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[12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry

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MessageSujet: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mer 12 Oct - 23:07

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
( Daniel Powter → Bad Day )
Cela devait faire au moins cinq longues minutes que Feliciano fixait la porte de l'infirmerie. C'est un de ses camarades qui lui avait dit d'y aller, parce que dans la précipitation il avait oublié ses béquilles dans la salle de classe d'histoire de la magie et que M. Beilschmidt n'était plus là quand ils s'en étaient rendus compte - deux têtes en l'air. Après tout, il était, comme d'habitude, sorti de la classe très rapidement, il ne voulait pas rester, il ne voulait pas avoir a se confronter avec le professeur. Oh non, il lui faisait bien trop peur pour cela. En plus il venait tout juste de lui rendre son parchemin, qu'il savait d'avance raté. Mais le plus gros problème c'était qu'en plein milieu du cours, il s'était rendu compte qu'il avait rendu son brouillon, plein de dessins, et non la véritable copie. Et déranger le cours lui avait juste donné envie de pleurer, le regard du professeur lui avait donné envie de fuir et le ton sec l'avait juste achevé. Alors forcément, il était sorti et fissa de la salle.

Mais bon, certes, il n'avait pas ses béquilles mais il arrivait a marcher plus ou moins correctement. La preuve en était, il était bien arrivé jusqu'ici - en ne tombant qu'une fois, mais l'escalier avait bougé au mauvais moment. Alors qu'est-ce qu'il faisait là ?

« Viens prendre une potion dès que tu as trop mal. » avait très fortement conseillé l'infirmière, même si c'était plus un ordre qu'un conseil mais soit.

Oui, c'est vrai qu'elle avait dit cela.
Et il souffrait, effectivement. Assez pour demander quelque chose qui pourrait atténuer la douleur. Assez pour avoir envie de s'arracher la jambe. Assez pour se dire que ce serait plus facile de vivre sans qu'avec. Assez pour se mettre a pleurer et attendre que cela passe - tout en sachant bien que ce genre de douleur ne passait pas s'il ne faisait rien.

Mais Feliciano n'aimait pas l'infirmerie. Le comble pour quelqu'un qui y passait pratiquement une fois tous les deux jours, n'est-ce pas ?

Bien que ce soit blanc et chaleureux, ça restait un endroit pour les blessés, un endroit pour les malades, un endroit où l'espoir n'avait que peu sa place. Surtout en ce moment. Et dernièrement il y avait passé plus de temps que jamais. Ce qui avait le don de le démoraliser. Bien entendu, après l'attaque, ce n'était que normal qu'il y soit. Avec sa jambe qui ne pouvait pas guérir parce qu'il était - maladivement - maladroit, c'était normal qu'il y aille. Aller boire avec Arthur et se bousiller assez la jambe pour se retrouver dans un fauteuil roulant n'était, en revanche, pas normal - même si ça lui avait fait beaucoup de bien de passer une soirée en oubliant ses problèmes. Et ceci, le ramenait à la case départ. Des béquilles, une attelle et une souffrance qui ne le lâchait pas.

Et en plus, cette fois, il avait bien l'interdiction formelle de voler. Qu'il soit en compagnie de quelqu'un ou non. Il avait tenté de protester mais face au mur qu'était l'infirmière, et la menace d'aller le révéler à son père lui avait coupé le sifflet - même s'il savait qu'elle lui avait dit, il n'était pas venu le voir encore mais il le savait, il le sentait.

Il jeta un coup d’œil a sa jambe. A force l'italien s'était habitué a cette attelle, il ne la sentait presque plus, et chaque matin c'était devenu un rituel de la mettre. Mais il vivrait vraiment bien cette séparation là. Cette remarque intérieure lui arracha un sourire autant qu'elle lui donna envie de pleurer.

Dernièrement il pleurait beaucoup trop à son goût. Et il n'avait pas pleuré depuis au moins une semaine bien que ce ne soit pas l'envie qui lui manquait. Déjà il y avait cette histoire avec Kiku et Panzani. Il ne comprenait pas comment son chat avait pu dire cela, ni comment il avait pu être aussi méchant envers le japonais. Il ne lui avait jamais dit de telles choses. Oui bien entendu qu'il avait dit a son chat qu'il avait toujours des sentiments pour son ex, après tout, il lui disait tout - quand bien même il ait commencé a écrire un journal, dire tout a voix haute, on ne sait jamais...  

Puis cette histoire de tension avec Ayunda le rendait triste aussi. Il appréciait la compagnie de l'Indonésienne, elle était gentille et le faisait rire. Ça le changeait de quand il passait son temps avec ses meilleurs amis, parce qu'il avait beau les aimer de tout son cœur, ce n'était pas facile tous les jours. D'autant plus qu'il avait tendance a les éviter, bien que cela ce soit calmé depuis l'anniversaire de l'allemand. Mais du coup, ne pas pouvoir parler avec sa cadette, n'aidait pas à l'amélioration de son moral. Tout ça pour une histoire de... Enfin, à cause de ça.

Mais le pire restait de n'être au courant de rien de ce qui se passait dans sa propre famille. De ne pas avoir les informations nécessaires pour mettre en place le puzzle. Il devait avoir cette discussion avec son père, seulement il ne trouvait pas le temps et avait bien trop peur de le déranger. Mais tout de même, cette histoire le concernait, non ? Les liens de sang c'était important mais il n'y avait pas que cela - Erzsébet était bien sa maman choisie après tout -, sauf que dans ce cas là, savoir que la personne qui attaquait Poudlard était du même sang que lui n'aidait en rien. Parce qu'en plus d'être marqué et de se faire regarder de travers, il se trouvait que le type qui avait ressuscité le fantôme des toilettes et qui tentait régulièrement de tuer tout le monde dans l'école, était son frère. Il avait de quoi se poser des questions.

L'italien fixait toujours les portes de l'infirmerie tout en se perdant dans ses pensées, ressassant tous les malheurs qui lui arrivaient dernièrement. Il n'avait vraiment pas envie d'y aller, il sentait venir la révision de sa jambe et tout ce qui suivait... Et franchement, ce n'était pas le moment, il avait une punition a faire, deux devoirs a rendre qui traînaient et un retard dans ses leçons à cause de ses sauts à l'infirmerie pour des idioties comme avoir trop bu et s'être bousillé la jambe par exemple. Feliciano poussa un soupir en décochant son regard des portes en chêne, cherchant dans le couloir s'il n'y avait personne. Il était vide, pas même un fantôme dans les parages, et personne ne l'avait vu venir jusqu'ici...

- Veee... souffla-t-il doucement fixant le couloir désert.

