pas suffisant. Alors que nous pensions que cela ne pourrait pas empirer, un des fantômes du château est soudain arrivé, répétant inlassablement "Il arrive... Il va bientôt arriver". Au début, je n'ai pas compris ce qu'elle voulait dire, mais je savais déjà que sa voix d'outre-tombe annonçait quelque chose de pire encore que nos deux amis ensorcelés.

Et il est venu. Il a brisé à son entrée toutes les vitres de la Grande Salle, amenant avec lui tous ses fidèles. Nous ne devions plus nous battre simplement contre les deux marqués, mais aussi contre des mages noirs bien plus forts que nous, qui ne sommes encore que des élèves. Et contre leur maître, celui qui souhaitait notre mort à tous. J'étais seul. Je ne savais pas où étaient mes amis. La peur me tordait le ventre à l'idée qu'il puisse leur arriver quelque chose. Je ne pouvais qu'espérer que personne ne serait blessé... ou tué. Je priais pour qu'ils soient tous à l'abri, en sécurité. Je n'ai pas eu le temps de m'en assurer. Le maître a dégainé sa baguette et a lancé un sort sur trois élèves de la salle, moi y compris. Je me suis à peine rendu compte de ce qu'il m'arrivait, que j'étais au sol, sans pouvoir bouger. Je ne sentais que la douleur. J'ai oublié tout le reste, tout ce qui se passait autour de moi. Seule cette douleur, intérieure, insupportable, comme si mon dos était parcourue par du fer chauffé à blanc, demeurait. Je ne ressentais plus rien à part ça. Je ne me souviens même plus ce que j'ai pu faire. Apparemment, j'ai demandé à Arthur-san de m'achever, de mettre fin à mes souffrances. Il m'a simplement immobilisé et son frère m'a stupéfixé pour que je dorme et que je ne sente plus rien. Je l'en ai remercié. Qui sait ce que j'aurais été capable de faire si j'étais resté éveillé.

J'ai repris connaissance à l'infirmerie. J'ai eu du mal à me rappeler ce qu'il s'était passé, pourquoi j'étais dans ce lit, si faible, bordé comme un malade. Ludwig était à mes côtés, mais il dû faire des efforts pour me rassurer. Quand je me suis souvenu de tout, de l'attaque, du sort que j'avais reçu, tout s'est embrouillé et j'ai eu soudain envie de mourir. Je me suis caché, j'ai pleuré, à l'idée d'être devenu un monstre pour de bon. Ludwig m'a obligé à sortir et m'a dit d'être fort, de ne pas me laisser atteindre. Je voyais, malgré son air dur, autoritaire, qu'il avait peur, lui aussi. Peur que je m'éloigne comme l'avait fait Feli-kun. Je lui avais promis que je resterais près de lui, mais qui aurait pu prévoir que je deviendrais aussi un marqué? Bien des choses pouvaient changer en de telles circonstances. Mais il fallait que je reste calme. Si je voulais éviter une crise, je devais garder mon sang-froid. Sinon la marque risquait de s'emballer et j'allais à coup sûr faire du mal autour de moi. Après l'attaque que nous avions essuyée la veille, tout le monde s'en serait bien passé. Par chance, aucun de mes amis n'avait été grièvement blessé... À part Lewis-san qui a été retrouvé mort. Même si nous n'étions pas très proche, je le côtoyais depuis tout de même 6 ans. Cela m'a arraché le cœur de savoir que je ne le reverrais plus.

Je suis resté dans mon lit une grande partie du temps. J'avais du mal à me lever et à marcher, et je m'ennuyais horriblement quand il n'y avait personne près de moi. Mais peut-être aurais-je dû m'en contenter. Aujourd'hui, c'est Beilschmidt-sensei qui est venu me rendre visite. Il a demandé à me parler. Je ne savais pas du tout de quoi il retournait, mais je l'ai suivi malgré tout, faisant des efforts pour parvenir à le suivre. Il m'a emmené dans le parc désert du château. Il ne m'a pas fallu longtemps pour comprendre ce qu'il me voulait. Je l'ai vu changer de comportement, abandonnant ce visage bienveillant et compréhensif, le même visage qui m'avait ouvert les yeux au début de l'année sur mes sentiments par rapport à Ludwig. Il est devenu froid, brutal, austère. Il m'a d'abord demandé comment je me sentais avec cette marque, comme s'il prenait simplement de mes nouvelles. Mais je savais que cette question soulevait autre chose. Plus nous parlions, plus il devenait sourd à ce que je disais, me reprochant même ce que j'étais devenu. J'ai finalement compris où il voulait en venir. Il craignait que je ne puisse pas contrôler ma marque, qu'elle se réveille, et que je blesse des élèves, y compris Ludwig, son fils bien aimé. Il m'a menacé de me priver de mes pouvoirs, m'a insulté, provoqué en duel. Chacun de ses mots était à mes yeux un poison qui risquait de me faire basculer de l'autre côté. Et pour couronner le tout, il m'a demandé de rester loin de Ludwig. Ces mots auraient dû me briser. En temps normal, j'aurais baissé la tête, pleuré, mais accepté mon sort. J'aurais obéi. Mais aujourd'hui, je ne pouvais pas. J'avais promis à Ludwig que je ne m'éloignerais pas, quoi qu'il se passerait. J'avais promis de rester à ses côtés. Et père ou pas, ce ne serait pas mon professeur qui allait m'en dissuader. Je me suis levé et je l'ai affronté, plus à travers un regard qu'avec ma baguette. S'il me blessait, tant pis. Mais je refusais d'abandonner celui que j'aimais, et pour qui j'aurais tout fait, tant j'avais besoin de lui, moi aussi. Sans lui, jamais je ne pourrais supporter et contrôler cette marque.

