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[Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland}

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MessageSujet: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Lun 4 Jan - 21:51



Ils ont des chapeaux rouges...

« Vive les tueurs de moldus ! »

Il faisait vraiment froid en Ecosse, surtout à cette période de l'année. Du froid, du froid, toujours du froid, João ne parvenait pas à s'y habituer même après six ans passés ici. Il était habitué à la chaleur, pas à la neige. Mais bon, il fallait bien faire avec, il n'allait pas se priver de sortir pendant plusieurs mois juste à cause d'un peu de verglas. Il aimait être dehors, il ne supportait pas de rester enfermer longtemps, son désir de voir de grands espaces était bien trop fort. Pas une seule journée ne passait sans qu'il sorte ne serait-ce que quelques minutes.

C'était pourquoi, ce matin-là, il avait proposé à son meilleur ami anglais d'aller se balader vers la cabane du garde-chasse. Le portugais aimait cet endroit car c'était là qu'il passait le plus de temps pendant les cours et même hors des cours, vers les animaux et autres créatures magiques qu'il affectionnait tant, alors il y venait régulièrement. Et cette fois, Arthur lui avait laissé le choix de l'endroit où les emmenerait leur promenade, alors pourquoi se priver ?
Ils étaient non loin de ladite cabane, près de la forêt, et le portugais observait un peu le ciel lorsqu'il n'avait pas à faire attention à l'endroit où il posait ses pieds. Comme d'habitude, son tempérament de voyageur prenait le dessus et il se voyait à la tête de son propre bateau, en route vers d'autres pays... Plus il y pensait plus il se trouvait des ressemblances avec les héros romantiques. Mais était-ce un mal après tout ?

- Eh Arthur. Son regard vint se poser sur l'anglais. Tu imagines s'il restait un continent que personne n'a découvert ? Avec d'autres animaux, d'autres paysages... peut-être d'autres gens. Ce serait magique.

Il rêvait trop, il savait que c'était impossible désormais, mais l'anglais devait être habitué à ce que João soit comme ça. Ca lui arrivait souvent, lorsqu'il était dehors. Il entendit un peu de bruit dans les buissons mais pensa à un simple petit animal passant par là. Surtout que sur le sol couvert d'une mince couche de neige se trouvaient de nombreuses traces animales. Emmitouflé dans un épais manteau, une écharpe blanche à rayures rouges autour du cou et des moufles pas pratiques mais très chaudes sur les mains, le portugais n'était pas dans sa tenue la plus sensuelle mais au moins il n'avait pas froid. Son visage, seule partie non couverte, lui donnait l'impression de picoter à cause du froid. Comment l'anglais faisait-il ?

- Vivement le printemps... Avec les oiseaux, les fleurs... la chaleur surtout.

Et, alors qu'il soufflait un énième nuage de vapeur à cause du froid dans l'air, le bruit dans les buissons se refit, plus proche. Cette fois il s'arrêta, se figeant comme un chien d'arrêt. Son don d'animagus déteignait sur lui, quelques fois. Il pivota vers l'endroit d'où venait le bruit, tendu. Il avait tendance à être paranoïaque, mais depuis que son frère s'était fait mordre il se méfiait lorsqu'il s'éloignait un tout petit peu du château.

- T'as entendu ?



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Dernière édition par João F. Carriedo le Lun 11 Jan - 15:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Dim 10 Jan - 14:28

C'est quoi c'racisme ?! × ft. João F. Carriedo
Le froid hivernal n'avait pratiquement aucun effet sur Arthur.

Il vivait sur sa terre natale, qu'il avait rarement quitté. De ce fait, le blondinet avait pour réputation dans sa famille de ne jamais tomber malade (alors que sa santé clamsait aux chauds et froids provoqués par Keith, lorsqu'il voulait l'embêter en le poussant sous la douche glacée). C'était pareil lorsqu'il sortait prendre l'air. À contrario de son meilleur ami João, qui lui, peinait à supporter la température estivale chaque année. Il entamait sa huitième année à Poudlard, et pourtant il ne s'y était toujours pas fait. Remarque, pas comme si bon nombres d'élèves venaient justement de pays chauds et que, habitué aux 30° degrés toute l'année, la plupart préféraient rester à l'intérieur. Mais pas Arthur.

