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[TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night

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MessageSujet: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Jeu 22 Jan - 19:41



Lonely Night ft Roderich Edelstein


A peine Gilbert eut-il quitté la Grande Salle qu'il fondit en larmes à nouveau. Il se sentait terriblement mal, et avait l'impression qu'il allait s'effondrer d'un instant à l'autre.
Mais il ne pouvait pas rester là. Même s'il n'avait plus la force d'avancer, il n'avait pas non plus le courage d'affronter Antonio une seconde fois. Son cœur n'avait jamais été aussi douloureux, et pesaient aussi sur lui la honte et le remord.
La honte de s'être montré si faible face à lui, le remord d'avoir cru le temps d'une seconde que Antonio ne le repousserait pas.

— C'est terminé putain... Il faut que je me le rentre dans le crâne... Que ça n'arrivera plus... Plus jamais...


Après avoir murmuré cette phrase, Gilbert avait pris sa tête dans ses mains. Il avait l'impression de vivre un cauchemar... Malheureusement, cette fois-ci, il serait bien incapable de se réveiller. Ça le rendait malade... A moins que ce soit autre chose ? Il n'en savait rien. Il ne savait plus. Son esprit n'était plus assez clair pour lui permettre de réfléchir convenablement..
A ce moment là, il aurait peut-être dû aller simplement dormir, ou tout du moins se rendre à son dortoir, mais il n'en avait pas la moindre envie. Il voulait s'isoler...

Il voulait disparaître.

Et pour ça, il savait exactement où il devait se rendre.
Il se mit à marcher, fébrile, se servant du sort "lumos" pour s'éclairer. Il s'avança vers les escaliers, qu'il monta lentement. Un étage, deux, trois... Tout ça jusqu'au septième étage. Il avait ignoré jusque là toutes les plaintes provenant des différents tableaux qu'il avait croisés. Il chercha rapidement une certaine tapisserie,, et se dirigea en face d'elle. Il fixa le mur quelque secondes, et fit ce qu'il avait l'habitude de faire : Passer trois fois devant, tout en pensant à ce qu'il désirait.
Une porte apparu alors, et Gilbert pénétra dans la pièce que certains appelaient "la Salle sur Demande".

Il l'avait un jour trouvée totalement au hasard, alors qu'il tentait d'échapper au concierge après avoir commis une des ses innombrables bêtises. Elle lui était apparue comme un petit placard, dans lequel il avait pu se réfugier, le temps que les choses se tassent. Il avait plus tard fait de nombreuses recherches sur cette salle mystérieuse, avant de comprendre qu'il avait été bien chanceux.
Il n'avait parlé de sa découverte à personne, pas même ses deux meilleurs amis. Il aurait pu... Mais il avait décidé d'être égoïste sur ce coup là. Cette pièce était devenu un véritable sanctuaire pour lui, il avait pris l'habitude de s'y rendre quand il en avait besoin, car là, personne ne l'y trouverait.
Et ce soir justement, il en avait besoin. Plus que jamais.

Cette fois-ci, la salle avait pris la forme de la chambre qu'il avait à Leipzig, quand il n'était encore qu'un enfant. La pièce était d'une taille raisonnable, un lit se trouvait dans un coin. De part et d'autre, on pouvait voir un simple placard, ainsi qu'une commode et un peu plus loin un violon et une flûte traversière.
Pas de jouet dans cette pièce, simplement de quoi travailler.
N'était-ce pas ce qu'il avait fait toute son enfance, après tout ?

Gilbert soupira, toujours sur le pas de la porte. Il mis quelques secondes avant de se décider à entrer. Il se demandait pourquoi. Pourquoi cet endroit ? Pourquoi maintenant ?..
Mas la réponse était toute trouvée, n'est-ce pas ? Il le voulait. Il avait voulu ça.
Il avait voulu se rappeler à quel point il avait été stupide, à quel point lui, et lui seul, avait tout foutu en l'air.
Sa famille ? Ses amis ? Celui qu'il aimait ?
C'était sa faute, toujours sa faute. Il faisait toujours les choses de travers, et voilà où il en était...
"Tu prends toujours les mauvaises décisions."
"Tu n'es qu'un bon à rien".
Il entendait encore sa mère le lui dire. Il l'avait nié, mais elle avait raison. Toujours raison... Et c'était trop tard pour se faire pardonner.
"Va-t-en, et ne reviens pas."
Bien trop tard...

— Bordel....Bordel bordel bordel bordel BORDEL DE MERDE !


