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[Février 1992] Challenge accepted, until dawn... || ft. Alfred F. J.

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MessageSujet: [Février 1992] Challenge accepted, until dawn... || ft. Alfred F. J. Sam 18 Fév - 23:08

Pfff, I'm not scared ! × ft. Alfred F. Jones
Cap' ou pas cap'. Comme d'habitude, quoi.

Arthur avait un défaut absurde en plus de boire de l'alcool tout en sachant qu'il ne le tenait pas; c'était d'accepter n'importe quel défi, du moment que le réussir prouvait qu'il n'était pas une poule mouillée. Ça pouvait être un challenge idiot comme inconscient, du moment que ça aidait à gonfler son ego en l'emportant – surtout si on a osé l'insulter avant, par-dessus le marché. Il était chose tout à fait aisée de provoquer l'écossais et de le défier à presque n'importe quoi... Il y avait systématiquement deux étapes, lorsqu'on lui proposait une épreuve un peu tirée par les cheveux : « pff, c'est complètement idiot », « si j'ai peur ? » et le tour était joué. Ça marchait avec à peu près n'importe qui.

Notamment avec Alfred. Ce sale gosse (d'un an son cadet, pourtant...) avait détourné la conversation sur les fantômes (ou autres esprits d'il n'a pas trop retenu quelle origine), et ils avaient finit par parler de la « plus hantée cabane de Grande-Bretagne ». Qui n'était pas très loin du château, ni de Pré-Au-Lard, à pieds. N'importe qui pouvait s'y aventurer, mais personne ne le faisait. Parce qu'on avait peur, parce qu'on disait que c'était interdit, parce que c'était dangereux... Mais au final, on en savait trop rien. Juste, on colportait une dizaine de rumeurs dessus, rien de plus.

Et même Arthur, qui ne craignait pas les fantômes, se disait qu'il n'était pas raisonnable d'y aller. Sans doute une petite règle que tout le monde s'était insurgé au fil des années, à cause de ces sales histoires. Mais officiellement, on ne savait pas ce qui s'y trouvait. Pas de disparitions, de morts inexpliquées, donc techniquement, rien n'indiquait qu'il était risqué de s'y rendre ? Et il avait un argument en béton pour entrer là-bas, de toutes façons : on l'avait défié.

Alfred, malgré le grand froussard qu'il était, l'avait accompagné aussi pour prouver son soi-disant courage. Ils étaient donc deux dans l'aventure, et le défi tenait sur une ligne : le premier qui s'enfuyait en courant écoperait d'un gage du gagnant. Et si l'on ne voulait pas perdre ? Il fallait rester au moins jusqu'au petit matin.

Une nuit entière dans la Cabane Hurlante, mais quelle bonne idée.

Les deux anglophones étaient partis au coucher du soleil, afin d'arriver, la nuit tout juste tombée, près de la barrière branlante qui séparait le reste du paysage nocturne de la propriété vide de la cabane. C'était souvent à partir de là qu'on faisait demi-tour et rebroussait chemin. Mais pas eux, ce soir-là. Regardant la bicoque en bois (qui tenait toujours par miracle, d'ailleurs), Arthur leva un peu le nez comme s'il voulait la fixer de haut, se répétant que, de toutes façons, il allait rapidement gagner. Il tourna ensuite la tête vers son interlocuteur – qui fut assez bruyant une bonne partie de la route – et sourit malicieusement en coin.

- Alors, prêt?
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MessageSujet: Re: [Février 1992] Challenge accepted, until dawn... || ft. Alfred F. J. Mer 3 Mai - 2:31

ft. Alfred Jones

ft. Arthur Kirkland

「 Challenge accepted. 」
Alfred n'avait peur de rien. Il prenait les insectes dans ses mains pour les faire sortir, grognait plus fort que ceux qui venaient lui chercher des noises, et aurait même été capable de se promener dans la Forêt Interdite si elle n'avait pas été, comme son nom l'indiquait, interdite. Alfred n'avait pas peur des orages, des tempêtes – même si ça rendait la pratique du Quidditch difficile ; il n'avait pas peur non plus des histoires qu'on se raconte le soir avant de dormir pour s'effrayer, et encore moins des monstres qui peuplaient ces récits. Alfred n'avait peur de rien et ne se privait pas pour le rappeler chaque fois qu'on le provoquait.

Ou peut-être que si. Peut-être qu'éventuellement, il était possible qu'Alfred soit effrayé par les fantômes. Et ceux qui le connaissaient bien le savaient. Arthur, donc, ne l'ignorait pas. Arthur, donc, l'avait provoqué. Et c'était pourtant Alfred qui l'avait défié de passer une nuit à la Cabane Hurlante. Sur le coup, ça ne lui avait pas semblé être une si mauvaise idée. Il avait pensé que l'écossais refuserait tout simplement, en disant quelque chose du genre « Pff, c'est tellement stupide. » et Alfred aurait pu le traiter de froussard sans se faire trop de mal. Mais Arthur avait accepté, sans doute parce que l'américain l'avait trop poussé, à coup de « T'as peur ? » légèrement sarcastiques.

Alfred se retrouvait donc dans une situation extrêmement inconfortable. Il ne pouvait évidemment pas se défiler, mais en même temps, il y avait très probablement des fantômes dans cette vieille cabane. Il avait essayé de se calmer, en se disant que les fantômes britanniques n'étaient sûrement pas aussi méchants que les wanagis des Lakotas. Il avait cependant cherché de longues minutes l'amulette contenant un petit morceau de bouleau que lui avait faite sa grand-mère ; elle était censée éloigner les peurs, apporter du courage. Il ne savait pas vraiment si ça marchait, mais peut-être qu'il y aurait au moins un effet placebo. Il préférait mettre toutes les chances de son côté : celui qui perdait ce défi – rester dans la Cabane Hurlante jusqu'au petit matin – allait recevoir un gage, et Alfred n'avait vraiment pas envie qu'Arthur lui donne un gage.

