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[25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H

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MessageSujet: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Mer 25 Mai - 0:37

I wish I was a Gryffindor...

ft. Aladár D. H.

Mercredi, dans la Salle de Duel, à 15h.

Ayunda le savait, et pourtant elle était quand même en retard. Elle était prête, mais son chat avait décidé de faire des siennes, ayant choisi de se battre avec un autre. Puis est venu son croisement avec Jack, un prétendant, qui était d'humeur à lui tenir la jambe. Ensuite, proche du but, elle dût faire demi-tour pour s'excuser auprès de l'élève susceptible à qui appartenait le chat... Un bon début de journée, en somme. Et ce n'était pas fini.

Depuis le dernier incident provoqué par la marque, l'indonésienne se remettait énormément en question. Bien sûr, il était normal d'avoir peur : des marqués, du Mage Noir, des événements inattendus du genre... mais ça n'excusait pas son comportement « dangereux » après coup. Ce jour-là, Ayunda n'avait absolument rien fait. Terrorisée, il a fallu que ce soit Wilhelm qui la cache sous une table. Et elle n'a pas su trouver le courage de prendre sa baguette pour se battre, défendre ses amis, ou juste régler le problème ? Elle n'avait pas la puissance nécessaire, certes, mais... ça ne la dispensait pas d'aider. Elle aurait voulu le faire. Elle aurait voulu guérir ce grand Serdaigle qui était en train de se vider de son sang sous ses yeux...

Mais elle n'en a pas été capable. Ayunda avait trop peur.

Et en ces temps critiques, pour une cinquième année – fin en plus - il était temps que ça change. Il y avait tellement d'autres élèves de son âge capables de bien plus de bravoure ! De ténacité ! Et surtout de bons réflexes... Elle devait s'entraîner. Se préparer pour les prochaines fois. Car oui, il y aura des prochaines fois. La Poufsouffle poussa la porte de la salle, essoufflée.

- Pardon pour le retard... !

Le souffle court, elle rejoignit le professeur Héderváry,  qui malgré son poste actuel, était parfait pour aider l'asiatique dans sa tâche. Certes, quitte à pratiquer des sorts défensifs, pourquoi faire appel à celui qui enseigne la Métamorphose ? « C'est parce que celui de Défenses contre les Forces du Mal est un boulet. » avait-elle répondu à une camarade de cinquième année qui avait cligné des yeux. Un peu honteuse de se montrer avec un peu plus de vingt minutes de retard, elle s'avança vers le directeur de maison et essaya de parler sans trop avoir l'air fatiguée par sa course... ce qui n'était pas gagné.

- J'ai... essayé... Trop de trucs... Désolée... souffla-t-elle en essayant de se tenir droite.

C'était plutôt moyen de risquer pareille déception face à un professeur qui nous a déjà aidé et envers qui on est reconnaissant.

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Je suis à la fois le blanc et le rouge. Je suis la joie de l'un et le malheur de l'autre. Je suis petite mais tout aussi grande. Je parle avec sagesse mais pense avec rudesse. Je suis le blanc de ton noir. Je suis le noir de ton blanc. Je crie lorsque je suis silencieuse. Je suis faible et aussi forte. Je suis l'un et l'autre. Je suis eux, et je suis elle. Je suis l'union des deux. Je suis le fruit. Je suis le juste milieu.
   


Dernière édition par Ayunda Gunawan le Mer 25 Mai - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Mer 25 Mai - 17:25


Fight song#subwayaccident
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Be brave, it doesn't matter if you are hufflepuff or gryffyndor.Techniquement le professeur de Métamorphose savait parfaitement qu'il n'était pas de son ressort d'enseigner ,ne serait-ce qu'un peu, des moyens de défense contre les force du mal. Après tout, il y avait un autre professeur pour cela, censé être compétent afin de leur apprendre au maximum à pouvoir se protéger en cas de n'importe quel attaque. Après tout, le Hongrois se souvenait parfaitement de tout ce qu'avait pu lui apprendre son propre professeur à l'époque de ses années d'études à Poudlard, et qu'il avait pu reproduire pendant ses anciennes années de métier. Il n'y avait aucun doute sur le fait que grâce à ce professeur plus qu'excellent, Aladár lui devait la vie.
Fort malheureusement, depuis le départ de Mme Lewis, le remplaçant s'était révélé sans aucun savoir, et avait mis à plusieurs reprises les élèves en danger. De ce fait, Aladár avait fini par, à plusieurs reprises, révélé à ce fameux professeur toute les erreurs et lui avait dit en face que son incompétence aurait un jour des risques bien plus conséquentes que des lutins de Cornouailles lâchés en pleine salle ou un épouvantard mal enfermé s'enfuyant et traumatisant des élèves, parfois non-préparé à cela. Et au yeux du professeur Héderváry, ces fautes là étaient déjà suffisante pour pouvoir renvoyer cet incompétent afin de trouver, pour l'année prochaine, un nouveau bien plus expérimenté et sachant protéger comme il se le doit les élèves de Poudlard.

Après tout, l'atmosphère régnant actuellement au sein de cette école était suffisamment lourde pour ne pas, en plus, rajouter un sentiment d'insécurité chez les élèves. Cela avait d'ailleurs été une bonne idée de faire le club de duel, lors du début de cette année. Cela avait pu énormément servir aux participants (principalement ceux avec cette marque maudite) afin de savoir comment se contrôler sur des situations de crise, sans mauvais jeux de mots. Il avait d'ailleurs repris un temps tout cela, jusqu'à ce qu'en début janvier, ces cours finissent par prendre fin. De moins en moins d'élèves venaient, certains pensant qu'ils avaient assez appris, d'autre n'étant pas toujours au courant, ou encore d'autre ne venaient tout simplement pas. Ils avaient finalement eu tord, suite aux nombreuses attaque et problème qu'il y avait eut.
Aladár s'était au final vite rendu compte que seuls le club de Duel avait pu aider cette année. Il ne savait pas ce que les anciennes années avaient pu donner, mais celle là avait été catastrophique. Et cela avait pu se ressentir sur certains élèves en particulier, plus que sur d'autres.

