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[TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis

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MessageSujet: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Lun 26 Jan - 19:09

Better lock it in your pocket × ft. Francis Bonnefoy
Le mois de janvier, en plus de symboliser le Nouvel An et la rentrée scolaire, était également la continuation de l'hiver. Arthur n'avait rien contre cette saison, mais même s'il n'était pas très frileux, il fallait reconnaître qu'aujourd'hui, il faisait particulièrement froid. En ce début d'année 1990, la neige semblait beaucoup moins résistante que les autres fois, puisqu'il n'en restait plus que des petits tas dispersés ici et là, mélangés à la boue et la terre. Le Serpentard préférait largement les paysages tout blanc à ce genre là, comme lorsque les flocons tombaient avant Noël. Mais les fêtes, tout ça, c'était loin derrière.

Il fallait se remettre au travail, à absolument tout les niveaux. Car même si Arthur n'avait aucun mal à reprendre les cours, il avait tout de même rouillé quant à ses entraînements personnels. Il ne se rendait aux alentours du château, dehors, que pour pratiquer quelques sorts assez complexes afin de ne pas donner une minable impression le jour où on lui demandera de les exécuter. Rien de trop compliqué ou trop facile. Et quelque part, c'était un peu pour sa satisfaction personnelle : c'est agréable de confirmer qu'on est toujours capable de faire partit des meilleurs de sa classe - en tout cas, pour lui, il était hors de question qu'on prétende qu'il soit l'un des plus moyens. Il avait l'habitude de s'entraîner seul, dans un espace plutôt grand et peu fréquenté par les autres élèves. Pas que personne ne traîne jamais près de la cabane du garde chasse, mais en s'éloignant un peu, Arthur avait un morceau de forêt rien que pour lui. Et avec ce froid, ça donne pas forcément envie de s'y promener. La moitié du visage emmitouflé dans son écharpe, il s'avança un peu plus dans la clairière peu éclairée à cause du timide soleil complètement caché par les nuages.

Il sortit sa baguette, un peu engourdi. Celle-ci coincée entre ses paumes, il souffla sur ses mains jointes afin de les réchauffer - succès de deux secondes à peine - et lista dans sa tête les sorts qu'il n'avait pas pratiqué depuis plus d'un mois. Ou non, deux, car un seul lui vint à l'esprit pour le moment : le Patronus. Alors certes, le fait qu'il s'agisse d'un sort de défense explique comme quoi il ne s'en sert pas beaucoup, mais s'il ne le ressortait pas souvent, il allait tout simplement finir par ne plus pouvoir le pratiquer correctement. Et ça, autant dire que ça pouvait s'avérer problématique. Arthur agita alors doucement le poignet.

- Spero Patronum...

En moins d'une seconde, un Lion naquit d'un étrange brouillard blanc et bougea. Un léger sourire fier orna les lèvres du Serpentard. L'animal se déplaça lentement, majestueux, puis rugit. Sans doute le signe d'une magie qui n'a pas ternit. Il le fit se déplacer sur un petit périmètre, voulant tester son aptitude à le contrôler. Le britannique le suivit, amusé.

« Fais-le disparaître. »

Il tourna aussitôt la tête et s'arrêta. La voix qu'il venait d'entendre, il avait presque l'impression qu'elle résonnait dans sa tête. Suite à cela, il comprit qui venait de lui parler. Il plissa légèrement les yeux. Immobile, et son lion aussi, il fixa la forme longue et souple qui s'aventura, avec crainte, hors de son trou. Un serpent qui, à voir ses sifflements menaçants mais effrayés, n'appréciait pas du tout la forme de son Patronus. Arthur ouvrit la bouche.

- Quoi, tu as peur ?

Lorsqu'il parlait à un serpent, le jeune homme basculait automatiquement en Fourchelangue, même si lui, il s'entendait parler comme il converse avec les autres. Du coup, Arthur n'a jamais vraiment su à quoi ressemblait cette langue maudite. Le reptile leva doucement son corps, fixant le sorcier en retour.

« Fais le disparaître. »

- C'est marrant, tu me fais penser à...

Le Serpent contre Lion. Serpentard contre Gryffondor. Ça lui rappelait le combat intérieur qu'il se faisait lorsqu'il voulait à tout prix se débarrasser de ce don ignoble. Et pourtant, ça ne l'empêchait pas de s'en servir. Il afficha aussitôt une grimace à cette pensée.

- Dégages, je ne veux pas te parler.

Mais ce qui sembla faire fuir l'animal, c'est plutôt le bruit qui résonna dans le dos d'Arthur. Par réflexe, le sang ne faisant qu'un tour dans son organisme, il fit volte-face et menaça la chose de sa baguette. Sa concentration toute tournée, son Patronus se volatilisa. Arthur déglutit.

Quelqu'un était ici.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Jeu 12 Fév - 2:47

'Cause two can keep a secret if one of them is dead

Encore dix centimètres de parchemin et mon devoir de potion sera terminé...

Francis reposa sa plume dans son encrier d'un air satisfait. Il adorait la potion, c'était vraiment une matière dans laquelle il excellait. Madame Alconahuacatl leur avait cette fois donné une semaine - ce qui était largement suffisant aux yeux du Français - pour rendre un devoir complet sur le Philtre de Mort Vivante autrement appelé la Goutte du Mort vivant.

Sa professeure des potions avait pour habitude de leur donner un devoir à rendre pour étudier les prochaines potions à effectuer en classe. Une façon de connaître à l'avance les ingrédients, à quoi servait la potion et ses effets secondaires.

Évidemment, Francis ne s'était pas attardé et avait commencé son travail dès qu'il avait eu du temps libre, c'est-à-dire dans la soirée après les cours.