Lui, la neige, le froid, le verglas, ça le connaissait.

C'est pourquoi il fut généreux avec l'aîné et lui laissa le loisir de décider du trajet de leur promenade. Ainsi, les deux marchèrent en direction du hasard, vers on ne sait où. Finalement, ils s'aventurèrent près de la cabane là où travaillait toute la journée son père. En passant à côté de quelques enclos, Arthur n'eut hélas pas la chance de voir quelques créatures qu'il affectionnait particulièrement. Certaines connaissaient plus ou moins le préfet, lui qui, lors d'une heure libre, sortait quelques fois du château exprès pour aller faire coucou à l'hippogriffe qu'il avait d'abord vu une première fois en cours de Soins aux Créatures Magiques. Aah... quelle veine d'avoir un père professeur de cette matière en même temps que la même passion.

« Eh Arthur. Tu imagines s'il restait un continent que personne n'a découvert ? Avec d'autres animaux, d'autres paysages... peut-être d'autres gens. Ce serait magique. »

Arthur tourna la tête vers lui, un sourire simple aux lèvres, pour réponse. Il était habitué aux élans de nostalgie du latin. En même temps, pourquoi pas ? Il y avait le monde sorcier, le monde moldu, qui sait s'il n'existait pas autre chose entre les deux. Après tout, les moldus imaginent des tas de choses. Ils imaginent même d'autres types de fées, de monstres, de mythes qui en réalité sont vrais chez eux... Mais bon, quand il entendait Alfred déblatérer ses théories ridicules sur les aliens et autres êtres venus de planètes cachées, l'écossais fermait son esprit à toute éventualité.

« Vivement le printemps... Avec les oiseaux, les fleurs... la chaleur surtout. »

Il ria doucement.

- Quelle idée de venir se balader dehors si tu ne supportes pas le froid, aussi.

Puis, dans la seconde qui suivit, le brun fit volte-face.

« T'as entendu ? »

Il faut dire qu'un Fourchelang n'a pas l'oreille aussi fine qu'un Animagus loup. Surpris, Arthur ne comprit pas immédiatement où il voulait en venir, puis se tourna vers la même direction que lui. En effet, plutôt que de la paranoïa, ça devait être un signe évident que quelque chose de louche approche. Il déglutit. Ça arrivait, des fois, que des prémisses des affaires macabres de cet homme masqué débarquent sans prévenir. Et comme Carriedo – Antonio, le frère de son meilleur ami – avait déjà apporté son lot de soucis à son entourage, il pouvait craindre avec raison que l'autre Serpentard soit également impliqué d'une façon ou d'une autre... Mais qu'Arthur se rassure... si on peut dire.

Ils étaient à l'entrée de la Forêt, qui commençait son chemin avec quelques buissons. Dans ces derniers, quelque chose bougeait. Une petite créature de l'hiver ? La plupart se cachait plus loin pour les froids comme celui-ci, mais peut-être que l'une d'elle s'était perdue ? Le buisson était trop petit pour qu'un sbire de l'ennemi quelconque s'y cache, il opta donc pour cette option... et se risqua à approcher... C'est là qu'il entendit un petit glapissement peu rassurant. Et vit un petit pied sortir des feuilles.

- Qu'est ce que...

D'autres pieds suivirent. Sans compter les créatures auxquelles ils appartenaient. Des petits gobelins pas plus hauts que trois pommes, vêtus comme des nains de jardins. Arthur cligna des yeux en remarquant leur signe distinctif : un bonnet écarlate sur leur petite tête hideuse.

Des Chaporouges. « Shit » aurait pu pensé Arthur. Mais quand bien même ces atrocités là adoraient faire du mal, il ne se sentit pas spécialement en danger. Arthur était un sorcier de Sang-Pur, et ce depuis le début du début de sa famille, comme de ses ancêtres. Et les Chaporouges étaient connus pour se faire plaisir à tabasser des moldus seulement. Pas de panique, donc. Il s'interrogea sur la manière dont ces créatures, attirées par les scènes de massacre, ont pu arriver là. Il n'y en avait pas en masse, ceci dit. Une vingtaine, tout au plus. Un nombre correspondant à la mort d'une grosse créature sans doute. Allez savoir. Peut-être une bestiole sauvage qui s'est faite attaqué par une autre et dont le sang a interpellé ces machins à chapeau. Et l'aura de vie de l'école a dû les rendre curieux. Voilà voilà.