A prendre pour exemple ?
Ayunda Gunawan, qui avait été chamboulé par la dernière crise causé par Matthias Khøler ce samedi dernier. Lorsqu'il était venu lui parler, surpris de voir ses couettes amorphes, il avait finalement centré son problème et compris sa peur. Cependant, ce n'était pas pour autant qu'il allait faire en sorte de lui parler avec des pincettes, ou de la voir comme un être simplement... Fragile. Non. Aladár avait toujours fait en sorte de voir au-delà de cela, et il avait pu voir les efforts de l'indonésienne, principalement lorsqu'il l'avait aidé pour son patronus. Si en cinquième année elle avait réussi l'un des sort les plus compliqués, il pensait bien qu'elle avait capacité à avoir un excellent niveau en magie. Bien entendu, cette dernière avait déjà un niveau tout à fait satisfaisant dans sa matière, mais le développer était encore plus intéressant, et il comptait bien lui faire aussi gagner en courage. C'est d'ailleurs là la raison pour laquelle il lui avait donné rendez-vous pour un cours particulier à la salle de Duel. Il avait eu le temps de préparer un programme pour sa jeune élève afin qu'elle puisse se préparer au fur et à mesure à vaincre ses peurs. La dernière étape prévue allait sans doute être la plus dure, il le savait bien, mais si elle réussissait cet exercice, elle ne se retrouverait plus bloqué par la frayeur et sera apte à agir en cas de danger.
Oh, il ne comptait pas lui apprendre à se battre directement, surtout si un élève se mettait à en attaquer d'autre avec une force bien plus forte que la sienne, mais il au moins elle pouvait réagir, se protéger et protéger des élèves plus jeunes ou des proches, l'objectif serai là assez réussi. Dans un sens, apprendre aux élèves à se battre n'était pas une mauvaise idée, mais à cette période de l'année, cela n'allait plus être utile.

Toujours est-il que le professeur était désormais à la salle de Duel, attendant l'élève de Poufsouffle patiemment. Afin de pouvoir tout préparer, il était venu en avance pour mettre en place la salle, ayant pris certaine affaire directement dans la salle de Défense Contre les Formes du Mal, avec l'autorisation -forcée- du professeur. Lorsque tout fut prêt, il finit par attendre patiemment Ayunda, corrigeant des copies du dernier devoir donné en 6ème année. Seulement, les minutes passèrent et le hongrois finit par se demander si elle n'avait pas tout bonnement oublié le rendez-vous. Fronçant les sourcils, il commença alors à se lever afin de sortir de la salle et d'aller directement chercher son élève. Seulement, pile à ce moment là, la jeune fille arriva en courant, visiblement épuisé.

- Pardon pour le retard...!
- Ce n'est rien. Mais méfies toi la prochaine fois, je n'attendrai pas aussi longtemps.
- J'ai... Essayé... Trop de trucs... Désolée...

Il leva la main vers elle, lui faisant comprendre qu'il passait l'éponge pour cette fois. Après tout, ce n'était pas un véritable cours. La brimer pour un retard n'allait faire que retarder encore plus la séance. Ce n'était donc pas utile pour le moment.

- Bien, maintenant que tu es là, nous pouvons commencer. Nous allons faire beaucoup de pratique, cela va sans doute t'épuiser, mais si tu te sens prête alors cela ne devrait pas te poser de problème. Prend ta baguette, nous allons déjà voir les sort de défense que tu es apte à faire. Il faut que je visualise mieux ton niveau pour m'adapter. Je vais te faire passer plusieurs test, et à la fin, nous passerons à l'épouvantard.

Il avait prévenu son élève qu'il allait utiliser cela pour la forger, c'était une épreuve dure, mais dans tout les cas, il serai là si quelque chose ne se passe pas comme prévu.
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Dernière édition par Aladár D. Héderváry le Lun 30 Mai - 14:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Jeu 26 Mai - 15:13

I wish I was a Gryffindor...

ft. Aladár D. H.

Pour être son élève comme tant d'autres, Ayunda savait qu'Aladár était plutôt strict dans son genre. Sans doute l'une des raisons qui faisait qu'il était aussi doué dans les Métamorphoses qu'en Défense. Et ça tombait bien, car l'indonésienne ne voulait vraiment, mais alors vraiment pas se confier à cet autre boulet qui n'était même pas fichu de tenir son Épouvantard en laisse. La jeune Poufsouffle n'était pas là à ce moment de panique dans la Grande Salle, mais de ce qu'on lui avait dit, la moitié présente en avait été victime. Avec presque personne pour le repousser d'un vrai Patronus ! Comme quoi il était vraiment en carton, ce prof' attitré…

« Prend ta baguette, nous allons déjà voir les sort de défense que tu es apte à faire. Il faut que je visualise mieux ton niveau pour m'adapter. »

Attentive et enfin bien droite, elle fit abstraction de la méthode de l'Épouvantard puis illustra ses indications en sortant la baguette qui dépassait de sa poche. Pour être honnête, Ayunda était un peu intimidée. Hormis le coup de pouce pour le Patronus, on ne lui avait jamais donné de cours particulier à elle toute seule. Sans compter qu'Aladár avait une image qui en jette, avec sa grande carrure d'homme; en face d'elle, la petite asiatique qui ne dépassait pas la plupart des gens de son âge…

En plus, il lui demandait des sorts de défense. Sauf qu'il ne s'agissait pas là du point fort d'Ayunda. Bien sûr qu'elle en connaissait, mais de par son manque de bravoure en cours ou durant les événements à Poudlard… elle les a rarement utilisé. Elle secoua un peu la tête, s'imaginant déjà offrir une piteuse démonstration à ce professeur qui en vaut deux alors qu'il a accepté de l'aider dans sa tâche. 'S'agirait pas de rendre ses efforts inutiles et son temps perdu. Baguette dégainée, elle inspira, plus pour se débarrasser du stress que pour se concentrer, et visa le vide qui la séparait du professeur.

- Avis ! Oppugno !

Pour illustrer ses sortilèges de défense, Ayunda invoqua quatre petits oiseaux factices qui, une fois lancés, foncèrent sur la sorcière suite à la deuxième incantation. Elle n'avait nullement peur de s'auto-attaquer avec, car cet enchantement – loin d'être dangereux en plus – était pour elle très familier, et d'ailleurs son préféré. Commence alors la démonstration.

- Protego !

Pour éloigner trois des moineaux, puisque le quatrième fonça bêtement sur le bouclier magique avant de disparaître dans un petit amas de plumes qui s'évapora par la suite. Comme cherchant une position d'attaque, les autres volèrent follement près du plafond avant de se rassembler encore pour tomber en piquet au-dessus de sa tête. Les doigts un peu plus resserrés sur sa baguette, Ayunda la leva haut, s'écriant avec une voix moins sûre d'elle :

- Repello Inimicum !

Peut-être était-ce la prière d'y parvenir qui faisait jaillir un paquet d'étincelles brillantes du bout, faisant reculer les oiseaux, dont deux pris de panique et battant maladroitement des ailes; et ceux-là cette fois-ci rencontrèrent le même plafond comme une claque, se retrouvant dans le même état que leur camarade précédent. Elle se mordit la lèvre : n'en restait qu'un, lui qui devait avoir suivit les autres. Elle connaissait le sort, certes, mais ne le pratiquait presque pas. Elle satisfaisait tout juste les professeurs de Défense contre les Forces du Mal – sérieusement – et de Sortilèges quand on donnait un exercice. Elle ne s'attendait donc évidemment pas à ce qu'Aladár soit pleinement content. Autrement, elle ne serait pas là.

Lorsque le dernier moineau revint donc vers elle en piaillant, petit bec tendu, Ayunda ne pensa plus qu'au dernier sortilège de défense qu'elle connaissait… à la fois le meilleur pour la fin et une surprise sans trop de saveur pour lui. Car c'était lui qui l'avait aidé à l'invoquer.

- Spero Patronum !

Et avec moins de difficulté que d'habitude, un rhinocéros de Java sortit d'une brume magique, faisant détourner l'oiseau de son objectif. L'animal fantôme, dans un rugissement menaçant, fonça après lui et s'en suivit une courte poursuite entre eux, avant que les deux bêtes nées de la baguette de l'indonésienne ne disparaissent en heurtant ensemble un même mur.

Puis c'était tout.

Plutôt contente de ne pas avoir trop fait n'importe quoi, la Poufsouffle passa le bras sur son front, comme remise d'un gros effort. La défense, ce n'était pas son domaine. Les enchantements l'étaient, eux, mais ce n'était pas ça qui allait l'aider dans les événements qui faisaient trembler l'école. Elle regarda Aladár, un peu soucieuse du jugement.

- C'est… à peu près ce que je sais faire...

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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Dim 29 Mai - 0:35


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Be brave, it doesn't matter if you are hufflepuff or gryffyndor.S'installant non-loin d'Ayunda, mais suffisamment pour observer les mouvements de sa baguette et son niveau de concentration, Aladár ne fit plus rien, et, silencieux, observa sa jeune élève. Mis à part le patronus, il n'avait réellement jamais vu ses capacités dans cette matière. Oh, en métamorphose, il savait que la jeune femme se débrouillait assez bien. Il ne s'était jamais trop plains de ses devoirs rendus, étant donné qu'elle lui faisait un travail satisfaisant. Bien sûr, elle pouvait faire toujours mieux, mais pour autant, c'était loin d'être catastrophique. Mais si la métamorphose était l'une des plus dure matière à maîtriser, savoir réaliser les sorts pour se défendre était tout autre chose.
Et oui, il fallait toujours prendre en compte la puissance de l'adversaire, ses facilités, ses capacités, ses faiblesses et tout ce qui s'en suivait. On ne pouvait généralement pas attaquer une personne ainsi. C'était d'ailleurs l'une des bases à apprendre aux nouveaux venus de chaque année. Mais Aladár venait à douter que le professeur actuel dans cette matière leur instruisait cela. Triste à dire, oui, mais probablement la vérité. Oui, sur le coup, il faisait peut-être un jugement hâtif, mais ce professeur avait toujours montré si peu de compétence depuis son arrivé que cela ne l'étonnerait même pas. Pour le peu qu'il y ait quelque chose l'étonnant réellement.

Quoi qu'il en soit, il mit ses réflexions de côtés, et se concentra sur Ayunda. Après tout, cela était loin d'être sérieux si il lui demandait de montrer ce dont elle était capable, pour au final ne pas regarder réellement. Et bien sûr, il était loin d'être ainsi. Si Aladár était bien connu pour une chose, c'était pour son sérieux. Personne ne pouvait le nier, et encore une fois, il allait en faire la démonstration.
La regardant faire son début de sort, il fut attentif au moindre mouvement de baguette. Il remarquait, par exemple, la nervosité chez la jeune femme. Cela était un mauvais point. Elle ne devait en aucun hésiter sur ce qu'elle faisait. Oh, peut-être le fait qu'il était le seul à la regarder jouait beaucoup, mais c'était dans un sens bien pire si juste sa présence suffisait à la troubler ne serait-ce qu'un peu. Cependant, ses deux sorts furent parfaitement bien exécuté. Il n'y avait eu aucun contre-coups du sort, ou même « rébellion ». Cela signifiait aussi qu'elle avait su maîtriser sa baguette. Ça allait un point en moins à lui apprendre. Parce qu'effectivement, le professeur particulier prenait aussi cela en compte. Si la jeune femme ne pouvait se servir correctement de sa baguette, il aurait alors dû lui réapprendre tout ce qui concernait les bases. Pourtant, comme si elle lui prouvait qu'il n'en aurait réellement pas besoin, elle enchaîna le sort de protection, puis celui pour repousser ses ennemis, « tuant » deux des oiseaux apparus. Il hocha à ce moment la tête de satisfaction. Visiblement, elle connaissait déjà certains sorts assez intéressant. Il se demandait ce qu'elle connaissait d'autre. Cependant, il entendait qu'elle avait toujours ce petit manque de confiance. Cela avait d'ailleurs agit malgré tout sur le sort, qui eu, aux yeux du faucon, un peu de mal à sortir. De ce fait, il fronça les sourcils, prenant en compte le fait que cela allait être l'un des premiers problèmes à régler avant de passer au stade supérieur.
Il remarqua, à la fin, qu'Ayunda prit un air beaucoup plus... Sérieux, montrant la un signe de concentration en plus. Intrigué mais devinant aussi le « final » qu'elle allait lui préparer, il fixa sa baguette et son visage pour détecter le moindre signe de faiblesse, lorsqu'elle fit appelle à l'un des sorts les plus durs à réaliser.

«  Spero Patronum !   »

Et c'est ainsi qu'elle réussi à faire apparaître son patronus. Sous un œil attentif, Aladár ressenti une légère fierté de la voir sortir ce sortilège. Après tout, il l'avait énormément aidé pour qu'elle puisse le faire. Et si encore maintenant elle en était capable, cela voulait bien dire qu'elle s'était entraîné même après. De ce fait, comment ne pas en être fier ? Oh, bien entendu, ce n'était pas parfaitement exécuté, le manque d'assurance était, encore une fois, visible, mais comparé à ce qu'elle faisait au début, il y avait eu un réel progrès. Quand tout les « ennemis » finirent par disparaître, Aladár s'attendait clairement à une suite. Mais... Cela ne vint pas.

« C'est... à peu près ce que je sais faire... »

Comment ? C'était... Tout ? En cinquième année, elle avait montré le maximum ? Autant dire que la surprise fut total. A son goût, Ayunda n'avait réellement pas assez de connaissances acquises, même si ce qu'elle connaissait, elle les maîtrisait. Mais un doute lui prit : Si cette élève n'avait rien de pus en réserve, cela devait donc être le cas de nombreux d'autres. C'était presque dangereux pour leur vie, cela. Contrarié sur le coup, il préféra mettre ce type de réflexion à plus tard, et même d'aller en parler directement au Directeur de Poudlard. Il fallait que cela cesse.
Seulement, pour l'instant, il fallait qu'il s'occupe de l'indonésienne, qui attendait visiblement son verdict. Il s'approcha et se mit alors face à elle, puis la fixa.

« Tu connais peu de sortilège de défense. Tu as la base, mais ce n'est pas suffisant. C'est loin de l'être. Quant aux sorts que tu m'as montré, leurs exécutions marchent, c'est un bon point. Je note cependant un manque de confiance quand tu les lance, et nous allons devoir remédier à cela. Si là tu savais ce que tu allais te lancer, ce ne sera pas le cas de tes ennemis. Il faut supprimer ton hésitation, et ainsi, tes sorts seront mieux contrôler, et bien entendu plus puissant. Je vois désormais ce par quoi je dois commencer. Ayunda, il faut que tu sois consciente que si la concentration à une place importante sur tes sorts, la confiance n'est pas à oublier. C'est d'ailleurs ce qui te bloque principalement. Tu es assez forte pour lancer un patronus, base toi là-dessus, et grâce à cela tu seras assez forte pour la suite. »

Silencieusement, il se mit par la suite à côté de l'indonésienne et finit par sortir sa propre baguette.