L'allemand craqua complètement. Il n'en pouvait plus, il avait bien trop enduré en une courte soirée, il n'avait pas non plus besoin que les paroles de Swanhilde reviennent le hanter.
Sous le coup de la colère, et de la rage il donna un violent coup sur le mur le plus proche.
Il avait bêtement tenté, grâce à ce geste, d'extérioriser tout ce qu'il ressentait.. Mais cela avait été bien inutile, à part peut être laissé une trace ensanglantée sur le mur, à l'endroit même où il avait frappé. Il n'aurait pas su dire si sa main s'était brisée, mais il avait à présent un mal fou à la bouger, et une douleur atroce s'était propagée jusqu'à son épaule...
Par réflexe, Gilbert ramena la main blessée contre lui, pleurant à nouveau. La douleur, le mal-être, le dégoût. Un dégoût profond pour lui-même...
Il tomba à genoux. Ses sanglots s'intensifièrent alors qu'il courbait le dos, et recroquevillant presque sur lui-même.
Il était tellement pitoyable à cet instant.

Si seulement il avait remarqué qu'il n'était alors pas seul dans la salle...


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Jeu 22 Jan - 23:38



Doppeladler


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La nuit. Elle était arrivée depuis longtemps, elle et son voile noir chamarré d'étoiles, elle et son silence mélodieux, elle qui donnait une trève à la vie. Une vielle amie. Roderich la voyait toujours venir lorsqu'il se trouvait à étudier, lorsque le temps avait fuit sa perception. Il la connaissait comme si il sortait de ses entrailles, comme si elle s'était cristallisé quelque part dans son âme. La journée avait été rude, mais la nuit promettait de lui être profitable. Il rassembla ses affaires, quelques livres et parchemins epars. Roderich avait souffert des frasques du trio infernal de l'école cette semaine. Bien trop pour y être insensible. Certes, il se montrait toujours avec la même dignité régalienne, la même froide inflexibilité, mais certains coups dérapaient trop loin. L'autrichien avait manqué de très peu d'être blessé lors d'un blocus dans les couloirs qui avait donné lieu à une émeute. De sa structure faible il avait été balayé comme un fétu de paille dans les violents flots de la foule.

Selon lui, le responsable n'était jamais à chercher bien loin et il faisait longtemps qu'il n'avait pas sévit à l'égard de son germanique cousin. Le préfet des Serdaigle sortit de la bibliothèque sans attendre. Le soir baignait tout le batiment d'une tranquillité plaisante. La solitude ne le dérangeait pas, il vivait avec elle, il avait toujours vécut avec elle.

Pour se protéger il s'éloignait des autres. Pour préserver les principes de son éducation et ce qu'on lui avait toujours inculqué il ne prêtait aucune attention au commun des mortels, ni de leurs remarques. Il avait inhibé émotions et sentiments pour ne remplir que son strict rôle ici sans en souffrir : Etudier, être le meilleur et faire respecter les règles. Il s'en tenait à ce qu'il était censé faire et s'était acquis la réputation d'être insensible, inhumain presque. Dès lors, lorsqu'il paraissait avec sa silhouette longue et filiforme dans ses amples vêtements de sorcier, il avait une aura qui plus que son titre imposant une certaine forme d'obeissance. Dans son dos on le nommait oiseau de malheur, rapace, on le huait, certains disant sur le ton de la plaisanterie que tout irait mieux si il était mort. Roderich le savait. Roderich faisait cependant comme si n'avait jamais existé quelconque inimité, comme si il se plaisait dans cette solitude.

Alors qu'il avançait, les pans de sa cape comme flottant autour de lui au rythme de ses pas reguliers et cadencés, il vit le prussien. Oh belle occasion d'avoir sa vengeance si il le prenait sur le vif a quelque frasque. A cette heure qui plus est il ne devait pas être la pour lui. De la ou il était Roderich n'avait qu'un aperçu du dos de Gilbert. Roderich se mit donc a le suivre, non sans faire l'usage d'un sortilège de Désillusion. Il était plutot bon dans ce qui était sortilèges n'ayant aucun usage défensif ou offensif. Ainsi invisible il suivait en tout discretion sa cible. Cible qui arriva au dernier étage devant un couloir ou semblait il, il n'y avait rien. Roderich suivit de plus prêt les pas de son vis à vis.

Ils entrèrent dans une salle de laquelle l'autrichien n'avait pas connaissance. Certes n'en avait il point connaissance mais il reconnaissait les lieux, des lieux qui le ramenaient plusieures années dans le passé. Il revoyait les deux petits germaniques l'un brun l'autre blond qu'ils avaient été, des mères qui n'avaient comme unique idée que leurs enfants sympatisent avec un autre de la même éducation. Tout jeune qu'il était, Roderich avait été ammené à être introduit dans les quartiers de son cousin, après que sa mère ne le présente à sa place avec sa riducule enfilade de prénoms. Les présentations furent de même pour Gilbert, faite par une mère se préocupant plus de l'éducation de son dils que de son bien être. Les deux garçons avaient un tempérament bien différent mais les deux refusaient comme ils le pouvaient que l'on décide de leurs féquentations. Peut être la mère de Gilbert lui disait elle de prendre exemple sur son cousin rentrant au poil pret dans le moile de sa condition, pur produit de la noblesse, mais également peut être la mère de Roderich lui reprochait elle d'être toujours si distant dans ses relations et qu'en cela il ferait mieux d'agir tel son cousin.

