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[27 Octobre 1990] Les Mots contre la Force. (Ft. Saida Mansouri)

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MessageSujet: [27 Octobre 1990] Les Mots contre la Force. (Ft. Saida Mansouri) Mar 27 Oct - 18:33



Ft. Saisa Mansouri.


Les Mots contre la Force.




14h30. Aisa venait de sortir de sa chambre. Elle avait troqué sa robe bleue contre son uniforme, et avait aussi bien rangé le collier qu'Emil lui avait offert le matin même sous sa chemise. Jamais elle ne le montrerait ouvertement, ce n'était pas son genre. La malaisienne avait longtemps hésité à le laisser dans les dortoirs, mais en fin de compte, elle avait opté pour le garder. Elle était sûre que ce collier allait lui porter chance. Il paraissait que les renards blancs étaient rares, et c'était justement le motif de son pendentif. Et puis, si elle le portait, elle n'était plus « seule »... En marchant dans les couloirs menant à la salle de duel, la jeune fille recommençait à se poser des questions. Que lui avait-il pris de défier la serpentard ? Elle n'était même pas sûre de ce duel, bien que son ami lui ait donné tous ses encouragements ce matin.
L'algérienne avait le don de l'énerver, et elle ne savait pas pourquoi. Elle n'arrivait pas à comprendre comment elle pouvait avoir autant de haine pour une personne autre qu'Abdil. Non... Elle ne comprenait pas. Elle y repensait encore et toujours, ainsi qu'à leur première rencontre... Ou plutôt, à leurs premiers mots échangés... Ce n'était pas une scène plaisante, et la jeune fille aurait aimé avoir une autre relation avec la belle serpentard. Mais il semblait que le destin en ait décidé autrement. Les voilà maintenant, comme on pourrait dire, pires ennemies. En effet, dès que les deux se croisaient, l'atmosphère devenait pesante, électrique. Au point où elles s'étaient même déjà battu à mains nues. Aisa elle-même ne savait pas comment elle en était arrivée là, à se sentiment entre la soumission et l'abandon... La soumission à ses désirs noirs, et l'abandon de son calme habituel... Cette erreur de sa part lui avait coûté deux punitions, attendant encore celle de son préfet... Rien que de penser à cela la réprimer, surtout qu'il ne fallait pas oublier qu'elle avait fait perdre 100 points à sa maison.
Elle commençait à s'enfuir, s'oubliant dans ses pensées, marchant seule dans ce couloir qui lui semblait bien trop long. Toutes les fois où elle a conversé avec Saïda lui revinrent en tête. Les mots qu'elles s’échangeaient étaient ridicules, dénués de sens...

14H38. Elle se stoppa devant la grande porte de la salle où elles avaient rendez-vous. En regardant l'heure, la serdaigle remarqua qu'elle n'avait pris que 8 minutes pour arriver ici. Pourtant, le temps lui avait semblé long, et la marche épuisante. Oui, elle se sentait lourde, comme si un poids était posé sur ses épaules. Et pourtant, depuis peu, ce poids s'était quelque peu enlevé. Cette année, elle avait découvert des gens à qui elle pouvait faire confiance, autre que le professeur d'histoire de la magie, comme M. Kirkland ou M. Honda. Oui, deux ce n'est pas beaucoup, mais pour Aisa, c'était énorme... Elle avait même trouvé un ami, Emil Steilsson, camarade de sa maison. C'est un peu grâce à lui qu'elle avait sorti sa tête de ses livres et commencé à mieux regarder le monde extérieur. Il lui avait changé la vie. On n'aurait jamais cru ça à leur première rencontre. Il était devenu un peu comme un grand frère pour elle, le frère qu'elle n'a jamais eu, à qui elle savait qu'elle pouvait se confier et et avec qui elle pouvait s'entraider. Cette relation lui était en premier lieu bizarre, après avoir passé des mois, des années, sans personnes à aimer de la sorte. L'islandais lui avait comme tendu une corde qu'elle croyait à jamais coupée.
Elle repensa à tout ça tout en posant son dos contre le mur, face à la porte, les yeux vides fixant la poignée. Encore une fois, elle se perdait dans ses pensées. Tout se mélangeait dans sa tête. En regardant le bois de l'entrée, elle commençait à imaginer les pires scénarios. Et si elle perdait ? Et si elle n'était pas aussi forte qu'elle le pensait ? L'algérienne avait un an de plus qu'elle, elle avait donc plus d’expérience en cours de Défense contre les forces du mal... Aisa secoua un peu la tête, les mots de son ami de maison résonnant dans sa tête « Tu peux toujours gagner. ». Il avait raison, elle pouvait gagner, elle savait utiliser sa tête... Même si Saïda lui la faisait perdre, elle s'en sortirait, elle lui avait promis. En se passant une main sur le visage, elle remarqua que ses mains tremblaient. Tremblaient de peur, d’inquiétude... Elle ne se sentait pas du tout prête, et être arrivée avant l'heure n'arrangeait pas les choses. Il fallait qu'elle se calme, car il suffisait d'un signe d'anxiété face à Saïda pour que la serpentard se pense supérieure et qu'elle soit sûre de gagner....