Devant ma détermination et mon calme, il a fini par baisser son bras. Il a retrouvé ces traits si familiers, attentifs qu'il avait toujours, et j'ai su que c'était fini. Il s'est excusé. Malgré la conviction qu'il avait montrée, il n'avait fait que me tester. Pour être sûr que je sois assez fort, et que je tienne suffisament à Ludwig. Pourtant, malgré ses dires, je sentais qu'au fond, tout n'avait pas été que de la comédie. Il avait réellement peur. Il était vraiment prêt à me mettre hors d'état de nuir si je devenais dangereux. Et il avait raison."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Ven 2 Déc - 9:10









Ennemi

2 décembre 1991






"Enemies of the heir, beware"





Chambre, après le discours:
 

"[Les premières lignes sont raturées, illisibles. Kiku semblait être dans le besoin de les écrire, mais c'est trop risqué, finalement. Certains détails doivent être passés sous silence, au cas où]

Lorsque j'ai décidé de participer à cette mission pour le directeur, avec Erzsi-chan et Eva-chan, je ne me doutais pas que nos ennemis seraient

Nous connaissons maintenant l'identité de la personne qui a lâché le Basilik dans l'école. Et si j'étais prêt à punir comme il se devaient les ennemis de Poudlard et ce qui voudraient du mal à mes amis, que faire lorsque l'ennemi en question en est justement un?

C'est Arthur-san qui a lâché le serpent meurtrier dans les couloirs. C'est par sa faute que des élèves ont été tués, que notre cauchemar a commencé. Il avait caché son identité de Fourchelangue à sa famille, ses proches, à tout le monde par crainte de représailles. Et pourtant, je n'arrive pas à le blâmer. Lorsqu'il s'est levé dans l'assemblée, je n'arrivais pas à y croire. Quand il s'est avancé sur l'estrade, je le suppliais intérieurement de se taire, de retourner s'asseoir. Je tremblais déjà en sachant que ce qu'il allait annoncer relevait d'un catastrophe. Mais j'étais loin d'imaginer que

Je n'ai pas pu empêcher mes larmes couler après ça. J'ai pleuré sur Feli-kun, j'ai dit que j'avais peur et qu'on ne pourrais jamais rien faire contre cet homme. D'autres élèves, rassemblés par le discours émouvant d'Eva-chan, ont levé le poing en promettant de ne pas se laisser faire, de se battre pour leur école. Mais que pourrions-nous faire contre eux? Nous sommes juste des étudiants... Je semblais être le seul à voir quand nous n'avions aucune chance. Et malgré cette impasse dans laquelle nous sommes aujourd'hui à cause de lui, je ne peux pas à en vouloir à Arthur-san. À cet instant, maintenant et pour toujours, ma haine ne sera dirigée que vers un seul individu. Un homme qui a enfin un nom, mais que j'aurais même du mal à prononcer tant il me débecte, tant j'aimerais le voir sombrer. Abbanzio Vargas, fils de notre directeur. Tout est de sa faute à lui. Vargas-sensei nous a tout avoué avant que ce ne soit au Serpentard de prendre la parole. Il nous a dit avoir abandonné ce fils en pensant qu'il s'agissait d'une erreur de jeunesse. C'était lui qui avait mis au monde ce monstre qui essayait de faire main basse sur nos espoirs et sur nos vies, et qui avait maintenant comme brûlant désir de vengeance de nous anéantir. Il avait menacé Arthur-san pour le forcer à ouvrir la Chambre des Secrets. Il l'avait menacé de tuer une personne qui lui était chère. Toute la nuit, après avoir parlé avec Ludwig, je me suis demandé, encore et encore, ce que j'aurais fait à sa place. Aurais-je accepté pour sauver l'être aimé en sachant cependant que d'autres personnes mourraient par ma faute? Ou aurais-je préféré mourir et laisser mourir Ludwig, sachant que cet homme pouvait toujours s'en prendre aux élèves, même sans mon aide? Je me suis résigné à répondre que j'aurais obéi, mais dire ça me semble tellement horrible... Je me sens égoïste, abjecte. Et pourtant je sais que tout le monde, moi y compris, et même ceux qui prétendent qu'Arthur-san est un meurtrier et mérite la prison, auraient fait la même chose. Après le discours, certains ont crié, ce sont indignés, souhaitant le voir derrière les barreaux, alors que personne ne serait prêt à se sacrifier et à sacrifier ses proches pour protéger des inconnus. Et pour couronner le tout, notre dernière protection contre ce monstre nous a été retirée. Vargas-sensei prenant la responsabilité de tous les actes de l'écossais, les Aurors l'ont emmené. Peut-être allaient-il l'enfermer à Azkaban pour ses "crimes", pour avoir lâché dans la nature un assassin. Beilschmidt-sensei a pris sa place, mais même si je sais qu'il fera un très bon directeur, j'ai le sentiment que la disparition de l'italien sera un coup dur pour l'école, que ce soit moral... ou pour notre protection.