Sauf qu'un Chaporouge s'engagea à foncer vers eux, avant qu'un autre ne suive. Puis un autre. Puis la vingtaine complète.

- ... Oh, shit...

Car Arthur se souvint d'un petit détail : João était certes sorcier, mais Né-moldu.

Et le sang moldu, ça, ils devaient le sentir. Quelle pouasse.

- Shit, shit, run... !

Car les petits nains de jardin étaient petits et rapides. Et d'ailleurs, Arthur put constater qu'ils se ruaient surtout sur João. Dans un début de course vers la Forêt donc (car en aucun cas il ne voulait amener ces bestioles dans le parc du château), Arthur fouilla sa poche pour trouver sa baguette. Ô malheur...

Il l'avait laissé dans son dortoir.
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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Dim 17 Jan - 12:56



Ils ont des chapeaux rouges...

« Vive les tueurs de moldus ! »

A peine avait-il entendu ce petit bruissement que João sentait un danger proche, comme un sixième sens. Sans doute cela lui venait-il de son don d'animagus, qui lui faisait pressentir que quelque chose allait leur tomber dessus et que c'était tout sauf bon. Ses yeux étaient rivés sur le buisson d'où venait le bruit, qui d'ailleurs reprenait jusqu'à ce qu'il voie un pied en sortir. Un pied de la même taille que celui d'un gnome. Il entendit alors son meilleur ami commencer une phrase surprise, avant que d'autres gnomes rejoignent le premier. Mais ce n'était finalement pas des gnomes, c'était des créatures que le portugais avait bien étudié. Des chaporouges. Des sortes de petites bestioles qui s'attaquaient aux moldus, imbibaient leur chapeaux de sang, et retournait attaquer les moldus dès que le sang avait séché.

- Chiça !*

Arthur jura également et lui dit de courir, de fuir, car l'un des chaporouges lui fonçait dessus. La créature semblait complètement agressive, décidée à tuer un moldu, en l’occurrence João. Et ça ce n'était pas bon du tout. Il tourna les talons directement, dès que son ami eut parlé, et se mit à courir en direction de la forêt. Il n'avait aucune idée de comment ces petits diables si dangereux avaient pu arriver là, mais il n'y pensait pas et cherchait juste à sauver sa peau. Il n'avait aucune idée de combien ils étaient, il n'avait pas pris le temps de compter. Cinq ? Dix ? Vingt ? Non, sûrement pas autant.
Il courait, mais il sentit vite sa respiration accélérer beaucoup trop et son cœur frapper à lui en faire mal. Il était assez sportif mais sans plus, et personne ne pouvait sprinter très longtemps. Si les espèces de nains n'étaient pas si rapides il aurait pu songer un peu plus à son endurance, mais là c'était une question de vie ou de mort.

Dans une illumination soudaine, le portugais songea à son don. Un loup était plus rapide et plus endurant qu'un humain. Alors qu'il manquait tomber après avoir trébuché, João se concentra sur son don. Avec tout l'entraînement qu'il s'était imposé et lui avait dévoré tout son temps libre, tout en lui prenant sa vie sociale et en lui faisant avoir de mauvaises notes faute de révision, se transformer était devenu aussi simple que bouger un muscle chez lui. Un peu de concentration et il était devenu un loup.
En quelques instants, ce n'était plus le jeune homme qui courrait mais un loup ibérique, au poil légèrement argenté à cause de l'hiver. Sur sa nuque, quelques poils verts rappelaient la couleur du ruban que João avait utilisé aujourd'hui pour attacher ses cheveux. Il courait à toute vitesse, le vent sifflant à ses oreilles. Il sentait les chaporouges derrière lui, mais son flair était gêné par le froid qui régnait à Poudlard en cette saison. Il les entendait, aussi, son ouïe animale étant extrêmement développée. Sa vision l'aidait peu, cependant. C'était du noir et blanc, il ne voyait pas très bien à une cinquantaine de mètres, mais c'était inutile lorsque les autres sens étaient sur-développés.