Il en avait déjà entendu parlé en ayant lu entièrement son Manuel de Potions Avancé en début d'année scolaire. La potion était un somnifère dont l'antidote était la potion Wiggenweld ; son histoire remontait d'ailleurs au Moyen-Âge : Leticia Somnolens, une harpie, força un jour la fille du Roi à se piquer avec un fuseau imbibé de Goutte du Mort vivant. Un jeune sorcier imbiba alors ses lèvres dans une potion Wiggenweld pour la sauver en l'embrassant et il lui fit reprendre connaissance. Francis avait tout de suite trouver l'histoire romantique. Pour tout avouer, ce dernier avait un pêché mignon pour les livres à l'histoire à l'eau de rose.
Ce n'était pas quelque chose d'inavouable pour lui, mais bon, il évitait d'en parler à son père.

En continuant ses recherches, il avait trouver les différents ingrédients qui composaient la potion :
- 3 racines de valérianes, plus communément appelée herbe-à-chat
- 5 fèves soporifiques
- Une dizaine de pétales d'asphodèle
- Quelques gouttes de liquide d'armoise

Tout ceci était plutôt facile à trouver. Madame Alconahuacatl gardait précieusement ses fèves et sa liqueur d'armoise dans sa réserve, la valériane et l'asphodèle étaient des plantes faciles à trouver à la lisière du bois. Et...Bon, on ne va pas le cacher, Francis aimait beaucoup se faire des petites réserves personnelles d'ingrédients pour refaire les potions chez lui, ayant même aménager une sorte de mini-laboratoire dans sa chambre. Sa mère avait bien le droit à sa serre personnelle, pourquoi n'aurait-il pas le droit à avoir son labo de potions ?
Tout ça pour dire que Francis était du genre à...emprunter (voler est un terme trop violent voyons) dans la réserve de celle qui se faisait appeler la terreur de Poudlard. En toute discrétion, évidemment ! Francis ne faisait pas parti du Bad Friend Trio pour rien.
Les fèves soporifiques et l'armoise étaient donc faciles à prendre. Cependant, pour l'asphodèle et la valériane, c'était une toute autre affaire. Francis n'étant pas le plus doué en botanique, les fleurs n'étaient pas vraiment son domaine même s'il faisait des efforts puisqu'elles entraient le plus souvent dans la composition des potions. Or, dû à son manque de savoir sur les plantes, le blond ne savait pas quand est-ce que poussaient l'asphodèle et la valériane. Rappelons que l'on était en janvier, mois où la neige commence enfin à fondre mais où le froid continue toujours de passer à travers notre peau et nos entrailles.

Cependant, au lieu de tout simplement aller chercher un livre dans la bibliothèque vers laquelle il se tournait à chaque fois qu'il avait un problème ou désirait apprendre quelque chose, Francis décida de sortir. Il mit l'écharpe aux couleurs de sa maison autour de son cou, sans oublier les caches-oreilles que lui avaient offert Antonio pour son anniversaire ; et il sortit. Tant pis pour la suite de son devoir, il lui suffisait juste de rajouter que la potion devenait couleur cassis à mi-chemin puis finissait par devenir très pâle une fois terminée.
Il faisait un froid de canard à l'extérieur et Francis regretta presque d'être parti à l'aventure sans un pull en plus. Pourtant, il continua son chemin, bien décidé à récupérer ses racines...Si du moins, elles poussaient pendant l'hiver...

Le français s'aventura par-delà la cabane du garde-chasse et s'aventura vers la lisière de la forêt, vers un coin plutôt paumé. De toute façon, personne ne sortait par un froid pareil...Sauf peut-être le Russe là...Ivan Braginsky.

Une fois là-bas, Francis décida de scanner la moindre parcelle d'herbe, qui ressemblait plus à de la boue pour le coup, où de l'éventuelle valériane pourrait pousser. Il le fit pendant un bon moment...ça oui...Son visage commençait déjà devenir rouge à cause de la froideur.
Sauf que la scène qu'il vit ensuite le fit tout de suite oublier l’anesthésie générale que lui causait le froid et la boue liquide qui salissait ses magnifiques chaussures.

Il entendit d'abord une sorte....une sorte de sifflement ?
A ce bruit qui ressemblait davantage à un son - car étonnamment, il ne trouvait pas ça désagréable, mais plutôt envoûtant -, Francis s'approcha prudemment, se cachant derrière un tronc d'arbre.
Ce qu'il vit le...stupéfia, encore plus qu'un Stupéfix pourrait le faire.
En face de lui se trouvait un serpent, ce qui expliquait les sifflements étranges qu'il avait entendu. Or, tout ça serait normal si un certain Arthur Kirkland, élève de Cinquième année de la maison Serpentard, autrement qualifié de PIRE ENNEMI de Francis, n'était pas en train de lui faire la causette. Parce que, clairement, ce qu'il voyait devant lui et ce qu'il entendait, c'était une conversation entre le serpent et Arthur. Les sifflements énervés qu'il pouvait percevoir venait de la bouche du britannique, aucun doute. Les sons qu'il sifflait sonnait comme des mots...Des mots étranges, presque crachés si on écoutait bien...
Francis ferma les yeux...Il aimait bien entendre cette langue...La langue des serpents...Le Fourchelang-...Attendez, Arthur Kirkland était Fourchelang ?

Il ouvrit aussitôt les yeux pour remarquer que la conversation à laquelle il avait assisté était maintenant close...et que devant lui se dressait un britannique particulièrement méfiant, la baguette brandit vers l'arbre derrière lequel c'était caché Francis.