« Tu vas reproduire le même mouvement que moi. C'est le sort qui te permet te rendre confus un moment tes adversaires. A ce moment là, n'hésite pas à lancer le sort qui le rend aveugle. Je te montre. »

A son tour, il se concentra et lança en premier lieu un serpensortia, afin d'avoir son propre « ennemi ». Lorsque l'animal se tourna alors vers lui pour avancer, Aladár ne sourcilla pas et le laisse faire. De ce fait, d'un simple mouvement de poignet, il s'attaqua à la suite.

« Confundo ! »

Le serpent fut alors touché de plein fouet, et ne bougea un instant plus du tout, avant d'essayer de retrouver ses sens, se tordant de partout. Seulement, le professeur ne lui laissa pas le temps de faire, qu'il l'attaqua une nouvelle fois.

« Obscuro ! »

Quand le serpent fut touché, Aladár mis alors fin à se sortilège et le fit disparaître. Tout du long, son expression était resté la même, c'est-à-dire confiant, et sûr de lui. Il n'avait pas éprouvé le moindre signe d'hésitation, ou de peur. Et il souhaitait qu'Ayunda soit apte à reproduire la même chose.

« Il faut que tu réussisse au moins ces deux sorts, de la même manière que je l'ai fais. Je vais refaire apparaître un serpent, après ça, lorsque tu jetteras les sorts, je serai à côté de toi pour te montrer de nouveau les mouvements. Je vais t'accompagner tout le long, mais après, tu devras être apte à reproduire cela sans moi. Suis-je clair ? »

Une fois l'approbation de cette dernière, il hocha la tête et se concentra de nouveau. Et, sans prononcer le moindre sort cette fois ci, fit de nouveau apparaître le serpent.

« A toi de jouer. N'ait pas peur. Ces animaux là sont capable de le ressentir. Aie confiance, ainsi tout ira bien. »
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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Mar 7 Juin - 13:40

I wish I was a Gryffindor...

ft. Aladár D. H.

Comme elle s'y attendait, le jugement était lourd... mais pas injuste non plus. Aladár n'était pas un professeur tyrannique - comme Alconahuacatl - mais plutôt très pointilleux, et... Ayunda l'appréciait. Donc loin d'elle l'idée de cracher dans son dos une fois la leçon finie. Surtout que ce n'était que la première fois, alors mieux valait avoir les nerfs bien accrochés - ce qu'elle n'avait pas en certaines circonstances malheureusement. Avec quelques petites moues de déception - vis-à-vis d'elle évidemment - l'indonésienne écouta donc attentivement les critiques et conseils de son professeur. Oui, Ayunda s'y connaissait en magie, mais pas suffisamment dans l'offensive et la défensive. Sauf que ce n'était pas des enchantements à embellir une chambre qui allait l'aider à surmonter ses craintes. Et même si le cours particulier s'avérait dur, elle n'avait aucune excuse pour s'en plaindre : c'est elle qui le lui avait demandé, et surtout, il avait accepté. Alors que c'était à elle de mieux connaître ses leçons et de pratiquer davantage. Pas si loin de ses BUSEs en plus. Si là le prof' n'était pas quelqu'un de serviable...

« Tu vas reproduire le même mouvement que moi. C'est le sort qui te permet te rendre confus un moment tes adversaires. A ce moment là, n'hésite pas à lancer le sort qui le rend aveugle. Je te montre. »

Commença alors la démonstration de son enseignant. Déjà, rien à voir avec ses petits oiseaux, mais « l'ennemi » auquel il se mesurait était un serpent invoqué de sa baguette. C'était déjà un peu plus impressionnant en terme de menace. La voix du hongrois tonna alors de deux sortilèges qui n'étaient pas inconnus à la jeune fille. Oh oui, elle les connaissait, seulement de nom. Et puis, l'enseignant actuel en la matière avait un gros train de retard en tant que boulet de l'équipe pédagogique du château. C'était à croire qu'il était aussi terrorisé par les événements que les élèves. Mais très franchement, ne devrait-il pas être plus « paré » à ce genre d'éventualité ? Ayunda n'avait donc pas de raison d'être fasciné par l'absence totale d'hésitation dans ses gestes, et même de la maîtrise parfaite qu'il faisait de sa magie et de ses émotions.

Un peu plus et l'asiatique aurait eu envie de prendre sa place un jour. Elle, professeur ? C'était un peu trop ambitieux pour elle. Dès qu'il eut finit, elle le regarda, non sans une admiration dans le regard. Plus attentive que jamais - avec donc une petite détermination gonflée - elle écouta encore ses indications.

« Suis-je clair ? »

- Ya, m'sieur !

Aussitôt, il illustra ses mots en faisant apparaître un nouveau serpent non loin devant elle. Ayunda n'avait pas spécialement peur d'eux, puisque étant adoratrice de reptiles - mais plutôt de caméléons et de geckos - sauf que celui-ci semblait beaucoup moins sympathique que ceux qu'elle avait croisé à Jakarta. Ravalant sa salive - de peur de faire n'importe quoi - elle resserra la prise sur sa baguette.

« A toi de jouer. N'ait pas peur. Ces animaux là sont capable de le ressentir. Aie confiance, ainsi tout ira bien. »

Elle inspira. Le serpent sifflait dangereusement, quand bien même Ayunda ne se sentait pas spécialement menacée - Aladár n'allait pas mettre une élève dans de sales draps non plus. C'était peut-être un obstacle quant à la maîtrise de la confiance en soi... Mais en même temps, puisque tout allait, de toutes évidences, bien se passer, alors elle pouvait la sentir, cette confiance. Il fallait de toutes façons s'attendre à un niveau au-dessus plus tard. Alors que le reptile glissait vers elle, Ayunda fronça un peu les sourcils et s'exclama, la voix un peu trop haute à cause de cette légère montée d'adrénaline :

- Confundo !

Et l'animal sembla comme frappé par une claque magique, étonnant l'asiatique qui ne pensait pas faire jaillir de sa baguette une étincelle pareille. Le reptile, comme le précédent donc, se retrouva à siffler rageusement, se tordant sans comprendre ce qui lui arrivait. Un petit sourire nerveux de fierté commençait à apparaître sur les lèvres de l'indonésienne, mais elle ne devait pas se reposer sur ses lauriers tout de suite. Elle cligna donc plusieurs fois des yeux pour se concentrer encore et, sentant un amusement étrange au fond d'elle à aussi bien réussir, envoya le second sortilège :

- Obscuro !

Le petit nuage noir qui s'enfuit ensuite de sa baguette vint alors couvrir la tête du serpent, qui s'excitait encore un moment avant de se calmer, presque immobile mais en colère à l'idée d'être maîtrisé ainsi.

