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[TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan]

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MessageSujet: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Mar 26 Juil - 21:25





La chaleur était modérée en cette fin d'après midi. Une brise courait, offrant aux plus sensibles aux hautes températures un peu de répit. Mais le serbe n'en était pas. Le serbe s'ennuyait, occupant une serviette sur le sable. Il avait réussi à prendre un petit hale et en était très satisfait. La veille, il avait su réunir quelques personnes pour donner un petit cours de breakdance, trouvant amusant le fait de pouvoir enseigner quelque chose aux autres. Mais aujourd'hui il était a cours d'idées innovantes alors se laissait aller la, lunettes de soleil sur le nez. Les vacances étaient bien dans l'ensemble, mais il regrettait quelque peu sa famille, avec lesquels il passait d'ordinaire tout les étés. Ceux ci avaient cédé facilement étant donné les problèmes au pays, les risques que malgré tout la guerre s'étende. Son oncle donnait des nouvelles du front, la bas et les croates s'organisaient. Si jamais ils battaient les forces serbes, rien n'empêcherait ces oustachi d'envahir la Bosnie comme pendant la seconde guerre mondiale, puis ce serait le tour de la Serbie. Au fond, le serbe avait peur aussi, pour sa famille, pensait que dans l'idéal ils feraient mieux de venir le rejoindre ici, au Royaume Uni.

Mais tout le monde était quand même encore optimiste quant à l'issue de la guerre alors inutile de se précipiter hâtivement. Il fallait une très bonne raison pour quitter sa patrie, surtout qu'ils n'avaient pas vraiment d'argent a gaspiller dans de mauvais choix. En tout cas, lui, il avait entendu parler de histoires de ces nazis coupeurs de tête et outre lui donner une solide phobie de toute forme de décapitation, il avait surtout pas très envie que les croates en viennent a recréer un état indépendant raciste et fasciste.

Il se redressa. Le vent semblait avoir changé d'intensité et avait ramené avec lui des nuages lourds, l'air plutôt chargés. Certaines personnes en profitait pour mettre le nez dehors, d'autres pour rentrer ce qui lui tira un sourire amusé. Les conditions atmosphériques influent bel et bien sur quelle sorte de faune on peut trouver à l'extérieur. Enfin, lui restait, décidant de remettre son tee shirt qui gisait la, dans un état triste. Plus tôt dans la journée, le serbe avait entreprit d'arroser quelques personnes tranquilles dans l'unique but de les faire réagir et il s'était vu rendre la pareille lorsque lui même avait décidé qu'il allait bronzer. Son haut posé sur le sable en avait fait les frais aussi bien que lui même. Il récupéra sa serviette qu'il jeta en travers de son épaule en se levant. Aujourd'hui il était habille dans des teinte de gris et de kaki, a la moldue, sans grande prétention.

Il n'avait pas de marques particulières sur lui, car ils n'allaient pas faire du shopping à Belgrade régulièrement, donc la plupart de ses vêtements provenaient des petits commerces de Smederevo. Une personne attira son attention. Même année que lui, aussi brun et balkanique que lui, culturellement assez proche du serbe, la grande silhouette qui approchait n'appartenait pourtant pas a un des bons amis du serbe. Son estime pour le bulgare était variable, mais globalement peu bienveillante, a cause d'une probable vielle histoire de jeunesse que Slobodan avait garde quelque part dans un coin de son esprit. Il le salua neanmoins et s'approcha. Le serpentard venait d'avoir une bonne idée pour chasser l'ennui.

He Tsve. Une petite balade nous deux en tête à tête, ca te tente ?

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Ven 29 Juil - 15:00

Rien de plus qu'une balade en forêt

Tsvetan était arrivé sur Blairwitch Island quelques jours auparavant. Durant la première partie du mois de juillet, le jeune homme était rentré chez lui, à Sofia. Enfin juste le temps de récupérer quelques affaires et de monter dans un train en direction de Bourgas pour ensuite rejoindre Tchernomoretzn au bord de la mer noir. C'était une maison de famille où tous se retrouvaient pendant les vacances. Le village n'était pas très grand, mais l'ambiance y était bonne enfant. Et de mémoire, il n'y avait pas un été où il n'avait pas retrouvé ses cousins et cousines. Même si ce n'était parfois que quelques jours, il conservait ce petit rituel. Cette année avait une saveur un peu différente puisque la Bulgarie avait pris son indépendance du régime communiste depuis un peu plus d'un an, bien que les gouvernements se succédaient, ne restant pas plus de quelques mois à la tête du pays. Ce retour aux sources lui avait fait du bien, et il avait pour quelques semaines reléguées dans un coin de son esprit le stress des examens et la fatigue accumulée tout au long de cette année mouvementée. Loin du monde magique, mais avec des moments simple de détente au bord de l'eau. Il se savait chanceux, puisque autour de lui, c'était plus mouvementé. Certains pays cherchaient à obtenir leur indépendance et certaines minorités ethniques et pays se déchiraient. Il surveillait cela du coin de l’œil car les conflits entre les différents pays des Balkans étaient nombreux et ils n'étaient jamais à l'abri de la résurgence de vétilles anciennes. Sans oublier ceux qui habitaient encore plus loin, en Asie ou de l'autre côté de l'océan Atlantique.

Beaucoup plus matinal en temps normal, le septième année avait quitter les bras de Morphée seulement lorsque que le soleil était à son zénith, lézardant dans son lit. Ni ses camarades de bungalow ni les éclats de rire dehors n'avaient réussi à lui faire ouvrir les yeux. Il avait rapidement grignoté son petit-déjeuner qui lui faisait aussi office de repas de midi avant d’enfiler son short de bain, d'un vert sapin et le premier tee-shirt qui lui était tombé sous la main. Soit un tee-shirt blanc sans fioritures. Il ne se prenait pas la tête lorsqu'il s'habillait, d'autant plus en été. Il prenait des vêtements discrets et passe-partout, qui lui allait. Il ne passait donc pas des heures le matin dans sa salle de bain, juste pour remettre un peu d'ordre dans ses cheveux et se laver le visage. Autant ne pas ressembler à un épouvantail dès le matin, même si avec l'air marin, c'était peine perdu.

Confortablement installé sous un parasol et son haut soigneusement posé à côté de lui, il avait passé l'après-midi le nez dans un livre qu'il avait acheté chez Fleury et Bott en revenant au chemin de Traverse. Il avait aussi apporté dans ses bagages des ouvrages moldus qu'il conservait précieusement dans sa chambre. Le bulgare avait fait quelques escales dans l'eau pour se rafraîchir. Il n'allait pas dire qu'elle était froide, mais presque en comparaison avec celle de la mer Noir. Heureusement qu'il n'était pas frileux et qu'il appréciait nager. Il n'avait trouvé utile de lézarder en plein soleil puisque sa peau s'était déjà teintée d'une jolie couleur caramel. Dès qu'il s'exposait un peu, sa peau s'assombrissait facilement et à son plus grand bonheur, il échappait aux coups de soleil. Il n'allait pas s'en plaindre.