Le français déglutit, cela ne servait plus à rien de se cacher. En tapotant sur sa poche arrière, il regretta amèrement de ne pas avoir pris sa baguette avec lui, pour le coup. Il se mit à découvert, les bras levés pour signaler qu'il n'était pas venu pour se battre.

Bonsoir Arthur...Quelle joie de te voir ici...!

Il finit sa réplique par un rire nerveux.


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Jeu 12 Fév - 17:51

But no one keeps a secret × ft. Francis Bonnefoy
Arthur n'a jamais eu de secret pour personne, en tout cas, pas d'inavouable. S'il devait cacher quelque chose pour ensuite être découvert plus tard, c'était pour des choses comme la broderie ou la lecture de bouquins pas forcément écrits pour les petites natures. Même si ce fut humiliant ou gênant, il s'en est toujours remit par la suite. Tout le monde a une petite chose embarrassante ou deux à garder pour soi. Par exemple, ce que peu de gens savent - sa famille ou de rares proches - c'est que malgré son âge, Arthur ne sait toujours pas nager. Ah ça, il avait une peur absurde de l'eau. Et c'était gênant à avouer - et pour oser raconter ses faiblesses, lui, il faut lui couper un bras. En d'autres termes, le britannique n'a jamais été dans le pétrin en révélant accidentellement un de ses petits secrets.

Jamais.

Mais lorsqu'il vit la silhouette du sorcier qui passait par-là surgir de l'arbre, mains levées, Arthur blêmit. Lui. Francis Bonnefoy. Bonnefoy. Bonnefoy bordel de merde ! La surprise était si forte et inattendue qu'il ne parvint à cacher cette dernière, les yeux ronds. Une avalanche de questions et de craintes se bousculèrent aussitôt dans son esprit, si bien qu'il lui était impossible de faire un tri. La baguette toujours tendue, Arthur ne sut comment réagir. Depuis quand est-il là ? Vient-il seulement d'arriver ? L'avait-il entendu... ? Entendu parler dans cette langue inhumaine ? Non, la question qui le taraudait le plus c'était... pourquoi lui ?! Pourquoi, parmi tout les élèves, les gens qu'il connait, les membres de sa famille ou ses amis... Pourquoi il a fallu que ce soit Bonnefoy ?! Ici, au même moment, à cet instant précis !

Il fixait Francis. D'abord avec surprise, puis avec crainte, ensuite avec colère. C'est du moins ce qu'il essayait de montrer en le menaçant ainsi de sa baguette. Car il tremblait, un peu. Ça se voyait au bout de ses doigts, mais il faisait son possible pour rendre ça discret. Il n'avait peut-être rien vu, même si, caché derrière un arbre, il ne pouvait deviner combien de temps il est resté là. Il inspira et fronça les sourcils.

- Qu'est ce que tu fous ici ?

Il déglutit en se rendant compte que sa voix aussi commençait à perdre de l'assurance. Non... Bonnefoy ne peut pas l'avoir vu faire, c'est impossible... Il n'a pas pu l'entendre, bon sang... Arthur y a toujours veillé. Mais s'il s'avérait qu'il l'ait bel et bien découvert... Le ton un peu plus pressé, il cracha :

- Dégages. Dégages d'ici. Va voir ailleurs.

Le jeune blond était tellement sûr de lui quant à la sauvegarde de ce secret qu'il n'avait jamais prévu de plan de secours si jamais on le prenait sur le fait. En même temps, qui aurait cru qu'une coïncidence pareille pouvait arriver ? Il n'aime pas particulièrement parler aux serpents parce qu'il sait qu'il change aussitôt de langage, mais en même temps... Ce sont des animaux qui le fascinent. Assez contradictoire, en somme. Les serpents sont des créatures imprévisibles, qui ont bien leur caractère. Ce n'est pas vraiment pour rien que le blason des Serpentard soit un de ces reptiles. Et pourtant, ce don étrange que possédait Arthur le poussait à ne pas pleinement aimer ces bestioles malgré cette fascination. Il aimait les serpents. Pas leur parler. Ou plutôt, pas les comprendre. On en croise pas forcément tout les jours, mais quelque part... C'est plutôt bizarre, on aurait dit qu'il les attirait... Comme si ces animaux cherchaient à lui rappeler ce qu'il peut faire. Et ça, il en avait tout simplement horreur. Et lorsqu'il parlait à l'un d'entre eux... C'était comme s'il avait toujours le dessus. Parce qu'il est un sorcier... ?

Il ne baissera pas sa baguette tant que le français sera dans son champ de vision. Mais s'il restait, était-ce bien la peine ? Sa baguette n'allait pas le protéger de ce qu'il redoutait depuis de nombreuses années...
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Mer 15 Avr - 20:14

Are you hypnotized by secrets that you're keeping?

1er Septembre 1985, Poudlard.

La Grande Salle était bruyante tant les discussions fusaient d'un coin à l'autre de l'immense pièce. Les quatre tables représentant chacune des maisons avaient accueilli les élèves pour une nouvelle année à Poudlard, tandis que la table des professeurs qui présidait l'assemblée était sur l'estrade et accueillait elle aussi les enseignants de l'école de magie. Chacun retrouvait sa place, ses marques, ses habitudes ainsi que ses camarades de classe.