Puis il y eut un blanc.

...

Elle regarda son professeur, de la fierté dans les yeux. Voire même, de l'émerveillement. Elle était impressionnée par ses propres capacités. Elle ne pensait vraiment pas pouvoir imiter les gestes du premier coup. Encore fallait-il le jugement de son enseignant. Mais enivrée par cette réussite (?) elle sautilla presque sur place en le regardant.

- C'était bien m'sieur ? J'ai réussi ?

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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Sam 13 Aoû - 22:14


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Be brave, it doesn't matter if you are hufflepuff or gryffyndor.Le moindre  faits et geste fut observé attentivement par le professeur de Métamorphose. Il souhaitait réellement s'assurer que tout allait bien se passer, même si les sorts demandés n'étaient en somme pas compliqué. Aladár avait bien entendu confiance quant aux capacités d'Ayunda, mais garder sa baguette en main était un moyen de s'assurer qu'il allait pouvoir réagir au moindre problème apparaissant durant leur entraînement. Si elle se retrouvait blessé aussi facilement, ce dernier savait parfaitement les soucis qui allaient se faire vis à vis de Poudlard, mais surtout pour la confiance qu'Ayunda avait envers elle-même. Lui qui souhaitait qu'elle soit plus assuré, il était hors de question qu'un accident arrive aussi facilement, et sous sa surveillance en plus de cela.

Restant droit durant sa démonstration, Aladár fut agréablement surpris de voir que l'indonésienne avait retenu aussi facilement les mouvements de baguette. Bien entendu, ces sorts n'avaient rien de bien compliqué, mais il savait que certains élèves avaient plus de mal que d'autre pour retenir les gestes en même temps du sort, et surtout des difficultés pour gérer la puissance voulu. Mais finalement, cela n'eut ne posa problème, du moins dés le premier jet de sort d'Ayunda. Par simple reflex, il hocha la tête, ravi de voir ce sort réalisé comme il le fallait.
Cela dit, il tiqua en voyant le léger temps pris entre les deux sorts, et surtout la légère réaction de contentement de la jeune poufsouffle. Bien heureusement, elle se concentra à nouveau assez facilement pour pouvoir lancer l'obscuro. Attendant encore un temps, il regarde le serpent s'immobiliser, et cela totalement avant de le faire disparaître. Il laissa par la suite le silence s'installer, le temps qu'Ayunda « reprenne ses esprits », et se rende compte de ce qu'elle venait de faire. Et bien contre lui, il fut légèrement amusé en la voyant presque sautiller sur place, attendant grandement son jugement. Il se permit d'ailleurs un sourire, et se rapprocha alors de l'indonésienne.

« C'était bien m'sieur ? J'ai réussi ? 
- Eh bien, tu as su correctement lancer les sorts en m'ayant bien observé, tu as su maîtriser comme voulu le serpent, et il n'y a pas eu de réels erreurs. Je dirais que dans un gros ensemble, c'était plutôt bien réussi, oui.  »

Il lui laissa un instant de plus pour lui laisser comprendre qu'effectivement, il la félicitait sur le combo qu'elle avait pu faire. Bien que cela faisait moins d'un an qu'il la connaissait, et qu'il n'avait sûrement pas pu tout voir la magie que possédait Ayunda, il ne doutait pas sur le fait qu'elle possédait une puissance assez importante, mais qu'elle devait apprendre à développer. Cela se voyait par rapport à ses couettes, à cette magie « émotive » dont elle devait apprendre à contrôler. Qui sait, peut-être que les entraînements qu'il allait lui faire aller pouvoir l'aider sur ce point là. Même s'il doutait encore qu'un jour contrôler ainsi ces cheveux étaient possible.

«  Cependant. J'ai tout de même noté  certaines erreurs qu'il faut régler. Ce n'était pas parfait non plus, mais je pense que cela, tu dois le savoir. Je vais t'expliquer tout ce qui n'allait pas.  Il prit un temps de pause, puis commença ses explications, Tout d'abord, tu t'es légèrement déconcentré après ta première attaque. Tu as été toi même surprise de la puissance de ce sort, et tu as laissé voir ta satisfaction. Si ici, ce n'était qu'un simple serpent, un ennemi sera beaucoup plus apte à reprendre légèrement ses esprits pour t'attaquer rapidement. Et il aurait eu le temps, étant donné que ce temps de réaction a joué sur le lancé du sort suivant. C'est dangereux, il faut que tu sois concentré jusqu'à ce que ton adversaire soit complètement hors d'état de nuire. Quand nous aurons fait plusieurs entraînement, je demanderai à un élève de ta classe de venir pour vous défier. Tu verras ainsi comment cela se passe. Je ferai en sorte qu'il soit de ton niveau, j'en prendrai conscience dés que possible. Comme tu le vois, il y a encore beaucoup de chose à voir, mais pour une première fois, c'est tout ce qu'il y a de plus normale. Je vais t'apprendre d'autre sort, il ne faut pas que tu te décourages. »

Suite à ce discours, et suite à la réaction d'Ayunda, il utilisa un sort de lévitation et fit venir une armoire en face d'elle. Après tout, il l'avait bien prévenu sur ce qui allait se faire comme exercice. Il savait que c'était une chose qui mettait beaucoup d'élève mal à l'aise : Après tout, combattre sa plus grande peur n'était pas simple, loin de là. Et même si le contre-sort se révélait très utile, il fallait savoir s'en servir sans la moindre hésitation.

«  Nous allons désormais commencer l'exercice de l'épouvantard. Tu n'es pas sans savoir ce que c'est, n'est-ce pas ? Mais pour simple piqûre de rappel, ce qui se trouve dans cette armoire va représenter, en sortant, ta plus grande peur. Il n'y a généralement qu'un seul sort pour te permettre de le vaincre. Cela va te permettre d'être moins effrayé, et donc d'être apte à te remettre d'aplomb. A partir du moment où tu seras capable de vaincre ta peur, tu seras capable de te battre pour aider tes proches. Je préfère cela dit te prévenir : Ne sois pas surprise si tu as du mal la première fois. C'est tout à fait normal. Nous recommencerons cet exercice à chaque fin d'entraînement, pour voir où tu en es, avec une limite de trois essais à chaque fois. Je ne veux pas exagérer sur ce point là. Si jamais tu n'arrives réellement pas, je serai là pour régler le problème. Est-ce que tout est clair ? »

Après l'approbation de la jeune élève, le professeur de métamorphose hocha la tête, et sorti sa baguette, mimant le mouvement.

«  Bien, dans ce cas, répète après moi : Riddikulus.  »

Lorsque la jeune femme le fit, Aladár ouvrit l'armoire, et se décala. Que la leçon commence.
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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Lun 22 Aoû - 12:56

I wish I was a Gryffindor...

ft. Aladár D. H.

Son professeur favori la félicitait.