Ses cheveux terminaient tout juste de sécher quand une brise fit voler le sable autour de lui. Ajustant ses lunettes, il leva les yeux vers le ciel. Le ciel bleu avait fait place aux nuages et à un temps plus voilé. Il ne voulait pas faire de prédiction météorologique, car il se trompait souvent, mais le temps semblait tourné à l'orage. Le seul avantage était que la chaleur était tombée au fur et à mesure que l'après-midi avançait. Époussetant ses vêtements pour se débarrasser du sable, il enfila son haut. Il plia sa serviette après l'avoir secouée dans un petit sac et fit de même avec son livre, glissant une photo de ses parents dedans comme marque-page. On pouvait trouver ça enfantin, mais c'était le présent qu'ils lui avaient offert lors de son départ pour l'Écosse. Il la conservait donc précieusement dans ses affaires.

Tandis qu'il prenait une dernière bouffée de nicotine, Tsvetan aperçu au loin un élève de son âge. Il n'eut pas beaucoup de mal à le reconnaître. Slobodan. L'un des rares élèves qui venait de la même région que lui. Enfin des Balkans et qui avait comme lui un accent assez caractéristique de cette partie du globe. Ils se croisaient le plus souvent par obligation lors des cours, n'ayant pas grand chose à voir avec lui. Ils étaient assez différents, tant dans leurs caractères que leurs amitiés et leurs centres d’intérêt. La seule chose qui les rapprochait était la géographie et le fait qu'ils soient en septième année, appréciant l'histoire de la magie. Enfin huitième bientôt. Répondant à son salut d'un poli signe de tête, il s'apprêtait à poursuivre son chemin, n'ayant pas de raison de s'arrêter, quand le serbe l'interpella.

He Tsve. Une petite balade nous deux en tête à tête, ça te tente ?

Se stoppant, le jeune homme aux yeux vert le regarda, la surprise visible sur son visage rapidement remplacé par un sourire amusé. S'il y avait bien une chose qui ne changeait pas, c'était le caractère direct de son camarade serpentard. Il appréciait cette qualité, bien qu'il ait parfois un peu de mal avec... Non pas l'égocentrisme... Mais plutôt, sa fierté. C'était presque ce qui le définissait le plus si on réfléchissait un peu. Un sacré fierté même.

Ça dépend où tu souhaites m'emmener Slobodan. Mais sur le principe, je ne suis pas contre.

Le serbe ne lui était pas désagréable, d'autant plus que c'était un peu compliqué de se mettre à dos le poufsouffle. Bon, ce n’était pas son meilleur ami ou la personne avec qui il passerait spontanément un après-midi, mais il restait une personne que Tsvetan… appréciait à minimum ? Et puis, ça lui ferrait un peu de compagnie pour la fin de la journée. Avec son livre, pour peu, il ferait presque concurrence à ses camarades à l’emblème bleu et argent.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Sam 30 Juil - 15:52





Ce dont le serbe se souvenait c'est qu'a une époque il imaginait pouvoir former un duo de potes d'enfer avec le bulgare. Leurs langues étaient proches et il avaient un problème commun : l'habitude de l'usage du cyrillique. Peut être le bulgare avait il trahi ses attentes a ce niveau la, mais le bulgare, lui, ne devait probablement pas savoir ce que le serbe pensait à ce sujet. Le jeune loup garou ne le dénigrait cependant pas tout a fait, étant donné que le bulgare était le plus à même de comprendre sa situation actuelle au pays. Leurs pays avaient été en guerre au début du siècle, il l'avait sans doute étudié. Enfin, pas besoin de ressasser tout les évènements historiques sanglants relatifs a cette zone des Balkans, on y perdrait trop de temps.

Bref, il avisa les alentours. Peut être que le bulgare n'était pas la première tapette venu, mais il ne connaissait surement pas les bois aussi bien que Slobodan. Et si il ne pouvait pas l'effrayer particulièrement, au moins pensait il pouvoir l'impressionner. Pour commencer, il rangea sa serviette dans un sac qu'il avait amené à la plage. Au passage il vérifia qu'il avait sa baguette avec lui. La petite branche souple était plutôt de facture grossière et non ornementée. Elle avait un coté encore végétal et primaire. Ce n'était pas la meilleure baguette du monde, achetée à un vendeur de Belgrade qui destinait ses baguettes à l'apprentissage de magie à la yougoslave et non à la britannique. Enfin c'est ce qu'il se disait et c'est comme ca qu'il se justifiait le fait qu'il soit si mauvais en sortilèges - fait dont il avait honte-. A cause de ses difficultés il n'avait pas pu viser une filière qui l'aurait fait reconnaitre comme un héros de bien, chasseur de mauvais mages. En tout cas, pour le moment, ça ne serait sans doute pas utile.

Range ton bouquin et fais moi confiance. On va faire un tour en forêt comme t'auras jamais fais mon grand

Si c'était si intéressant c'est surtout parce qu'il avait entendu qu'en forêt il y'avait des créatures magiques. Peut être pas à la hauteur de la forêt interdite mais assez pour qu'un non habitué soit dérangé. Slobodan, lui, n'était jamais dérangé. Non seulement parce qu'il était considéré presque comme une créature magique lui aussi ici, mais aussi parce que les balades en forêt il en avait toujours fait avec son père. Et son père avait toujours su comment apprendre a son fils à aimer cet environnement. En même temps, venant d'un pays fait a pres de 30% de forets, il y'avait de quoi.

Le serpentard tapota l'épaule de son camarade et l'entraina a sa suite sans attendre de réponse. Très vite le sable clair de la plage fit place au brun du sol terreux. La forêt n'était pas particulièrement dense à l'orée. Il y'avait même un petit sentier entre les arbres. Slobodan respira l'air à l'odeur d'humus, appréciant l'odeur, se sentant dans son territoire. Il passa la main sur un tronc râpeux, souriant. Il regarda l'autre slave, satisfait.