Mais les enfants avaient grandit et gardé une rancoeur qui s'était muée en une rivalité et un antagonisme marqué. Et c'était dans un vestige du passé que Roderich se trouvait actuellement, un instant retrouvant sa condition d'enfant soumis à ses parents de jadis. Gilbert était triste et furieux, pour une raison que l'autrichien ignorait ainsi il se posta contre un.mur attendant que l'orage passe, invisible, semblant toujours aussi insensible. Il fut témoin de toute la détresse de son cousin qu'il obervait d'un oeil froid, sans une once de sarcasme même lorsque tel une loque il s'abbattait. L'autrichien en avait simplement oublié comment compatir, comment être empathique. Il allait cependant bien consentir à une trêve. La situation semblait grave et à son grand desarroi il fallait que ce soit lui l'unique témoin de la déchéance de cet homme de son sang.

Il reparut; brisant son sortilège, adossé à un mur, non loin de la trace de sang, le visage n'exprimant rien, les sourcils légèrement hausses. Le préfet n'avait pas pour intention de se montrer mesquin ici. L'ampleur de la situation dépassait l'état habituel des choses. D'une voix calme, posée, presque douce il dit :

- Avant de me frapper ou d'user de quelconque violence à mon égard Gilbert, je vous annonce que je viens ici avec une volonté de paix momentanée. Je ne m'imiscerais point dans votre vie, si vous désirez garder vos secrets gardez les, cependant si dans l'immédiat je puis vous apporter assistance je le ferais.

Cela était peu fréquent de la part de Roderich. Lui même savait qu'il ne risquait que de se faire mettre dehors mais si il avait du mal à ressentir ce que ressentait celui qui lui faisait face, celui que son regard indigo fixait, il comprenait qu'il y avait la quelque problème qui le dépassait. Quelle ironie que ce soit lui, son rival, lui qui se conduisait comme un maître dans sa maison en tout instant qui montrait l'humilité de demander si il pouvait aider...



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Mer 28 Jan - 14:57



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Au début, Gilbert n'avait rien remarqué. Il n'avait pas vu Roderich brisé le sortilège qui lui avait permis de rester cacher, il ne l'avait pas vu, là, à ses côtés, adossé contre le mur, si près de la marque ensanglantée que son poing avait laissé après avoir frappé le mur de toutes ses forces. Il n'avait pas fait attention à cette présence à ses côtés, son esprit étant trop pris dans son désespoir, et ses yeux brouillés par des larmes qui ne cessaient de couler sur ses joues.
Il se pensait alors totalement seul dans cette pièce, alors quel intérêt de scruter l'obscurité ? la pièce était apparue pour lui, et il en avait refermé la porte dès qu'il était entré... Personne n'avait pu pénétrer la salle après lui. Alors pourquoi y aurait-il quelqu'un d'autre ici, hein ?
C'était logique.
Malheureusement, il aurait effectivement dû scruter l'endroit, regarder attentivement chaque détail, écouter avec attention...
Peut être aurait-il compris que nous ne sommes jamais vraiment seul dans ce monde, surtout lorsqu'on en a le plus besoin.
Mais ne vous en faites pas, Gilbert le réalisa bien assez à ses dépends, lorsque la voix de Roderich commença à résonner dans la salle.
Le sang de Gilbert se glaça aussitôt, et son corps devint parfaitement immobile. Ses yeux s'étaient écarquillés, et les larmes avaient arrêté de couler sur ses joues humides, sous le coup de la surprise et du choc, mais surtout de l'horreur.
Cette situation était épouvantable.

— Avant de me frapper ou d'user de quelconque violence à mon égard Gilbert, je vous annonce que je viens ici avec une volonté de paix momentanée. Je ne m'imiscerais point dans votre vie, si vous désirez garder vos secrets gardez les, cependant si dans l'immédiat je puis vous apporter assistance je le ferais.


Les choses se passaient toujours ainsi.
Pour peu que l'on soit persuadé que les choses ne peuvent être pires, un autre fait intervient, il nous tombe dessus sans que l'on ne puisse rien faire pour nous enfoncer encore plus loin dans dans notre malheur.
Et en cette soirée, cet autre autre fait était, pour Gilbert, l'apparition de Roderich dans la pièce, l'apparition de Roderich dans son sanctuaire.
Pour lui raconter ça.
Faisait-il réellement pitié au point que même lui vienne lui proposer de l'aide ? Rien que cette idée rendait Gilbert malade, elle lui donnait la nausée.
Il n'était pas question que ce type fasse quoi que ce soit pour lui.