Francis Bonnefoy, élève en deuxième année à Serpentard attendait gaiement que les Premières années fassent leur entrée pour la cérémonie de répartition. Le blond était assis à côté de Gilbert Beilschmidt, camarade de classe avec qui il s'était rapidement lié d'amitié avec un autre deuxième année de Poufsouffle, Antonio Carriedo. Les deux Serpentards étaient assis à leurs places habituelles, places qu'ils avaient toujours fréquentées depuis l'année précédente. Les deux blonds rigolaient ensemble tout en se racontant leurs vacances et en prévisualisant les prochaines bêtises qu'ils pourraient faire cette année. En effet, avec Antonio, ces derniers formaient déjà un trio appelé « Bad Friend Trio » connus à Poudlard. Bien que Francis était le plus réfléchi des trois, sans doute le plus sage et qu'il ne voulait en aucun cas être une honte pour sa mère, il s'était laissé tenter par ses deux amis...Et voilà qu'ils enchaînaient à eux trois 80% des conneries qui se produisaient à Poudlard, voire même plus. Oh, bien sûr, Francis regrettait quelques fois ses actions mais en aucun cas il ne pensait un jour arrêter toutes ces bêtises. Car, dans un sens, ça le faisait vivre, ça le rendait populaire et il prétendait « profiter de la vie ». Pour lui, la vie était trop courte pour ne pas faire de folies. Et même si ça rendait sa mère furax, il continuait de trouver cela amusant et ne cessait pas. A tel point que Romulus Vargas, le proviseur, se fit une raison et arrêta de les punir, soupirant juste en les voyant atterrir dans son bureau quand ils étaient renvoyés par les professeurs.

Francis faisait parti de ces élèves qui étaient particulièrement calmes et attentifs en cours, malgré les plans louches qu'ils élaboraient avec ces deux amis. Il avait une préférence pour les Potions, malgré la femme, Madame Alconahuacatl, qui détenait le poste de professeur. Cette femme était terrible, froide, insensible d'après les élèves. Le Français n'en pensait pas moins. Il n'avait jamais vu une dame comme celle-ci, cependant, elle restait son professeur préféré, la matière aidant sans doute...

Madame Bonnefoy, alias Aodrena, ne comptait pas. Cette femme au sang de vélane était, en vérité, la mère de Francis. Magnifique, le petit Carriedo s'était une fois extasié devant la beauté de celle-ci, jusqu'à ce que son ami lui dise finalement que c'était sa mère. La blonde était une spécialiste des plantes et c'est d'ailleurs elle qui était la professeure de botanique de Poudlard. Sans nul doute, elle était la personne parfaite pour ce rôle. C'était quelqu'un de passionnée, gaga de ses fleurs toutes plus exotiques les unes que les autres. Peut-être un peu trop folle de ses plantes même. Francis ne voulait d'ailleurs pas en parler, la botanique l'énervait au plus haut point. Incapable de dépoter une mandragore sans tomber dans les pommes même avec des caches-oreilles, il avait commencé à haïr la matière dès son premier cours malgré que ce soit sa mère qui l'enseigne.

Mais revenons à nos élèves. Après quelques instants d'attente, Eurydice Karpusi, la directrice adjointe arriva, suivie d'un cortège d'élèves en rang deux par deux. Sur l'estrade, en face de la table des professeurs se trouvaient un tabouret où se trouvait le Choixpeau. Arrivée jusqu'à l'estrade, Madame Karpusi monta la marche et pris un rouleau de parchemin tandis que les premières années s'agglutinèrent en arc de cercle devant le tabouret. La cérémonie allait commencer et après un court discours, Eurydice déroula le parchemin et commença sans plus attendre à annoncer les noms des Premières années pour les répartir dans une maison.

Beilschmidt, Ludwig !

Francis tourna la tête vers Gilbert qui lui fit un sourire particulièrement fier. Ce dernier lui annonça que c'était son petit frère et que ça faisait une éternité qu'il ne l'avait pas vu. Francis remarqua que son ami semblait particulièrement excité et rempli d'espoir, sans doute convaincu que Ludwig finirait à Serpentard.

Le Choixpeau sur la tête, le vieux couvre-chef semblait peser le pour et le contre et annonça clairement :
– Serdaigle !

Le blond nouvellement réparti rejoignit sa maison qui l'applaudit. Gilbert, quant à lui, faisait une tête de trois kilomètres de long. Francis lui fit une grimace et le rassura en lui disant que, de toute façon, « vous pouviez toujours vous voir en dehors des cours, dans la Grande Salle ou bien dans un couloir ».

Suite à ça, les noms et prénoms défilèrent les uns après les autres. Même si pas mal de Serpentards arrivaient cette année, aucun ne retenu son attention...sauf un.

– Kirkland, Arthur !

Encore un Kirkland ? Francis observa le rouquin qui se trouvait en face de lui. Ce dernier observait le nouveau d'un petit sourire. Sans doute l'un de ses frères. Encore. Keith avait déjà un frère aîné à Poudlard et voilà qu'un nouveau faisait son apparition. Keith lui avait également fait par des nombreux autres frères qu'il avait. A croire que chaque année, un membre de cette fratrie ferait son entrée à Poudlard. Le regard du français quitta son ami roux et passa vers la Mère Kirkland, alias Aileas Kirkland, professeure de Sortilège, elle avait des différents avec sa mère, Aodrena et ne semblait pas plus que ça apprécier Francis...Ah, la famille. Cette belle femme observait son enfant d'un air attentif, attendant la réponse du Choixpeau qui finit par clamer un « Serpentard ! ».

Francis applaudit le nouveau venu qui semblait faire la tronche : charmant. Il s'assit à côté de son plus vieux frère. Un blond et un roux, tiens, étrange. En face de lui, Francis pouvait l'observer. Malgré l'air boudeur ou tout simplement ennuyé par le fait que Keith lui frottait les cheveux, le fameux Arthur Kirkland possédait de magnifiques yeux verts émeraudes que Francis aurait bien voulu avoir, porter sur une jolie bague en or. Dommage que ces derniers soient pas mal cachés par les volumineux, que dis-je, énormes sourcils épais que possédait Arthur qui lui bouffaient la moitié du visage. Francis en était presque bouche-bée. Il savait que les Kirkland possédaient une capillarité sourcilière particulière, mais chez Arthur, cela se voyait beaucoup. Ce qui lui donnait un air particulièrement sévère qui rendait son air boudeur encore plus...vrai.

–  Qu'est-ce qu'il y a, tu veux ma photo ?

Eh bien, voilà qui commençait bien...

Eh bien, non, ça ira, je n'ai pas envie de voir tes affreux sourcils plus longtemps !

Oups, ça lui avait échappé. Mais ce n'était pas de sa faute. Kirkland venait juste d'ouvrir sa bouche et voilà qu'il l'énervait. L'année allait être passionnante ! Francis savait dès le début qu'il ne s'entendrait pas avec ce crétin d'Arthur la Confiture.

– Pardon ? Ce n'est pas moi qui ressemble à une fille !
Je ne ressemble pas à une fille, idiot, je suis juste plus beau que toi et tu es jaloux. 
Toi ? Beau ? Laisse moi rire. Avec ton accent, tu dois être un frenchie. Et tu sais comment on les appelle chez nous ? Des frogs ! Retourne chez-toi !
La ferme, gros sourcils.

Ils auraient pu continuer encore longtemps si on ne les avait pas dis de se taire strictement. Une chose était sûr, l'ennemi numéro un de Francis Bonnefoy n'était autre qu'Arthur Kirkland et vice-versa. Et pour ça, ils étaient tous les deux d'accord !


***

Janvier 1990, Poudlard

Francis observait d'un air calme l'anglais qui pointait sa baguette vers lui. Ne pas paniquer était le maître mot face à Arthur. De toute manière, jamais l'anglais ne lui avait fait peur. Il était surtout ridicule. Et quel rival il ferait si il avait peur d'Arthur, n'est-ce pas ? Il savait que c'était réciproque, qu'Arthur n'avait pas peur de lui. Et encore heureux d'ailleurs, il ne voulait faire peur à personne. Juste embêter les gens, c'était amusant. Mais il était trop beau et séduisant pour faire peur à qui que ce soit de toute façon.

Le Français ne bougeait pas mais se maudissait pour avoir oublier la chose la plus importante qu'un sorcier possédait : sa baguette. Quel idiot, mais quel idiot ! Et si Kirkland faisait des folies et lui envoyait un sort au visage ? Surtout que ce dernier était plutôt fort en sortilège vu qu'il avait sa « maman adorée ». Cependant, Francis ne bougea pas même après que l'Écossais lui demanda si gentiment de dégager et ce malgré qu'il n'ait pas sa baguette. Étrangement, il n'avait pas peur des conséquences. Il voulait tout simplement 1) faire chier Arthur, 2) en connaître un peu plus sur son don, 3) dire qu'il pouvait bien se balader n'importe où dans Poudlard et que ce n'était à lui de dégager et que, de toute façon, il connaissait son terrible secret désormais.

Oh, bien sûr, Francis savait pertinemment ce que son homologue pouvait faire...Alors, quitte à se prendre un Oubliette, autant le faire chier jusqu'au bout.

Tu sais pertinemment que je ne bougerai pas d'ici Arthur. Alors vas-y, je t'en prie, fait ce que tu as à faire ! Fait ton lâche et envoies moi ce sort d'oublie ! 

Francis finit sa tirade par un ricanement, en vérité, il était un peu nerveux, dans le fond. Il ne voulait pas perdre de souvenirs. Car Arthur était capable de tout. Et si il lui en enlevait plus qu'il ne le devait ?

Alors il ajouta :
Tu sais, je ne suis pas du genre à balancer. Je m'en fiche que tu sois Fourchelang, c'est même plutôt quelque chose d'exceptionnel et ce n'est pas donné à tout le monde. Pour être tout à fait franc avec toi, je trouve que ça te va très bien et tu fais plutôt...honneur à ta maison.

Quelle coïncidence que le préfet de la maison Serpentard soit un garçon capable de siffler à l'oreille des serpents....Mais, attendez ! Le serpent n'a pas d'oreilles !

Alors, que comptes-tu faire ? Affronter ton destin et tout m'expliquer ou bien fuir et faire ton lâche jusqu'au bout, mon lapin ?

Le blond aux yeux océans savait étrangement que c'était une mauvaise idée d'en rajouter une couche et qu'il courait comme qui dirait à sa perte. Son meilleur ennemi ne semblait vraiment pas enchanté de l'entendre déblatérer toutes ces paroles plus ou moins moqueuses...

Peut-être avait-il été trop loin dans ses provocations... ?


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Ven 17 Avr - 19:06

Swear this one you'll save × ft. Francis Bonnefoy
Que ce soit en théorie ou en pratique, Arthur est doué en cours de Sortilèges, ça y'a pas photo. Bien sûr, comme tout sorcier débutant, il y a eu des gaffes, des erreurs, ou tout simplement des échecs. Et très vite, grâce aux conseils de sa mère mais surtout au sérieux irréprochable dont il fait naturellement preuve dans son travail, l'un des "grands" Kirkland - même s'il avait plus la tête du petit frère facile à faire tourner en bourrique - se révéla être un sorcier dont le brillant avenir éclairait déjà ce long tunnel représentant ses futures années d'études. Si bien qu'il se permettait de voir quelques formules prévues pour les grades à venir. Même des sorts dont il ne voit aucune utilité pour sa propre personne.