-C'est un coin sympa hein ? Tu regretteras pas que je t'ai empêché de rester toute ton après midi à lire

Disait il alors que lui même lisait volontiers. Du moins tant que les livres étaient en cyrillique...
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Dim 31 Juil - 14:30

Rien de plus qu'une balade en forêt

Le poufsouffle c'était assez peu intéressé aux activités proposées et aux richesses qu'offrait l'île. Le temps qu'il arrive et qu'il se remette du léger décalage horaire entre les deux pays, et même de la différence de climat. Il découvrait donc un tout autre lieu, ravit pour le coup d'avoir un guide. Chose qu'il garda pour lui cependant. Cette visite dans les sous-bois tombait à point nommé, surtout avec la grisaille qui s'était emparée du ciel en peu de temps.

Range ton bouquin et fais moi confiance. On va faire un tour en forêt comme t'auras jamais fais mon grand.

Pour le coup, Tsvetan se demandait si c'était une habitude de donner ses surnoms aux gens ou s'il se moquait de lui. Il savait qu'il n'était pas forcement très grand, ce n'était pas forcement nécessaire de lui rappeler. Il passa outre cette petite pique, le fixant alors de son regard aux couleurs des feuillages. Ce qui l'avait le plus surpris en entrant dans la forêt, c'était la fraîcheur qui s'en dégageait. On quittait le sable pour de la terre humide, de l'ombre. Il soupira presque de bien-être. La température était bien plus supportable ici qu'au bord de l'eau. Il y avait toujours un peu de vent, mais celui-ci était atténué par les branches.

C'est un coin sympa hein ? Tu regretteras pas que je t'ai empêché de rester toute ton après-midi à lire.

C'est très sympa ! Ça change de la plage !

Le gratifiant d'un sourire, chose que le serbe ne pu pas observer puisqu'il avait pris les devants, le brun se hâta de le rejoindre, marchant d'un bon pas. Il fit attention de ne pas trébucher sur une racine. Quoi que pour le moment, le sentier était parfaitement praticable. Il prit le temps d'observer les alentours, la végétation qui se faisait de plus en plus dense au fur et à mesure qu'ils avançaient. Les traces de la présence des hommes s'effaçaient petit à petit. Il y avait des feuillus, des conifères et d'autres espèces d'arbres qu'il ne pourrait nommer. Il s'était déjà promené en forêt mais avait plus profiter du cadre que de rescenser les espèces végétales et animales qui y vivaient. Ce n'était pas sa tasse de thé.

Il ne saurait dire pourquoi, mais Slobodan semblait être dans son élément naturel. Il semblait plus serein, presque plus calme ou c'était peut-être simplement lui qui se faisait des idées. Il ne connaissait pas grand chose de son histoire, peut-être avait-il grandi à la campagne ou d'un coin verdoyant. Pour ce qu'il connaissait de son pays, ça ne le surprenait pas. Tsvetan exagérait peut-être un peu, mais il avait l’impression de découvrir une autre facette de son camarade. Une facette très différente de ce qu'il observait à l'école. C'était à la fois surprenant et touchant dans un sens.

C'est reposant... Et on dirait que tu es chez toi, dans ton élément, ajouta Tsvetan après un court silence.

Bien qu'il ait lui-même grandit à Sofia, on ne pouvait pas dire qu'il était un enfant de la ville. Il n'en avait ni l'accent, ni les habitudes. Il était le premier à sortir dehors pour prendre l'air, bien qu'un livre soit toujours dans ses affaires. Ses parents l'avaient toujours emmené avec eux lors de leurs excursions, que ce soit aux musées ou tout simplement dans un parc pour qu'il joue avec d'autres enfants. Il avait eu conscience d'avoir eu une enfance presque rêvée, dans un milieu protégé. Il était fier de son héritage à la fois moldu et sorcier, qu'il découvrait encore aujourd'hui, des deux cultures qu'il avait côtoyé. Chacune lui avait appris des choses, lui avait transmit des valeurs. Et même s'il savait que les deux peuples ne pourraient coexister que par la méconnaissance pour l'une de l'autre et l'ignorance de la seconde pour la première, il voulait croire qu'ils pouvaient beaucoup apporter l'un à l'autre.

Une fois enfoncé un peu plus loin dans la forêt, hors du regard des professeurs, il sortit une cigarette et son briquet, notant mentalement qu'il devrait ranger son sac. Il fronça les sourcils un instant ne remarquant qu'il avait sa baguette dedans, au milieu de ses affaires de plage. Il faudra qu'il fasse attention de ne pas la perdre.

Est-ce que ça te dérange si je fume ?

Le poufsouffle fumait, beaucoup même, mais respectait aussi ceux qui ne supportait pas l'odeur. D'autant plus qu'il était le premier à détester celle du tabac froid. Et puis, quand il était à l'école, c'était théoriquement interdit. Comme quoi, cela avait un effet bénéfique, il avait réduit sa consommation, et son budget par la même occasion. Le bulgare avait mis du temps à comprendre que ça pouvait être choquant de voir un élève fumer. Et encore, maintenant, il avait moins droit à des regards sombres que lorsqu'il avait commencé, quelques années auparavant.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Mar 2 Aoû - 10:07





A mesure que la végétation se faisait plus dense il retrouvait de vieux réflexes. Le serpentard observait bien si il y'avait des fruits sauvages, dans l'idée d'y repasser plus tard au cas ou. Il repéra un mouvement dans les branches, sans doute un oiseau, ce qui garda un peu son attention. Juste un temps avant que le bulgare ne se remette a parler.

On peut dire ça comme ça. Mais pour casser le mythe, j'y ai pas passé toute ma vie.

Il continua donc a marcher. En fait il avait presque oublié ce qu'il projetait de faire au début, il était simplement plutôt attentif. Slobodan considéra un moment son camarade qui paraissait plutôt apprécier la sylve, l'air tamisé et les bruits de la vie de l'endroit. Tant mieux pour lui. Il leva un peu les sourcils, dégagea une araignée pendant d'un arbre et décida qu'il avait laissée en suspens son histoire de forêt. Et que du coup ça méritait d'être repris.

-J'ai grandi dans un village a coté de Smederevo qui en soi est une ville assez grande. On habitait pas tout a fait a coté d'une grande forêt mais mon père tenait à ce sue je connaisse bien cet environnement alors dès qu'on avait un temps de libre tout les deux il m'emmenait vers les forêt les plus profondes du pays pour m'apprendre ce qu'il sait dessus. De toute façon fallait bien que je puisse m'y repérer. Alors j'ai adopté la forêt. Ca me rappelle les moments avec mon père.

Un peu plus et il en aurait été écoeurant de sentimentalisme selon ses propres critères. Mais bon au moins l'autre poufsouffle ne se ferait pas de fausses idées par rapport a d'ou il venait. Il n'était pas un sauvage vivant dans les bois. Juste un mec qui avait un père pensant que dans la vie connaitre la forêt c'est important.