[La suite est écrite dans un japonais très soutenu, rempli de kanji, pour éviter les lecteurs indiscrets]

Cependant, cela ne résout pas notre problème principal. Il y en a d'autres. D'autres qui se cachent dans l'école et marchent parmi nous, sous les ordres du mage noir. Il faut les débusquer avant qu'il ne soit trop tard et qu'ils ne causent d'autres dégâts. Mais s'il s'agit, une fois de plus, d'un de mes amis... serais-je capable de pointer ma baguette vers lui et de lui jeter un sort?"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Lun 30 Jan - 8:18









Mensonge

23 janvier 1992






"Things that I said are suddenly swarming"




Rp relatif à cette date:
 

"Je l'ai blessé. J'ai blessé mon meilleur ami. Comme toujours, j'ai été inconscient et j'en paye les conséquences. Où étais-je, ces derniers mois? Est-ce que le fait d'être avec Ludwig m'a enlevé tout bon sens, au point que je ne vois plus rien autour? Je suis dans ma bulle, je me laisse aller un peu au bonheur, et voilà ce qui arrive... J'ai été tellement égoïste. J'ai pris bien trop de confiance. Délaisser ainsi les autres ne me ressemble pas. Je ne vois plus que Ludwig et moi, et je suis complètement aveugle, aveugle, aveugle... Et tout ce temps, je n'ai pas été capable de voir que Feli-kun, qui s'était tant éloigné de nous pour nous protéger, essayait de revenir. Je l'ai fait passer au seconde plan. J'ai un sentiment amer. Un sentiment horrible, comme l'impression de lui avoir tout volé. Comme au début de notre relation avec Ludwig. J'avais l'impression que ce que j'avais gagné n'était pas à moi, que je l'avais juste dérobé. Et les mots que l'italien m'a adressé ne font que m'enfoncer dans cette vision, dans ce bourbier dont je m'étais déjà échappé. Dont j'avais cru m'être échappé. C'est impossible de revenir en arrière. Feli-kun a quitté Ludwig et maintenant nous sommes ensemble, mais il est impossible de remonter le temps, ou de faire que tout redevienne comme avant. Moi-même, je ne le pourrais pas. Je ne le voudrais pas. Et je me sens encore plus égoïste, mais... je l'aime trop pour ça.

Mais Feli-kun l'aime aussi. Il l'aime toujours, et vit dans le chagrin depuis des mois, même s'il a tenté de le cacher. Je le soupçonnais, mais j'espérais me tromper, alors j'ai détourné les yeux. Car cela signifierait le retour de nombreux problèmes que j'aurais voulu éviter, oublier, enfouir très loin dans ma mémoire. J'espérais juste que ce serait sans rancune, que l'on redeviendrait juste le trio soudé que nous étions, excepté que la situation serait inversée. Je sais qu'il souffre en nous regardant, pour avoir vécu la même chose. Je les ai poussés à se mettre ensemble, avant de découvrir mon erreur, car j'avais les mêmes sentiments pour l'allemand. Feli-kun m'a poussé à me déclarer, même s'il savait qu'il l'aimait encore. Et maintenant que je le sais, maintenant qu'Ayunda-san m'a tout révélé sans le vouloir, car je lui ai menti sur mon identité, je ne peux plus feindre de ne rien voir. Et malgré tout, j'ai fait l'erreur d'essayer encore.

Je lui ai menti. J'ai menti à mon meilleur ami, et la haine dans son regard me l'a vite fait regretter. C'était à cause du mensonge qu'il s'était éloigné de Ludwig. À cause de ça qu'il avait mis leur relation en péril. Il s'était sûrement promis de ne plus jamais mentir car cela ne lui avait apporté que des malheurs. Mais jamais il n'aurait pu croire que moi, je lui mentirais. J'ai tenté de le protéger, de ne pas le faire se sentir plus coupable qu'il ne l'était déjà. Et il n'y a pas que Ludwig. Feli-kun vit bien des moments sombres, en ce moment. Tout ce qui arrive à l'école le concerne, et avec le départ de son père, il a perdu un pilier irremplaçable. Même son propre frère est absent, et moi et Ludwig avons été incapable de prendre sa place. Je savais qu'il gardait cela pour lui depuis longtemps, mais j'ai été incapable de faire un pas vers lui, de le rassurer, ou de simplement en parler. Je n'ai pas osé, de peur que cela n'accentue davantage sa blessure. Peut-être aurais-je dû. Je n'arrive même plus à savoir quel est mon rôle, en tant que meilleur ami. Dois-je le forcer à discuter, quitte à le faire souffrir, au risque que cela n'aille pas mieux ensuite, ou juste lui changer les idées, contourner le problème et lui faire passer de bons moments? Je n'arrive plus à savoir. Et je déteste ne pas savoir"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Lun 30 Jan - 8:20