Et il tourna les talons. Il prendrait une potion un autre jour, il pouvait survivre à la douleur mais pas a un nouveau sermon de l'infirmière. En bref, il avait passé une mauvaise journée et en rajouter plus ne lui disait rien du tout.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Lun 17 Oct - 17:32

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet750 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Agacée, Erzsébet rangea prestement ses affaires dans son sac de cours et fila hors de la classe, presque en courant. Les cours venaient de se terminer et encore une fois, on lui avait fait remarquer que sans baguette, elle n'irait pas bien loin, que si sa magie ne se manifestait pas plus, elle serait obligée de changer de cursus.

L'idée ne lui plaisait pas du tout.

C'était son rêve, son ambition – devenir Auror. Elle avait tant travailler pour réussir à rentrer dans ce cursus si sélectif et difficile, pour obtenir un stage prestigieux qui lui ouvrirait toutes les portes qu'elle voudrait plus tard. Elle n'avait pas passé ces sept années à s'entraîner pour rien !

En plus, elle sentait que sa magie revenait. Du moins, elle recommençait à faire de la magie instinctive, comme tous les enfants sorciers – sauf qu'elle était légalement adulte et devrait avoir une baguette magique. Enfin, elle en avait une bien sûr ; mais pas avec elle. Il fallait vraiment qu'elle convainque son père de la lui rendre – cela devenait de plus en plus urgent.

Du moins à ses yeux, bien sûr. Elle qui avait toujours vécu dans la magie, en être soudainement privé l'agaçait, l'inquiétait presque. Même si elle savait se battre et se défendre, elle se sentait bien... Démunie, d'un coup.

Bien sûr, cela ne venait pas de n'importe où. Sa soudaine incapacité à se servir de sa magie venait de la dernière attaque s'étant produite sur l'école ; à trop se battre, à trop en faire et à ne jamais vouloir s'arrêter, elle s'était épuisée, elle comme sa réserve magique où elle puisait son pouvoir. Sans aucune force, elle avait été bien faible et incapable de se lever sans avoir le tournis – puis se temps était passé et elle avait cru en être débarrassé. Mais elle avait découvert que sa magie se fonctionnait pas comme elle aurait dû et elle était retournée voir l'infirmière. Le résultat était tombé : sa réserve de magie toujours aussi vide, elle ne pouvait rien ou quasiment rien utiliser. Elle l'avait invitée – ordonnée plutôt d'ailleurs – de venir la voir tous les deux ou trois jours afin de vérifier son état. Mais jusque là, rien n'avait été bien concluant.

Puisqu'elle n'avait pour l'instant plus cours, c'était là qu'elle se rendait : l'infirmerie.

Toujours un peu énervée, un brin angoissée, la Gryffondor mit son sac sur son épaule pour dénouer légèrement sa cravate, faisant tomber le nœud au niveau de sa poitrine, et défit les premiers boutons de sa chemise. Lorsqu'elle commençait à angoisser, à être en colère ou à se sentir mal, Erzsébet ne pouvait plus supporter le moindre contact avec sa gorge – dans ses moments-là elle faisait toujours en sorte d'enlever tout bijoux ou vêtement la gênant. C'était quelque chose que peu de gens au final savaient – elle ne s'était jamais sentie obligée d'en parler. De plus, elle estimait que c'était le genre d'informations qu'on pouvait utiliser contre elle, aussi seulement ses plus proches amis connaissaient ce tic. Bien évidemment, d'autres élèves avaient dû s'en rendre compte ; pas sûr cependant qu'ils en connaissent les causes.

Enfin elle fut aux abords de l'infirmerie. Surprise, la jeune femme entendit nettement des bruits de pas en plus des siens. Ils étaient peu à venir par ici en temps calme, aussi cela l'intrigua-t-il assez pour qu'elle s'arrête, attendant simplement que la personne arrive en face d'elle. Vu les bruits qu'elle percevait, il ne faisait pas de doute que la personne venait vers elle.

Elle ne tarda pas à voir un uniforme jaune et noir type des Poufsouffle apparaître, avant de reconnaître Feliciano. L'italien revenait de l'infirmerie ? S'était-il encore blessé ? Inquiète, Erzsébet l'interpella sans plus attendre, se dirigeant aussitôt vers lui pour lui attraper le poignet doucement, au cas où il voudrait s'enfuir.
On ne savait jamais, le connaissant.

« Feliciano ! Tu es bless- » La hongroise fronça les sourcils en détaillant le jeune homme – elle lui trouvait le visage un peu vide, les yeux trop tristes. « Feliciano, que se passe-t-il ? Tu reviens de l'infirmerie ? » Le détaillant encore, elle remarqua qu'il portait toujours son attelle sans pour autant avoir de béquilles. Ses sourcils se froncèrent encore plus et elle pinça ses lèvres, une hypothèse germant dans son esprit. « Ou tu devais y aller mais tu as préféré fuir ? »

Elle connaissait bien Feliciano, après tout – et c'était bien son genre de faire ça.




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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mar 22 Nov - 22:38

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
( Daniel Powter → Bad Day )
Un pas. Deux pas. Trois pas. C'était douloureux, mais il allait bien finir par s'habituer non ? Après tout, il ne pouvait pas aller à l'infirmerie tout le temps, quand bien même l'infirmière lui ait ordonné. Si, il pouvait ? Bien entendu qu'il pouvait, on le lui avait dit, on lui avait même fortement conseillé, si ce n'était ordonné. Mais aujourd'hui n'était tout simplement pas le bon jour, il n'avait pas la volonté nécessaire d'y aller, ni n'avait la force de supporter l'infirmière et ses remontrances. Non, tout ce qu'il souhaitait actuellement était de se mettre dans son lit, de s'enrouler dans sa couverture et de dormir pour oublier cette journée, et les quelques dernières qui s'étaient mal passées. En plus d'être las de tout cela, il se posait beaucoup trop de question qui le fatiguaient. Heureusement il n'avait plus ce devoir d'histoire de la magie en tête, ni un autre futur, ça n'aurait fait que l'achever. En revanche les deux devoirs, un de potion et un de défense contre les forces du mal, a rendre, la punition de sortilège pour nouvel oubli de baguette et les cours a rattraper ça ne le dérangeait, ni ne le tourmentait.

Mais forcément, quand on espère quelque chose et que la chance a décidé de faire la grève, c'est toujours le contraire qui arrive, en plus c'était plus amusant après tout, la vie était sadique et s'amusait bien de son malheur. Et que souhaitait le plus Feliciano pour le coup ? Ne croiser personne qui serait susceptible de l'envoyer à l'infirmerie, effectivement. Et qu'est-ce qui se passa ? Il croise quelqu'un, effectivement. Et forcément ce n'était pas n'importe qui. Il s'agissait là d'Erzsébet, sa maman de substitution. C'était raté pour retourner avec discrétion au dortoir - enfin, « avec discrétion » était plus que discutable.