-La cigarette, si tu peux éviter c'est mieux, sinon je ferais avec

La plupart du temps il essayait de convaincre son camarade de chambre d'arreter a cause de son odorat sensible. Mais bon dans sa région natale les gens pouvaient commencer a fumer jeune, les cigarettes ne valaient rien du tout. Tout ses cousins fument, sans avoir l'éthique de se placer en extérieur pour le faire. Les réunions de famille, outre la slava, étaient souvent baignées dans la fumée de cigarettes et noyées dans le Slivovitz ou la rakjia. Mais le serbe ne buvait pas particulièrement pour autant. Ni ne fumait d'ailleurs.

Il marqua un temps d'arrêt. Le vent avait tourne et quelque chose semblait s'approcher. Il se tourna dans la direction de la ou il avait entendu du bruit. Impossible pour le serpentard de deviner de quoi il s'agissait, mais lorsque la chose apparut dans son champ de vision ça n'avait rien d'animal. Ce qu'il vit c'était une sorte de chariot empli d'une pile de têtes humaines decapitées, le visage figé dans des expressions douloureuses. Il était tétanisé. Peu de gens savaient qu'il avait une peur profonde de toute ce qui touchait à la décapitation et lui même n'avait pas la présence d'esprit de sortir sa baguette. Car c'était clairement un épouvantard. Un épouvantard qu'il n'avait pas la force de réaliser et de combattre lui même...
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Sam 6 Aoû - 18:51

Rien de plus qu'une balade en forêt



Le bulgare appréciait de plus en plus cette ballade loin de la plage, du bruit et des autres élèves. Il se dit qu'il reviendrait ici dans les jours à venir. Cet endroit avait tout pour lui plaire, malgré les insectes qui bzibzitait autour d'eux, les plantes qu'il ne connaissait pas et les branchages qui leur barrait la route par moment. La végétation semblait avoir repris ses droits, et ils étaient sur leur territoire. Il avait perdu notion du temps, depuis combien temps marchaient-ils tantôt en silence, tantôt en discutant ? Une demie heure ? Une heure ? Plus ?

- On peut dire ça comme ça. Mais pour casser le mythe, j'y ai pas passé toute ma vie.

La réponse lui tira un sourire. Il était toujours aussi tranchant dans ses réponses. Il retira une feuille qui avait décidé de se mêler à sa chevelure, qui rebiquait légèrement à cause de l'humidité des sous-bois. Tsvetan était content, et même s'il l'avait suivi sans appréhension, Slobodan était de bonne compagnie. Et ils avaient peut-être plus en commun qu'il ne le pensait. Il apprenait à connaître ce camarade avec qui il avait passé septs années sans vraiment le connaître. Combien d'autres personnes ne connaissait-il pas ? Beaucoup.

J'ai grandi dans un village a coté de Smederevo qui en soi est une ville assez grande. On habitait pas tout a fait a coté d'une grande forêt mais mon père tenait à ce que je connaisse bien cet environnement alors dès qu'on avait un temps de libre tout les deux il m'emmenait vers les forêt les plus profondes du pays pour m'apprendre ce qu'il sait dessus. De toute façon fallait bien que je puisse m'y repérer. Alors j'ai adopté la forêt. Ca me rappelle les moments avec mon père.

Le poufsouffle écouta avec attention les explications de son camarade. Il appréciait en apprendre plus sur les autres, sur leur vie, sur leur enfance. On ne pouvait jamais se mettre à leur place, mais ça permettait d'être parfois un peu plus souple sur certain point, ou pour certains esprits logiques, assemblés causes à effet. Et puis, ça pouvait les rendre plus humains. Le jeune homme craignait. Il avait donc grandi en Serbie, il en avait la confirmation. Un sourire franc apparu sur son visage lorsqu'il lui parlait des moments qu'il avait partagés avec son père. Il y avait quelque chose, chez eux, dans les Balkans, qui restaient d'une importance primordiale. Leurs familles. Ils se retrouvaient souvent tous ensemble, plus qu'ailleurs, il ne le savait pas, pour les moments importants de l'année, les anniversaires, autour d'une bouteille d'alcool de prune, dont le nom changeait selon la localisation et des plats remplis de sami, ses feuilles de vignes farcies, de baklava ou du traditionnel yaourt.

-  La cigarette, si tu peux éviter c'est mieux, sinon je ferais avec.

Et tandis que le brun se stoppait, pour ranger son briquet, respectant la demande du serbe, une apparition arriva devant eux. Il n'y avait pas d'autre mot, elle était sortie de nulle part, de l'obscurité autour d'eux. Son sac chuta à ses pieds tandis que la vision devenait celle de l'horreur. Des fantômes, une charrette, des têtes coupées, des ombres sans consistances. Il ne savait pas si c'était le fruit de son imagination, ou si c'était la réalité. Le doute s'insinuait dans son esprit, ses craintes ressortaient. Il avait grandi parmi les moldus et il n'avait jamais vraiment apprécié les histoires de fantômes. Ses craintes s'étaient renforcées en arrivant à l'école, notamment avec Peeves qui s'amusait à effrayer les élèves. Le bulgare était une cible de choix, puisqu'il paniquait facilement à sa vue. Et les autres fantômes ne faisaient pas exception, même les plus sympathiques d'entre eux. Il n'y avait que la Moine Gras, le fantôme de sa maison que le bulgare appréciait. Il avait aussi appris à supporter ceux des autres maisons, bien que les angoisses persistaient. Et puis, son ami Vladimir n'avait jamais pris au sérieux ses demandes, le traitant parfois de trouillard lorsque lors de sa première année, le regard prairie du bulgare s'emplissait de larmes et qu'il tremblait de tout son être. Il n'était qu'un enfant, et même s'il écoutait maintenant d'un oreille distraite ses histoires, pour se protéger, le mal était fait. Ses histoires inquiétantes n'avaient fait que renforcé son angoisse d'enfant, en quelque chose de beaucoup plus sombre, de beaucoup plus difficile à vivre pour le jeune adulte. Le monde magique était composé de nombreux fantômes et bien qu'il en côtoie tous les jours, rien n'avait changer, à peine réussissait-il à ne pas s'enfuir et à se liquéfier sur place.

Le moment d’hébétude passé, où Tsvetan ressemblait à un poisson hors de l'eau, la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés, il fouilla dans son sac. Pendant un court instant, il avait retrouvé ses esprits. Il mit du temps à trouver sa baguette dans le bazar qu'était devenu son sac quand celui-ci s'était écrasé au sol. Il la chercha longuement, étalant ses affaires sans le moindre soin. La seule priorité était de remettre la main sur sa baguette. Il finit par la retrouver, rangée dans une poche spécifiquement prévue à cet effet. Sa cohérence et son courage s'étaient volatilisés en même temps que l'épouvantard avait surgit face à eux.