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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Jeu 6 Avr - 14:50









Secret

12 février 1992






"You swore you'd never tell"




Rp relatif à cette date:
 


"Il me déteste. C'est forcé. J'avais promis de ne rien dire, et voilà qu'une fois de plus, j'ai manqué à ma parole. J'ai encore laissé l'alcool me dominer, m'endormir, comme une voix qui vous murmure que tout va bien, et que vous pouvez vous laisser aller, faire ce qui vous plaît, tellement tentatrice. Comme un idiot, je l'ai laissée me guider, je l'ai écoutée en me disant "Quelle bonne idée. Cela ne fera pas de mal, après tout". Cela a fait du mal. Un mal que je n'arriverai sans doute jamais à réparer.

Je l'ai trahi. J'ai avoué au beau milieu du bal, alors que nous dansions tous les deux avec Ludwig, que Feli-kun l'aimait. Il a bien essayé de m'arrêter, mais j'étais si accroché à cette idée que j'ai été incapable de faire taire cette voix insidieuse, maligne qui me faisait dire n'importe quoi. Qui me faisait dire la vérité, sans détour. J'ai été odieux, infecte, indigne d'un ami. J'ai retourné ses propres arguments contre lui. Je lui ai craché au visage que s'il se respectait, lui aussi serait sincère avec nous. Lui aussi nous parlerait de ses problèmes, pour que l'on puisse l'aider. Lui aussi cesserait de mentir. J'aurais préféré m'arracher les membres un par un plutôt que de continuer, mais trop tard. Le mal était fait, et je regrettais déjà, en voyant la rage, la fureur destructrice et effrayante dans les yeux de mon meilleur ami. J'avais l'impression de le retrouver en état de crise, lorsqu'il pointait sa baguette sur moi, proférait des mots destinés à me blesser et

[La ligne tremble à la fin de la phrase]

Il m'a giflé. Avec l'énergie du désespoir, mais aussi avec une conviction, une haine que je ne lui connaissais pas, et qui m'a assommé. Partie, la voix fourbe. Tout ce qu'il restait, c'était ma conscience. Ma conscience, qui constatait simplement "Tu es un monstre". "Tu fais encore du mal autour de toi". "Tu n'es pas digne d'avoir des amis". J'avais juré. Pour lui, mais aussi pour moi. J'avais peur de ce que pouvaient provoquer ces sentiments. Notre trio allait-il encore être divisé, brisé par un amour caché, alors que tout allait si bien depuis des mois ? Ou est-ce qu'au fond, rien n'allait bien, en réalité ? Ce que je croyais être la fin de mes problèmes n'a fait qu'en amener d'autres à ceux qui m'entourent. J'ai été heureux, mais à quel prix ? Au prix du bonheur de mon meilleur ami ? Au prix de sa souffrance, lorsqu'il nous regardait et se taisait, nous souhaitant le meilleur, le cœur se tordant dans sa poitrine ? Au prix de notre amitié ?... Va-t-il de nouveau nous fuir? Peut-être l'ai-je de nouveau éloigné de nous. Peut-être définitivement. Je me déteste.

Pourtant, je m'accroche encore. À un espoir, n'importe quoi. J'aimerais qu'il comprenne que l'on ne lui en voudra pas d'aimer Ludwig. Que l'on l'aidera à passer outre, à penser à autre chose, à chercher l'amour chez quelqu'un d'autre. J'ai envie qu'il soit heureux, lui aussi. Je le fais peut-être aussi pour me donner bonne conscience. Oui, j'espère qu'il pourra passer à autre chose. Qu'il tournera la page, comme Ludwig l'a fait. Car sinon... qu'est-ce qui va nous arriver ?"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Lun 10 Avr - 11:48









Divisés

15 février 1992






"United we stand, divided we fall"




Rp relatif à cette date:
 

"Je n'ai plus aucune emprise sur eux. Je crois que quelque chose a définitivement été brisé. Feli-kun ne nous parle plus, il se cache derrière des sourires, derrière une fausse bonne humeur, il cache ses sentiments coupables. Ludwig est moins présent, il dissimule de plus en plus ses émotions, passe moins nous voir, ne se préoccupe plus des soucis de son meilleur ami. Notre trio qui était autrefois synonyme d'honnêteté est maintenant rempli de secrets, de non-dits, de sentiments qui font mal et de rancune qu'on essaye de contrôler. Il est plein d'absence et de silences que l'on remplit avec des banalités, au lieu de parler des choses réellement importantes, des plaies qu'il faut soigner, des larmes qu'il faut essuyer mais qui nous consument.