— Pardon ? Mais pour qui tu te prends là ?! J'en veux pas de ton aide ! J'ai pas besoin de toi, ni de ta pitié, et encore moins de ton mépris ! Alors casse-toi ! Fous le camp avant que je ne m'énerve pour de bon, parce que je suis pas d'humeur à te supporter !


Gilbert avait été agressif, bien plus qu'à l'accoutumé. Il avait craché ces mots comme un serpent aurait craché son venin, mais le serpentard savait très bien que ces mots, et le regard noir qu'il lançait en ce moment même à l'autrichien n'auraient pas l'effet escompté... Il ne savait pas comment il était censé réagir autrement, de toutes façon.
Il voulait juste que l'autre parte, qu'il tourne les talons, sorte de la salle, et oublie. Oublie ce qu'il avait vu, oublie son existence, oublie tout simplement ces dernières secondes.
Mais malheureusement, entre ce que lui voulait, et ce que Roderich ferait... Il y avait un gouffre immense.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Mer 28 Jan - 21:40



Blutsbande



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Roderich restait devant cet épanchement, cette vague de colère aussi stable et impassible qu'une montagne dans une tempête de neige. Son regard froid se détourna quel que peu de l'autre germanique. L'autrichien restait au dessus de tout cela, immaculé, tel un ange qui aurait prit pitié de l'homme pour se faire rejeter, blasphémer. La tirade pleine de feu de son vis à vis ne l'avait aucunement ébranlé dans sa tranquille assurance. Car si le préfet avait un corps faible, une résistance et une force physique misérable dont ses détracteurs n'avaient jamais hésité à profiter, Gilbert le premier, il avait une force d'esprit qui avait peu de semblables. Constituée de barrières, remparts et autres protections, sa psyché était aussi solide qu'inébranlable, son intelligence aussi aiguisée et adroite que la lame d'un sabre.

Certes l'on avait jamais hésité à le traîner dans la boue, l'on avait jamais montré de clémence envers lui, l'on avait deviné que le ridicule lui ferait bien plus mal que des blessures physiques. Le déshonneur. L'échec. Tant de choses immatérielles qui pourtant causaient plus de dommages au germanique que de se faire molester. Ainsi il était abrupt, acerbe, ainsi il s'était éloigné des autres, ainsi les autres élèves avaient perdu tout intérêt à ses yeux. Jamais Roderich n'avait pu vivre sereinement, ou tout du moins jamais aussi sereinement que depuis qu'il était seul et qu'il se gardait bien de créer des liens, bien que le cœur ait ses raisons que la raison ignore. Ses sentiments, lorsqu'ils avaient naquit en lui il les avait observé avec le regard froid du scientifique, ils les avait analysés, il les traitait avec méfiance. Ses sentiments pour Elizaveta, seule personne qui par sa présence faisait fondre le permafrost mental de l'autrichien. Roderich n'ayant pu y trouver rationnelle explication avait cherché à les satisfaire du mieux qu'il pouvait, en se rapprochant de la hongroise, en réapprenant le bonheur, pas à pas, en se redécouvrant, qu'il puisse sourire et éprouver une joie profonde, véritable, comme chacun.

Mais sans digresser davantage, il fallait bien avouer que ses relations avec Gilbert, son cousin étaient des plus complexes. Roderich n'avait jamais cherché à causer du tort, du véritable tort, et encore moins à un membre de sa famille. Tout au plus, faisant usage d'actes retors ou mesquins parfois il cherchait à blesser, à se montrer odieux. Mais ici, son but premier avait changé. Ce qui ne tranparaissait ni dans son ton ni dans son attitude transparaissait dans ses paroles, il acceptait de plier un genoux, de se mettre à disposition, tel un vulgaire serviteur. Car ici ils ne seraient pas vu, car Gilbert n'y ferait sans doute jamais plus référence. Sans avoir bougé ne serais ce que d'un milimètre de son post, sans que sa voix n'ait un ton plus haut ou plus bas, sans que l'expression se lisant sur son visage n'ai varié d'une quelconque manière il s'exprima, en allemand :

- Ni pitié ni mépris ici. Avant tout, avant d'être rivaux, ennemis, antagonistes ou adversaires, nous sommes des cousins. Si vous désirez vous énerver plus que cela faites donc, mais dans votre état ce serait bien plus à vous de vous inquiéter. Je promets, je jure sur tout ce que j'ai de plus cher que ce qui se fera ici ne sortira jamais de cette salle, personne n'en aura acte. Qu'une fois que vous irez quelque peu mieux jamais plus je ne remettrais les pieds ici.