Si possible il aurait amorcé un mouvement pour partir, si elle n'avait pas attrapé son poignet avec douceur pour l'en empêcher. Elle le connaissait vraiment trop bien.

« Feliciano ! Tu es bless- » Mais elle ne termina pas sa phrase, à la place elle le détailla, elle semblait lire en lui avec ces yeux verts. Après elle savait qu'il était blessé, ça ne datait pas d'hier. Puis elle reprit, plus inquiète. « Feliciano, que se passe-t-il ? Tu reviens de l'infirmerie ? » Il aurait bien aimé pour le coup, parce qu'il ne pouvait pas mentir, déjà il ne savait pas et Erzsébet le verrait immédiatement - puis le gronderait pour avoir essayé de lui mentir. Feliciano était passé par un millier d'émotion en moins de cinq secondes, il ne savait pas quoi répondre, il ne voulait pas aller à l'infirmerie mais il ne pouvait pas mentir. De toute façon la hongroise ne lui en laissa pas le temps. « Ou tu devais y aller mais tu as préféré fuir ? »

Crotte. Il avait été percé a jour, en moins de dix secondes et demies et sans avoir pu en placer une. C'était un comble pour lui qui parlait tout le temps. Après ce n'était pas comme s'il avait réellement voulu répondre... L'italien détourna les yeux, baissant la tête pour fixer le sol. Il ne pouvait pas supporter le regard de la gryffondor, ses sourcils froncés et sa bouche pincée lui rappelaient juste qu'il avait fait une bêtise - et pourtant ce n'était pas sa pire du mois... Et puis il était plus facile d'affronter les dalles grises du châteaux que les yeux verts pleins de reproches, mais aussi d'inquiétude - et Dieu qu'il n'aimait pas inquiéter les gens, encore moins les personnes qu'il aimait le plus au monde.

- Je n'ai pas envie d'y aller... Pas encore...

On aurait pu croire que cela ne dérangeait pas Feliciano de se rendre à l'infirmerie, surtout vu le nombre de fois où il y allait par semaine. Bien trop. Mais il détestait cela, tout comme son idiotie ou sa maladresse. Encore que la maladresse il s'y était fait au travers du temps. Mais en avouant à Erzsébet cela, qui le savait déjà probablement, il avait de nouveau posé ses yeux sur elle, et même dans un moment de déprime passagère Feliciano restait observateur, et vit alors qu'elle avait le cou clairement dégagé, signe de stress. Il avait mis du temps avant de remarquer ce tic de la part de la hongroise, puis il lui avait demandé la signification de ceci, avec toute l'impudeur et l'innocence du troisième année qu'il avait été. Le regard de l'italien se fit inquiet, la tristesse dernière envolée, l'état de la hongroise lui important plus que tout le reste pour le moment - plus tard il reviendrait sur ses problèmes, mais pas pour le moment.

- Erzsi tu... Que se passe-t-il ? Feliciano réalisa enfin qu'elle semblait se diriger vers l'infirmerie - même si quand il était arrivé, elle avait plutôt l'air de l'attendre -, il avait été trop concentré sur lui, quel égoïste il faisait en ce moment... Tu allais à l'infirmerie ? Tu es blessée ? Voilà une chose bien rare de la part de l'aînée, qui, elle, faisait attention...

Ce pouvait-il que ce soit en rapport aux études de son cursus ? Il savait bien que c'était loin d'être facile, et il ne souhaitait pour elle que réussite. Mais il ne fallait pas qu'elle se surmène trop. Après elle allait finir dans des états pas possible, avec un trop plein de stress qu'elle ne pourrait pas évacuer correctement. Appuyé de tout son poids sur sa jambe gauche pour éviter tout surmenage à la droite, Feliciano posa sa main libre sur le bras d'Erzsébet. Il n'avait pas peur qu'elle essaye de s'enfuir, si quelqu'un devait le faire c'était lui, mais chez lui le contact était instinctif, surtout quand il s'inquiétait, et ce geste était une façon de lui dire qu'il était là pour elle, même si tout son corps trahissait sa pensée, son inquiétude et sa peur qu'il soit arrivé quelque chose à la gryffondor. Pour lui, elle était bien trop forte pour qu'elle soit blessée, et il ne pensait plus à l'attaque, ni ne savait qu'elle avait épuisé sa réserve de magie, c'était bien impensable, c'était Erzsébet Héderváry, pas n'importe qui d'autre. Mais en même temps, pourquoi d'autre irait-elle a l'infirmerie ? Pas pour un bleu, encore une fois, elle n'était pas n'importe qui.

Oui, si elle se rendait à l'infirmerie, c'était forcément pour quelque chose de grave.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mar 13 Déc - 16:19

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet516 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Qu'on soit d'accord sur une chose ; Erzsébet adorait Feliciano. Depuis qu'elle l'avait vu la première fois, avec sa petite bouille craquante et ses yeux innocents. Elle s'était attachée à lui – même sa maladresse était attachante chez cet enfant. Si les forts instincts maternels qu'elle ressentait qu'on il était dans le coin l'avait largement étonnée au début, elle s'y était depuis largement habituée – elle n'en avait jamais vraiment fait cas, à vrai dire.

Feliciano, c'était son bébé, son petit garçon, point – et parfois, comme une maman, Erzsi se mettait en colère contre lui. Elle grondait, les mains sur les hanches et le regard furieux, parce qu'elle avait eu peur pour lui ou parce que parfois, il était vraiment trop, trop tête-en-l'air. Certaines fois, elle le prenait juste dans ses bras en lui faisant promettre de ne jamais recommencer – même si elle savait que ce ne serait peut-être pas le cas.

Et puis, certaine fois, comme maintenant, elle se contentait de soupirer.

« Je n'ai pas envie d'y aller... Pas encore... »

Parce qu'elle le comprenait quand même un peu, sur ce coup-là.
Elle-même n'avait aucune envie d'aller jusqu'à l'infirmerie encore une fois pour prendre des potions qu'elle voudrait bien ne pas avoir à prendre – et elle se doutait bien que c'était un peu la même chose pour Feliciano. Ça en devenait lourd, beaucoup trop.

Un soupir s'échappa de ses lèvres, et elle fixa l'italien, son regard devenant un peu plus dur – pour le coup, elle regretterait presque de forcer Feliciano à aller à l'infirmerie.
« C'est pour sa santé. » se morigéna-t-elle aussitôt.

Pourtant, elle n'eut pas le temps de parler – alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Feliciano avait bien eu le temps de remarquer les signes de son anxiété.