- Slobodan?..

La voix du bulgare n'était qu'un murmure et la fin avait été perdu dans les bruissement de la forêt. Autour d'eux, le vent s'était affirmé et le soleil avait décidé de se cacher derrière les nuages. L'obscurité se montrait petit à petit, comme pour renforcer l'angoisse qui montait en ce lieu. Ce monstre, cet épouvantard se nourrissait de leur peur. C'était son énergie, c'était eux qui lui fournissaient son énergie. Il le savait. On leur avait appris, on leur avait expliqué comment se défendre. Mais la théorie lui semblait tellement loin, il n'était plus en classe avec un professeur pour les guider, mais seule, au milieu de la forêt.

Il porta alors son attention de manière un peu plus franche vers son camarade d'année, aussi pâle que lui, comme s'il se souvenait d'un coup de sa présence à ses côtés. Il ne savait pas ce qu'il voyait, si c'était la même chose que lui, mais il lisait de l'angoisse. La même que reflétait son regard vert. Qu'ils étaient beaux les deux septièmes années, les bras ballants à ne pas savoir quoi faire. Ils étaient des sorciers, on leur avait appris à lancer des sorts, à se défendre face à des créatures magiques ou au contraire à apprendre à en connaître d'autres. Et chacun à leur manière, ils faisaient face à cet être magique, qui les poussait dans leur retranchements. Ils avaient tous leurs faiblesses...

Ses mains étaient humides et tremblaient légèrement. La prise du poufsouffle prise n'étaient pas assurée sur sa baguette et il n'était pas certain de réussir à lancer un sort pour se protéger. Il luttait contre une peur qui s'insinuait en lui, vicieuse. Des souvenirs se mélangeaient dans son esprit, qu'il chassa avec difficulté. Il avait peur, et il n'avait qu'un seule envie, s'enfuir en courant ou se mettre ne boule dans un coin, en pleurant toutes les larmes de son corps. Mais il ne voulait pas laisser son camarade seule. Sa maison avait une devise et il ne voulait pas renier les valeurs de celle-ci, ses valeurs qui l'avait accompagnée pendant toutes ses années... Alors il prit sur lui. C'était difficile, c'était effrayant, mais Tsvetan se dit aussi que personne ne pouvait le faire pour lui. Il était le seul à pouvoir faire quelque chose contre ses démons internes, contre ses angoisses. Il était celui qui se connaissait le mieux, mais aussi le seul à pouvoir se défendre contre cette vision d'épouvante. Aussi futile soit-il...

-Трябва да действаме ! (Il faut faire quelque chose !)

Spontanément, il avait utilisé le bulgare, l'anglais lui semblant alors si loin. Sa voix était plus assurée, bien que tremblotante. Tsvetan n'en menait pourtant pas large. Il n'avait pas la moindre idée si ses mots allaient être utiles, si le serpentard l'avait compris. Mais qu'importe, s'ils ne voulaient pas céder à la panique, il fallait agir et rapidement. Avant qu'il ne soit trop tard et qu'ils soient complètement happés par leurs émotions et incapable de faire quoi que ce soit.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Dim 7 Aoû - 21:21





Il était ridicule. Complètement ridicule. Blanc comme un linge, pétrifié de peur, les phalanges éclaircies par la pression qu'il exerçait sur sa baguette. Les têtes, les crânes, tout cela le fixait. Il voulait fuir de panique mais ses jambes ne le portaient pas, alors il contemplait cela, horrifié. Ces être mutilés et torturés semblait suggérer qu'il allait les rejoindre, sous peu, que sa tête serait détachée de ses épaules pour figurer sur la pile. Il lui semblait même entendre le bruit aigu et cruel d'une lame qu'on aiguise, mais sans doute son imagination travaillait elle. Il en avait oublié son camarde. Instinctivement lorsque la charrette s'arrêta devant lui il eut un violent mouvement de recul. "Les nazis arrivent" se disait le serbe, les pensant ressuscités des histoires qu'il avait entendu lors des slava. "Ils arrivent avec leurs srbosjek pour mettre ma tête sur cette pile". Le serpentard repensait a cette arme monstrueuse, conçue pour donner la mort a la main, conçue pour tuer des serbes comme lui. Alors qu'il allait fuir pour de bon, les paroles de son camarade le tirerent de ce circuit fermé de peur panique.

Le serbe et le bulgare sont des langues proches appartenant toutes deux au groupement des langues sud slaves. Bien que les mots soient souvent assez proches (cela étant également du a l'influence que la Bulgarie avait pu avoir sur la Serbie et vice versa) cela ne permettait pas au serbe de tout comprendre textuellement. Mais il dégageait le sens global de l'injonction. Il rassembla ses pensées, il n'était pas seul. "Samo sloga srbina spasava" (seule l'entente sauve les serbes) disait on, maintenant plus que jamais il comprenait le sens de cette phrase qu'il avait entendue. Ensemble, ils faisaient front, chacun compensant l'autre dans ses forces et faiblesses. Slobodan redressa la tête.

Ajde bre. (Aller)

Il avait eu du mal a arrêter avec cette expression, ou tout simplement avec le "bre". C'était un genre de tic de langage chez lui, avant d'être contraint de parler anglais en permanence. Si le serbe n'était pas forcement l'homme le plus courageux du monde, il était téméraire, et défendait ses intérêts comme un loup. Et pas que ses intérêts d'ailleurs, il défendait avec autant d'ardeur les gens comptant vraiment pour lui.

Il regroupa ses pensées pour retrouver qu'il s'agissait d'un épouvantard. Bon une fois qu'on avait mit un mot sur la chose, cela perdait un peu de son caractère effrayant. Pour poursuivre il tacha de se souvenir de la formule appropriée mal il était mauvais en sortilèges donc avait des difficultés avec la pratique. Une fois la formule en tête, il fit une timide tentative de sort qui echoua, puis posa sa main sur une des epaules du Poufsouffle à coté.

Tvsetan, Riddikulus.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Mer 24 Aoû - 15:07

Rien de plus qu'une balade en forêt



Autour d'eux, la forêt était toujours là, les oiseaux avaient disparus et le vent, glacial pour la saison était toujours présent. Il avait réussit à se raisonner pendant quelques temps. Peu de temps.

- Ajde bre. (Aller)

Slobodan semblait avoir retrouvé ses esprits, soulageant le poufsouffle d'un certain poids. Il semblait être revenu parmi eux, semblait avoir au moins pour un instant quitté le cauchemar dans lequel ils étaient entrés sans le vouloir. Fronçant dans un premier temps les sourcils, il ne comprit pas de suite ce qu'il voulut faire avec sa baguette. Il lançait un sort ? Oui, visiblement.