Beaucoup de concessions ici. Pour Roderich, se placer ainsi en position de faiblesse, spontanement et de manière purement altruiste était déjà un honneur pour Gilbert. Jamais Roderich ne courbait l'échine. Pourtant, son bon fond le poussait à venir en aide, quelques petits efforts arrachés à sa dignité. Ces rares instants ou il consentait à laisser sa régalienne couronne, sa gloire à laquelle il était si attaché pour prodiguer actes charitables. Généralement c'était donnant donnant, l'on se montrait bienveillant envers lui et il l'était en retour. Dans le cas de figure présent il n'avait riren à espèrer de Gilbert. Il ne désirait par ailleurs rien de lui.

Simplement il tenait tout de même aux liens de sang qu'ils partageaient. Quelle que soit l'attitude du blond allemand à son égard il pourrait toujours se montrer comme quelqu'un ayant partagé la même éducation et les mêmes valeurs, lié par la naissance, la condition et la pureté du sang. Roderich n'avait jamais été contrairement à ce que l'on peut penser purement malveillant envers Gilbert. Il le considérait seulement presque comme un jeune frère agaçant, celui qui fait des bétises qui dérange, qui est bruyant et que l'on corrige pour avoir la paix, mais avec lequel au fond on partage des souvenirs et des choses que jamais l'on ne pourra retrouver ailleurs...


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Sam 31 Jan - 14:51



Lonely Night ft Roderich Edelstein


Le silence avait fini par devenir le roi des lieux.
Gilbert avait gardé la tête basse, avait écouté son cousin, il ne lui avait pas répondu. Cela dura de longues minutes, durant lesquelles sa colère s'était lentement apaisée. Mais pas sa douleur..
Il y avait quelques minutes voulu se lever et mettre Roderich dehors. Il aurait pu, cela aurait été des plus simples... Mais quelque chose en lui l'en empêchait. La fatigue sûrement, après tout, l'allemand était épuisé, physiquement ainsi que psychologiquement. A force de pleurer, de crier, de se disputer, de détester... Mais aussi d'espérer, et d'aimer.
Il n'en pouvait plus, et voulait simplement que tout s'arrête. Alors il n'était plus question pour ce soir de chercher à tout prix à énerver son vis à vis, et de montrer les crocs.
Peut être était-il enfin temps d'enterrer la hache de guerre, même si ce serait que pour une courte durée.
Personne n'en saura jamais rien, de toutes façons.
Doucement, Gilbert se releva, et redressa la tête. Il regarda l'autrichien sans plus aucune animosité, et finit par soupirer, lui aussi en allemand :


— Très bien... Si tu y tiens. J'ai plus la force de me battre, donc on fait comme tu veux...


Il fit quelques pas pour aller s'effondrer sur la chaise du bureau. Sa tête lui tournait, et pour le coup, la nausée le prenait vraiment. Il n'arrivait pas à bouger son bras sans qu'une terrible douleur ne vienne l'assaillir jusqu'à l'épaule, son cœur battait à une vitesse folle.

— Juste une minute, je me sens vraiment pas bien…


Gilbert appuya sa tête sur sa main valide, ferma les yeux et commença à respirer lentement. Son corps avait du mal à suivre la cadence de toutes ses sautes d'humeur. Il fallait qu'il se calme…
Il resta ainsi immobile, respirant lentement. Il n'aurait su dire combien de temps cela avait duré, quelques secondes, quelques minutes peut être. Ou peut être plus, allé savoir, il avait perdu toute notion du temps…
Mais quoi qu'il en soit, il avait fini par se redresser, très légèrement. Il regarda Roderich, et finit par lui demander :

— Tu… Tu penses que tu pourrais faire quelque chose pour ma main ?


Pour une fois dans sa vie, et avec honte, Gilbert abdiquait. Les épaules basses, le masque sur son visage s'était définitivement brisé. Il n'était plus capable de faire le fier, ce comportement n'avait pas sa place ici...
Quitte à être pour une fois cousins, autant ne plus se mentir.


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Sam 31 Jan - 19:05



Enjoy the silence



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Il accueillit le silence en fermant à moitié ses yeux, s'immergeant toute entier dans cette mélodie primaire, celle ayant bercé l'avant création du monde se caractérisant par une absence totale de son excédant un certain niveau de décibels. L'oreille humaine perçevait un résidu, une espèce de pâte indistincte composée de bruits de respirations, mouvements imperceptibles, rumeur d'extérieur ténue. Son regard qui avait un reflet d'améthyste était porté dans le vague et ainsi, il s'isolait temporairement de la réalité attendant que son interlocuteur réagisse. Il ne souhaitait aucunement interrompre sa reflexion, concevant que l'instant et sa décision pouvaient porter au trouble. L'autrichien était donc dans un moment d'équilibre personnel, profitant de rester ainsi dans un calme relatif, sur lequel son impatience habituelle lorsqu'il était en position de diriger n'avait pas de prise. Se connaissant bien, il savait qu'il avait tendance à s'agacer pour peu parfois ainsi il avait developpé un moyen de conserver un bon calme intérieur.