« Erzsi tu... Que se passe-t-il ? Tu allais à l'infirmerie ? Tu es blessée ? » s'inquiéta aussitôt son fils de cœur.

Une grimace déforma les traits de la hongroise un court instant – puis elle se reprit et, tenant toujours le poignet du Poufsouffle, l'entraîna plus ou moins à sa suite vers l'endroit où elle se dirigeait avant de l'apercevoir – l'infirmerie donc. Elle le surveillait du coin de l’œil, vérifiant qu'il n'avait pas de problème à la suivre et le soutenant au besoin.

Elle laissa la question de l'italien en suspend jusqu'à être devant la porte de l'infirmerie – là, elle fit une courte pause.

« Eh bien... J'ai simplement besoin d'aller à l'infirmerie moi aussi, de temps en temps... » Dans un geste qu'elle ne contrôla pas ni même ne prit conscience, elle fit descendre encore un peu le nœud de sa cravate, encore trop près de sa gorge à son goût. « Ce n'est rien de grave. » ajouta-t-elle finalement – elle mentait éhontément et le savait.

Elle poussa finalement la porte de l'infirmerie, entraînant une nouvelle fois l'italien à sa suite. Elle le fit s'installer sur un lit vide, qu'il puisse reposer sa cheville, puis retourna fermer la porte, en espérant échapper à d'autres questions auxquelles elle ne voulait pas forcément répondre.




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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Dim 22 Jan - 5:15

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
( Daniel Powter → Bad Day )
Après sa question, le silence se fit un instant, un court moment qui parut comme une éternité à Feliciano. Le silence, il l'exécrait, c'est pour cela qu'il parlait tout le temps, pour meubler ce maudit silence, qu'il soit gênant, pesant ou désagréable. Il n'y avait que pendant les devoirs sur table qu'il ne parlait pas, il réfléchissait mieux à haute voix en général mais il préférait qu'on évite de le penser en train de tricher, ce n'était en aucun cas son genre mais on ne savait jamais.

Puis Erzsébet cacha sa rapide grimace, qui ne lui échappa pourtant pas, et l'entraîna en direction de l'infirmerie. Feliciano n'émit aucune protestation, de toute manière soit elle l'ignorerait, soit elle le gronderait. Il suivit alors sans un mot, fichu silence il ne détestait encore plus, en essayant de rester sur ses pieds, difficilement cela dit. Elle fit une courte pause - mais bienvenue, sa jambe le lançait déjà - devant les portes de l'infirmerie, il se retrouvait a nouveau devant elles, il retint un soupir. Et finalement la Gryffondor se décida finalement `à répondre à son inquiétude.

« Eh bien... J'ai simplement besoin d'aller à l'infirmerie moi aussi, de temps en temps... » Et il la vit dégager encore plus son cou, ce qui l'inquiéta un peu plus, c'était si grave ? « Ce n'est rien de grave. »

Étrangement, et sans ironie, il n'y croyait pas. Lui qui ne voyait pas quand on lui mentait sous le nez, il ne pouvait pas, en l'ayant quelque peu observé, croire ce qu'elle lui disait. Mais il ne releva pas, parce-qu'il savait à quel point c'était pénible que quelqu'un relève des paroles qui ne voulaient pas inquiéter et qui était donc légèrement mensongère mais qui n'avait aucune conséquence, vraiment aucune, il avait déjà expérimenté cela, plus d'une fois. Bien entendu ce n'était pas un mensonge propre, parce qu'il ne le supportait pas, il ne pouvait pas et ne savait pas mentir de toute façon. Mais pour éviter d'inquiéter quelqu'un il lui arrivait de dire qu'il allait bien ou que ce n'était pas grave, ce n'était rien et il n'y avait pas de retour de bâton. Et puis, qui lui tiendrait rigueur s'il ne disait pas comment il allait réellement ? Personne. Et personne ne voyait qu'il n'allait pas bien, ou alors très peu, en l'occurrence il y avait Erzsébet mais c'était tout. Peut-être Ayunda, mais vu qu'ils ne se parlaient pas...

Les portes de chênes s'ouvrirent, ce fut a son tour de grimacer. Il ne voulait vraiment pas y aller, et pourtant la poigne d'Erzsébet sur son poignet lui indiquait clairement qu'il n'avait pas le choix. Il s'installa sur un lit vide, le plus proche possible de la sortie, qu'il fixa un moment quand il les vit se faire refermer par la rouge et or, c'était comme voir les portes d'une cage se refermer. Du moins, c'était son ressenti. Il ne pourrait pas partir, il allait devoir y rester. La Gryffondor l'évitait du regard. C'était un comportement qu'il ne comprenait que trop bien en vérité. Il le voyait parfaitement, parce qu'il l'utilisait lui-même dans certains cas. Et comme elle avait utilisé la même technique du léger mensonge sur son état, il comprenait parfaitement le reste de son comportement. En général, lui se contentait de sourire et d'essayer de détourner le sujet. Seulement dans le cas présent ce n'est pas chose facile...

Des bruits de pas firent tourner la tête de Feliciano. L'infirmière... Il jeta un coup d’œil à Erzsi, espérant qu'elle changerait finalement d'avis et le laisserait partir, mais c'était mal barré.

« Et bien, et bien, qu'avons-nous là ? »

Le Poufsouffle se contenta de baisser les yeux. De toute manière l'infirmière devait savoir exactement pourquoi Erzsébet et lui étaient là. Pour lui ce n'était pas difficile. Depuis sa première année il venait au moins trois fois par semaine minimum. Il y avait des fois où c'était bien plus ou encore il y reste quelques jours. Que ce soit pour maladie, pour blessure, il venait bien trop souvent à son goût. Il passait bien moins de temps dans son dortoir, ou du moins c'était l'impression qu'il donnait.

« Où sont tes béquilles ? »

La question fatale et attendue venait de tomber. Feliciano dégluti doucement, il allait se faire gronder. Les yeux rivés sur sa jambe, évitant tout contact visuel, et après un court silence il se décida a répondre.

- Dans la salle d'histoire de la magie...

Il avait honte de les avoir oublié. Peut-être qu'à cause de cet écart il avait aggravé son cas... Encore plus qu'en étant allé boire avec Arthur... Ce n'était probablement pas possible, parce qu'il savait qu'il l'avait déjà bien bousillé ce soir là, il en avait fini en fauteuil roulant tout de même...