14H45. En mettant ses mains dans ses poches, Aisa retrouva une vieille photo en noir et blanc. La photo n'était pas bonne, mais l'on pouvait y voir le sourire innocent d'une petite fille d'environ 7 ans, dans les bras de sa mère avec le père sur le côté. Dans le regard de chacun on pouvait voir la joie de vivre, et l'amour qu'ils se portaient les uns les autres . Sa gorge se noua devant cette image. Combien de temps l'avait elle gardée sur elle ? Regardée le soir, repensant à cette erreur irréparable ? Elle avait perdu les dernières personnes de son entourage ce soir-là... Se retrouvant plus seule qu'elle ne l'était déjà... Elle gardait cette blessure, tout au fond d'elle, n'osant en parler à personne. Elle était la fautive dans cette histoire, et elle le savait.... Les yeux fixés sur la photo, elle repensa à l'algérienne. De ce qu'elle voyait, elle aussi semblait seule. Elle disait ne pas vouloir d'amis, que ça ne servait à rien, et voyait les gens comme des personnes qui l’encombreraient... Et pourtant, elle se disait amie avec Peter, preuve qu'elle cherchait de l'attention, elle aussi... De ce côté, elles étaient similaires. Elles cherchaient toutes les deux de l'attention, avoir une impression d'être entourée... Alors comment avaient elles pu en arriver à se détester autant ? Elle ne savait pas, et pour le moment, ce n'était pas sa première préoccupation. Son regard resta sur la photo, qu'elle replia et rangea dans son sac. Dedans, on pouvait voir plusieurs livres qu'elle avait empruntés à la bibliothèque la veille. Cela lui rappela ses longues journées passées dans celle-ci, avant qu'elle ne se décide à aller dans la Grande Salle de nouveau, après 3 ans restés uniquement dans ce paradis des livres qui lui réservait encore bien des surprises. Elle releva la tête, se concentrant sur le plus important : Saïda.

14h55. Plus que 5 minutes avant l'heure. Le cœur de la petite malaisienne battait de plus en plus vite. Elle remarqua qu'il commençait à se caler sur un rythme: des bruits de pas, qui s'approchaient d'un air confiant. Aisa releva la tête vers la la source de leur provenance. Dans le couloir marchait vers elle l'algérienne, de son air qu'elle croyait si fier, supérieur... Rien que de la voir ici, elle avait envie de lui sortir des mots blessants, mais... Il fallait se retenir, elle pourrait dire autant de mot qu'elle le voudrait quand elles seraient dans la salle. L’adolescente fronça un peu les sourcils, ne montrant aucun tremblement face à cette fille, et lui laissant encore moins voir son regard, inquiet de la suite des événements. Rien ne devait apparaître devant cette fille. Juste la motivation, et l'envie de la battre. La serdaigle attendit que Saïda arrive à sa hauteur pour commencer à parler.


-Je ne pensais pas te voir arriver en avance...


Elle ne dit rien de plus. Il ne valait mieux pas. Qui savait comment cela pouvait dégénérer... Aisa se contenta de lui faire un signe de tête vers la porte et en allant l'ouvrir pour y entrer, la laissant ouverte derrière elle pour permettre à son ennemie de la rejoindre dans la pièce, la laissant ainsi refermer la porte derrière elle. La malaisienne alla se mettre de l'autre côté de la grande estrade de duel, sortant sa baguette de sa manche. Son cœur semblait pouvoir s'arrêter à tout moment tellement il battait vite, mais son visage ne le montrait pas, elle se contentait de regarder l'algérienne monter à son tour sur les planches surélevées et sortir sa baguette. La jeune fille prit une grande inspiration, pour se calmer et parla d'une voix plate.


-Si cela ne te dérange pas, j'aimerais commencer au plus vite. Je n'ai aucune envie de m'attarder ici.




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