Comme le sort d'oubli.

La baguette tendue vers son Némésis, Arthur serrait les dents et tentait de cacher son malaise pendant que Bonnefoy speechait sur la situation actuelle. Il vient de découvrir qu'il est Fourchelang. Bon. Essayons de garder notre calme... Plus Francis parlait, plus il s'enfonçait. Ce à quoi Arthur fronçait un peu plus les sourcils à chaque seconde. Ce frenchie devait vraiment peu tenir à la vie pour oser en ajouter autant. C'est là que ce crapaud lui demanda s'il allait être lâche en l'ensorcelant... À peine eu-t-il posé cette question que, tout de suite, Arthur leva un peu plus la baguette pour pointer directement son visage, signe que le choix du sort est tout trouvé.

- Je ne suis pas lâche, Bonnefoy.

Avait-il craché, irrité. De toutes façons, s'il lui effaçait la mémoire, il ne se souviendrait plus qu'il lui ait dit ça. Il ne restait plus qu'à prononcer la formule.

... Mais Arthur hésita.

Il est doué en sortilège, ça il n'y a aucun doute. Il sait en quoi consiste le sort d'Oubliette. Il suffit de vouloir supprimer cette malheureuse découverte de son esprit et tout redeviendra comme avant. Mais Arthur réfléchit, étrangement moins sûr de lui. Il connait le mot, il en est capable ! Seulement... il n'a jamais fait ça auparavant. L'écossais connait bon nombre de sorts. Même si certains ne lui sont généralement d'aucune utilité, il connait par coeur leurs formules et leurs effets. Cependant, ils n'ont que très peu ou jamais servis. Comme le sort d'oubli. Qui pour d'autres, est également connu comme le sort d'amnésie . Il resta ainsi, à fixer les orbes bleues de son ennemi de toujours, silencieux. Et si... si Arthur faisait une erreur ? Un petit faux pas qui, boosté par la peur d'avoir été découvert et la haine qu'il éprouve depuis maintenant quatre ans vis-à-vis du français, pourrait effacé plus que ces quelques minutes ? Oubliette ne lui a jamais servi, il n'en a jamais eu besoin, et s'est même juré que ce serait toujours le cas. Et maintenant qu'il est dans une situation délicate, qu'est-ce qu'il compte faire ? S'il rendait Francis complètement amnésique, même par accident, il aurait de sacrés problèmes.

Arthur commença à baisser sa baguette... puis la releva aussitôt.

- Si tu le dis à qui que ce soit Bonnefoy... Tu n'auras pas de seconde chance.

C'était à peine croyable. Il laissait Francis Bonnefoy, son pire - mais meilleur - ennemi, s'en sortir. Avec ce secret qu'il a précieusement gardé pour lui durant toutes ces années. Enfin, mais avec prudence tout de même, le britannique baissa doucement sa garde ainsi que son bras, gardant cependant la baguette dans sa main. Il lui fit dos pour cacher son mécontentement qui grandissait de plus en plus en s'éloignant à peine. Pourtant il poursuivit :

- Je ne sais pas d'où ça vient. Un an avant que je n'entre à Poudlard, j'ai découvert que je pouvais parler aux serpents et les comprendre. Personne n'est au courant, pas même ma famille...

Il s'interrompit lorsque le reptile de tout à l'heure revint prudemment, glissant jusqu'aux pieds du plus jeune. C'était donc vrai... Peut-être que d'une manière ou d'une autre, il les attirait vraiment. Le Serpentard se tourna légèrement vers son camarade de maison, se retrouvant presque de profil. Le ton irrité disparu pour laisser place à un autre, plus calme, sans doute parce que « quelqu'un » au moins est de son côté.

- Ils viennent me voir d'eux-mêmes... Lorsque je leur réponds, je change de langage sans même m'en rendre compte.

Le serpent, qui a presque encerclé les pieds du Fourchelang et qui faisait presque office de chien de garde, leva doucement son corps souple sans quitter Francis du regard.

- Je ne sais rien d'autre.

Sa voix, qui résonnait presque comme un dégoût, fut suivi d'un sifflement du serpent qui pesta vers le français, remplaçant Arthur dans la colère d'avoir été découvert.
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Dernière édition par Arthur Kirkland le Jeu 12 Nov - 19:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Mar 21 Avr - 20:21

You swore you'd never tell...

Un jour, j'irai vivre en théorie, car en théorie, tout se passe bien.

Les minutes qui défilaient étaient sans doute les plus longues de toute sa vie. Il voyait bien que le Britannique pesait le pour et le contre : devait-il infliger le sort d'oubli à son ennemi ou bien le laisser, au risque que ce dernier ne répète son secret à quiconque ?

Le Français continuait de paniquer intérieurement. Les dernières phrases qu'il avait lancé...Ce n'était pas très malin de sa part. Pourtant, il n'avait pas pu s'en empêcher, c'était plus fort que lui. C'était presque une obligation pour lui de taquiner/embêter/provoquer (rayer les mentions inutiles) Arthur. C'était devenu un jeu. Un jeu dans lequel le premier qui craquait perdait de la crédibilité face à l'autre. Il fallait garder son sang-froid. Et dans le jeu du chien et du chat que se livrait les deux Serpentards, Francis était particulièrement bien placé pour savoir que son Némésis était doté d'un sang-froid à tout épreuve. Il avait donc un petit espoir quant à sa survie...

Cependant, ce n'est que lorsqu'Arthur abaissa sa baguette qu'il commença à souffler...Enfin, ça c'était jusqu'à ce qu'il la relève...

Si tu le dis à qui que ce soit Bonnefoy... Tu n'auras pas de seconde chance.

Incroyable. Par cette phrase qui se voulait menaçante, Arthur venait de lui signaler qu'il n'allait pas lui lancer d'Oubliette. Est-ce qu'il était de bonne humeur ? Ou bien tout simplement con ? Ou alors, peut-être que les paroles prononcées par le Français l'avait fait changer d'avis ? Peu importait à Francis, il se sentait soulagé, vraiment.

Le Britannique abaissa enfin sa baguette. Bien, très bien. Francis avait un peu moins chaud au cul, pour le coup, sans mauvais jeu de mot.
Le blond aux yeux océans ne sortit aucun mot et laissa le plus petit s'exprimer.

Je ne sais pas d'où ça vient. Un an avant que je n'entre à Poudlard, j'ai découvert que je pouvais parler aux serpents et les comprendre. Personne n'est au courant, pas même ma famille...

Alors comme ça, il était le seul à savoir ce secret si bien caché ? Quelle ironie. Il en ricanerait presque, mais le moment n'était pas vraiment à la rigolade, pour le coup. Il se sentit juste d'humeur mesquine, en sachant qu'il était celui qui savait le plus grand secret de Kirkland. La seule personne Fourchelang dont il avait entendu parler était Salazar Serpentard, le fondateur de sa maison...Mais il pensait que sa famille s'était éteinte depuis longtemps. Il était logique que les Kirkland, de part le don d'Arthur, soit alors une famille descendante de ce grand mage. Mais...Si Arthur savait parler Fourchelang, est-ce que Keith ou bien les autres membres de la famille le pouvaient aussi ? C'était plutôt logique mais...Jamais son ex petit-ami lui en avait parler. Et Francis ne serait sans doute pas le seul à connaître le don d'Arthur, si tel était le cas.

Non, Arthur possédait un don d'un rareté inestimable et même s'il restait son ennemi, Arthur remontait quand même dans l'estime du Français.

Les pensées du sixième année se dissipèrent quand le petit serpent à qui Arthur parlait tout à l'heure refit son apparition. Celui-ci fixait Francis du regard, comme s'il n'était pas le bienvenue. A vrai dire, le Français n'avait rien contre les serpents. Il les trouvait beau à regarder, il n'avait jamais eu l'occasion d'en toucher. Mais celui-là ne semblait vraiment pas très enchanté de voir que son parleur se prenait la tête avec ce  mi-vélane, mi-sorcier de pacotille. Il sifflait de mécontentement et se leva même, comme s'il voulait protéger Arthur.

Ils viennent me voir d'eux-mêmes... Lorsque je leur réponds, je change de langage sans même m'en rendre compte. Je ne sais rien d'autre...

Francis ne lâcha pas le regard du serpent, le fixant des yeux. Il était intimidant, certes, mais...Il refusait de se laisser démonter par un simple serpent devant son rival.
Il lui vint alors l'idée de parler...D'enfin exprimer son avis...

Je savais que tu allais faire le bon choix.

Il marqua une pause...Ne pas le provoquer... !

Je ne compte pas répéter ton secret à qui que ce soit Arthur. Je suis bien trop content d'en connaître plus sur mon cher ennemi que les autres. En fait, je trouve même plutôt ça...honorable, la langue des serpents n'est pas une chose mauvaise en soi, tu possèdes juste un don...qui n'est pas des plus communs. Puis, si jamais tu m'énerves de trop, j'aurais toujours un moyen de te faire du chantage...

Il finit sa tirade par un rire. Il ne comptait vraiment pas répandre le secret d'Arthur partout à Poudlard et préférait réellement le garder pour lui. Cependant, même si sa dernière phrase était plus une plaisanterie qu'autre chose, si jamais Arthur se montrait plus désagréable qu'il ne le devait, il n'hésiterait pas à le rappeler à l'ordre. Et là, il aurait sa baguette sur lui.

Ton serpent n'a pas l'air très réjouit de me voir, en tout cas...

Il soupira, tandis que son homologue continuait de le regard avec une petite lueur de colère...Ce n'était pas comme s'il n'était pas habitué...Le serpent, quant à lui, pesta une nouvelle fois contre le Français qui fronça les sourcils.

Finalement, il se retourna, savant pertinemment qu'Arthur n'allait pas l'attaquer par derrière. Il commença à marcher pour reprendre la route du château : tant pis pour cette maudite plante qui lui avait bousillé ses chaussures de luxe !

Cependant, il s'arrêta et, toujours dos au Britannique, il ajouta :

Merci de ne pas m'avoir effacé la mémoire, Arthur.

Ses paroles étaient sincères, il était reconnaissant et Francis qui ressentait de la reconnaissance pour Arthur (et inversement), c'était rare.

Il se remit à marcher, s'éloignant de la lisière de la forêt, d'Arthur et du serpent...
Il regagna le château.
Il avait bien deviné, Arthur ne lui avait rien fait. Pas de mauvais coups en lâche...

Il souffla un bon coup, décidément, il détestait ce gamin...