Par contre, de ce qu'il avait pu observer, celui-ci ne semblait ne pas avoir fonctionné, puisque l'apparition, ou quel que soit le nom qu'on lui donne semblait approcher de plus en plus. Il sentit monter l'angoisse en lui, palissant à vu d'œil si cela était encore possible. Il devait se calmer. On inspire et on souffle doucement par le nez, on pense à quelque chose de joyeux. Plus simple à dire qu'à faire quand on se retrouve face à quelque chose d'effrayant et de potentiellement dangereux !

- Tvsetan, Riddikulus.

Riddukulus ? Mais oui ! Riddukulus. Pourquoi n'avait-il pas fait le rapprochement ? Un épouvantard. Voilà ce qu'ils avaient en face d'eux. Un simple épouvantard. Rien de plus. Combien de fois avaient-ils affronté ses créatures ? Trop peu souvent, le but de l'école n'était pas de les former par la peur, mais par la théorie. Quoi que le poufsouffle avait parfois bien des doutes sur le sujet au vu des récents événements. Surtout qu'il avait la chance de pouvoir voir sa plus grande crainte au quotidien ou presque. Pour le coup, il allait devoir mettre en pratique ses enseignements.

La main de son camarade de septième année sur son épaule eu un effet bénéfique, peut être plus que celui escompté dans un premier temps. Il rassura et calma le jeune homme aux yeux prairies. Il n'y avait pas d'autres mots. S'il n'avait pas eu le serpentard à ses côtés, il ignorait dans quel état on l'aurait retrouvé et si on l'aurait retrouvé tout court. Enfin, il n'était pas seul. L'union faisait la force, on lui avait mainte et mainte fois répétée. Après un dernier regard en direction de l'autre élève, il lança le sort. Formule. Geste. Idée amusante et surtout ridicule. Sans oublier la concentration...

- Riddikulus !

Les formes squelettiques, les têtes coupées prirent lentement une autre forme, restant tremblotante malgré le sort qui avait jailli de la baguette du bulgare. Le geste avait été correct, reflétant des heures de pratique. La seule chose qui lui manquant pour qu'il soit parfait était l'aspect ridicule que devait prendre la créature magique. Ce n'était pas dans ses habituesd de rendre quelque chose risible. Il savait faire de l'humour, pas toujours drôle, mais rendre quelque chose ridicule, ou encore plus quelqu'un, c'était contraire à ses valeurs. Pour l'instant, elle oscillait entre visions d’épouvante, un peu comme dans les rares films d'horreurs à petit budgets qui passaient chez eux et en des créatures fantomatiques aux tenues bariolées qui dansaient -mal- autour d'un feu de camps qui étaient apparu comme par magie. Leurs mouvements étaient saccadés, hachés et maladroits, un peu comme lorsque les adultes abusaient de la rakia après une réunion. Malgré tout, cette vision lui arracha un sourire.

Malgré tout, une certaine pointe d'angoisse persistait en lui et il remarqua alors qu'il tremblait toujours. Son regard n'arrivait pas à se détacher de cette créature. Fermant un court instant les yeux, il se concentra sur la scène qu'il imaginait. Petit à petit, celle-ci prenait consistance. Petit à petit, le sort devenait efficace. La scène s'humanisait, perdant le côté effrayant et morbide des débuts. Il ne devait pas se déconcentrer.

- C'est... C'est terminé ?

Pourtant, il manquait quelque chose, le nuage de fumée qui sonnait la disparition. Allaient-ils devoir de nouveau affronter leurs tourments ? Tsvetan ne le supporterait pas. Tout cela avait remis au goût du jour cette crainte qu'il avait bien mise vite de côté lorsqu'il avait quitté l'école... Il devait avoir confiance en son camarade et surtout confiance en lui et en ses capacités.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Ven 26 Aoû - 8:45





En sachant même la nature des choses, la forme qu'elle prenait était loin d'être anodine. On a beau vouloir rationnaliser, dire qu'il n'arrivera rien et pourtant l'horreur était bien présente, devant. Le Poufsouffle était au moins quelqu'un de loyal, de confiance, un autre Serpentard n'en aurait surement pas fait autant. En tout cas, il sentait une véritable cohésion entre eux deux, unis par la peur, unis par leurs origines, unis par leur nécessité de triompher. Peu importe que l'atmosphère soit oppressante comme ici ou l'adversité puissante. Il se permit de détourner un peu le regard, la vue de cette chose beaucoup trop proche lui soulevant le coeur. Le serbe restait présent, mais il n'attendait que d'entendre la formule prononcée par son camarade pour se mettre à l'action. Slobodan n'était pas le dernier en Défense contre les forces du Mal, il avait obtenu son ASPIC. Seuls les sortilèges coinçaient et ce quelle que soit la matière. Il entendit donc la formule dite de la voix bien reconnaissable du bulgare. Enfin que lui savait reconnaitre correctement du moins. A une époque de sa vie il s'amusait à faire des imitations ce qui demandait d'être un peu attentif aux inflexions de la voix et aux mimiques.

Slobodan leva donc le regard vers ces silhouettes gauches, ces bariolés bouffons d'horreur avec leur mouvement cependant peu rassurants. Se dessinait l'ébauche d'une danse qui relevait des traditions des Balkans, les glorieux atours allant de pair rendant l'ensemble peu impressionnant. Mais désormais il fallait rire, oublier que sous ces loques colorées se cachaient les visages terribles, témoins des cruauté que le peuple serbe avait pu endurer. Slobodan déglutit. Le jeune loup avait de la sueur qui perlait, qu'il essuya d'un revers de main. Un sourire, d'abord timide, puis se parant des airs arrogants et fiers qu'il adoptait généralement, repris place. Il éclata d'un rire, ce rire clair qu'il avait pour dire qu'il se moquait de tout, qu'il était invincible et libre de tourner en dérision ce qu'il voulait. L'humour et le rire. Ses armes pour dédramatiser, étant bien plus que la simple envie de satisfaire son amusement personnel. C'était plutôt symptôme d'une envie de trouver sa place dans ce système, être celui qui moque plutôt que celui qui est moqué.

Le spectre s'évapora, avec lui le reste de cette clownesque mascarade. Les arbres redevenaient rassurant, l'air se réchauffait, un peu de lumière filtrait au travers des branches. Le serpentard souffla un peu, se passa une main dans ses cheveux courts. Puis, il regarda son camarade, qui allait peut être s'exprimer, mais il ne voulait pas que des remarques soient faites sur l'incident. Oui, il avait flippé, pire que jamais. C'était fini maintenant.