Profitant d'un embranchement, le loup tourna brusquement, faisant un demi-tour en comptant retourner vers son meilleur ami. Celui-ci allait sûrement l'aider, en lançant un sort où il ne savait quoi. Il déboula dans la petite clairière où ils étaient juste avant de voir les chaporouges arriver, cherchant Arthur, inquiet. Il eut un temps d'hésitation, et celui-ci suffit à une des bestioles pour lui sauter dessus en cherchant à le faire tomber. Le loup continua de courir, moins vite car gêné par ce poids, en se débattant comme un beau diable et en grognant. Il espérait que les bestioles prendrait peur de cet animal imposant, le loup ibérique étant plus gros qu'un loup gris commun, mais le sang qu'ils avaient senti avant semblait avoir rendu les chaporouges complètement fous. Les autres suivaient leur comparse en plein rodéo, mais étaient encore trop loin pour sauter sur João qui commençait à vraiment paniquer.




Chiça = Merde, mince, l'équivalent du "Shit" en fait.





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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Sam 30 Jan - 10:53

C'est quoi c'racisme ?! × ft. João F. Carriedo
La course engagée, Arthur paniquait de plus en plus. Il n'avait pas sa baguette, et João non plus sans doute. L'écossais courait alors qu'il était hors de danger, lui, mais il n'allait pas non plus laisser son meilleur ami se faire pourchasser par ces créatures tout seul. Sauf que là, franchement, il n'avait aucune foutue idée de quoi faire pour l'aider.

Mais bon, le pire, ça restait quand même ce moment de déconcentration où les deux Serpentard furent séparés. Shit ! hurla-t-il dans sa tête. Et bien sûr, plus aucun gnome ne le suivait lui. Désorienté au milieu de la flore, il regarda furtivement autour de lui, cherchant à capter le moindre son, la moindre image qui pouvait le conduire jusqu'au latin. Fort heureusement, ces machins-là n'étaient pas très silencieux, surtout en bande. C'est ainsi qu'Arthur en retrouva rapidement la trace, soufflant bruyamment pour se donner le courage de rattraper la course à temps. Quelques mètres plus loin, il se retrouva bien vite sur la trajectoire d'un loup qui bondit presque à côté de lui.

- João !

Son ami lui avait révélé bien assez tôt qu'il était un Animagus, il le reconnaîtrait entre mille loups. Mais là, il venait d'entamer un sprint pour échapper à ces choses, bien trop rapide pour se rendre compte qu'Arthur l'avait tout juste retrouvé. Ce qui n'allait d'ailleurs pas arrangé ce dernier, puisque son ami transformé gagnait en vitesse. S'il ne se donnait pas plus de détermination, il allait perdre sa trace. Car bon, il avait bon savoir être véloce, et les Chaporouges avaient beau n'être que des créatures semblables aux gobelins, ils étaient terribles une fois en groupe. À un moment ou un autre, João allait se retrouver encerclé.

Un peu de courage Arty, il suffisait de courir jusqu'à s'en déchirer les muscles...

Alors, loin, bien plus loin dans la forêt (mais fort heureusement pas assez pour qu'ils soient davantage en danger, surtout que le jour, la Forêt Interdite n'était Dieu merci pas aussi dangereuse que la nuit tombée), le préfet arriva près de l'endroit là où les Chaporouges avaient réussi à capturer le loup ibérique, ce dernier se débattant comme un beau diable pour essayer de leur échapper. Hélas, essoufflé, Arthur put tout juste voir un ou deux de ces misérables machins lui frapper la tête et le dos. Jusqu'à le mettre à terre, lui faisant perdre l'équilibre. Aussitôt, le reste bondit sur lui, s'attaquant à ses pattes, à ses côtes, lui tirant la queue et lui mordant le museau.

- Raaaaah !

Avec un cri du cœur, il parvint à déstabiliser quelques gnomes et à détourner leur attention vers lui. Sauf que son Sang-Pur, qui devait se sentir facilement pour ces créatures, ne les intéressa pas plus que ça. Ils retournèrent à leur barbare activité et laissèrent Arthur démuni, qui cherchait une solution pour les écarter. Quand bien même il pouvait aller les chercher un par un pour les balancer plus loin sans qu'ils ne le frappent en retour, ils allaient de toutes évidences revenir au pas de course vers le loup.