Il la félicitait ! Bon, d'accord, il disait seulement qu'elle s'était bien débrouillé, mais pour elle, c'était tout comme. Aladár ne semblait rien avoir à redire, et ça lui suffisait. À cause de ce stupide professeur de Défenses contre les Forces du Mal actuel, Ayunda s'était mit à détester la matière, puisque devenu soudainement faiblarde pour les sortilèges adéquates. Elle ne réussissait à merveille que les enchantements, et ce n'était pas faire apparaître des petits oiseaux qui allait la protéger des dangers qui planaient autour de l'école. Ayunda ne put donc retenir un sourire nerveusement joyeux, sautillant encore un peu sur place.

« Cependant... »

Aïe. Mais l'indonésienne ne s'en sentait pas découragée pour autant. Il était normal de ne pas passer de « ultra-débutante » à « excellence incarnée » du premier coup. Alors, attentive, elle cessa de se tortiller comme un asticot alcoolisé et le regarda, triturant avec contentement sa baguette entre les mains.

… Puis ce fut la dépression post-total-apocalyptique.

Le discours démotivateur d'Aladár était plus long que ses encouragements et félicitations. De ce fait, l'asiatique ne pouvait s'empêcher d'afficher une grimace hautement affligée par toute la déception qu'elle ressentit vis-à-vis de ce jugement. « Déconcentration », « temps de réaction », « découragement » étaient des termes qui la touchaient en plein cœur – et pas comme une flèche de Cupidon. Mais la vérité était là : Ayunda ne tenait pas beaucoup dans la production de magie, puisque trop habituée à ses méthodes moldus – malgré son petit Sang-Pur dans les veines – et retardée dans ses leçons à cause du professeur incompétent. Sentant sa motivation soudainement s'évaporer comme un pneu qui se dégonfle – aussi fort qu'un soupir de résignation – elle ne put émettre, pour réponse, qu'un petit :

- Ya, m'sieur...

Si elle n'appréciait pas un minimum ce professeur, elle aurait certainement abandonné à la suite.

Puis elle releva la tête en remarquant l'armoire approcher.

« Nous allons désormais commencer l'exercice de l'épouvantard. Tu n'es pas sans savoir ce que c'est, n'est-ce pas ? »

Oh ça non. Et l'écouter le lui rappeler lui donna comme une sensation de tapotement sur l'épaule, comme si la dite peur avait déjà prit forme pour surgir dans son dos. Elle l'écouta attentivement, avalant silencieusement chacune de ses informations et conseils.

« Si jamais tu n'arrives réellement pas, je serai là pour régler le problème. Est-ce que tout est clair ? »

Elle hocha seulement la tête.

« Bien, dans ce cas, répète après moi : Riddikulus.  »

- Riddikulus, répéta-t-elle avec distinction, sans quitter la baguette du professeur des yeux.

Et l'armoire s'ouvrit.

Ayunda se retrouva donc seule face à la chose qui allait en sortir. La porte, lentement, ne laissa qu'une petite ouverture juste assez épaisse pour qu'en sorte... une main. Déjà là, l'échine de l'indonésienne se mit à frissonner. Cette main attrapa tranquillement le bord de la porte avant d'ouvrir celle-ci en grand, révélant alors la forme complète que venait de prendre l'Épouvantard. Ayunda déglutit.

C'était un homme, d'une trentaine d'années environ; la peau bronzée et les cheveux courts et noirs un peu ondulés. Ses yeux aussi plissés que sombres comme un gouffre malicieux fixaient la jeune Poufsouffle, comme s'il la regardait déjà avant de sortir complètement de l'armoire; qu'il laissa ouverte par la suite. Il resta debout et immobile, cherchant à impressionner la sorcière qui se tenait devant elle. Et ça marchait.

Ayunda resserra un peu plus la poigne sur sa baguette, nerveuse... Cet homme, c'était son oncle. L'un des jeunes frères de son père moldu. Certes, elle n'était pas à l'aise avec toute cette famille-ci, mais lui, était particulier. Par le passé, le jour où sa mère fut chassée, cet oncle au sang-chaud avait agressé Ayunda. Rien qu'à regarder son regard empli d'une profonde envie à la torturer, les souvenirs refaisaient surface. Il l'avait tiré par les cheveux, l'avait traîné par terre pour essayer de la faire sortir, lui avait hurlé dessus... À cette époque, l'asiatique était tellement farouche et dépendante de ses parents que le souvenir en restait terrorisant, la jeune fille effrayée par la fureur de son oncle dépourvu de magie. Qui détestait la magie. Et voilà qu'il apparaissait devant elle, dans une école de magie... Quand bien même ça n'était pas réellement lui, ça faisait un effet bizarre.

Elle recula d'un pas en sursautant lorsqu'il approcha : première erreur, puisque « l'oncle » s'en amusa et agrandit son sourire terrifiant. Était-ce le pouvoir de l'Épouvantard qui lui permettait de paraître aussi effrayant ?

« Hé... hé hé... Tu vies encore, petite garce... »

La voix et le ton étaient les mêmes. Ayunda sentit son courage s'envoler.

« Tu m'as échappé, la dernière fois, mais je vais me rattraper... »

Puis il leva le menton et posa une main sur son visage, comme si quelque chose d'horrifiant venait d'y apparaître et que le cacher en accentuait l'horreur.

« Oh je vais te faire tellement de mal cette fois... Tellement te faire crier le regret d'être né... Te brûler comme tu devrais l'être... »

Il était trop tard pour Ayunda de se concentrer sur la formule et le sortilège, elle les avait déjà oublié. Lui vint cependant un éclair de lucidité où elle tendit la baguette vers lui, serrant les dents. Sa détermination refit surface. L'oncle ricana froidement tandis que l'indonésienne s'appliqua à prononcer :

- Riddikulus !

… Mais rien ne se passe.

Là, l'Épouvantard éclata d'un rire sardonique. Ceci acheva l'asiatique d'abandonner, et son visage changea radicalement pour se figer dans une terreur que la créature magique ne manqua pas d'accentuer en ouvrant grand les yeux, prit d'une folie étrange.

« Je vais te TUER Ayunda, te tuer ! Tu vas mourir, je vais te crever comme ta sale chienne de mère que j'ai CREVER aussi ! Tu vas mourir ! Toutes les sorcières de ta famille vont MOURIR ! HA HA HA HA ! »

C'en était trop pour elle. Ayunda tendit son bras tremblant, la baguette en main, mais sans pour autant s'en servir. La tête baissée et les yeux fermés, elle était impuissante et totalement soumise à l'effet de la créature. Elle voulait se défendre, l'éloigner, mais la peur était plus forte que sa volonté.

- Non, non, arrête... ! Ne me touche pas, arrête !

Elle en avait complètement oublié la présence de son professeur.

