Partagez|

[Plot][20 décembre 1979] Ce n'est qu'un au revoir...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageSujet: [Plot][20 décembre 1979] Ce n'est qu'un au revoir... Mer 31 Aoû - 14:09


Promesse de retrouvailles
Il attendait, un sourire aux lèvres.

Il l'attendait, elle, Elisabeth Benbow.

Elle était obnubilée par lui, par Chester Harkins. Elle le collait sans arrêt, elle semblait ne vivre, ne respirer que pour ses beaux yeux.

Était-elle folle pour le suivre ainsi sans poser de questions... ?
Ou bien était-elle stupide... ?


Elle ne le connaissait pas et elle ne le connaîtrait jamais en entier. Elle ne savait rien de lui, de sa vie, de son identité. Et pourtant, elle donnerait sa vie pour lui.
Une inconscience certaine pour une belle jeune fille comme elle...qui pourtant était si intelligente et cultivée si on mettait de côté ses sentiments amoureux...Après tout, elle n'était pas préfète-en-chef comme lui pour rien.

Avec cette confiance et cette dévotion sans borne, elle allait s'avérer très utile, pour lui. Il fallait bien qu'elle serve. Il n'avait pas fait tout ces efforts pour rien.

Une danse au bal de fin d'année, accepter de sortir avec elle, des baisers et même des unions charnelles. Voilà ce qu'il fallait pour réjouir le pauvre petit cœur de cette chère Betty. La pauvre, elle ne faisait vraiment aucune distinction entre la réalité et ses propres désirs. Elle se voilait la face, persuadée d'être aimé par l'homme qu'elle aimait. Il était tellement facile de jouer avec elle, tellement facile de la faire craquer, tellement simple de l'amener à faire tout ce qu'il désirait.

Cela en était presque devenu lassant, à force. Sa poupée devenait de plus en plus insistante quelques fois...
Mais, depuis, il en avait appris plus, après plus d'un an de recherche intensive, il avait réussi. Il savait l'emplacement de la Chambre des Secrets, il savait à peu près ce qu'elle contenait, il savait comment s'y rendre. Depuis tout ce temps, Elisabeth était la clef de son projet. Au final, tous ses efforts et ses tentatives de socialisation avec d'autres élèves n'avaient pas servis à rien. L'amour de cette fille n'était pas une faiblesse. Grâce au sacrifice d'Elizabeth, il allait pouvoir arriver à ses fins. Et cela méritait tous les sacrifices du monde de son côté.

Il lui avait donné rendez-vous dans les toilettes des filles. Un rendez-vous étrange en effet, sans doute pour elle, mais pas pour lui. C'est ici qu'il voulait qu'elle soit, ici qu'il allait établir la première phase de son plan. Ce lieu était, en pleine soirée, désert. C'était parfait.

Il était bien habillé. Le type de vêtement chic que les « gentlemans » portaient. Il avait fait un effort pour elle et avait prétendu à une balade nocturne. La naïveté de la jeune préfète lui facilitait la tâche.

Et après un moment, il la vit enfin arriver, dans une belle robe blanche, assez fine. Betty était très bien habillée et ne pas reconnaître sa beauté serait mentir. Ses longs cheveux blonds tombaient tels une cascade sur sa poitrine et son dos, entourant son visage à la peau nacrée et lisse. Ses yeux verts d'eau était reconnaissable entre mille.

Chester – de son vrai nom Abbanzio, s'approcha d'elle, un sourire charmeur aux lèvres.

- Merci d'être venue spécialement pour moi.

Le jeune homme lui prit la main et déposa ses lèvres sur le dos de celle-ci, en bon gentleman. Puis l'enlaça finalement dans une tendre étreinte, tout en l'embrassant d'un doux baiser.

- Tu sais bien que je ne te refuse rien...

Il sourit à cette remarque et l'embrassa une nouvelle fois, lui prenant la main. Son visage semblait légèrement soucieux désormais.

- Je dois t'expliquer la raison de ta venue ici...
- Tu m'as dis que tu avais un plan à mettre à exécution...
- En effet. Et tu vas beaucoup m'y aider, Elizabeth...