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MessageSujet: Re: [TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis Lun 27 Avr - 19:20

Taking this one to the grave × ft. Francis Bonnefoy
« Je savais que tu allais faire le bon choix. »

Arthur, dés maintenant, n'avait plus qu'une envie : faire ravaler à ce tocard bouffeur de grenouilles et d'escargots tout ce qu'il allait dire d'avance. Et ce qu'il a dit avant, d'ailleurs. L'écossais avait certes choisi de ne pas lui lancer de sort, mais c'est plus par prudence que par... confiance. Il ne voulait pas prendre le risque de faire une bêtise avec le sort d'Oubliette, il n'eut donc pas d'autre choix que de le laisser s'en aller... avec ce secret. Ce lourd secret qu'Arthur pensait pouvoir noyer dans ses quotidiennes années d'études à Poudlard, mais qui au final, revient de lui-même. Au départ, Arthur fuyait les serpents. Il ne se rendait plus dans les forêts chez lui et devenait souvent paranoïaque lorsqu'il croyait entendre la voix d'un reptile (alors qu'il s'agissait seulement d'un de ses frères qui s'agitait à l'autre bout de la maison). Puis le temps passait, en grandissant, il apprenait à gérer ses émotions et à garder son sang-froid – dans le cas de son Fourchelang en tout cas. Il comprit bien assez vite que même s'il ne cherchait pas les serpents, les serpents le trouvait lui. Ces vils animaux semblaient avoir un genre de sixième sens ou quelque chose dans le genre pour deviner qu'un sorcier partageant leur langue était dans les parages. Ce doit être ainsi que le petit serpent, qui a été effrayé par le Patronus, l'a trouvé.

« En fait, je trouve même plutôt ça...honorable, la langue des serpents n'est pas une chose mauvaise en soi, tu possèdes juste un don...qui n'est pas des plus communs. »

… Essayait-il de le rassurer ? Ou seulement d'alléger ne serait-ce qu'un peu le poids d'une telle honte ? Car oui, Arthur avait honte. Sachant que les Fourchelang étaient des personnes descendant du fondateur de Serpentard, que c'était un don issu de sorciers malveillants, le jeune blond avait de quoi s'alourdir un peu plus ce poids de jour en jour, rien qu'en pensant au fait qu'il savait communiquer avec les pythons, les couleuvres, tout ça... Si quelqu'un devait le découvrir, il était sûr et certain de ne provoquer chez la personne que du dégoût, et ainsi, représenter peut-être une forme de menace ou juste un mouton noir – déjà que d'ordinaire, il a bien son côté ermite. Mais Bonnefoy, son insupportable Némésis, semblait vouloir le « consoler » sur ce point. Mais venant du français, Arthur n'en décela aucune sincérité. C'est du moins ce que son ego préfère.

« Puis, si jamais tu m'énerves de trop, j'aurais toujours un moyen de te faire du chantage... »

Ça, par contre, ça lui plaisait moins. C'est bien pour ça qu'Arthur craint pour la sauvegarde de son secret en voyant qui le partage avec lui... Francis ricana. Mais Arthur n'avait aucunement envie de rentrer dans son jeu. Et puis, il ne savait plus quoi répliquer. Mais il regrettait. Oh que oui il regrettait. Là, tout de suite. Le ton habituellement mesquin et ce rire le fit frissonner. Il va le dire. C'était certain qu'il allait le dire. Il va le dire à Beilschmidt, puis à Carriedo. Et ces deux fouines le diront à d'autres. C'était obligé. Le trio d'abrutis de l'école, dont Bonnefoy son ennemi, ils allaient forcément faire quelque chose de ce secret. Mais Arthur n'avait-il vraiment pas d'autre moyen ? Ne pouvait-il vraiment pas faire marcher arrière et tenter le sortilège... ? Il hésita, la baguette en main, et s'imagina la lever de nouveau. Mais il resta immobile. Le serpent, à ses côtés, menaçait Francis de ses sifflements, mais Arthur n'en fit rien. Il n'était pas rassuré. Il était inquiet. Il avait peur. Peur ? Oui, juste un peu, peut-être... Mais ça, ça arriverait avec n'importe qui d'autre... Son secret. Son secret si bien gardé, découvert par ce mangeur de batraciens ! Il va le laisser s'enfuir ! Et le laisser gâcher le reste de sa scolarité ici ? Voire même plus ?! Que devait-il faire ! Agis Arthur, fait quelque chose !

Lorsque Francis lui fit dos pour rebrousser chemin, Arthur leva de nouveau sa baguette, précipitamment mais silencieusement, avant que son camarade Serpentard ne réplique :

« Merci de ne pas m'avoir effacé la mémoire, Arthur. »

Arthur se stoppa dans son geste. La voix de Francis était plus... rassurante. Bien qu'il n'ait pas l'habitude de le croire aussi poli avec lui, le britannique s'avoua que si, cette fois, l'imbécile vélane était sincère. Sans rien dire, sans rien faire, il baissa donc doucement sa baguette. À deux doigts. Il était à deux doigts d'agir. Il ne sait pas ce qu'il allait faire, mais en tout cas, il ne l'a pas fait. Mais était-ce tout de même le bon choix... ?

Il le regarda s'éloigner, restant debout comme un arbre parmi les autres autour. Le serpent sentit également la menace s'évaporer et bougea doucement autour des pieds de l'écossais. Ce dernier ne tilta même pas. Il fixait la silhouette française disparaître au loin. Au final, rien d'autre ne s'est passé. Arthur partageait désormais son lourd secret avec Francis, son Némésis, celui avec qui il avait plus partageait les meilleures disputes et bagarres plutôt que les plus grandes confidences. Mais il ne comptait pas en rester là. Il allait le surveiller. Garder un œil sur lui. Un œil attentif... Rester proche afin que rien ne lui échappe...

Il ne le savait pas encore, mais le partage de ce secret était l'annonce d'un nouveau départ entre eux.
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Do what I say, not what I do. Obey to my orders, not to your heart. Don't lie to me, but let me tell lies. Don't follow me, I'll follow you. Don't care about me, I'll care for you. Run away from danger, because this is what I am. ▵ ©endlesslove.
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[TERMINÉ][Janvier 1990] Got a secret, can you keep it... ? || ft. Francis

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