Quoiqu'il en soit, resistant de manière tétue ainsi, il savait qu'il y avait eu une chance qu'il se fasse expulser de force, mais il n'en restait pas moins tenace sur certains points. Il sse serait sans doute défendu comme une teigne avec les moyens à sa disposition, notamment une excellente maitrise du sort de lévitation à défaut de connaître d'autres sorts purement offensifs ou défensifs. Il louait donc le ciel que son intrépide cousin ne fut pas prit d'envie de lui faire amèrement payer cette intrusion.

Lorsque le blond germanique prit la parole de nouveau, Roderich tourna quelque peu sa tête vers lui, sortant de cet état de stase, et il haussa les sourcils, manifestant par cela son intérêt. La majeure partie de la plasticité faciale de l'autrichien reposait sur le mouvement de ses sourcils. On avait vite appris à y lire les quelques expressions s'y dessinant et les seules réellement apparentes. Oh, plus la force ? Qu'il abdique ainsi était peu courant. Sa peine devait être grande et grave. Il le suivit du regard, presque comme on observerait un animal en cage. La reflexion qui suivit le fit se décoller de son poste et s’approcher un peu, silencieusement, voir quelle était la cause de ce mal. Puis il lui demanda avec un ton qui le touchait, car il y retrouvait un connotation presque enfantine, ce qui malgré leur faible écart d'âge le confortait dans l'idée qu'il semblait comme un petit frère. Un petit frère dont il faut s'occuper, qu'il faut savoir réconforter, oubliant temporairement que celui ci à empiété sur votre espace vital, vous à crée du soucis. C'est donc presque avec douceur que Roderich examinait son membre blessé, puis sortit sa baguette. Une baguette à l'image de lui même. Etroite, fragile, estéthique.

- La seule chose que je puis vous promettre est que je ferais au mieux de mes capacités.

Un sort concernant la guérison lui revenait mais il semblait compliqué, un sort dont il n'avait jamais eut à se servir jusque la, mais qu'il avait étudié. En théorie cela devait donc fonctionner. En pratique, il n'en avait strictement aucune idée. Vulnera Sanentur était un sort à incantation sonnant de manière chantante et devant être répété par trois fois. Il se plaça donc suffisamment proche, évitant cependant tout contact physique, par principe, et passa sa baguette le long de la lésion ensanglantée. Il s'appliqua durant le processus, constatant une nette amélioration, puis une disparition progressive de la plaie. L'effort paya donc. Il rangea sa baguette aussitôt, pour cela il ne voulait pas être remercié.

- C'est pour le moment le mieux que je puisse.

Il avait décidé de ne pas se montrer indiscret, mais il se demandait si cela ne ferait pas du bien a l'allemand de parler de ses tracas. Au mieux il n'en aurait rien à faire, au pire il ne dirait rien, les commérages inutiles ne l'attrayant aucument.

- Désirez vous vous manger quelque chose ? Il se trouve que j'ai avec moi le reste d'une Linzer Torte que je n'ai point entamé.

La Linzer Torte est une sorte de tarte autrichienne, et il la conservait dans une boite car prit de fringale lorsqu'il étudiait tard le soir il lui arrivait d'en découper une part. Cela couplé avec son intérêt pour la patisserie, il expérimentait ainsi plusieurs recettes qu'il écoulait sur ce karat horaire peu commun.


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Mar 10 Fév - 17:55



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Gilbert avait regardé la blessure disparaître au fur et à mesure que Roderich murmurait l'incatation du sort de soin. La douleur s'en allait elle aussi, plus lentement. Bientôt, l'allemand fût de nouveau capable de bouger le bras et de serrer et desserrer le poing sans problème.
Mais malgré ça, il resta éternellement silencieux. Il n'avais pas envie de parler, il préférait se terrer dans son mutisme... Malgré le fait qu'il avait grandement besoin de vider son sac.
De toutes façons, comment aurait-il put simplement engager la conversation ? Il s'agissait de Roderich en face de lui ! Pas Francis, pas Elizaveta, pas son frère... Mais Roderich. Celui qu'il détestait depuis l'enfance, depuis qu'ils se connaissaient, celui qu'il n'avait eut de cesse de tourmenter, celui pour qui il ressentait du dégoût depuis toujours, un dégoût masquant une bien vieille jalousie.
Roderich, que sa mère avait toujours présenté  comme l'enfant parfait malgré les innombrables efforts que Gilbert, alors enfant, avait tenté d'accomplir pour la contenter... En vain, bien évidemment.
C'était insensé, il le savait bien. Lui et l'autrichien avaient tout simplement toujours été très différents, si ce n'est complètement à l'opposé l'un de l'autre. Il était simplement beaucoup moins discipliné.
Rien de plus, mais déjà trop pour le serpentard.
Beaucoup trop.
Petit à petit, la haine avait fini par remplacer l'envie, amenant avec elle tout les sévices qui seront commis... Gilbert en avait eut besoin. Il fallait qu'il écrase Roderich, il fallait qu'il se sente plus fort, qu'il compense, qu'il se venge.
Il lui en avait fait voir de toutes les couleurs, uniquement pour le plaisir d'orchestrer une basse et vile vengeance.
Pouvait-on alors vraiment considérer que Gilbert était le plus fort des deux ?
Pas vraiment. Et le blond le savait.
Ça l'énervait encore plus.
Mais contre toutes attentes, le cercle vicieux avait fini par ce briser, et c'est en cette soirée, dans la Salle sur Demande que ce miracle arriva.
Il n'était plus l'heure des petites mesquineries. Il était au bord du gouffre... Et qui était à ses côtés hein ?
Plus il y réfléchissait, plus Gilbert se faisait à l'idée qu'il était vraiment temps de mettre cette rivalité de côté, même si ce ne serait que pour un soir.