Faut croire qu'on gère. Maintenant les Sans Visages peuvent venir, on est parés.

Le loup garou s'assit et rit a sa remarque. Invincibles. Ils étaient invincibles.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Sam 27 Aoû - 14:51

Rien de plus qu'une balade en forêt



Le rire de Slobodan fut comme une libération. Il ne savait pas s'il était forcé ou réel, mais qu'importe, c'était le dernier de ses soucis ou presque actuellement. Sans un bruit ou presque, l'épouvantard était partit en fumée. Aussi silencieusement ou presque qu'il était arrivé. Pour sa part, un rire discret lui échappa. C'était plus un rire dû au soulagement qu'à un réel fou rire face à une situation amusante.

Il aurait pu parler, il aurait pu ajouter quelque chose, mais non. Il choisit de laisser s'installer un court silence entre eux. Parfois, les mots étaient de trop. Tous deux, Tsvetan en était certain, avaient eu peur, si ce n'est la frousse de leur vie. Et ils en avaient plus appris l'un sur l'autre pendant ses quelques minutes que durant les sept dernières années. Le poufsouffle ne savait pas s'ils allaient devenir de grand amis, qu'importe en fait, mais il savait qu'ils se comprendraient. Pour sa part, cet événement resterait entre eux deux. Ce moment désagréable n'appartenait qu'à eux et puis il trouvait cela inutile de révéler ses craintes ou encore pire, celle de Slobodan aux autres. Il restait fidèle à ses valeurs, à son éducation aussi et dans un sens, à la confiance qui s'était instauré entre eux. Peut-être était-il un peu naïf, mais derrière tout ce qu'il laissait apparaître, ou voulait laisser voir, le serpentard était quelqu'un de bien. Il en était convaincu.

- Faut croire qu'on gère. Maintenant les Sans Visages peuvent venir, on est parés.

- Oui, si tu veux Slo. Même si personnellement, je préférerais qu'il restent loin de nous. On a eu assez d'émotions pour la jounée.

Le bulgare avait un grand sourire sur le visage quand il avait prononcé ses quelques mots. Tsvetan était soulagé et heureux que tout soit redevenu comme avant. Il ramassa ses affaires et son sac, qui gisait toujours au sol. C'était le petit Poucet, mais version moderne. Il ne cherchait pas des cailloux ou des miettes de pain mais son briquet, ses livres qui avaient eu la bonne idée de s'éparpiller un peu partout autour de lui. Après cet petit aparté rangement, il se laissa tomber à côté de lui. Malgré tout, il lui arrivait de jeter des regards inquiets dans la direction où se trouvait auparavant l'épouvantard et il avait sa baguette à portée de main. Il manque de grimacer, n'ayant pas remarqué qu'il avait été aussi crispé. Bras, dos, épaules. D'un coup, il avait l'impression d'avoir pris 20 ans si ce n'était plus. Pour peu, ça lui rappelait ses premiers cours de vol où il rentrait guère rassurer et en ayant mal de partout. Il profita pour souffler, calme sa respiration qui restait toujours un peu rapide et boire un peu d'eau. Celle-ci était chaude, mais qu'importe, il avait la bouche sèche.

- Tu en veux ? demanda-t-il en la lui tendant, avant qu'il ne la vide entièrement.


Et avec un certain air de défi, il regarda son camarade. Non pas qu'il se soit senti pousser des ailes, loin de là, mais on lui avait promis une ballade en forêt et même si celle-ci avait prit un tournant quelque peu inattendu et surtout déstabilisant, il ne lui semblait pas qu'il s'étaient enfoncés très très loin dans les bois. Après, son sens de l'orientation pouvait lui jouer des tours. Mais il ne pensait pas se tromper. Après, si le serpentard souhaiter rejoindre la plage et leurs bungalow, il le suivrait sans problème. Il n'était pas contre.

- On continue notre balade où tu es trop fatigué pour ?

Bon, en réalité, il n'était pas en meilleur état que son ami serbe. Si ça ne tenait qu'à lui, il rentrerait dans son bungalow et s’emmitouflerait sous sa couverture jusqu'à ce soir, ou demain peut-être. Mais l'issu positive de cette altercation avec cette créature magique avait eu un effet bénéfique. Il avait aussi appris que dans l'adversité, à plusieurs, ils étaient plus forts. Et que ce n'était pas que des foutaises. Un léger sourire ne quittait pas son visage.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Lun 29 Aoû - 17:38




Il avait décidé de rester assis par terre et regardait son camarade ramasser ses affaires sans proposer d'aide. Peut etre que si le bulgare avait demandé il aurait aidé, mais il n'était pas vraiment du genre à faire ces choses la spontanément. Lorsque l'autre balkanique s'affala à coté, il le poussa un peu, une façon de prouver de l'amicalité de façon un peu brute.

- Garde la ta flotte et file moi plutôt une de tes clopes tiens.

En général il ne fumait qu'au pays. Déja parce qu'au pays si tu ne fumes pas, t'es pas quelqu'un de très normal. Mais aussi parce qu'il aimait taquiner l'autre roux Kirkland en lui faisant croire qu'il ne pouvait absolument pas supporter ça alors qu'il le pouvait. De même qu'il s'était fait l'image de quelqu'un qui deteste ça pour emmerder les clopineux. Bon l'odeur est forte pour lui d'accord, mais si il n'avait pas pu supporter ça il serait mort asphixié depuis longtemps à la maison. Donc, sans gène aucune, il tendit la main, attendant que son camarade se décide.

- C'est pas une question de fatigue. C'est juste que la mon enthousiasme à été détruit et je crois que je vais avoir besoin d'un petit moment tranquille avec moi même. On remettra ça une autre fois.

Inutile de dire qu'il avait été marqué. Peut être au fond avait il un peu honte de tout ça, d'avoir été faible puis que le bulgare l'ait vu aussi. Enfin ce n'était dans sa vie qu'un désagrément parmi d'autres. Il faudrait juste un peu de temps voila tout.

Il porta la cigarette à ses lèvres. L'odeur était forte maiss ce n'était rien face à la sensation confortable de la nicotine. Il souffla. Les yeux mi clos, un nuage de fumée s'échappa de ses lèvres entr ouvertes. Lui qui montrait s'en ficher que les gens ici pensent de lui qu'il vienne d'un bled pourri en Europe de l'Est, il avait quand même montré cette espèce de civilité occidentale à plusieures reprises devant les autres. Et portant être de l'Est ça ne veut pas dire être moins civilisé. Ca veut juste dire être plus honnête avec soi- même et les autres, faire les choses parce qu'on à besoin de les faire.