Ah, qu'il se sentait nu sans sa baguette. Il ne jurait que par la magie. C'était un des côtés positives à avoir un don comme son meilleur : il pouvait faire usage d'un tel enchantement sans son bout de bois. Mais Arthur...

…. Arthur... possède un don qui ne nécessite aucune baguette aussi.

À la première réflexion, il se dit que l'Animagus allait l'entendre. Mais à la seconde, il rectifia que le bruit causé par les Chaporouges couvrirait ses murmures maudits.Sauf qu'à la troisième, il se rendit une fois de plus à la même évidence : il détestait utiliser ce pouvoir. Surtout si c'était pour passer à l'offensive. Et que ça lui rappellerait d'ailleurs un mauvais souvenir... En même temps, avait-il le choix ? Le temps pressait, et lui là, il restait de marbre face au début de massacre que ces horreurs infligeaient à João.

Arthur serra le poing. Le faire, ou le laisser à son sort. Il avait déjà rempli un contrat de ce genre, et très franchement, il n'avait pas envie de recommencer, quand bien même l'impact était différent. Cette fois-ci, personne à mettre en danger en échange du sauvetage de son ami, mais l'impression de déjà-vu était si forte qu'elle dégoûta Arthur.

- Rah, et puis... merde !

Heureusement que les Chaporouges étaient bruyants, et devaient forcément occupé l’ouïe fine du loup. Arthur inspira...

Et siffla.

Enfin, techniquement, il parlait, mais dans un murmure incompréhensible pour les autres.

Aussitôt, quelques gnomes s'inquiétèrent de ce qui était en train de se passer. Deux ou trois cessèrent leurs coups, préoccupés par les petits bruits étranges qui faisaient écho (pour leur oreille) jusqu'à eux.

Des serpents.

Pas des très gros, mais des serpents quand même. N'importe qui se demanderait d'où ces cinq longs corps d'écailles venaient. De sous la terre, en pleine hibernation ? Oui, bien sûr, ce n'était pas le fait d'en savoir ainsi qui était étrange. Mais pourquoi ressortaient-ils, en groupe, alors qu'ils n'avaient en principe ni le sens du secours pour les hommes, ni même l'idée de sortir de leur sommeil exprès pour ?

- Attaquez.

Aussitôt, les reptiles se précipitèrent sur les Chaporouges, sifflant avec menace. Rapidement, les créatures laissèrent le loup ibérique, celui-ci toujours à terre, qui devait sans doute avoir quelques bosses dues aux coups des petites massues de ces viles choses. Ces dernières, même si elles ne frappaient que sur tout ceux qui sentait le moldu, se battaient également pour se défendre. Ainsi, ils tapaient sur les serpents qui, répondant aux ordres d'Arthur, cherchaient à étriper leurs nouveaux ennemis. Pendant ce temps-là, le préfet Serpentard approcha de l'Animagus, l'aidant à se relever sur ses quatre pattes.

- Jo ! João ! Ça va ?!

Et si le loup comptait l'interrogé du regard, il allait jouer la carte de l'incompréhension et du mensonge. Dire qu'ils étaient sur le territoire de ces reptiles, ou quelque chose comme ça... De toutes façons, Arthur n'avait pas le choix. Et puis, face à une vingtaine de Chaporouges, cinq serpents n'allaient pas faire long feu, dirigé par du Fourchelang ou non.
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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Mar 16 Fév - 11:39



Ils ont des chapeaux rouges...

« Vive les tueurs de moldus ! »

Des coups pleuvaient, des morsures se faisaient sentir sur ses muscles, son museau saignait, et plus ça allait plus João peinait à comprendre ce qu'il se passait. Il s'était fait attaquer par toute cette bande de petits gobelins, ces tueurs de moldus, et même sous sa forme de loup il n'avait pu leur échapper. Il grognait, se débattant, mordant tout ce qui passait à sa portée, essayant de donner des coups de griffes, mais ces bestioles avaient l'air tout sauf impressionnées par ce moldu qui se changeait en loup.
Le sang pulsait à ses tempes, rapidement, lorsque l'un des gobelins mordit violemment la patte avant droite du portugais. Aussitôt, il poussa un hurlement de douleur et se tordit pour mordre le gobelin. Il l'attrapa à la nuque et, sans réfléchir, fit pression jusqu'à la faire craquer. Le gobelin cessa de se débattre et tomba au sol dans un bruit écoeurant. João se rendit alors compte qu'il venait de tuer et poussa un couinement, avant que les gobelins ne reviennent en force pour le plaquer au sol. L'un d'eux parvint à bloquer son cou en s'asseyant sur lui, l'empêchant de bouger d'avantage.