Ils s'étaient donc retrouvés dans la Grande Salle, au coucher du soleil. Tout avait été calculé – par Arthur, parce qu'Alfred aurait nettement préféré y aller en plein jour. Mais il avait dû reconnaître qu'y passer seulement la nuit plutôt que l'après-midi + la nuit semblait avantageux. Ils avaient fait le chemin plus ou moins en silence (plus pour Arthur, moins pour Alfred). Arrivés devant la cabane en bois, Alfred se tut pourtant. Il prit une grande inspiration, tandis que Arthur se tournait vers lui, malicieux.

- Évidemment que je suis prêt.

Les tremblements, c'était le froid. Et ouais. Il passa devant Arthur, comme s'il n'était pas d'avance terrifié, et poussa la porte, sa baguette en main. La poussière vint aussitôt chatouiller son nez, et il éternua quelques fois. Si les fantômes ne s'étaient pas réveillés au son de la porte qui grinçait, nul doute qu'ils venaient de le faire à cause de lui. Il posa un pied hésitant dans la bicoque, attendit que quelque chose se passe, puis s'y avança d'un pas plus déterminé lorsque rien n'arriva. Il se tourna vers Arthur, comme pour dire « Eh t'as vu j'ai pas peur ».

Le plancher craquait sous leurs pas, ce qui avait le don de lui faire penser à de vilaines histoires d'horreur. Mais une fois entré dans la cabane, Alfred ne sut pas vraiment quoi faire. Il voulait explorer la maison, identifier chaque recoin duquel un esprit pouvait surgir. D'un autre côté, ne pas savoir n'était peut-être pas plus mal – il ne pourrait de toute façon pas tout surveiller, alors autant rester dans un coin sans bouger.

- Du coup … on attend juste ? J'ai emmené des Chocogrenouilles, au cas où, si on a faim plus tard.

Alfred sentit un frisson parcourir son échine lorsque le bois craqua au-dessus de leur tête. Il se força à penser rationnellement : c'est le bois qui travaille, simplement. Il serra un peu plus fort sa baguette mais tenta de ne rien laisser paraître.
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MessageSujet: Re: [Février 1992] Challenge accepted, until dawn... || ft. Alfred F. J. Lun 5 Juin - 2:32

Pfff, I'm not scared ! × ft. Alfred F. Jones
« Évidemment que je suis prêt. »

Arthur sourit en coin de manière tordue – de toutes façons, quand souriait-il normalement ? Il laissa avec plaisir l'américain se dérober le premier à la porte qui amenait à l'entrée de la maison toute branlante. Il pensait qu'il mettrait moins de jugeotte que ça pour l'ouvrir, mais lorsqu'il se tourna vers lui avec cette fierté de labrador, Arthur comprit : il était mal à l'aise, mais déterminé à lui montrer le contraire. Pfeuh, se retint-il de faire. Arthur avait parfaitement comprit qu'est ce qui effrayait Alfred, et qu'est ce qui lui faisait ravaler sa confiance.

Arthur n'avait jamais visité la Cabane Hurlante, mais comme les rumeurs le prétendaient, et comme elle le laissaient paraître, celle-ci était aussi pourrie du bois, que de l'odeur. Il y faisait aussi froid qu'à l'extérieur, et le vent faisait craquer le plancher, les murs et le plafond de partout. Impossible de faire un pas quelque part sans que ça ne résonne. Et ce n'est pas un cafard, qui vient de se glisser sous une latte ? Le Britannique fit quelque pas dans le hall, jetant de brefs coups d'oeil vers les escaliers ou la porte qui menait certainement à une cave. Mais il ne s'éloigna jamais d'Alfred.

« Du coup … on attend juste ? J'ai emmené des Chocogrenouilles, au cas où, si on a faim plus tard. »

- On « attend juste »? s'étonna Arthur en se tournant vers lui, le sourcil levé. Tu plaisantes, on bouge, cette nuit. Pas question de rester dans un coin jusqu'à l'aube.

Où était le défi, sinon, et le test de courage ? Il ne pensait tout de même pas s'en sortir aussi facilement ? En plus, la Cabane semblait suffisamment grande pour être passé au peigne fin au moins jusqu'à suffisamment tôt le matin. Entre... trois et quatre heures du matin ? Alfred, lui, n'allait sûrement pas tenir jusque-là. Il lui donna une bonne heure, grand maximum. Et la soirée ne faisait que commencer.

Si Arthur avait peur ? Ce n'était qu'une cabane abandonnée. Certes parsemée des rumeurs de la maison la plus hantée de Grande-Bretagne, mais... ce ne sont que des rumeurs, après tout.

Il s'approcha assez vite d'Alfred pour lui attraper le poignet – car sinon il sait pertinemment qu'il ne bougera pas de là – afin de le tirer pour l'amener dans l'escalier qui montait à un étage. Là, les marches grinçaient encore plus, et ils passèrent devant une fenêtre à la vitre dévastée par le temps, la poussière et le vent. D'ailleurs, Arthur crut entendre un craquellement de celle-ci une fois l'oreille à sa hauteur... ? À l'étage, c'était un peu plus vaste. Il était en pleine phase d'exploration, et voulait vite découvrir le reste de la maison avant de passer aux investigations.

- Les mystères, ça se cherche.
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