- T'as qu'a y aller si tu veux, pour le moment je compte rester un peu ici. T'inquiète pas pour moi, si il y'a un autre épouvantard je connais la formule.

Ce n'était pas le souci. Le souci était plus qu'il aurait du mal à lancer le sort en question. Mais ça. Il ne voulait pas inquiéter l'autre. Il ne se sentait pas capable de tout, loin s'en fallait. Sauf que pour le moment ce qu'il voulait rester ici, du moins jusqu'a ce que ca cigarette ne soit qu'un petit tas de cendres chaudes et un vague souvenir de nicotine...
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Juillet 1991] Rien de plus qu'une balade en forêt [Tsvetan] Mar 13 Sep - 17:34

Rien de plus qu'une balade en forêt



Manquant de se faire démonter l'épaule, et non, le bulgare ne pensait pas que son voisin serbe était une grosse brute, il se passa une main sur le visage, dégageant les quelques mèches de cheveux qui lui obstruaient la vue. Maintenant que l'adrénaline était retombée, il était vidé. Tsvetan ne préférait même pas imaginer quelle tête il devait avoir. Il valait mieux. Avec un certain soulagement, il remarqua que son cœur ne battait plus de manière désordonnée. Tout était redevenu calme. Tout était redevenu paisible. Sauf son esprit, mais il avait appris à ne plus chercher à négocier avec celui-ci et juste attendre que ça passe.

"- Garde la ta flotte et file moi plutôt une de tes clopes tiens."

Le poufsouffle marqua un court temps d’arrêt. Slobodan, oui, le même qui lui avait dit un peu plus tôt ne pas supporter l'odeur de ses cigarettes venait de lui en demander une. C’était étrange, mais pas plus que leur rencontre impromptue avec l’être magique quelque temps auparavant. Des fois, il était surpris pas les demandes de certains de ses camarades. Comme s'il avait une autre logique ou qu’il ne fonctionnait pas pareil. Mais sans se poser plus de questions, et se faire un nœud au cerveau, il fouilla dans ses affaires avant de sortir deux cigarettes, une pour son camarade et une pour lui.

"- C'est pas une question de fatigue. C'est juste que la mon enthousiasme à été détruit et je crois que je vais avoir besoin d'un petit moment tranquille avec moi même. On remettra ça une autre fois."

Allumant à son tour la sienne, celle-ci ne lui apporta aucun réconfort ou sensation de bien-être. Son organisme s'y était habitué. D'autant plus qu'il avait commencé assez jeune. Peu avant son quinzième anniversaire. Pourquoi, il ne le savait pas vraiment. Ou ne voulait pas s’en souvenir. Le mal du pays, un moment où il avait eu envie de retourner à une vie moldu, de revoir sa famille. Une en fin de journée puis de plus en plus régulièrement au fur et à mesure. Maintenant, c'était plus par habitude, bien qu'il ait consenti l'effort de diminuer sa consommation, car les finances ne suivaient plus. C'était cher et elles étaient moins concentrées que celle de Bulgarie. Peut-être moins nocives aussi. C’est pourquoi il essayait dans la mesure du possible d’en ramener dans ses affaires quand il rentrait à l’école.

Il hocha la tête, sans rien ajouter de plus à ses dires. De gauche à droite, ne spécifiant pas la signification. S'il y avait bien une personne qui ne le regarderait avec des grands yeux emplis d'incompréhension, c'était le serbe. C'était l'un des rares points où le bulgare ne faisait pas d'effort pour s'adapter. Il ne voulait pas, même s'il se forçait. C'était une chose à laquelle il tenait et qui, dans un sens, le rassurait, lorsque le mal du pays se faisait sentir.
Tsvetan ressentait lui aussi le besoin d’être au calme, sans personne. Et il ne voulait pas imposer sa présence au serpentard, maintenant plus qu’à un autre moment. Lorsque l’on avait peur de quelque chose, on le gardait souvent pour soi, ce n’était pas la première chose que l’on confiait à quelqu’un, peut-être à ses amis proche, mais pas à quelqu'un que l’on connaît pas tant que ça au final. Et là, ils n’avaient pas eu le choix. Et à défaut de les avoir rendus serein, cela avait tissé quelque chose, de fragile, entre eux.

Expirant un peu de fumée, il la regarda se dissiper dans l'air ambiant, comme si elle n'avait jamais existé. Au final, c'était comme leur existence, ils passaient un moment sur cette terre, marquant ou non leur empreinte de leur passage avant de redevenir une personne parmi tant d'autres. Le brun n'avait pas de rêves de grandeur, ni même de projet particulier pour son avenir. Continuer le quidditch chez lui, fonder une famille. Des choses toutes simples qui lui semblaient si lointaines dans son esprit de jeune adulte. Il voulait aussi un peu voyager, pour comprendre ce qu'il lisait dans les livres. En fait, il ne savait pas. Il montait des projets dans son esprit, mais le jeune homme avait conscience qu'ils n'étaient basés sur rien de concret. Des idées, des envies qui changeaient au gré de ses humeurs, de ce qu'il apprenait. Soupirant, il en alluma une seconde une fois la première consumée et réduite à l’état de poussière. Il n’avait plus l'insouciance de ses premières années, et même s'il pouvait se montrer bienveillant et rassurant avec les plus jeunes, il se cherchait encore. Il cherchait encore à s’habituer à l’univers des sorciers, à ses particularités et à ses propres valeurs. Même si le temps avait passé. Il resterait l'enfant qui était arrivé des étoiles pleines les yeux, et pleines appréhensions aussi.

"T'as qu'a y aller si tu veux, pour le moment je compte rester un peu ici. T'inquiète pas pour moi, si il y'a un autre épouvantard je connais la formule."

Décidé, enfin autant qu’il pouvait l’être, il se releva et sourit au serbe en récupérant ses affaires. Il n’allait pas l'importuner à longtemps. À défaut d’avoir été reposante, cette balade lui avait permis d’en apprendre plus sur un de ses camarades d’année, mais surtout, le bulgare lui avait fait confiance et il avait senti celle-ci en retour. Qu’importe que ce soit vrai ou non, il voulait conserver cette image positive en lui.

"On se revoit au campement alors. Всичко хубаво."  (Prends soin de toi.)

Même s'il ne doutait pas que le serpentard soit assez grand pour s'occuper de lui-même seul et se défendre si besoin, il ressentait le besoin de lui dire. Il lui fit un signe de la main tandis qu'il se dirigeait vers le sentier qu'ils avaient emprunté tantôt. Comme pour s’assurer que Slobodan n’allait pas disparaître.

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