Le jaune et noir vit, du coin des yeux, l'infirmière soupirer et s'en aller, probablement pour aller chercher des béquilles en attendant et une potion contre le douleur. En soit, comme d'habitude quoi. Il l'entendit très clairement marmonner contre le fait qu'il soit tête en l'air, et aussi contre sa beuverie dernière avec l'écossais. Il était vrai que ça l'avait plutôt énervé de le voir arriver, porté par Ludwig parce qu'il était incapable de faire un pas sans tomber, sa jambe ne le supportant plus. Près quelques examens, elle lui avait dit que sa jambe allait guérir, mais qu'elle garderait des séquelles a vie. Elle ne pouvait pas faire trop de miracle sur ce coup là. S'il s'était tenu, n'avait pas été se soûlé pour une raison idiote, peut-être que sa jambe aurait guéri rapidement et ne l'aurait plus jamais fait souffrir à moins qu'il ne s'y mette un coup ou ne la casse de nouveau. Mais pour le coup, il allait garder des traces a vie.

Feliciano évitait clairement le regarder d'Erzsébet. Elle devait être au courant, mais elle ne lui en avait pas parlé.Après tout, les Poufsouffle le savait et l'information avait dû traverser Poudlard en un rien de temps. Comment ça Arthur Kirkland avait passé la nuit avec Feliciano Vargas sur le canapé des Poufsouffle ? Même lui l'avait entendu. Et pourtant les seuls a qui il en avait légèrement parlé c'était Kiku et Ludwig. Même que ce dernier avait pensé, à cause de ses douleurs à l'arrière train et son amnésie due à l'alcool, qu'il lui était arrivé malheur. Ce qui était impossible, le Serdaigle se faisait des films. Parce qu'il était certainement tout simplement tombé, voilà tout. Après tout, avec son attelle - parce qu'il n'avait que cela le soir de sa cuite - il avait un équilibre réduit, déjà que de base il n'était pas très stable... Et puis de toute manière, ils auraient retrouvé des traces si ça s'était arrivé, ce qui n'était pas le cas. Il en était certain, ce ne pouvait pas être arrivé. Et pour le coup, il espérait ne plus avoir a en parler, ce serait très bien. Déjà qu'il passait une bien mauvaise journée, il aimerait qu'elle n'empire pas si possible.[/b]
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Dim 22 Jan - 6:39

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet763 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Erzsébet resta un court instant face aux portes tournant le dos à Feliciano et au reste de l'infirmerie. Là, tout de suite, elle ne se sentait pas capable de faire bonne figure – et elle détestait ça.

Elle détestait cette sensation de faiblesse qui la saisissait, refusant de la lâcher, s'accrochant à son ombre et à ses pas pour ne jamais la quitter.
Ouais, elle détestait vraiment ça ; après tout, Erzsi, elle n'était pas faible. Loin de là, même – c'était une battante, une combattante, une qui n'hésitait jamais face au danger.

Enfin, elle devrait hésiter un peu plus. Ça lui éviterait de se retrouver à l'infirmerie – ça lui éviterait d'avoir des problèmes de magie.

Un léger soupir franchit la barrière de ses lèvres, et elle se retourna, fière, droite, sans une once de doute sur son visage ; elle avait bien trop l'habitude de prendre un masque de circonstance, à force. Elle intercepta le regard de Feliciano, comprenant sa demande muette – mais elle se contenta d'un léger sourire, un brin encourageant. Elle savait que ce n'était pas franchement une joie pour lui de se retrouver ici – elle commençait à avoir l'habitude de venir le chercher, de le voir occuper un de ces lits aux draps blancs. Elle s'était résignée depuis bien longtemps à le voir si sujet à des visites régulières en ces lieux que pourtant nombres de personnes avaient tendance à fuir.

« Et bien, et bien, qu'avons-nous là ? »

La hongroise détacha son regard de l'italien pour fixer l'infirmière qui venait d'arriver, sûrement alertée par ce sixième sens qui la prévenait de chaque entrée dans son antre – un peu comme un dragon dans sa caverne qui veille sur son trésor.

Elle l'écouta sermonner Feliciano – sachant très bien que ce serait son tour plus tard. C'était peut-être un des seuls points commun entre elle et le Poufsouffle, peut-être ; la sale habitude de désobéir aux consignes de l'infirmière, qui pourtant ne voulait que leur bien. Quoique, actuellement, elle ne pouvait pas trop désobéir, elle – merci à son père qui lui avait confisqué sa baguette.

Elle regarda attentivement l'italien, parcourut sa blessure du regard – comme une mère couvant son petit. Une ride soucieuse lui barra un instant le front, et elle croisa les bras.

« Vous n'auriez pas une autre paire de béquilles à lui prêter ? Je vous rapporterai l'autre, si vous voulez. »

Hors de question que Feliciano se balade sans rien comme ça. Sinon, rien à faire, elle le porterait jusqu'à sa Salle Commune, dans la Grande Salle et même jusqu'à ses cours. Quitte à lui trouver un autre élève pour le porter. Tiens, ça pouvait être une idée, ça....

Avant qu'elle n'ait pu approfondir sa pensée, l'infirmière attira à elle une paire de béquilles jusque là parfaitement rangée, et les colla au lit de l'italien, avant de repartir à ses recherches de potions.

« Ne vous dérangez pas pour l'autre paire, je la récupérerai de toute façon. » Affirma l'adulte avant de laisser les deux élèves derrière elle pour leur chercher ce qui convenait.

Le regard de la hongroise se porta une nouvelle fois sur son fils de cœur, encore une fois teinté d'inquiétude. Elle avait, bien évidemment, entendu les rumeurs – elle raffolait des potins, après tout, et s'y intéressaient bien plus lorsque ça concernait ses proches.

Arthur et Feliciano... Franchement. Elle les ignorait si proche, à vrai dire – ou peut-être était-ce juste le hasard de la soirée ? Oui, c'était possible aussi.

Lasse de rester debout, la Gryffondor alla s'asseoir sur le lit qu'occupait déjà le plus jeune, autant par envie d'être plus proche de lui que pour mieux le surveiller en cas de tentative de fuite de sa part.

« Feliciano ? » Interpellant le regard du plus jeune, la jeune femme continua sur sa lancée, bien décidée à obtenir des réponses à ses questions. « Dis-moi, tout le monde dit partout que tu as dormis dans la Salle Commune des Poufsouffle avec Arthur après avoir bu avec lui... »

Elle s'arrêta un instant, observant les réactions de son cadet.

« Vous n'avez rien fait, n'est-ce pas ? » Simple vérification de sa part. « Et tu ne t'es pas plus blessé que tu ne l'es déjà, c'est-ce pas... ? »

Sa voix s'acheva sur un grondement presque menaçant, comme interdisant à Feliciano de n'avoir ne serait-ce que l'idée, la pensée de lui mentir une demie-seconde.
Ce qu'elle voulait, à l'instant, c'était apaiser ses inquiétudes – être un peu plus rassurée.
Et surtout, la vérité.