J'ai l'impression que Ludwig a abandonné. Après tout, à quoi bon chercher à tout prix à faire avouer Feli-kun? Il ne veut nous parler, c'est son choix. Et tout se dire serait bien gênant, n'est-ce pas? Mais moi, je n'arrive pas à accepter ça. Si j'ai pu être heureux pendant mes quelques années à Poudlard, c'est car j'ai su être sincère quand il le fallait, car j'ai su appeler à l'aide lorsque j'avais besoin d'une main secourable. Et maintenant on me dit que je ne peux rendre la pareille à mes amis? Que je suis incapable de les entendre, que je ne peux pas les écouter pour essayer de les rassurer? Je trouve ça aberrant. Si j'avais été aussi isolé, à ressasser mes pensées et mes problèmes de la sorte, les laissant me ronger, si j'étais resté ainsi trop longtemps... j'aurais fini par me détruire. Et je ne veux pas que Feli-kun se détruise. Je ne peux pas juste l'observer alors qu'il croule sous la panique, sous la tristesse. La tristesse de ne plus voir son jumeau, d'imaginer son père en prison, de savoir que celui qui souhaite notre mort à tous n'est autre que son frère aîné... Toutes ces choses difficiles que je suis malgré tout prêt à entendre, prêt à contredire avec des mots rassurants, des mots d'amis, comme je devrais le faire. C'est mon rôle. Et pourtant, on me dit que je n'ai pas ce droit.

Je me sens impuissant. Ils ont tant fait pour moi, et je ne peux pas faire de même. Je suis complètement inutile.

[Pause]

J'ai décidé de laisser tomber. De laisser faire. Lorsqu'il en aura envie, Feli-kun reviendra vers nous. Lorsqu'il aura ce courage, il nous demandera de l'aider, de porter son fardeau avec lui. Je suis prêt à tout porter à sa place, s'il le faut."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 11 Avr - 0:47









Absence

3 avril 1992






"You've been gone for a long time"




Rp relatif à cette date:
 

"Je sais que je ne devrais pas me sentir coupable. On me dit que ce n'est pas de ma faute. Que Ludwig est en tort, que c'est lui qui décide de ne plus venir me voir, caché derrière ses livres, enfermé à la bibliothèque toute la journée, ou dans sa chambre de préfet. Comme s'il m'avait oublié. Comme si ces mois de bonheur, l'année dernière, n'avaient jamais existé. Il a disparu, tout à coup, et depuis, on se voit à peine. Aurais-je dû rester avec lui le soir ? Aurais-je dû prendre le risque de voir un professeur nous punir, pour rester ne serait-ce que quelques nuits de plus dans ses bras ? Pour lui montrer que ces moments passés avec lui étaient assez précieux pour que je me batte ? Mais lui... pourquoi est-ce qu'il ne se bat pas ?

[Pause]

Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Est-ce que je l'ennuie, est-ce que je le dérange, ou est-ce que les moments que l'on passe ensemble ne sont pas aussi précieux à ses yeux qu'aux miens ? Est-ce toujours à moi de venir vers lui pour savoir comment il va, s'il mange bien, s'il s'en sort dans son travail... s'il m'aime toujours ?

Est-ce qu'il m'aime toujours ? Peut-être Erzsi-chan a-t-elle raison. Ses mots m'ont poignardé, m'ont donné envie de hurler, de refuser, de crier que tout était faux, mais... si elle avait raison ? Si au final, je n'avait été que de passage, pour Ludwig ? Le temps qu'il se reconstruise, qu'il surmonte sa séparation avec Feli-kun, le temps d'un peu d'affection avant de redevenir ce préfet trop sérieux, que tout le monde croit insensible. Cette attention qu'il me donnait, ces sourires, est-ce que je n'ai fait que les imaginer, au final ? Est-ce que c'était une façade pour me faire plaisir, me combler quelques mois, ou le fruit pur et simple de mon imagination, histoire de me rassurer ? Je ne peux pas croire que j'ai inventé tout ça. Ses étreintes, ses mots, ses simples "Je t'aime" que je n'entends plus depuis des semaines, maintenant. Tout ne peut pas être faux, je ne peux pas le croire...

Et si je ne lui suffisait plus ? Est-ce que j'ai fini par le lasser, au point qu'il aille effectivement voir ailleurs ? Est-ce qu'il a décidé qu'il pouvait se passer de moi ? Alors que moi, je suis incapable de me passer de lui. On me le reproche, on m'ordonne de cesser de m'accrocher, de passer à autre chose, mais j'en suis incapable. Je me sens égoïste, j'ai l'impression de trahir mes amis, à les inquiéter ainsi, mais j'ai le sentiment que jamais je ne pourrais aimer quelqu'un davantage que Ludwig. On dit que l'amour finit par faner, qu'il se termine, que chacun rentre chez soit et qu'on continue à vivre, malgré tout. Moi, j'ai la sensation que si Ludwig me quittait, mon cœur ne le supporterait pas. J'ai déjà perdu l'amour de trop de gens, perdu trop de gens tout court. Je n'ai pas envie de lâcher sa main, pas envie de le laisser s'envoler, pas encore... Jamais. Quitte à ce que ça me fasse mal. Toute la douleur que je ressens pourrait être ensuite être lavée dans ses bras, dans des mots rassurants que je lui arracherais s'il le faut... Que je lui arracherais...