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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Dim 27 Nov - 20:14


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Be brave, it doesn't matter if you are hufflepuff or gryffyndor.Oui, bien entendu, le professeur de métamorphose avait remarqué que la crainte commençait déjà à envahir la jeune indonésienne. Il savait que ce n’était pas le type d’exercice préféré des élèves, du moins pour certains. Il se souvenait encore de l’époque où c’était lui, l’élève devant lancer ce sort. Son épouvantard à cette époque ? Il ne s’en souvenait plus. Il avait fini par l’oublier, soit parce qu’il avait réussi à le vaincre, soit parce que celui avec lequel il vivait désormais était bien plus fort. Il était courant, lors de la première fois, que les élèves ne sachent pas encore s’y prendre. De ce fait, il ne s’attendait pas foncièrement à ce que Ayunda réussisse l’exercice d’un coup, il savait que cela allait prendre du temps. Mais il avait la patience pour aider son élève à y arriver, et cela jusqu’au bout.
Désormais à l’écart, il regarda d’un air toujours aussi sérieux l’épouvantard sorte de l’armoire. En toute honnêteté, il était curieux de savoir ce que c’était. N’étant pas professeur de Défense contre les Forces du Mal, il ne pouvait pas savoir ce que craignait le plus les élèves de l’école, mis à part celui de sa fille. Et parfois, certaine peur était surprenante, d’autre compréhensible, certaine logique quand on connaissait l’élève. Et justement, il connaissait assez bien Ayunda désormais. Ou du moins, suffisamment pour savoir ce qui ne risquait pas de l’effrayer, tel que les reptiles ou les arachnides. Son élève était venu la voir par rapport à cette envie de protéger ses amis de toute les attaques qui pouvait se produire ici, alors, peut-être que sa crainte était liée ? Ce ne serait pas bien surprenant dans le fond. Si lui avait eu « l’habitude » de voir beaucoup de chose qui se pouvait être traumatisante, qu’il avait appris à vivre avec parce que c’est ce qui l’avait forgé pour son métier, il était question ici d’élèves qui n’avaient que comme seul souhait d’étudier la magie. Pas d’affronter, ou du moins de subir la violence de mages noir. Il était de ce fait normal que ces choses pouvaient alors les marquer profondément. Et Ayunda faisait partie de ce lot.

Mais finalement, et avec surprise, le professeur pu remarquer qu’il s’était finalement trompé dans ses hypothèses. Ce fut au final un homme qui sorti de cette armoire. Un homme, tout ce qu’il y avait de plus normal. Cependant, il abordait un air qui n’inspirait pas la confiance. Loin de là. Sans rien dire, gardant le silence, il regarda la réaction de l’indonésienne. Cette dernière semblait déjà paniquée à l’idée d’affronter cet homme. Oh, oui, il était bien curieux de savoir qui était cet homme pour effrayer ainsi la jeune fille, mais il ne pouvait rien dire, demander. Tout d’abord parce que cela était indiscret vu la raison, mais aussi parce qu’elle risquait de se déconcentrer et de manquer son objectif. Et ce n’était pas le but.

Finalement, l’homme se mit à parler lorsqu’Ayunda se mit à reculer, comme si elle voulait fuir. Cela démarrait bien entendu mal, cela montrait déjà qu’elle n’allait pas pouvoir le faire si elle ne se décidait pas rapidement. Avait-elle seulement eu le temps d’imaginer une chose ridicule, du moins assez forte pour qu’il ne lui fasse plus peur ? Evidemment, la réponse se répondait par la négative, et c’est ce qui allait poser rapidement problème. Sortant à nouveau sa baguette, il n’intervint cependant pas directement. Il ne pouvait décemment pas l’aider directement. Il fallait encore attendre, même si la jeune fille semblait de plus en plus perdre tous ses moyens. Quoi de plus normal ? Les menaces de l’homme se faisaient de plus en plus violentes, toutes remplies de tortures les plus horribles les unes que les autres. « Je vais me rattraper », « te brûler comme tu devrais l’être », il devina d’une manière aisée que l’homme devait probablement être un moldu détestant les sorcières. Connaissant assez Ayunda pour avoir déjà voulu la tuer pour ce qu’elle était. Il plissa les yeux. Visiblement, la découverte de ses pouvoirs au sein de sa famille n’avait pas été la meilleure nouvelle. Cet homme pouvait-il être son père ? Ce n’était pas une hypothèse à mettre de côté. Cela expliquerait aussi pourquoi elle hésiterait tant à lancer le sort.  La particularité de cet exercice était bien entendu son réalisme. C’était ce qui été clairement le plus dur à affronter, pour pouvoir lancer le sort.

« Riddikulus ! »

Un temps. Il attendit un temps afin de voir si cela avait marché. Mais non, rien. Dire le mot avait été déjà un grand effort pour Ayunda, qui montrait malgré tout son envie de réussir, mais ça n’avait pas été suffisant. Cette fois ci, comprenant qu’elle ne pourrait finalement rien faire de plus, Aladár finit par se positionner entre l’épouvantard et sa jeune élève lorsque l’homme se mit à parler à nouveau de la tuer, tout comme sa mère. Ce fut, suite à cela, ses dernières paroles étant donné qu’il prit alors par la suite la forme d’un loup-garou féroce, visiblement ne pouvant se contrôler, et sa fille, encore jeune terrifié par ce qui semblait vouloir l’attaquer. Sans plus attendre, il lança à son tour le sort. La créature devint alors Benbow, son chien, allant vers Elizaveta qui avait retrouvé son âge actuellement pour chercher des câlins. Lorsque cela fut arrangé, il renvoya le tout dans l’armoire et la ferma directement.
Prenant un petit temps pour analyser tout ce qui venait de se passer, le hongrois rangea sa baguette et se tourna vers l’indonésienne, qui semblait toujours paniqué, ne souhaitant toujours pas relever la tête. Il voulut poser sa main sur son épaule, mais se souvient de la « supplication » qu’avait quémandé Ayunda auprès de l’homme pour qu’il ne la touche pas. S’il le faisait sans s’annoncer, il n’y avait absolument aucune chance pour qu’elle puisse calmer.  D’une voix se voulant le plus calme et basse possible, il mit alors à lui parler :

« Ayunda. Il n’est plus là, il est retourné dans l’armoire, tu peux relever les yeux maintenant. Il a disparu. »

Ce ne fut alors qu’à ce moment-là qu’il s’autorisa à placer sa main sur l’épaule, d’une manière la plus rassurante possible. Il savait, il se rendait compte du long travail qu’il allait falloir faire. Il amena son élève à s’asseoir sur le bord de la plateforme de duel et fit de même, amenant ensuite à lui un simple verre d’eau et du chocolat, qu’il lui passa.

« Je ne pense pas avoir à te faire un verdict de ce premier essai, n’est-ce pas ? Mais ne t’en fais pas, il va simplement falloir réessayer une nouvelle fois. Je sais que cela est loin d’être simple, mais tu n’as pas d’autre choix si tu veux réussir ton objectif. Tu as pu lancer le sort, et c’est déjà une bonne chose. Cela me prouve que tu souhaites réussir, et c’est pour cela que nous allons recommencer. Je ne te demanderais pas de m’expliquer qui était cet homme, si tu ne le souhaites pas. Tu as le droit de garder tes secrets, tes peurs. Mais il va falloir l’affronter. Nous pouvons surmonter notre peur, même si pour le moment tu dois avoir du mal à y croire. Avant que je n’ouvre à nouveau cette armoire, nous allons y aller plus doucement. Cela te va ? »

Bien sûr, la question n’attendait pas réellement de réponse. Même si c’était dur, il savait qu’il fallait qu’il force, qu’il bouscule Ayunda pour qu’elle puisse se relever et recommencer. Cependant, il ne prendrait pas deux fois le même risque.