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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mar 28 Fév - 21:16

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
( Daniel Powter → Bad Day )
Feliciano se demandait encore comment il avait réussi a oublier ses béquilles dans la salle d'histoire de la magie. Après tout, il avait du mal à marcher sans, c'était ce qui lui servait d'équilibre en ce moment. Il n'était jamais si peu tombé que depuis qu'il les avait. Évidemment qu'il tombait toujours, mais bien moins, et ça, c'était étrange, il n'arrivait pas à l'expliquer. Ce n'était certainement pas un peu de la chance du moment, il n'avait pas de chance actuellement. Ça se saurait sinon. Déjà il ne serait pas à l'infirmerie, pour commencer. Et il n'aurait pas de problème à la jambe. Ce serait déjà une grande avancé pour lui.

Après que l'infirmière eut amené une nouvelle paire de béquille - il la remercia en s'excusant une nouvelle fois d'avoir oublié l'autre paire -, Feliciano la suivit de regard pendant qu'elle s'éloignait à la recherche d'une potion pour soulager son mal. Il essayait de ne pas trop y penser, que ça ne reste pas dans sa tête. Plus il se concentrait dessus, plus son mal faisait surface et le lançait. Il devait penser à autre chose, voire même discuter avec Erzsi...
Le truc, c'est que connaissant Erzsébet, il savait qu'elle allait lui ressortir son histoire de beuverie avec Arthur. Les rumeurs c'était son truc. Ils n'en parlaient pas souvent, parce que l'italien ne les écoutait pas autant qu'elle, et les apprenait surtout d'elle quand ils en parlaient. Mais là, ça le concernait, c'était différent. Et si ça avait été l'inverse, il ne se serait pas privé de le faire, c'était certain.

« Feliciano ? » Alors là il le sentait mal.  « Dis-moi, tout le monde dit partout que tu as dormis dans la Salle Commune des Poufsouffle avec Arthur après avoir bu avec lui... » Et il avait eu raison. Il avait reposé son regard sur elle alors qu'elle continuait. « Vous n'avez rien fait, n'est-ce pas ? » 

Forcément, il s'était senti rougir, alors que non, ils n'avaient rien fait. C'était idiot, il ferma les yeux un instant en se maudissant intérieurement. Maintenant elle allait croire qu'il lui mentait. Alors qu'il ne savait pas mentir, et n'aurait pas l'idée idiote de lui mentir. Surtout pas à Erzsébet. Il savait qu'il avait des problèmes mais pas celui-là.

- Non, on n'a rien fait...

Il souffla un peu. En vérité Arthur lui avait fait un suçon en dormant, mais ça elle n'était obligé de le savoir, non ? Bien que maintenant il soit totalement parti de ce fait ça ne servait à rien de le remettre sur le tapis. Mais la Gryffondor ne semblait pas décidé a le lâcher, quelque chose qu'il pouvait parfaitement comprendre.

« Et tu ne t'es pas plus blessé que tu ne l'es déjà, c'est-ce pas... ? »

Le ton utilisé dissuadait complètement Feliciano de lui dire quoi que ce soit pour ne pas l'inquiéter. L'italien aurait pu lui dire que non, ça ne l'avait pas blessé plus, mais compte tenu des circonstances... Il garderait des séquelles à vie parce qu'il avait tout aggravé. Et le pire était : il ne se souvenait même pas ce qu'il avait fait. Feliciano secoua négativement la tête.

- Si... Non, il n'allait pas lui mentir, il n'était pas suicidaire.  J'ai aggravé ma blessure à la jambe... Je me suis fait gronder pour ça. Et je... Il chercha ses mots, devait-il le dire ? Je vais... L'infirmière a dit que j'allais garder des séquelles pour toujours...

Il avait baissé les yeux a la révélation. Il ne pouvait pas soutenir le regard de la hongroise. Feliciano se sentait encore plus stupide que d'habitude pour avoir réussi a se blesser autant. Tout ça parce qu'il avait bu. Quel idiot il avait été de proposer à Arthur. Et en plus Ludwig avait crié sur le Serpentard alors que c'était entièrement sa faute. Il s'en voulait pour cela aussi. Il n'arrêtait pas les bêtises en ce moment. Et chaque fois il le regrettait un peu plus. C'était sûrement un retour de bâton pour les mensonges qu'il avait fait à sa mère durant sa jeunesse. Ces mensonges qu'il regrettait et qu'à cause de cela il s'était juré de ne plus jamais mentir - si bien que maintenant il en était carrément incapable parce que tout le monde le voyait directement quand il essayait simplement de cacher quelque chose.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mer 1 Mar - 18:39

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet964 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Erzsébet connaissait la maladresse de Feliciano – depuis le temps, elle en avait même l'habitude, ne pouvant s'empêcher de laisser s'échapper un soupir lorsqu'on lui rapportait que le Poufsouffle était encore passé par la case infirmerie mais veillant toujours sur lui. Pourtant, ça n'empêchait pas l'italien de se retrouver régulièrement blessé, alité dans les draps blancs de ce lieu habituellement fuit par les résident du grand château écossais, visité par ses proches inquiets dont elle faisait partie.

Dans un sens, il fallait l'avouer, elle se sentait un peu coupable – de ne pas pouvoir protéger Feliciano. De ne pas pouvoir être là pour l'empêcher de tomber, de se faire mal, de trébucher encore et encore. Car oui, après tout, cela elle le savait aussi – le pire ennemi de l'italien, c'était lui-même. Il se faisait mal tout seul, physiquement – mais il ne pouvait pas non plus s'empêcher de se torturer l'esprit et de culpabiliser sur des choses dont il n'avait aucun contrôle. Elle aurait tellement aimé pouvoir le protéger de toutes ces mauvaises pensées qui l'empêchait très certainement de trouver le bonheur.

Pire que de se voir alors comme une mauvaise amie, elle se considérait alors comme une mauvaise mère – incapable d'aider ce petit garçon que son cœur avait adopté.

C'était pour ça qu'en règle générale, elle était bien plus attentive aux rumeurs qui concernait Feliciano. La plupart du temps, elle savait d'elle-même démêler le vrai du faux et voir lorsqu'un potin était bien trop gros pour être réel, trop peu correspondant à la personnalité du petit italien pour que ce soit vérité.

Mais là, elle en doutait – cette vérité lui semblait réelle. C'était bien quelque chose dont son protégé était capable, après tout – s'endormir après une beuverie avec un ami. Bien qu'elle soit encore surprise qu'on puisse dire que Feliciano et Arthur étaient amis. (Depuis quand était-ce le cas, déjà ?)