...Peut-être même que parler de ce qui le tracassait n'était pas une si mauvaise idée…? Cette idée le fit légèrement grimacer. Mais elle n'était pas totalement stupide : Roderich ne serait pas du genre à raconter tout ce qu'il aurait entendu à la première personne venue.. Et avec un  peu de chance, il ne se moquerait pas.
La question « comment » ne se posa même pas.
Alors que le serdaigle lui proposait de manger -chose à laquelle Gilbert ne prit même pas la peine de répondre, la faim ne se faisant pas sentir-, il prit enfin la parole, d'une voix basse, et hésitante.

— Ca va... Probablement te sembler idiot. C'est juste une peine de cœur comme une autre. Mais... Mais j'avais plus rien d'autre à quoi me raccrocher. Alors... Alors  je suis entrain de réaliser j'ai plus rien... Le néant total...


Il se sentait bête. Il était incapable de mettre correctement des mots sur ce qu'il ressentait. Au final, parler ne l'aidait pas tant que ça, et Gilbert avait l'impression de s'enfoncer encore plus dans sa misère.
Mais maintenant que la conversation était engagée, aucun retour en arrière ne serait possible. Il ne lui restait plus qu'à en attendre les résultats...


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Jeu 12 Fév - 18:31



Edel


"Autrui joue toujours dans la vie de l'individu le rôle d'un modèle, d'un objet, d'un associé ou d'un adversaire."
~ Freud

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Roderich n'avait jamais admiré Gilbert. En rien. Jamais il n'avait été poussé à lui ressembler un tant soit peu, car qu'il se considérait supérieur et ce malgré les protestations de sa mère par rapport à sa faiblesse physique. Thérèsia avait toujours voulu faire de lui un Beilschmidt, qu'il ait les caractéristiques de la noble famille allemande, et ainsi elle désirait toujours qu'il crée des liens avec ses cousins. Peine perdue. Roderich était un Edelstein jusqu'aux os, la copie conforme du père qui l'elevait, la condition physique en moins.

Physiologiquement il en avait tout, autant par la silhouette longue et cintrée, le teint d'albâtre, de même que cette chevelure brune qui virait au poivre et sel chez Edelstein père, et une bien faible pilosité. Il fut possible que cette similarité outrageuse ait engendré des disputes dans le couple, et lorsque le couple se disputait à son sujet, Roderich pouvait être certain que les foudres parentales finiraient par lui retomber dessus.

Il avait bien peu de souvenirs heureux de la période ou il vivait chez ses parents. Sa vie n'était pas enviable, son enfance tuée par les ambitions de ses géniteurs. Certes il était l'enfant parfait, certes il était admiré lors des récéptions mais à quel prix ? La liberté il l'avait bien peu esperée, elle lui était interdite selon lui. Ce qui l'avait incité à se vouer au piano et à la musique, la pratique de ces arts n'étant point prohibée par l'hégémonie directrice.

Lorsqu'a Poudlard il se faisait persecuter, il avait toujours essuyé les crachats la tête haute, répliquant à sa manière par force pratiques retorses et fielleuses. Si ses faiblesses ne dépendaient point de son libre arbitre il avait cependant néanmois la capacité de trouver comment se protéger un maximum ou repliquer. Gilbert agissait toujours comme un enfant alors il le traitait comme tel. Sauf lorsque celui ci se montrait digne de quelques égards.

Roderich écouta donc ce que l'autre germanique daignait lui exposer. Le choc émotionnel était encore très fort, l'autrichien savait le percevoir. Peut être qu'au fond se doutait il que le prussien parlerait. Sa machine cognitive prompte à l'analyse, traitait le propos pour qu'il puisse au mieux aider dans cette situation. Il n'allait cependant montrer aucune divergence dans son expression car il se gardait bien de tout jugement.