Puis un sifflement se fit entendre, détournant l'attention aussi bien des gobelins que de João lui-même. Un sifflement tout sauf agréable pour ses oreilles lupines, dont il ne connaissait pas la provenance, et qui l'inquiéta aussitôt. Il entendit ensuite un bruit bien connu. Des serpents ? Il y en avait tellement en Espagne et au Portugal, il pouvait reconnaître ce son facilement. Mais qu'est-ce que des serpents faisaient ici ? Ils attaquèrent les chaporouges et ceux-ci délaissèrent le loup, totalement perdu, ne comprenant décidémment rien de tout ce qu'il se passait. Il entendit son ami accourir et le vit du coin de l'oeil. Il ne pouvait toujours pas bouger et se contenta de l'observer, plein de questions. Qu'est-ce que c'était que tous ces serpents ? Pourquoi ils avaient attaqué les chaporouges ? Pourquoi ils l'avaient aidé ?
Il prit un moment avant de se retransformer. Il voulait pouvoir parler, et de toute manière sa patte lui faisait trop mal pour qu'il puisse marcher.

- Arthur, c'est quoi ces serpents ? Ils viennent d'où ?

Il regarda sa main. La blessure se traduisait en une coupure à son poignet, peu profonde mais d'où le sang coulait. Il avait pris des coups à plusieurs endroits, mais c'était son poignet qui lui faisait le plus mal. Il ferma un œil quand une vague de picotement se fit sentir et siffla un peu sous la douleur. Il se redressa un peu, observant les serpents et les chaporouges autour. De toute évidence, peu importe la raison pour laquelle les reptiles les aidaient, ils ne pourraient se battre très longtemps vu le nombre de gobelins.

- Faut qu'on se barre mais par où ?

Il se concentra, essayant de se rappeler le chemin qu'il avait parcouru en loup. S'il ne se trompait pas, Poudlard était à l'ouest par rapport à eux. Mais avaient-il le temps d'y aller avant que les chaporouges ne les rattrappent ? S'ils avaient pu courser un loup, il pouvait sans aucun soucis rattraper deux humains blessés et fatigués. Il attrapa néamoins l'avant-bras de son ami, l'obligeant à courir pour retourner au moins sous le couvert des arbres. Ils seraient sûrement plus en sécurité maintenant qu'ils étaient hors de vue des chaporouges temporairement.

- Ils vont sentir ma blessure. Faut qu'on trouve un moyen de les semer mais le sang va les attirer. T'as pas une idée ? T'as pas ta baguette ? Un truc pour les arrêter ?

Il paniquait, il détestait ce sentiment d'impuissance. Et puis il avait tué un chaporouges, et il avait encore le goût du sang dans la bouche. Il n'aimait pas du tout la situation, vraiment pas. La sensation de danger et l'adrénaline liée à la peur, ce n'était pas dans ses hobbys.




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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Dim 24 Avr - 12:15

C'est quoi c'racisme ?! × ft. João F. Carriedo
« Arthur, c'est quoi ces serpents ? Ils viennent d'où ? »

Qu'est ce qu'il aurait aimé qu'il ne pose pas la question... Hélas, c'est chose faite. Arthur profita de la confusion et de son jeu d'acteur à être « surpris » par l'arrivée des reptiles pour faire mine de ne pas avoir entendu, ou alors juste de ne pas avoir la réponse. Mais il n'allait pas lui dire d'emblée que c'était lui qui leur avait fait appel. D'ordinaire, Arthur n'utilise jamais son don. Du moins, pas intentionnellement. Il lui arrivait de siffler pour Choukoulélie, cette couleuvre qui s'était attaché à son stupide fiancé, mais ça c'était vraiment lorsqu'il était seul avec – et ça n'arrivait pas souvent. Mais là, il avait ordonné à des serpents d'attaquer. Carrément. Lui qui avait horreur de diriger de telles créatures pour qu'on lui rappelle qu'il est un certain « Héritier »... La dernière fois qu'il a dirigé un serpent, ça a fini en carnage dans la Grande Salle, et Merlin sait à quel point il ne supportait plus cette image.