« Non, on n'a rien fait... »

Elle connaissait suffisamment le Poufsouffle pour savoir qu'il détestait mentir. Donc qu'il ne le faisait pas. Pourtant, alors même qu'il prononçait ses mots, il rougissait, détournait le regard – tel un menteur. Un léger sourire vint flotter un bref instant sur les lèvres de la hongroise, qui mit rapidement cette réaction sur le compte de la gêne que devait ressentir son protégé – à l'idée ou à repenser à cette soirée.

Puis tout sourire s'effaça, alors qu'elle écoutait Feliciano répondre à sa deuxième question.

« Si... J'ai aggravé ma blessure à la jambe... Je me suis fait gronder pour ça. Et je... Je vais... » Feliciano semblait hésiter, et Erzsébet se demanda un instant si la réalité était devenue si dure que ça – si il s'était tellement blessé que tout à présent était irréparable. « L'infirmière a dit que j'allais garder des séquelles pour toujours... »

Erzsi ferma ses yeux, et son souffle se bloqua un instant dans sa gorge.
Des séquelles à vie.
Elle rouvrit doucement ses paupières, fixant l'italien qui baissait la tête, comme n'osant plus la regarder – et elle pouvait deviner qu'il se sentait coupable, bête, qu'il s'en voulait – qu'encore une fois il se torturait l'esprit. Alors elle tendit les bras, l'attrapa, le serra contre elle – comme une vaine tentative pour le libérer de ses démons, comme un doux essai pour le consoler et lui signifier qu'il pouvait pleurer contre elle.

Elle se promit de demander plus de détails à l'infirmière, sans en parler directement à Feliciano – parce qu'elle se doutait que c'était déjà assez dur pour lui, sans en rajouter derrière.

« D'accord... » Elle glissa sa main dans les mèches châtains de son protégé, sans chercher à parler plus.

Pourquoi l'accabler de reproches alors qu'il s'en voulait déjà, après tout ? Surtout qu'elle était mal placée pour le faire, elle-même n'hésitant jamais à aller bien au-delà de ses limites sans réfléchir et se prenant les conséquences de ses actes dans la figure après. Elle s'était battue jusqu'à l'épuisement, cherchant encore et encore en elle la moindre parcelle de magie à utiliser, ne laissant même pas le temps à cette dernière de se régénérer doucement – alors elle se retrouvait à ne juste plus pouvoir utiliser sa magie, devenue trop fluctuante et désobéissante.

Au final, que Feliciano se blesse et se re-blesse derrière, aggravant le tout sans que cela ne puisse jamais disparaître, ce n'était pas très étonnant. Elle n'en ressentait pas de surprise – juste de la tristesse, encore – et une légère pointe de culpabilité, de ne pas avoir su le protéger, encore. Elle lâcha un léger soupir, encore, gardant Feliciano contre elle, comme cherchant à le rassurer – ou était-ce elle qu'elle voulait rassurer ? Se dire que tout ira bien, que ce n'était rien, qu'il vivrait très bien avec alors même qu'elle ne savait pas exactement ce qu'était ces séquelles ?

Elle ferma une nouvelle fois les yeux, alors que des pas se faisaient entendre – et l'infirmière revint, potions en mains.

« Voici pour vous, Monsieur Vargas. » Elle tendit à l'italien la première potion, avant de fourrer la deuxième dans les mains de la hongroise. « Et la votre, Miss Héderváry. Et pas de tests aujourd'hui. »

La Gryffondor ne put s'empêcher de grimacer. A tout avouer, elle espérait échapper à la potion et se contenter de quelques tests – mais visiblement l'infirmière avait décidé de faire l'inverse. Elle se tourna vers son cadet, vérifiant d'abord qu'il prenait bien sa potion pour soulager ses douleurs.

« Allez Feliciano, à toi l'honneur. » dit-elle d'un ton léger, presque comme si l'italien ne lui avait rien avoué avant, comme si elle ne l'avait pas désespérément serré contre lui car démunie dans sa réponse. Mais son regard restait vriller au sien, un brin inquiet, veillant au grain – maternel.




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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mar 14 Mar - 17:48

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
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Le jeune Poufsouffle s'était attendu a des reproches, comme quoi il ne faisait pas assez attention, qu'il devrait peut-être un jour apprendre a mettre un pied devant l'autre convenablement, qu'il n'aurait pas dû boire alors qu'il était blessé, que ça avait été un comportement stupide, qu'il n'avait surtout aucune raison d'aller boire de la sorte - qu'ils croyaient. Bref, tout ce que tout le monde lui avait dit.
Mais Erzsébet n'était pas tout le monde. Erzsébet s'était sa mère de cœur. Erzsébet s'était aussi la personne qui le comprenait le mieux quant il s'agissait de ne pas prendre en compte les conseils de l'infirmière et de faire presque le total opposé, sans forcément que ce soit voulu. Après tout il n'avait pas voulu aggraver sa blessure, il se serait volontiers passé des séquelles à vie.
Ce n'était pas grand chose, il aurait mal de temps à autre, son genou serait plus fragile et risquait de se casser souvent, surtout vu qu'il tombait beaucoup. Mais ça restait quelque chose qu'il devrait se trimballer jusqu'à sa mort - qui, vu la chance qu'il se tapait, surviendrait dans peu de temps.
Alors forcément, Erzsébet ne le gronda pas, n'haussa pas le ton. Elle ne fut que triste, serrant le cœur de l'italien. Il la rendait triste, ce qu'il évitait à tout prix normalement. Sans pour autant y parvenir systématiquement.

« D'accord... »

Feliciano releva la tête alors que la Gryffondor passait sa main doucement dans ses cheveux. Juste à temps pour la voir tendre les bras et l'attirer contre elle, pour lui faire un câlin, qu'il lui rendit immédiatement. Quand elle le prit dans ses bras il se senti protégé, comme si jamais rien ne pourrait lui arriver, que la hongroise qui se prenait pour sa mère serait toujours là pour le protéger d'absolument tout. Qu'avec cela il n'avait plus à avoir peur de l'homme corbeau, de la marque dans son dos ou même de ses blessures aussi graves que superficielles. Comme si ces bras protecteurs avait un pouvoir surhumain, bien plus magique que toute la magie que pouvait contenir le château. C'était comme les bras d'une mère, tantôt encourageant, tantôt en colère mais toujours là pour soi. Il nicha son nez dans le cou de la Gryffondor un moment, en silence, serra son pull de ses mains. Comme s'il s'accrochait désespérément à une bouée de sauvetage, comme si Erzsébet de par ce câlin pouvait lui faire oublier son mal être, physique, moral. Tout ce qui le rongeait.Tout s'envolait l'espace d'une minute, l'espace d'un câlin.
Feliciano releva alors la tête aux pas de l'infirmière revenant, sans pour autant lâcher sa mère de substitution.

« Voici pour vous, Monsieur Vargas. » Il murmura un petit « grazie » en direction de l'infirmière en prenant la potion, prenant garde à ce qu'elle ne lui échappe pas des mains, il se savait capable de ça. « Et la votre, Miss Héderváry. Et pas de tests aujourd'hui. »

Il regarda Erzsi, presque surpris - devait-il vraiment l'être la connaissant ? Des tests ? De quoi elle parlait ? Il baissa les yeux, comme s'il l'avait dit à haute voix, et qu'on le grondait, lui disant de ne pas poser la question. Il se sentait stupide, c'était précisément la raison pour laquelle la hongroise était venue et ne s'était pas étendue sur le sujet, ayant tous droits du monde quant à cela bien évidemment. Son regard se reposa sur elle, sans l'ombre d'inquiétude, enfin si mais c'était infime, il avait pleinement confiance en elle. Comme l'expression le disait, il irait à la guerre avec elle, les yeux fermés - ironiquement, ils l'étaient presque déjà, en guerre.

« Allez Feliciano, à toi l'honneur. »

Feliciano leva la fiole en soupirant, murmura « salute » avant de la boire, cul-sec, sans grimace. Il était beaucoup trop habitué aux goûts immondes et depuis il n'en ressentait quasiment plus le goût et vu le nombre de fois où il devait en prendre, ce n'était pas plus mal. Bien que ce ne soit pas plaisant de voir à quel point il était habitué à ce goût qui restait dans la bouche, ce goût amer de plante médicinale. Il poussa un soupir. L'infirmière vint alors l'allonger, comme s'il était un enfant qui ne savait pas se mettre sous les couettes, comme s'il avait besoin d'une perpétuelle assistance - pas loin du compte mais tout de même.

« Vous allez vous reposer une heure ou deux avant de pouvoir repartir terminer votre journée. Et ce soir au lit tôt après un bon repas. »

Ça c'était des conseils auxquels il n'allait pas désobéir, pour sûr. Feliciano se couchait tôt tous les jours en général. Il avait besoin de ses huit heures de sommeil s'il ne voulait pas s'endormir dans la journée, en cours ou n'importe où ailleurs - il s'était déjà endormi dans les toilettes une fois à cause d'un manque de sommeil dû à des insomnies. Et pour ce qui était du bon repas, ce n'était pas non plus un problème. Cliché ou pas, il mangeait et bien, de tout. Alors qu'il ne s'habituait toujours pas aux spécialités britanniques, malgré tous ses efforts, bien qu'il habite à Poudlard depuis ses neuf ans. Évidemment, s'il fallait, il se glissait en cuisine, se préparer un repas digne de ce nom et le tour était joué. Les elfes commençaient à bien le connaître et le laissait faire, l'aidant s'il demandait. Feliciano aimait la compagnie des elfes de maison, et essayait d'aller les voir le plus possible dans la semaine, de passer un moment avec eux, juste pour discuter.
Alors il hocha simplement la tête pour l'infirmière, qu'elle sache qu'il avait compris et qu'il n'allait pas désobéir. Il le promettait, de manière muette. Mais il lança tout de même un regard à Erzsébet, c'était son tour de prendre la potion, et par ce se regard il la soutenait. Il était très à même de comprendre ce qu'elle vivait après tout. Encourageant, il tenta même un petit sourire, peu convainquant mais il était là et c'était déjà pas mal.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Jeu 30 Mar - 21:16

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet528 mots ▬ dialogue en gras
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Erzsébet surveillait de très près Feliciano. Un peu comme une maman louve – ou une mère poule – elle veilla à ce qu'il boive bien sa potion, puis qu'il soit bien installé lorsque l'infirmière le fit s'allonger. À défaut de le garder contre elle comme quelques minutes auparavant, elle conserva la main de l'italien serrée dans la sienne. La hongroise ne pouvait pas réellement expliquer l'amour qu'elle ressentait envers son cadet – son instinct maternel s'était réveillé à leur rencontre, et ne l'avait plus quitté depuis. Elle se sentait le devoir de veiller sur lui, de l'aimer comme une mère le ferait – ce n'était pas une obligation, mais un choix. Choix que son cœur avait fait et qu'elle avait toujours suivit. C'est pour cela qu'à présent, elle se sentait le droit de s'enquérir de son état, de s'en soucier, de rester à ses côtés – et elle était sûre de ne pas mentir en disant qu'elle était l'une des personnes qui connaissait le mieux Feliciano.

Elle écouta les instructions que l'infirmière donnait à l'italien, et fut soulagée en constatant que son cadet n'aurait sans doute aucun problème à s'y tenir. Bien manger ? Aucun problème. De même pour le repos, elle savait qu'il tiendrait sans problème. Un léger sourire étira ses lèvres, et elle sentit un poids quitter ses épaules. Même si elle allait devoir encore s'entretenir avec l'infirmière afin d'avoir plus de détails sur la blessure de Feliciano, au moins il avait l'air de ne pas avoir de problème pour l'instant.

Erzsi croisa le regard de son cadet et une légère grimace lui échappa. Oui, effectivement, c'était à son tour de prendre sa potion à présent. Elle était censée l'aider à régénérer sa réserve de magie, qui n'arrivait plus à se suffire à elle-même. Erzsébet avait bien remarqué que ça l'aidait quelque peu, mais sur des périodes de plus en plus courte – il faudrait d'ailleurs qu'elle en touche un mot à l'infirmière. Néanmoins, elle se saisit du flacon et le leva vers Feliciano, comme pour trinquer, avant de la boire cul-sec. Sa dernière déglutition lui arracha une grimace, la potion n'étant guère fameuse. L'infirmière qui ne l'avait quitté des yeux prit la parole, vérifiant d'un œil expert qu'aucun effet secondaire indésirable n'apparaissait.

« Bien. Vous, vous aller me faire une petite sieste pour que tout ça agisse correctement. »

La hongroise hocha la tête, avant de se mettre à bailler sous l’œil de Feliciano qui ne l'avait pas quitté des yeux. L'infirmière s'en alla s'occuper d'autres élèves ou travailler sur une potion ou une autre – qui sait ? – les laissant seuls. La Gryffondor contempla un instant le lit où elle était toujours assise et où était allongé le Poufsouffle, avant de sourire.

« Tu me laisses une place ? »

Comme l'ayant comprise avant même qu'elle ne prononce ces mots, Feliciano s'était déjà décalé un peu, lui laissant tout le loisir de s'allonger à côté de lui – ce qu'elle fit sans tarder. Elle sentait déjà la potion agir, travaillant sur son corps et l'épuisant au passage. Instinctivement, elle referma son bras contre son cadet qui se blottit dans l'étreinte, et Erzsébet s'endormit.




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