« Pour que le Riddikulus marche, il faut que tu t’imagines cet homme dans une situation, des habits ridicules, qui te décomplexeront quand tu seras face à lui. Je vois bien la crainte qu’il t’inspire. Alors en premier lieu, nous allons déjà trouver ce que tu trouves idiot, drôle, que tu apprécies. S’il faut procéder pas à pas, c’est ce que nous allons faire. Je voulais tester une première fois assez brut, pour mieux pouvoir t’enseigner comment tout va marcher. »

Il laissa un temps de pause, de silence planer dans la salle, pensant laisser alors parler la jeune fille. Mais il se décida finalement à annoncer une dernière chose.

« Seulement, si tu souhaites en premier lieu me parler de ce que tu as ressenti en le voyant, que tu souhaites tout expliquer, je suis aussi là pour t’écouter. Surtout si cela peut t’aider. C’est à toi de voir ce qui peut le mieux t’aller. Nous sommes d’accord là-dessus ? Je suis là pour t’écouter dans tous les cas. »
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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H Ven 13 Jan - 21:34

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Assise au sol et recroquevillée, Ayunda ne faisait pas attention à son oncle... son Épouvantard qui changeait de forme; s'influençant ainsi des craintes de son professeur, avant de devenir le Riddikulus associé. Elle n'écoutait pas les aboiements, les rires de la fille qui venait d'apparaître, ni même les bruits qui signifiaient que la créature était repartie dans l'armoire. Elle était restée ainsi, en boule, priant intérieurement pour que son oncle la laisse tranquille. Elle savait que ce n'était pas lui, que ce n'était qu'une copie née de ses peurs, d'où cette grossière menace de la tuer. Mais c'était plus fort qu'elle, l'Épouvantard était très convaincant. Ce n'était sans doute pas pour rien que ce n'était pas une créature très appréciée, dans le genre : tout les élèves ici le craindraient sans doute.

« Ayunda. Il n’est plus là, il est retourné dans l’armoire, tu peux relever les yeux maintenant. Il a disparu. »

Avec hésitation, l'indonésienne releva les yeux vers lui. Ils étaient embués de larmes, et elle rougissait de honte. Avoir peur au point d'en pleurer... elle devait avoir si peu d'allure, devant le professeur qui perdait de son temps pour elle... Elle était censée connaître l'affrontement contre l'Épouvantard depuis longtemps !

Mais il ne fit aucune remarque sur son état, se contentant de l'amener au bord de l'estrade, et de la consoler avec de l'eau (sans doute pour s'asperger avec...) et du chocolat. Ça lui donnait l'impression de faire encore petite fille, mais après tout, cet homme venu de l'armoire faisait bien parti de cette moitié à elle.

« Je ne pense pas avoir à te faire un verdict de ce premier essai, n’est-ce pas ? »

Oh, ça non...

M.Héderváry lui expliqua ses erreurs, comme il l'encouragea à s'améliorer. Il ne la grondait pas, mais ne la félicitait pas non plus. Ce professeur sembla trouver les mots justes qui convenaient au moral assez ébranlé de la jeune fille. Tout en grignotant le chocolat sans le regarder, elle enregistrait attentivement ses conseils, comme ses avertissements – qui n'avaient rien de stressant – mais fut un peu dure à remotiver après ce qu'il venait de se passer. Ayunda n'avait été confronté à son Épouvantard qu'une seule fois, en cours, mais tout ce qu'elle avait fait, c'était de fermer les yeux en ignorant royalement les indications du professeur de Défenses contre les Forces du Mal. Aujourd'hui, puisqu'il s'agissait d'un exercice organisé rien que pour elle, elle voulait absolument bien faire.

« Avant que je n’ouvre à nouveau cette armoire, nous allons y aller plus doucement. Cela te va ? »

Elle hocha seulement la tête en guise de réponse.

Il la conseilla ensuite sur la manière de réussir un Riddikulus. Imaginer un tel homme dans une tenue qui la ferait rire ? Mais ça ne la déconcentrerait pas ? Les paroles – du moins, le peu de choses qu'a pu dire cet rustre professeur de Défenses – qu'elle avait entendu lors de cet autre cours lui revint : « Ce qui maîtrise un Épouvantard, c'est le rire. » Donc elle était capable d'alléger sa concentration en se fendant la poire ? Elle avait du mal à l'imaginer. Mais après tout... autant essayer.

« Seulement, si tu souhaites en premier lieu me parler de ce que tu as ressenti en le voyant, que tu souhaites tout expliquer, je suis aussi là pour t’écouter. Surtout si cela peut t’aider. C’est à toi de voir ce qui peut le mieux t’aller. Nous sommes d’accord là-dessus ? Je suis là pour t’écouter dans tous les cas.  »

Les professeurs étaient-ils tous aussi investis dans leur rapport avec l'élève... ? Ou alors était-ce juste parce qu'il n'en avait qu'une à qui enseigner maintenant ?

Si par expliquer il voulait dire « qui est cet homme », Ayunda se mordit la lèvre. C'était un homme de confiance, mais en même temps, elle n'aimait pas en parler. Personne n'appréciait parler de ses peurs, après tout. Surtout qu'il était lié à un souvenir très désagréable – qui l'eut crû. Bien évidemment, c'était une question assez attendue quand on voyait la forme que prenait la créature devant elle. Si encore c'était un animal, il aurait pu en déduire que c'est une phobie ou qu'elle le trouve effrayant. Mais un homme ?

Peut-être que ça la libérera un peu de lui dire ?

- Cet homme c'est... c'était mon oncle...

C'était juste histoire d'inspirer son imagination.

- Il est moldu, et dans ma famille... dans sa famille, ils détestent la magie. Il m'a fait peur quand j'étais petite, et c'est resté... un temps. Je ne l'ai pas beaucoup vu, hm... alors je ne sais pas comment je pourrais l'imaginer...

Il y eut un silence où Ayunda bu son verre d'eau, se remettant doucement de ses émotions, tout en réfléchissant. Elle regarda le plafond comme s'il avait réponse à tout, et retroussa le nez comme si une mouche venait de s'y poser.

Puis enfin, l'éclair de génie. En tout cas, c'est ce qu'elle pensa en sentant un petit sourire en coin lui tordre les lèvres, détruisant son expression démoralisée par l'apparition de l'oncle. Elle avala ce qui restait du chocolat, puis se tourna vers son professeur.

- Monsieur. Je crois qu'on peut réessayer.

Elle remonta sur l'estrade.

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MessageSujet: Re: [25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H

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[25 mai 1991] Hufflepuff, but brave enough ? || ft. Aladár D. H

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