- Je puis comprendre ce qu'est une déception amoureuse. Il est au dela de cela possible que votre aimé ait réagit brusquement, sous le coup d'une passion, d'une impulsion et non de sa volonté profonde. Serais ce Antonio ?

Roderich connaissait bien l'espagnol car celui ci avait eut un temps fut il tenté d'avoir des relations un peu plus poussées qu'amicales avec lui. Mais l'autrichien était très hermétique et avoir une relation proprement amicale réciproque avec lui tenait du miracle. Il savait que même lorsqu'il n'aimait pas quelqu'un Antonio disait rarement non ouvertement de peur de la peine. Or il savait Antonio et Gilbert proches. Nul doute que celui ci avait réagit par surprise, qu'il l'aime ou non il aurait fait en sorte que Gilbert ne soit pas dans cet état. Le poufsouffle était trop gentil.

En outre Roderich n'était pas ici pour se moquer du prussien. Il mènerait sa mission quoiqu'il en coute car personne d'autre n'était la pour aider son cousin et qu'il ne lui souhaitait pas de graves maux. Il avait foi en le fait que la situation nécessiterais sans doute un éclaircissement.

- Vous devriez vous reparler je pense... Ne serais ce que pour vérifier si certaines circonstances ne brouillaient point son jugement...




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MessageSujet: Re: [TERMINÉ] [Janvier 1990 - Nuit du 20 au 21] - Lonely night Ven 6 Mar - 14:16



Lonely Night ft Roderich Edelstein


Une déception amoureuse. Roderich appelait ça une déception amoureuse. Juste ça. Comme si ce n'était que ça.
Gilbert soupira. Il aurait dû s'en douter, l'autrichien n'avait rien compris. Cette déception était bien l'une des sources de son mal-être, mais en réalité, c'était plus… Tellement plus.
N'était-ce pas évident ?
S'il n'avait eut que le coeur brisé, il ne serait certainement pas ici, et dans un état aussi pitoyable. Il serait sûrement sorti afin d'aller boire dans un bar miteux, se serait saoulé jusqu'à s'en rendre malade, et aurait finit par tourner la page après sa gueule de bois.
Ce soir, c'était beaucoup plus complexe. Gilbert avait en effet enfin réalisé la quantités de problèmes qu'il avait accumulés ces derniers mois, tout ce qu'il avait fait, et n'avait pas fait. Tout ce qu'il aurait dû faire, et qu'il n'aurait jamais dû accomplir.
Il avait réalisé qu'il avait tout juste dix-sept ans et pourtant… Pourtant il avait déjà l'impression d'avoir tout raté, qu'il ne ferait jamais rien de bien dans sa vie, que Swanhilde avait eut raison sur son compte.
Il faisait après tout, toujours les mauvais choix.
Et c'était probablement une autre erreur parmi tant d'autres qu'il s'apprêtait à commettre encore une fois.
Après la déception, l'allemand avait fini par ressentir une sourde colère. Roderich avait pénétré sans aucun remord dans son espace vital pour uniquement lui faire perdre son temps en lui racontant tout un tas d'inepties sans queue ni tête.
« Ce n'est qu'Antonio, sa réaction a été brusque, ce n'est pas son genre, allez lui reparler » et blablabla. Et puis quoi encore ?
La réaction de l'espagnol avait été on ne peut plus claire, alors à quoi bon tenter si c'est perdu d'avance, hein ?

— C'est ça ouais...


Gilbert se releva brusquement. La trêve était à présent terminée, il n'avait plus la moindre envie de rester, surtout si l'autrichien était dans les parages.

— Facile à dire hein ? « Antonio il est gentil, il le pensait pas, il a réagit sans réfléchir ». Mais t'étais pas là, t'as rien vu, rien entendu. Tu sais pas ce qu'il s'est passé, tu sais pas ce qu'il m'a dit !


Il serra les poings, lançant un regard plein de haine à Roderich, et reprit.

— Tu le connais pas aussi bien aussi bien que je le connais, et je peux te dire qu'il pensait tout ce qu'il a dit. La question « est-ce qu'il l'a dit sur un coup de tête ou pas » se pose même pas, le tout était très clair !


Il enfonça ses mains dans ses poches et se dirigea vers la porte de son ancienne chambre. Il s'arrêta cependant juste avant de sortir, afin de lancer une dernière réplique.

— -Et si seulement il n'y avait eut que ça, Roderich… Mais t'es tellement à côté de la plaque. Tsss… Aller, bonne nuit quand même. Et t'avise pas de me suivre encore une fois, parce que tu risquerais de le regretter.


Et il quitta l'endroit, sans même se retourner...


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[END]
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