Le regard de la jeune fille s'illumina à l'entente de son petit ami. L'aider à arriver à ses fins ? Elle en rêvait.

J'ai inventé un sort, Elizabeth. Un sort qui nous permettra de faire ce que l'on veut. Un sort qui révolutionnera le monde. Ensemble, Betty, nous créerons un monde à notre image...

Il prit une une pause, et continua :

- Mais tu es la seule à pouvoir m'aider. Tu as ce don si spécial. Je n'ai jamais croisé une personne d'aussi exceptionnelle que toi. Être fourchelangue est un grand privilège. Elizabeth, j'ai la certitude d'avoir trouver l'entrée de la Chambre des Secrets. Mais je ne peux pas en être sûr tant que tu ne l'auras pas ouverte...
- Tu as besoin de moi pour l'ouvrir ?
- Parfaitement...Et j'ai besoin de toi pour regarder ce qui s'y trouve.

Elizabeth le regarda curieusement puis finit par sourire. Un sourire tendre, bienveillant. Elle voulait vraiment lui faire plaisir. Elle le faisait toujours et sans poser de question. C'est ce qu'il aimait chez elle.

- Je ferai tout ce qui te plaira, Chester...

C'est la réponse que ce dernier attendait. Et, dans une nouvelle étreinte, il sortit sa baguette et la pointa contre sa peau en murmurant « Aegror Obscurus ». Une marque noire semblable à trois virgules apparut alors sur le bas du dos de la préfète-en-chef, visible légèrement à travers la robe blanche.

- Ce sort te protégera...
- Me protéger... ?
- Elizabeth, écoute moi...Je viendrais te chercher, je te le promets...
- Me chercher... ?
- Pour que mon plan se mette en place, il va falloir que tu sois patiente...

Elle ne semblait pas comprendre ses propos, mais acquiesça en silence, ne doutant nullement des paroles de son bien aimé.

Suite à ça, il lui intima d'ouvrir la pièce secrète, en murmurant dans la langue des serpents à proximité d'un des lavabos des toilettes.
Sous leurs yeux ébahis, les lavabos s'écartèrent pour laisser place a un grand trou dans le sol.
Alors c'était bien vrai ? Il ne s'était pas trompé ?

Il commença à rire, victorieux et heureux de cette découverte. Puis son regard se tourna vers sa petite poupée. Il s'avança vers elle et l'enlaça doucement par derrière, blottissant son visage dans le creux de sa nuque.

- Fais moi confiance, Elizabeth...
- J'ai confiance en toi, Chester. Je vais le faire...Mais...Je...
- Tu as peur...Je le sais. Mais je suis là...

Il posa doucement sa main sur le bas du dos de sa petite amie, là où se trouvait la marque.

- En bas, tu trouveras quelque chose qui me sera primordial...
- Quoi donc... ?
- Tu le verras par toi-même.

La Serpentard fit alors face à son amour et ils s'embrassèrent dans une dernière étreinte, comme si elle commençait à deviner ce qui l'attendait enfin. Elle n'avait pas peur de ce que cette pièce lui réservait. Elle ferait toujours pour contenter Chester.

- Je t'aime...
- Moi aussi, je te promets de revenir...

Elle s'écarta alors de lui et sourit une dernière fois, puis sauta dans le vaste toboggan menant à la Chambre des Secrets où elle atterrit dans un tas d'ossements.

Quelques instants plus tard, alors que l'entrée de la pièce se refermait peu à peu, Abbanzio put entendre un cri sourd provenant du sol qui bientôt fut estompé par le silence, suite à la fermeture complète des lavabos.

Ce dernier resta planté là un moment...et ne put définitivement pas expliquer pourquoi des larmes coulaient désormais sur ses joues...

PNJ
PNJ
avatar

Mon personnage
Citation: " Force always attracts men of low morality." - A.Einstein


ϟ Nation représentée : Île de Poveglia (on vous a bien niqué hein)
ϟ Parchemins : 15
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas

[Plot][20 décembre 1979] Ce n'est qu'un au revoir...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Intérieur :: 2ème étage :: Anciennes toilettes des filles-
Sauter vers: