Février 1992 - Poudlard.






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Natalya Braginskaya (Biélorussie)

♀ ; 7ème année ; Serpentard

Natalya est la cadette de la fratrie des Braginsky et sans doute la plus…intimidante des trois. Il se dégage d’elle une aura assez froide qui ne donne réellement pas envie de chercher la dispute.
Elle est très proche de son frère et de sa soeur, notamment d’Ivan pour qui elle a une possessivité et une affection particulières.
C’est une personne qui est considérée comme forte mentalement, dotée d’un calme olympien.
Il lui arrive cependant d’être assez vulgaire sur les bords.
Son coeur de glace pourrait cependant cacher une personne loyale et protectrice envers les gens qu’elle aime.

Tino Väinämöinen (Finlande)

♂ ; 7ème année ; Poufsouffle

Tino est décrit comme étant simpliste, doux et honnête, ainsi que mature. Il se soucie beaucoup des autres.
Calme et sérieux, il travaille dur en classe.
Très bavard, il fera tout pour détendre l'atmosphère.
Il supporte très bien le froid, habitué à la température de son pays.
Il a un certain goût pour les saunas, l'alcool et les sucreries.
Mei Xiao (Taïwan)

♀ ; 6ème année ; Gryffondor

Cette jeune fille est considérée comme ayant un fort tempérament et une volonté de fer.
Toujours à la mode, elle est du genre à regarder toutes les nouveautés vestimentaires.
Bien qu'elle soit sociale et joviale, elle est souvent préoccupée ou stressée par ce qui l'entoure.
L'asiatique cuisine également très bien et a de la conversation.
C'est également la cousine de Yao Wang.

Sadık Adnan (Turquie)

♂ ; 9ème année ; Gryffondor

Le Turc est avenant au premier abord, très amical et accueillant.
Bon vivant, il aime la bonne nourriture et cuisiner.
Il a la facheuse habitude de se mettre en compétition avec son entourage et ceux dans n’importe quelle situation.
Il est d’une nature bornée et a tendance à parler fort. Il a ce don de savoir se mettre en spectacle et fait toujours attention à bien prendre soin de son apparence.
Il sait faire preuve de sérieux et peut être une personne très réfléchie quand il s'y met.
Il entretient une relation bien particulière avec Heracles Karpusi. Quel genre ? Personne n’a jamais su le définir. Même eux.
Nichkhun Chomesri (Thaïlande)

♂ ; 8ème année ; Poufsouffle [nom et prénom modifiables]

Il a le tic verbal de dire “Ana~” et s’adresse aux gens en les vouvoyant.
Il est d’apparence calme et d’un tempérament pacifique.
Les choses qu’ils détestent le plus sont les monstres et les fantômes mais contradictoirement, il adore les films d’horreur moldus.
Quand il travaille, il y dévoue toute son âme et sa patience.
Il traite toujours les conflits avec une incroyable diplomatie.
La plupart du temps, il parait complètement absent, l’esprit ailleurs mais bienveillant.
Il est aussi le cousin de Shandara Norasingh.

Sen Mông Suong (Viêt Nam)

♀ ; 7ème année ; Serdaigle [nom et prénom modifiables]

Cette jeune fille est, parmi les asiatiques, sans aucun doute l'une des plus sages. Peut-être un peu froide et discrète, mais courtoise et bien élevée.
Ce qui ne l'empêche pas pour autant d'être franche et d'avoir une certaine force mentale, de par laquelle elle ne laisse pas ses émotions lui faire perdre facilement ses moyens.
Celle-ci est cependant gênée quant au regard des autres et surtout sur l'image qu'elle renvoie.
Sourire est une option, et les photos sont toujours embarrassantes.
Comme passe-temps, la vietnamienne s'occupe de ses dix doigts. Habile de ses mains, il n'est pas rare de la voir faire quelques travaux pratiques, comme de la broderie...
Heracles Karpusi (Grèce)

♂ ; 8ème année ; Serdaigle

Malgré son air assez calme et insouciant, le Grec est quelqu’un de sérieux.
Sa passion pour les chats et les vieux monuments n’ont aucune limite.
Il est bien du style à s’endormir pendant les cours, les repas...Et un peu partout en fait.
Il s’entend assez bien avec Kiku Honda, et possède une relation étrange avec Sadiq Adnan que personne ne sait définir comme étant de la haine ou bien de l’amitié.
Ivan Braginsky (Russie)

♂ ; 8ème année ; Serpentard

Aux premiers abords, Ivan est considéré comme quelqu’un “d’angoissant”, et les rumeurs circulants sur lui n’arrangent en rien sa réputation.
Pour autant, dès qu’on commence à discuter avec le Serpentard et qu’on apprend à le connaître, beaucoup comprennent que les apparences ne font pas tout.
Effectivement, Ivan se révèle être quelqu’un de souriant, chaleureux et de bonne compagnie.
Cependant, méfiez vous tout de même ! Ivan, comme dit précédemment, n’est reste pas moins un Serpentard, et si vous êtes dans sa liste noire… Qui sait ce qu’il pourrait trouver comme méfait pour vous faire comprendre l’aversion qu’il a envers vous.
Le conseil conseil qu’on pourrait donné serait de ne pas attiser sa colère et d’être son ami plutôt que son ennemi.

Ana Bonnefoy (Gaule)

♀ ; Professeur de botanique [prénom modifiable]

Lire le scénario.

Hannon Barca (Carthage)

♂ ; Professer de vol [prénom et nom modifiables]

Lire le scénario.
Joshua N. Atkins (Washington DC)

♂ ; 1ère - 2ème année ; Gryffondor

Lire le scénario.

Cahaya Koeswoyo (Majapahit - Empire de Java)

♀ ; Conseillère d'orientation [prénom modifiable]

Lire le scénario.

Voir d'autres prédéfinis et scénarios.



ϟ Gryffondor : 16
ϟ Poufsouffle : 13
ϟ Serdaigle : 10
ϟ Serpentard : 15
ϟ Adultes : 5
ϟ Total : 59

ϟ Garçons : 43
ϟ Filles : 16

ϟ Sang-purs : 15
ϟ Sang-mêlés : 36
ϟ Nés-moldus : 8

ϟ 1ère année : 1
ϟ 2ème année : 5
ϟ 3ème année : 3
ϟ 4ème année : 2
ϟ 5ème année : 6
ϟ 6ème année : 10
ϟ 7ème année : 14
ϟ 8ème année : 12
ϟ 9ème année : 1
























 
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[12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry

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MessageSujet: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mer 12 Oct - 23:07

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
Cela devait faire au moins cinq longues minutes que Feliciano fixait la porte de l'infirmerie. C'est un de ses camarades qui lui avait dit d'y aller, parce que dans la précipitation il avait oublié ses béquilles dans la salle de classe d'histoire de la magie et que M. Beilschmidt n'était plus là quand ils s'en étaient rendus compte - deux têtes en l'air. Après tout, il était, comme d'habitude, sorti de la classe très rapidement, il ne voulait pas rester, il ne voulait pas avoir a se confronter avec le professeur. Oh non, il lui faisait bien trop peur pour cela. En plus il venait tout juste de lui rendre son parchemin, qu'il savait d'avance raté. Mais le plus gros problème c'était qu'en plein milieu du cours, il s'était rendu compte qu'il avait rendu son brouillon, plein de dessins, et non la véritable copie. Et déranger le cours lui avait juste donné envie de pleurer, le regard du professeur lui avait donné envie de fuir et le ton sec l'avait juste achevé. Alors forcément, il était sorti et fissa de la salle.

Mais bon, certes, il n'avait pas ses béquilles mais il arrivait a marcher plus ou moins correctement. La preuve en était, il était bien arrivé jusqu'ici - en ne tombant qu'une fois, mais l'escalier avait bougé au mauvais moment. Alors qu'est-ce qu'il faisait là ?

« Viens prendre une potion dès que tu as trop mal. » avait très fortement conseillé l'infirmière, même si c'était plus un ordre qu'un conseil mais soit.

Oui, c'est vrai qu'elle avait dit cela.
Et il souffrait, effectivement. Assez pour demander quelque chose qui pourrait atténuer la douleur. Assez pour avoir envie de s'arracher la jambe. Assez pour se dire que ce serait plus facile de vivre sans qu'avec. Assez pour se mettre a pleurer et attendre que cela passe - tout en sachant bien que ce genre de douleur ne passait pas s'il ne faisait rien.

Mais Feliciano n'aimait pas l'infirmerie. Le comble pour quelqu'un qui y passait pratiquement une fois tous les deux jours, n'est-ce pas ?

Bien que ce soit blanc et chaleureux, ça restait un endroit pour les blessés, un endroit pour les malades, un endroit où l'espoir n'avait que peu sa place. Surtout en ce moment. Et dernièrement il y avait passé plus de temps que jamais. Ce qui avait le don de le démoraliser. Bien entendu, après l'attaque, ce n'était que normal qu'il y soit. Avec sa jambe qui ne pouvait pas guérir parce qu'il était - maladivement - maladroit, c'était normal qu'il y aille. Aller boire avec Arthur et se bousiller assez la jambe pour se retrouver dans un fauteuil roulant n'était, en revanche, pas normal - même si ça lui avait fait beaucoup de bien de passer une soirée en oubliant ses problèmes. Et ceci, le ramenait à la case départ. Des béquilles, une attelle et une souffrance qui ne le lâchait pas.

Et en plus, cette fois, il avait bien l'interdiction formelle de voler. Qu'il soit en compagnie de quelqu'un ou non. Il avait tenté de protester mais face au mur qu'était l'infirmière, et la menace d'aller le révéler à son père lui avait coupé le sifflet - même s'il savait qu'elle lui avait dit, il n'était pas venu le voir encore mais il le savait, il le sentait.

Il jeta un coup d’œil a sa jambe. A force l'italien s'était habitué a cette attelle, il ne la sentait presque plus, et chaque matin c'était devenu un rituel de la mettre. Mais il vivrait vraiment bien cette séparation là. Cette remarque intérieure lui arracha un sourire autant qu'elle lui donna envie de pleurer.

Dernièrement il pleurait beaucoup trop à son goût. Et il n'avait pas pleuré depuis au moins une semaine bien que ce ne soit pas l'envie qui lui manquait. Déjà il y avait cette histoire avec Kiku et Panzani. Il ne comprenait pas comment son chat avait pu dire cela, ni comment il avait pu être aussi méchant envers le japonais. Il ne lui avait jamais dit de telles choses. Oui bien entendu qu'il avait dit a son chat qu'il avait toujours des sentiments pour son ex, après tout, il lui disait tout - quand bien même il ait commencé a écrire un journal, dire tout a voix haute, on ne sait jamais...  

Puis cette histoire de tension avec Ayunda le rendait triste aussi. Il appréciait la compagnie de l'Indonésienne, elle était gentille et le faisait rire. Ça le changeait de quand il passait son temps avec ses meilleurs amis, parce qu'il avait beau les aimer de tout son cœur, ce n'était pas facile tous les jours. D'autant plus qu'il avait tendance a les éviter, bien que cela ce soit calmé depuis l'anniversaire de l'allemand. Mais du coup, ne pas pouvoir parler avec sa cadette, n'aidait pas à l'amélioration de son moral. Tout ça pour une histoire de... Enfin, à cause de ça.

Mais le pire restait de n'être au courant de rien de ce qui se passait dans sa propre famille. De ne pas avoir les informations nécessaires pour mettre en place le puzzle. Il devait avoir cette discussion avec son père, seulement il ne trouvait pas le temps et avait bien trop peur de le déranger. Mais tout de même, cette histoire le concernait, non ? Les liens de sang c'était important mais il n'y avait pas que cela - Erzsébet était bien sa maman choisie après tout -, sauf que dans ce cas là, savoir que la personne qui attaquait Poudlard était du même sang que lui n'aidait en rien. Parce qu'en plus d'être marqué et de se faire regarder de travers, il se trouvait que le type qui avait ressuscité le fantôme des toilettes et qui tentait régulièrement de tuer tout le monde dans l'école, était son frère. Il avait de quoi se poser des questions.

L'italien fixait toujours les portes de l'infirmerie tout en se perdant dans ses pensées, ressassant tous les malheurs qui lui arrivaient dernièrement. Il n'avait vraiment pas envie d'y aller, il sentait venir la révision de sa jambe et tout ce qui suivait... Et franchement, ce n'était pas le moment, il avait une punition a faire, deux devoirs a rendre qui traînaient et un retard dans ses leçons à cause de ses sauts à l'infirmerie pour des idioties comme avoir trop bu et s'être bousillé la jambe par exemple. Feliciano poussa un soupir en décochant son regard des portes en chêne, cherchant dans le couloir s'il n'y avait personne. Il était vide, pas même un fantôme dans les parages, et personne ne l'avait vu venir jusqu'ici...

- Veee... souffla-t-il doucement fixant le couloir désert.

Et il tourna les talons. Il prendrait une potion un autre jour, il pouvait survivre à la douleur mais pas a un nouveau sermon de l'infirmière. En bref, il avait passé une mauvaise journée et en rajouter plus ne lui disait rien du tout.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Lun 17 Oct - 17:32

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet750 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Agacée, Erzsébet rangea prestement ses affaires dans son sac de cours et fila hors de la classe, presque en courant. Les cours venaient de se terminer et encore une fois, on lui avait fait remarquer que sans baguette, elle n'irait pas bien loin, que si sa magie ne se manifestait pas plus, elle serait obligée de changer de cursus.

L'idée ne lui plaisait pas du tout.

C'était son rêve, son ambition – devenir Auror. Elle avait tant travailler pour réussir à rentrer dans ce cursus si sélectif et difficile, pour obtenir un stage prestigieux qui lui ouvrirait toutes les portes qu'elle voudrait plus tard. Elle n'avait pas passé ces sept années à s'entraîner pour rien !

En plus, elle sentait que sa magie revenait. Du moins, elle recommençait à faire de la magie instinctive, comme tous les enfants sorciers – sauf qu'elle était légalement adulte et devrait avoir une baguette magique. Enfin, elle en avait une bien sûr ; mais pas avec elle. Il fallait vraiment qu'elle convainque son père de la lui rendre – cela devenait de plus en plus urgent.

Du moins à ses yeux, bien sûr. Elle qui avait toujours vécu dans la magie, en être soudainement privé l'agaçait, l'inquiétait presque. Même si elle savait se battre et se défendre, elle se sentait bien... Démunie, d'un coup.

Bien sûr, cela ne venait pas de n'importe où. Sa soudaine incapacité à se servir de sa magie venait de la dernière attaque s'étant produite sur l'école ; à trop se battre, à trop en faire et à ne jamais vouloir s'arrêter, elle s'était épuisée, elle comme sa réserve magique où elle puisait son pouvoir. Sans aucune force, elle avait été bien faible et incapable de se lever sans avoir le tournis – puis se temps était passé et elle avait cru en être débarrassé. Mais elle avait découvert que sa magie se fonctionnait pas comme elle aurait dû et elle était retournée voir l'infirmière. Le résultat était tombé : sa réserve de magie toujours aussi vide, elle ne pouvait rien ou quasiment rien utiliser. Elle l'avait invitée – ordonnée plutôt d'ailleurs – de venir la voir tous les deux ou trois jours afin de vérifier son état. Mais jusque là, rien n'avait été bien concluant.

Puisqu'elle n'avait pour l'instant plus cours, c'était là qu'elle se rendait : l'infirmerie.

Toujours un peu énervée, un brin angoissée, la Gryffondor mit son sac sur son épaule pour dénouer légèrement sa cravate, faisant tomber le nœud au niveau de sa poitrine, et défit les premiers boutons de sa chemise. Lorsqu'elle commençait à angoisser, à être en colère ou à se sentir mal, Erzsébet ne pouvait plus supporter le moindre contact avec sa gorge – dans ses moments-là elle faisait toujours en sorte d'enlever tout bijoux ou vêtement la gênant. C'était quelque chose que peu de gens au final savaient – elle ne s'était jamais sentie obligée d'en parler. De plus, elle estimait que c'était le genre d'informations qu'on pouvait utiliser contre elle, aussi seulement ses plus proches amis connaissaient ce tic. Bien évidemment, d'autres élèves avaient dû s'en rendre compte ; pas sûr cependant qu'ils en connaissent les causes.

Enfin elle fut aux abords de l'infirmerie. Surprise, la jeune femme entendit nettement des bruits de pas en plus des siens. Ils étaient peu à venir par ici en temps calme, aussi cela l'intrigua-t-il assez pour qu'elle s'arrête, attendant simplement que la personne arrive en face d'elle. Vu les bruits qu'elle percevait, il ne faisait pas de doute que la personne venait vers elle.

Elle ne tarda pas à voir un uniforme jaune et noir type des Poufsouffle apparaître, avant de reconnaître Feliciano. L'italien revenait de l'infirmerie ? S'était-il encore blessé ? Inquiète, Erzsébet l'interpella sans plus attendre, se dirigeant aussitôt vers lui pour lui attraper le poignet doucement, au cas où il voudrait s'enfuir.
On ne savait jamais, le connaissant.

« Feliciano ! Tu es bless- » La hongroise fronça les sourcils en détaillant le jeune homme – elle lui trouvait le visage un peu vide, les yeux trop tristes. « Feliciano, que se passe-t-il ? Tu reviens de l'infirmerie ? » Le détaillant encore, elle remarqua qu'il portait toujours son attelle sans pour autant avoir de béquilles. Ses sourcils se froncèrent encore plus et elle pinça ses lèvres, une hypothèse germant dans son esprit. « Ou tu devais y aller mais tu as préféré fuir ? »

Elle connaissait bien Feliciano, après tout – et c'était bien son genre de faire ça.



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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mar 22 Nov - 22:38

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
Un pas. Deux pas. Trois pas. C'était douloureux, mais il allait bien finir par s'habituer non ? Après tout, il ne pouvait pas aller à l'infirmerie tout le temps, quand bien même l'infirmière lui ait ordonné. Si, il pouvait ? Bien entendu qu'il pouvait, on le lui avait dit, on lui avait même fortement conseillé, si ce n'était ordonné. Mais aujourd'hui n'était tout simplement pas le bon jour, il n'avait pas la volonté nécessaire d'y aller, ni n'avait la force de supporter l'infirmière et ses remontrances. Non, tout ce qu'il souhaitait actuellement était de se mettre dans son lit, de s'enrouler dans sa couverture et de dormir pour oublier cette journée, et les quelques dernières qui s'étaient mal passées. En plus d'être las de tout cela, il se posait beaucoup trop de question qui le fatiguaient. Heureusement il n'avait plus ce devoir d'histoire de la magie en tête, ni un autre futur, ça n'aurait fait que l'achever. En revanche les deux devoirs, un de potion et un de défense contre les forces du mal, a rendre, la punition de sortilège pour nouvel oubli de baguette et les cours a rattraper ça ne le dérangeait, ni ne le tourmentait.

Mais forcément, quand on espère quelque chose et que la chance a décidé de faire la grève, c'est toujours le contraire qui arrive, en plus c'était plus amusant après tout, la vie était sadique et s'amusait bien de son malheur. Et que souhaitait le plus Feliciano pour le coup ? Ne croiser personne qui serait susceptible de l'envoyer à l'infirmerie, effectivement. Et qu'est-ce qui se passa ? Il croise quelqu'un, effectivement. Et forcément ce n'était pas n'importe qui. Il s'agissait là d'Erzsébet, sa maman de substitution. C'était raté pour retourner avec discrétion au dortoir - enfin, « avec discrétion » était plus que discutable.

Si possible il aurait amorcé un mouvement pour partir, si elle n'avait pas attrapé son poignet avec douceur pour l'en empêcher. Elle le connaissait vraiment trop bien.

« Feliciano ! Tu es bless- » Mais elle ne termina pas sa phrase, à la place elle le détailla, elle semblait lire en lui avec ces yeux verts. Après elle savait qu'il était blessé, ça ne datait pas d'hier. Puis elle reprit, plus inquiète. « Feliciano, que se passe-t-il ? Tu reviens de l'infirmerie ? » Il aurait bien aimé pour le coup, parce qu'il ne pouvait pas mentir, déjà il ne savait pas et Erzsébet le verrait immédiatement - puis le gronderait pour avoir essayé de lui mentir. Feliciano était passé par un millier d'émotion en moins de cinq secondes, il ne savait pas quoi répondre, il ne voulait pas aller à l'infirmerie mais il ne pouvait pas mentir. De toute façon la hongroise ne lui en laissa pas le temps. « Ou tu devais y aller mais tu as préféré fuir ? »

Crotte. Il avait été percé a jour, en moins de dix secondes et demies et sans avoir pu en placer une. C'était un comble pour lui qui parlait tout le temps. Après ce n'était pas comme s'il avait réellement voulu répondre... L'italien détourna les yeux, baissant la tête pour fixer le sol. Il ne pouvait pas supporter le regard de la gryffondor, ses sourcils froncés et sa bouche pincée lui rappelaient juste qu'il avait fait une bêtise - et pourtant ce n'était pas sa pire du mois... Et puis il était plus facile d'affronter les dalles grises du châteaux que les yeux verts pleins de reproches, mais aussi d'inquiétude - et Dieu qu'il n'aimait pas inquiéter les gens, encore moins les personnes qu'il aimait le plus au monde.

- Je n'ai pas envie d'y aller... Pas encore...

On aurait pu croire que cela ne dérangeait pas Feliciano de se rendre à l'infirmerie, surtout vu le nombre de fois où il y allait par semaine. Bien trop. Mais il détestait cela, tout comme son idiotie ou sa maladresse. Encore que la maladresse il s'y était fait au travers du temps. Mais en avouant à Erzsébet cela, qui le savait déjà probablement, il avait de nouveau posé ses yeux sur elle, et même dans un moment de déprime passagère Feliciano restait observateur, et vit alors qu'elle avait le cou clairement dégagé, signe de stress. Il avait mis du temps avant de remarquer ce tic de la part de la hongroise, puis il lui avait demandé la signification de ceci, avec toute l'impudeur et l'innocence du troisième année qu'il avait été. Le regard de l'italien se fit inquiet, la tristesse dernière envolée, l'état de la hongroise lui important plus que tout le reste pour le moment - plus tard il reviendrait sur ses problèmes, mais pas pour le moment.

- Erzsi tu... Que se passe-t-il ? Feliciano réalisa enfin qu'elle semblait se diriger vers l'infirmerie - même si quand il était arrivé, elle avait plutôt l'air de l'attendre -, il avait été trop concentré sur lui, quel égoïste il faisait en ce moment... Tu allais à l'infirmerie ? Tu es blessée ? Voilà une chose bien rare de la part de l'aînée, qui, elle, faisait attention...

Ce pouvait-il que ce soit en rapport aux études de son cursus ? Il savait bien que c'était loin d'être facile, et il ne souhaitait pour elle que réussite. Mais il ne fallait pas qu'elle se surmène trop. Après elle allait finir dans des états pas possible, avec un trop plein de stress qu'elle ne pourrait pas évacuer correctement. Appuyé de tout son poids sur sa jambe gauche pour éviter tout surmenage à la droite, Feliciano posa sa main libre sur le bras d'Erzsébet. Il n'avait pas peur qu'elle essaye de s'enfuir, si quelqu'un devait le faire c'était lui, mais chez lui le contact était instinctif, surtout quand il s'inquiétait, et ce geste était une façon de lui dire qu'il était là pour elle, même si tout son corps trahissait sa pensée, son inquiétude et sa peur qu'il soit arrivé quelque chose à la gryffondor. Pour lui, elle était bien trop forte pour qu'elle soit blessée, et il ne pensait plus à l'attaque, ni ne savait qu'elle avait épuisé sa réserve de magie, c'était bien impensable, c'était Erzsébet Héderváry, pas n'importe qui d'autre. Mais en même temps, pourquoi d'autre irait-elle a l'infirmerie ? Pas pour un bleu, encore une fois, elle n'était pas n'importe qui.

Oui, si elle se rendait à l'infirmerie, c'était forcément pour quelque chose de grave.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Mar 13 Déc - 16:19

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet516 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Qu'on soit d'accord sur une chose ; Erzsébet adorait Feliciano. Depuis qu'elle l'avait vu la première fois, avec sa petite bouille craquante et ses yeux innocents. Elle s'était attachée à lui – même sa maladresse était attachante chez cet enfant. Si les forts instincts maternels qu'elle ressentait qu'on il était dans le coin l'avait largement étonnée au début, elle s'y était depuis largement habituée – elle n'en avait jamais vraiment fait cas, à vrai dire.

Feliciano, c'était son bébé, son petit garçon, point – et parfois, comme une maman, Erzsi se mettait en colère contre lui. Elle grondait, les mains sur les hanches et le regard furieux, parce qu'elle avait eu peur pour lui ou parce que parfois, il était vraiment trop, trop tête-en-l'air. Certaines fois, elle le prenait juste dans ses bras en lui faisant promettre de ne jamais recommencer – même si elle savait que ce ne serait peut-être pas le cas.

Et puis, certaine fois, comme maintenant, elle se contentait de soupirer.

« Je n'ai pas envie d'y aller... Pas encore... »

Parce qu'elle le comprenait quand même un peu, sur ce coup-là.
Elle-même n'avait aucune envie d'aller jusqu'à l'infirmerie encore une fois pour prendre des potions qu'elle voudrait bien ne pas avoir à prendre – et elle se doutait bien que c'était un peu la même chose pour Feliciano. Ça en devenait lourd, beaucoup trop.

Un soupir s'échappa de ses lèvres, et elle fixa l'italien, son regard devenant un peu plus dur – pour le coup, elle regretterait presque de forcer Feliciano à aller à l'infirmerie.
« C'est pour sa santé. » se morigéna-t-elle aussitôt.

Pourtant, elle n'eut pas le temps de parler – alors qu'elle était perdue dans ses pensées, Feliciano avait bien eu le temps de remarquer les signes de son anxiété.

« Erzsi tu... Que se passe-t-il ? Tu allais à l'infirmerie ? Tu es blessée ? » s'inquiéta aussitôt son fils de cœur.

Une grimace déforma les traits de la hongroise un court instant – puis elle se reprit et, tenant toujours le poignet du Poufsouffle, l'entraîna plus ou moins à sa suite vers l'endroit où elle se dirigeait avant de l'apercevoir – l'infirmerie donc. Elle le surveillait du coin de l’œil, vérifiant qu'il n'avait pas de problème à la suivre et le soutenant au besoin.

Elle laissa la question de l'italien en suspend jusqu'à être devant la porte de l'infirmerie – là, elle fit une courte pause.

« Eh bien... J'ai simplement besoin d'aller à l'infirmerie moi aussi, de temps en temps... » Dans un geste qu'elle ne contrôla pas ni même ne prit conscience, elle fit descendre encore un peu le nœud de sa cravate, encore trop près de sa gorge à son goût. « Ce n'est rien de grave. » ajouta-t-elle finalement – elle mentait éhontément et le savait.

Elle poussa finalement la porte de l'infirmerie, entraînant une nouvelle fois l'italien à sa suite. Elle le fit s'installer sur un lit vide, qu'il puisse reposer sa cheville, puis retourna fermer la porte, en espérant échapper à d'autres questions auxquelles elle ne voulait pas forcément répondre.



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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Dim 22 Jan - 5:15

I had a bad day...
#ft. Erzsébet Héderváry
Après sa question, le silence se fit un instant, un court moment qui parut comme une éternité à Feliciano. Le silence, il l'exécrait, c'est pour cela qu'il parlait tout le temps, pour meubler ce maudit silence, qu'il soit gênant, pesant ou désagréable. Il n'y avait que pendant les devoirs sur table qu'il ne parlait pas, il réfléchissait mieux à haute voix en général mais il préférait qu'on évite de le penser en train de tricher, ce n'était en aucun cas son genre mais on ne savait jamais.

Puis Erzsébet cacha sa rapide grimace, qui ne lui échappa pourtant pas, et l'entraîna en direction de l'infirmerie. Feliciano n'émit aucune protestation, de toute manière soit elle l'ignorerait, soit elle le gronderait. Il suivit alors sans un mot, fichu silence il ne détestait encore plus, en essayant de rester sur ses pieds, difficilement cela dit. Elle fit une courte pause - mais bienvenue, sa jambe le lançait déjà - devant les portes de l'infirmerie, il se retrouvait a nouveau devant elles, il retint un soupir. Et finalement la Gryffondor se décida finalement `à répondre à son inquiétude.

« Eh bien... J'ai simplement besoin d'aller à l'infirmerie moi aussi, de temps en temps... » Et il la vit dégager encore plus son cou, ce qui l'inquiéta un peu plus, c'était si grave ? « Ce n'est rien de grave. »

Étrangement, et sans ironie, il n'y croyait pas. Lui qui ne voyait pas quand on lui mentait sous le nez, il ne pouvait pas, en l'ayant quelque peu observé, croire ce qu'elle lui disait. Mais il ne releva pas, parce-qu'il savait à quel point c'était pénible que quelqu'un relève des paroles qui ne voulaient pas inquiéter et qui était donc légèrement mensongère mais qui n'avait aucune conséquence, vraiment aucune, il avait déjà expérimenté cela, plus d'une fois. Bien entendu ce n'était pas un mensonge propre, parce qu'il ne le supportait pas, il ne pouvait pas et ne savait pas mentir de toute façon. Mais pour éviter d'inquiéter quelqu'un il lui arrivait de dire qu'il allait bien ou que ce n'était pas grave, ce n'était rien et il n'y avait pas de retour de bâton. Et puis, qui lui tiendrait rigueur s'il ne disait pas comment il allait réellement ? Personne. Et personne ne voyait qu'il n'allait pas bien, ou alors très peu, en l'occurrence il y avait Erzsébet mais c'était tout. Peut-être Ayunda, mais vu qu'ils ne se parlaient pas...

Les portes de chênes s'ouvrirent, ce fut a son tour de grimacer. Il ne voulait vraiment pas y aller, et pourtant la poigne d'Erzsébet sur son poignet lui indiquait clairement qu'il n'avait pas le choix. Il s'installa sur un lit vide, le plus proche possible de la sortie, qu'il fixa un moment quand il les vit se faire refermer par la rouge et or, c'était comme voir les portes d'une cage se refermer. Du moins, c'était son ressenti. Il ne pourrait pas partir, il allait devoir y rester. La Gryffondor l'évitait du regard. C'était un comportement qu'il ne comprenait que trop bien en vérité. Il le voyait parfaitement, parce qu'il l'utilisait lui-même dans certains cas. Et comme elle avait utilisé la même technique du léger mensonge sur son état, il comprenait parfaitement le reste de son comportement. En général, lui se contentait de sourire et d'essayer de détourner le sujet. Seulement dans le cas présent ce n'est pas chose facile...

Des bruits de pas firent tourner la tête de Feliciano. L'infirmière... Il jeta un coup d’œil à Erzsi, espérant qu'elle changerait finalement d'avis et le laisserait partir, mais c'était mal barré.

« Et bien, et bien, qu'avons-nous là ? »

Le Poufsouffle se contenta de baisser les yeux. De toute manière l'infirmière devait savoir exactement pourquoi Erzsébet et lui étaient là. Pour lui ce n'était pas difficile. Depuis sa première année il venait au moins trois fois par semaine minimum. Il y avait des fois où c'était bien plus ou encore il y reste quelques jours. Que ce soit pour maladie, pour blessure, il venait bien trop souvent à son goût. Il passait bien moins de temps dans son dortoir, ou du moins c'était l'impression qu'il donnait.

« Où sont tes béquilles ? »

La question fatale et attendue venait de tomber. Feliciano dégluti doucement, il allait se faire gronder. Les yeux rivés sur sa jambe, évitant tout contact visuel, et après un court silence il se décida a répondre.

- Dans la salle d'histoire de la magie...

Il avait honte de les avoir oublié. Peut-être qu'à cause de cet écart il avait aggravé son cas... Encore plus qu'en étant allé boire avec Arthur... Ce n'était probablement pas possible, parce qu'il savait qu'il l'avait déjà bien bousillé ce soir là, il en avait fini en fauteuil roulant tout de même...

Le jaune et noir vit, du coin des yeux, l'infirmière soupirer et s'en aller, probablement pour aller chercher des béquilles en attendant et une potion contre le douleur. En soit, comme d'habitude quoi. Il l'entendit très clairement marmonner contre le fait qu'il soit tête en l'air, et aussi contre sa beuverie dernière avec l'écossais. Il était vrai que ça l'avait plutôt énervé de le voir arriver, porté par Ludwig parce qu'il était incapable de faire un pas sans tomber, sa jambe ne le supportant plus. Près quelques examens, elle lui avait dit que sa jambe allait guérir, mais qu'elle garderait des séquelles a vie. Elle ne pouvait pas faire trop de miracle sur ce coup là. S'il s'était tenu, n'avait pas été se soûlé pour une raison idiote, peut-être que sa jambe aurait guéri rapidement et ne l'aurait plus jamais fait souffrir à moins qu'il ne s'y mette un coup ou ne la casse de nouveau. Mais pour le coup, il allait garder des traces a vie.

Feliciano évitait clairement le regarder d'Erzsébet. Elle devait être au courant, mais elle ne lui en avait pas parlé.Après tout, les Poufsouffle le savait et l'information avait dû traverser Poudlard en un rien de temps. Comment ça Arthur Kirkland avait passé la nuit avec Feliciano Vargas sur le canapé des Poufsouffle ? Même lui l'avait entendu. Et pourtant les seuls a qui il en avait légèrement parlé c'était Kiku et Ludwig. Même que ce dernier avait pensé, à cause de ses douleurs à l'arrière train et son amnésie due à l'alcool, qu'il lui était arrivé malheur. Ce qui était impossible, le Serdaigle se faisait des films. Parce qu'il était certainement tout simplement tombé, voilà tout. Après tout, avec son attelle - parce qu'il n'avait que cela le soir de sa cuite - il avait un équilibre réduit, déjà que de base il n'était pas très stable... Et puis de toute manière, ils auraient retrouvé des traces si ça s'était arrivé, ce qui n'était pas le cas. Il en était certain, ce ne pouvait pas être arrivé. Et pour le coup, il espérait ne plus avoir a en parler, ce serait très bien. Déjà qu'il passait une bien mauvaise journée, il aimerait qu'elle n'empire pas si possible.
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MessageSujet: Re: [12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry Dim 22 Jan - 6:39

VARGAS Feliciano & HÉDERVÁRY Erzsébet763 mots ▬ dialogue en gras
I had a bad day...