J'en suis arrivé à cette extrémité-là. Au point où je dois demander, réclamer, alors que je déteste ça, comme si j'avais peur qu'il se force. Je me rappelle cette horrible soirée de bal, où j'ai dit tant de choses terribles, mais étrangement, la chose la plus terrible que j'ai entendue est bien celle-ci: "Tu sais... Je t'aime vraiment beaucoup" "...Je sais, ne t'en fais pas..." "... Et toi ?" "Ai-je vraiment besoin de le dire ?". Oui. Oui, j'ai besoin qu'il le dise. Plus les mois passent, plus j'ai besoin de l'entendre, pour être sûr que c'est fort, que ça tient, entre nous. Que ses sentiment sont aussi forts qu'au premier jour, aussi fort que les miens, aussi fort que tous ces mots qu'il me disait et qui faisaient battre mon cœur. Je veux être sûr... que ce n'est pas vain. Que je ne me suis pas encore fait avoir. Je l'aime tellement que cela me tuerait...

[Il a hésité longuement avant d'écrire la suite]

Et s'il était mon ennemi ?

[Écrire la suite lui a été insoutenable. Il a fini par arracher la fin de la page, la brûler, pour la faire disparaitre, comme si cela pouvait faire disparaitre ses pensées avec]"




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Mar 11 Avr - 0:48

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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Ven 9 Juin - 22:10









À coeur ouvert

9 avril 1992






"I'm bad at love, but you can't blame me for tryin'"





Rp relatif à cette date:
 

"Je crois que c'était la première fois que je parlais autant. La première fois que je laissais tout sortir. Que je me permettais de reprocher quelque chose à quelqu'un, malgré le poids de mes propres erreurs. J'ai décidé de les laisser de côté, pour cette fois. Je n'aurais jamais imaginé faire un jour des reproches à Ludwig. Et au fond... j'avais peur. C'est étrange. Pourquoi étais-je effrayé à l'idée de lui ouvrir mon cœur ? Je l'ai déjà fait. Cela devrait être naturel, depuis le temps. S'il y a bien une personne à qui je peux tout dire, c'est bien lui. Le faire est essentiel, je le sais. Il faut se dire les choses, être honnête, pour être sûr que la relation reste solide. J'ai été témoin des effets inverses et je souhaite ne jamais vivre ça. Et hier, il a fallu que je franchisse ce pas. Nous nous étions fait des promesses, mais peut-être était-ce le premier sujet sérieux que nous abordions. Oh, je ne prétends pas que notre avenir ensemble n'est pas important. Mais j'ai fini par comprendre que plus que ce qui nous attend après Poudlard, le plus urgent est ce que nous vivons maintenant. Les quelques années qu'il nous reste à traverser avant de quitter l'école, avant de devenir de véritables adultes. Le temps passe, ce moment si angoissant se rapproche, et j'ai le sentiment de ne pas y être prêt, au final. Pour l'instant, nous construisons cet avenir. Et bâtissez votre futur sur un chateau de cartes, et tout risquerait de s'écrouler au moindre coup de vent. Alors je dois prendre garde à m'armer dès maintenant. À conserver ce que j'ai déjà au lieu de le prendre pour acquis. Je me rend compte qu'il y a du vrai dans ce qu'Erzsi-chan m'a dit. Il faut en profiter tant que c'est là. Je n'anticipe pas une rupture prochaine, mais... Je veux combler chaque instant. Ces mois que nous gâchons seront perdus à jamais, si je ne fais rien. Et si je devais faire moi-même le premier pas, alors soit. Peut-être aurait-ce été inutile. Peut-être que Ludwig ne voudrait pas rendre l'effort, et qu'au final, tout cela aurait été... du vent. Cela me déchirait d'y penser, mais... au moins fallait-il que j'essaye. J'avais envie de lui faire confiance. De me dire que je retrouverais peut-être celui que j'aime en lui parlant moi-même.

Pourtant, je ressentais ce malaise, comme si les mots que je pourrais prononcer risquaient de casser quelque chose de plus. Tant de liens ont été affaiblis, endommagés, récemment. Causer davantage de dégâts me terrifiait. J'avais déjà failli perdre l'amitié si précieuse que j'entretenais avec Feli-kun, mon tout premier ami de Poudlard, une personne que je ne pourrais jamais remplacer, alors perdre Ludwig aussi... Je pense que cela m'aurait achevé. Je me suis rendu à la chambre de préfet la peur au ventre, les jambes tremblantes, comme si j'allais effectuer un examen. C'était exactement cela. Comme si je m'apprêtais à passer un test. Un entretien qui déciderait de l'avenir de mon couple. Était-ce aussi éternel que je le pensais ? Est-ce que j'allais réussir à ramener Ludwig à la raison ? Si quelqu'un pouvait faire quelque chose, c'était bien moi, non ? Il refuse l'aide des autres, il se borne, comme toujours, à n'écouter que lui-même, mais moi, je suis différent... pas vrai ? De plus en plus, je mettais ce rôle en doute. Peut-être que je n'avais rien de si spécial. Une place tellement futile que même moi, je ne parviendrais pas à le faire changer d'avis.