Erzsébet resta un court instant face aux portes tournant le dos à Feliciano et au reste de l'infirmerie. Là, tout de suite, elle ne se sentait pas capable de faire bonne figure – et elle détestait ça.

Elle détestait cette sensation de faiblesse qui la saisissait, refusant de la lâcher, s'accrochant à son ombre et à ses pas pour ne jamais la quitter.
Ouais, elle détestait vraiment ça ; après tout, Erzsi, elle n'était pas faible. Loin de là, même – c'était une battante, une combattante, une qui n'hésitait jamais face au danger.

Enfin, elle devrait hésiter un peu plus. Ça lui éviterait de se retrouver à l'infirmerie – ça lui éviterait d'avoir des problèmes de magie.

Un léger soupir franchit la barrière de ses lèvres, et elle se retourna, fière, droite, sans une once de doute sur son visage ; elle avait bien trop l'habitude de prendre un masque de circonstance, à force. Elle intercepta le regard de Feliciano, comprenant sa demande muette – mais elle se contenta d'un léger sourire, un brin encourageant. Elle savait que ce n'était pas franchement une joie pour lui de se retrouver ici – elle commençait à avoir l'habitude de venir le chercher, de le voir occuper un de ces lits aux draps blancs. Elle s'était résignée depuis bien longtemps à le voir si sujet à des visites régulières en ces lieux que pourtant nombres de personnes avaient tendance à fuir.

« Et bien, et bien, qu'avons-nous là ? »

La hongroise détacha son regard de l'italien pour fixer l'infirmière qui venait d'arriver, sûrement alertée par ce sixième sens qui la prévenait de chaque entrée dans son antre – un peu comme un dragon dans sa caverne qui veille sur son trésor.

Elle l'écouta sermonner Feliciano – sachant très bien que ce serait son tour plus tard. C'était peut-être un des seuls points commun entre elle et le Poufsouffle, peut-être ; la sale habitude de désobéir aux consignes de l'infirmière, qui pourtant ne voulait que leur bien. Quoique, actuellement, elle ne pouvait pas trop désobéir, elle – merci à son père qui lui avait confisqué sa baguette.

Elle regarda attentivement l'italien, parcourut sa blessure du regard – comme une mère couvant son petit. Une ride soucieuse lui barra un instant le front, et elle croisa les bras.

« Vous n'auriez pas une autre paire de béquilles à lui prêter ? Je vous rapporterai l'autre, si vous voulez. »

Hors de question que Feliciano se balade sans rien comme ça. Sinon, rien à faire, elle le porterait jusqu'à sa Salle Commune, dans la Grande Salle et même jusqu'à ses cours. Quitte à lui trouver un autre élève pour le porter. Tiens, ça pouvait être une idée, ça....

Avant qu'elle n'ait pu approfondir sa pensée, l'infirmière attira à elle une paire de béquilles jusque là parfaitement rangée, et les colla au lit de l'italien, avant de repartir à ses recherches de potions.

« Ne vous dérangez pas pour l'autre paire, je la récupérerai de toute façon. » Affirma l'adulte avant de laisser les deux élèves derrière elle pour leur chercher ce qui convenait.

Le regard de la hongroise se porta une nouvelle fois sur son fils de cœur, encore une fois teinté d'inquiétude. Elle avait, bien évidemment, entendu les rumeurs – elle raffolait des potins, après tout, et s'y intéressaient bien plus lorsque ça concernait ses proches.

Arthur et Feliciano... Franchement. Elle les ignorait si proche, à vrai dire – ou peut-être était-ce juste le hasard de la soirée ? Oui, c'était possible aussi.

Lasse de rester debout, la Gryffondor alla s'asseoir sur le lit qu'occupait déjà le plus jeune, autant par envie d'être plus proche de lui que pour mieux le surveiller en cas de tentative de fuite de sa part.

« Feliciano ? » Interpellant le regard du plus jeune, la jeune femme continua sur sa lancée, bien décidée à obtenir des réponses à ses questions. « Dis-moi, tout le monde dit partout que tu as dormis dans la Salle Commune des Poufsouffle avec Arthur après avoir bu avec lui... »

Elle s'arrêta un instant, observant les réactions de son cadet.

« Vous n'avez rien fait, n'est-ce pas ? » Simple vérification de sa part. « Et tu ne t'es pas plus blessé que tu ne l'es déjà, c'est-ce pas... ? »

Sa voix s'acheva sur un grondement presque menaçant, comme interdisant à Feliciano de n'avoir ne serait-ce que l'idée, la pensée de lui mentir une demie-seconde.
Ce qu'elle voulait, à l'instant, c'était apaiser ses inquiétudes – être un peu plus rassurée.
Et surtout, la vérité.



La hongroise vous cause en #009900

Très beaucoup merci à Ela pour l'ava ♥

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[12 octobre 1991] I had a bad day... ft. Erzsébet Héderváry

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