Ses mots m'ont... rassurés, pour le peu qu'il en a dit, bien que j'ai eu pas mal de frayeurs pendant notre conversation. Il ne parlait presque pas, me contredisait rarement, ne faisait que remplir des questions sans réponse. Il a même réussi à avouer qu'il avait eu tort, mais... Pourtant, j'ai toujours ce sentiment d'avoir fait face à... un étranger. Je ne sais pas quoi, mais quelque chose a changé, c'est sûr. Cela m'inquiète, de plus en plus. Il s'est même montré vulnérable, sans le vouloir, je suppose. Ce que j'ai lu chez lui n'avait rien à voir avec de la lassitude. C'était comme s'il s'accrochait le plus possible à ses études, comme s'il n'avait pas le choix, ou... ou sa vie serait compromise. Nous savons tous l'importance que Poudlard aura dans notre vie. C'est ici que l'on se forge et que l'on décide qui on sera plus tard, mais... rien n'est définitif. Et même, personne n'a jamais douté de la réussite de Ludwig. S'il avait des difficultés, je comprendrais son inquiétude, mais il n'y a jamais rien eu de tel. Il a toujours été plus assidu, plus instruit, plus curieux que n'importe lequel des élèves de cette école, et il n'a jamais mis en doute ses capacités. Et pourtant, aujourd'hui, c'est comme s'il avait peur de tout rater. Non, même... Comme si ne pas être le plus fort, à la première place, au dessus de tous, était synonyme d'échec. Il a toujours eu une haute estime de lui-même, mais cette fois, c'est trop. Il exagère. Et ce n'est pas de la détermination, ou du mépris que j'ai vu dans ses yeux... juste de l'inquiétude. Comme si c'était vital pour lui d'être le meilleur. J'en viens à penser que tout ceux qui lui ont remonté les bretelles n'ont pas tout saisi. Que ce n'est pas par plaisir que Ludwig fait passer ses révisions avant ses amis. Il y a autre chose... Comme cette soirée, il y a un an, où je n'ai pas été assez à l'écoute alors qu'il avait désespérément besoin de quelqu'un, après sa séparation, et que trop occupé par mes propres problèmes, j'ai été incapable de comprendre le message qu'il m'envoyait. "J'ai besoin de toi". Aujourd'hui, on dirait qu'il a décidé de faire cavalier seul. Pas parce qu'il ne peut rien me dire, mais parce qu'il ne peut pas.

Malgré tout... il m'a promis d'essayer de passer plus de temps avec moi ou avec les autres, même si... ses relations avec eux ont été mises à mal, ces derniers temps. Il n'arrive même plus à les considérer comme ses amis. J'ai essayé de les défendre, de dire qu'ils faisaient ça pour son bien, pour lui ouvrir les yeux, mais c'est comme s'il ne m'écoutait pas. J'avais l'impression de parler une langue différente, parfois. Comme s'il ne retenait que ce qui l'arrangeait dans mes propos et que le reste lui passait au dessus. J'ai envie de faire quelque chose, j'ai envie de l'aider, mais je ne sais pas par où commencer. Il ne veut rien dire, même si je l'encourage, même si je l'y pousse, et... Ça me fait mal. Est-ce que je ne suis pas digne de confiance ? Est-ce que quelque chose l'empêche de me parler ? Ce n'est pas lui qui me donnera la réponse. Peut-être va-t-il falloir que je la trouve seul..."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Sam 10 Juin - 1:43









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22 avril 1982






"An endless red tape to keep the truth confide"




Rp relatif à cette date:
 

"Notre directeur est enfin revenu. J'ai encore du mal à croire que c'est vraiment arrivé. Que c'est bien lui qui a franchi la porte de la Grande Salle avec le plus grand des calmes, un large sourire aux lèvres, comme s'il s'était absenté une journée. Il nous a salués, détendu, alors que tous les regards étaient braqués sur lui, éberlués. Il a gravi l'estrade pour retrouver la place qui lui revenait. Celle du maître de Poudlard, la place qu'il n'aurait jamais dû quitter. Beilschmidt-sensei faisait un bon travail. Mais nous avons réalisé  que personne ne pouvait se mettre à la hauteur de Romulus Vargas. Son retour a été accueilli avec sifflements et cris de bonheur. Tout le monde était fou de joie, bien entendu, moi y compris. Nous retrouvions celui qui avait protégé l'école du Basilic, et qui avait accepté de se sacrifier pour l'un de ses élèves. Combien de dirigeants auraient fait un tel geste ? Bien peu. Tremblant de peur à l'idée d'être enfermés dans cette tour de cauchemar, face aux Détraqueurs qui leur feraient vivre un enfer. Vargas-sensei, lui, n'a pas flanché en suivant les Aurors qui le conduiraient à sa prison. Nous ne savons rien de la suite, mais d'après ses dires, cela n'avait rien d'une partie de plaisir, et nous voulons bien le croire. Nous étions tous inquiets quant au temps qu'il passerait là-bas. Allait-il purger sa peine, le reste de ses jours à Azkaban ? Il semblerait que non... Ce détail a d'ailleurs laissé beaucoup de gens sceptiques, les membres du ministère compris. Une fois l'allégresse passée, les explications sont venues. Apparemment, Romulus-san aurait été libéré pour bonne conduite... dans la prison la plus terrifiante et surveillée du monde sorcier ? Là où sont envoyés les pires criminels et où ils subissent les pires horreurs ? Un tel traitement de faveur semblait... étrange.

Un instant, certains ont craint que la personne nous faisant face n'était non pas notre bon directeur... mais l'homme-corbeau, dont nous avions tous peur. Il ne manquerait plus que le voir gravir cette estrade, s'asseoir dans le siège de Vargas-sensei, et notre pire cauchemar serait devenu réalité. Une défaite pure et simple. On l'aurait laissé entrer dans l'école, et accueilli à bras ouverts. Mais après une vérification par les Aurors et quelques secondes de pure tension maladive, il s'est avéré que c'était bien le sorcier que nous connaissions qui était de retour. Inutile de préciser que tout le monde était soulagé... mais beaucoup ont pris la précaution de rester dans la Grande Salle. Une nouvelle de ce genre arrive rarement seule, ainsi étions-nous sur nos gardes.

Finalement, aucun problème ne s'est déclaré. La possibilité d'une attaque nous gardait tous tendus, mais la peur s'est vite estompée, bien que des questions restées sans réponses naviguaient dans l'esprit des élèves. Comment notre directeur avait-il pu partir si vite d'Azkaban ? Que cachait-il encore, alors qu'il nous avait annoncé quelques mois plus tôt l'identité de celui qui nous pourchassait ? Une nouvelle attaque allait-elle bientôt nous tomber dessus ? Personnellement, j'ai essayé de me distraire au mieux pour ne pas rester dans cet état de stress. Malheureusement, il a fallu qu'une nouvelle dispute se déclare avec Erzsi-chan, incluant Ludwig, cette fois-ci. J'espérais qu'après notre dernière querelle et la soirée où j'avais enfin arrangé les choses avec l'allemand, elle nous laisserait tranquilles... Mais c'était être trop optimiste que de l'imaginer redevenir aussi aimable qu'à l'ordinaire. Je n'avais visiblement pas encore assez payé ce que j'avais fait à son protégé. De nouveau, son regard acéré nous jugeait comme deux criminels car nous n'étions pas allés voir Feli-kun assez vite à son goût pour lui parler de son père. Devais-je forcément lui sauter dessus à la première occasion ? J'avais bien entendu envie d'aller le voir, mais je voulais qu'il profite un peu de la nouvelle, avec ses camarades, peut-être, avant d'aller partager sa joie. Et puis, n'était-ce pas un sujet sensible, pour lui, de parler de l'incarcération de son père ? Sans compter les rumeurs sur cette libération des plus louches, qui ne devait pas lui faire plaisir... Je ne savais pas vraiment quoi répondre aux assauts de la hongroise, et j'aurais aimé qu'elle fasse cela un autre soir, et non celui où notre sauveur revenait enfin. Moi et Ludwig avons tenté de nous défendre, mais elle restait têtue et défendait Feli-kun envers et contre tous, alors que quelques mois plus tôt, ce dernier nous avait demandé de ne plus nous mêler de ses affaires. Et elle me jetait au visage que je ne me préoccupais pas assez de ses problèmes. Donc selon elle, j'étais censé harceler mon meilleur ami, quitte à le faire pleurer, pour qu'il me raconte ce qui le tourmentait ? J'avais essayé, dans la mesure de mes moyens, et on ne pouvait pas dire que cela avait été efficace. Alors je n'ai pas l'intention de recommencer. Heureusement, Gilbert-san est venu à notre secours, lui faisant comprendre que tout cela ne la regardait en rien, et je suis triste de l'avouer, mais c'est le cas. À quoi bon forcer un ami à  vous avouer ses plus noires inquiétudes, si c'est pour qu'il vous en veuille après coup ? Je ne voulais pas me fâcher de nouveau avec mon meilleur ami. Et j'espère bien que cela n'arrivera plus jamais. Je n'ai plus envie de me fâcher avec qui que ce soit. Alors si Erzsi-chan n'est là que pour me faire culpabiliser, peut-être vaut-il mieux que je reste loin d'elle pour le moment..."




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MessageSujet: Re: "Ravenclaws don't jump, they fly" ❀ Journal de Kiku Honda W甘_甘)o自 Sam 10 Juin - 1:46

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