Image qui avait d'ailleurs remplacé son Épouvantard, ce qu'il ignorait encore.

Venu porter secours à son meilleur ami, Arthur aida le portugais à se déplacer. Il était blessé, fait que l'écossais n'a pas pu retardé. Et il s'en voulait pour ça. Avec moins d'hésitation, il aurait peut-être pu le lui éviter...

« Faut qu'on se barre mais par où ? »

- On va trouver...

Il fit de son mieux pour cacher son mécontentement à... entendre les mots des serpents, qui eux, sont inaudibles pour João. Une ribambelle de « que fait-on ? » ainsi que de « doit-on les capturer ? Les tuer ? Les manger ? » confirmèrent au britannique qu'il avait le pouvoir de faire de ces animaux des choses cruelles... Pas étonnant que l'Héritier de Serpentard avait pour destin de contrôler un Basilic au regard mortel. Il chercha une direction sauve, mais le latin le tira vers une autre, celle que celui-ci devait juger idéale. Il se laissa faire, ayant confiance en l'instinct Animagus.

« Ils vont sentir ma blessure. Faut qu'on trouve un moyen de les semer mais le sang va les attirer. T'as pas une idée ? T'as pas ta baguette ? Un truc pour les arrêter ? »

- Si j'avais ma baguette, je m'en serais servi depuis longtemps... soupira-t-il.

Et en dernier recours, il n'avait que le Fourchelang. Mais était-ce une bonne idée de s'en servir encore ? Nah, laissons tomber. Ça serait trop suspect et puis ils étaient seuls dans le calme, João comprendrait tout de suite. Il leur fallait trouver un moyen d'échapper à leurs poursuivants, un endroit qui leur serait hors d'atteinte, et ensuite ils pourraient réfléchir à comment se sortir de ce pétrin. Car João était blessé, et il devait le ramener à Poudlard malgré tout. Tout ce qu'il y avait autour maintenant, c'était des arbres. Et rien pour se cacher. Quoique... Les yeux de l'écossais trouvèrent un tronc creux et suffisamment large pour y laisser passer... deux jeunes adolescents. Certes, ça allait plus les coincer que les sauver, mais là ils n'avaient pas le choix, le temps leur était compté.

- Là-dedans.

Il aide le latin à se hisser à l'intérieur et rabaissa des branches et des fougères pour masquer l'intérieur. Heureusement, le fin de ce dernier était un peu profond, et ils pouvaient s'y tasser facilement. Le seul petit bémol – et encore, fallait vraiment aimer faire du chichi pour rien – c'était que les deux meilleurs amis se retrouvaient littéralement collés l'un à l'autre. D'une part c'était gênant, d'une autre c'était pas très agréable. Les Chaporouges allaient revenir, suivant l'odeur laissée par le sang, mais les branches qui les cachaient sentaient encore plus fort. Avec un peu de chance – de la CHANCE – ils allaient pensé qu'ils avaient perdu leur piste et allaient s'éloigner...

- Euh... Tu n'as pas trop mal ?

Il avait plus l'impression de lui souffler dessus que de lui parler...
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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Ven 3 Juin - 11:36



Ils ont des chapeaux rouges...

« Vive les tueurs de moldus ! »

Arthur était nerveux mais qui ne le serait pas en de telles circonstances ? Entre les chaporouges, ces serpents qui semblaient sortir de nul part, la blessure que lui-même avait au poignet… Et puis João avait ce goût du sang dans la bouche. Il n’avait vu que ça pour se défendre : tuer comme un loup, en mordant à la nuque cette sorte de gobelin qui lui avait fait mal. D’un côté il n’avait aucune raison de s’en vouloir puisqu’il s’était défendu pour ne pas mourir, mais de l’autre… il avait tout de même tué quelque chose d’humanoïde, et cela le tourmentait un peu même s’il ne pouvait pas tellement y penser pour le moment. En plus de ça, ni lui ni Arthur n’avait sa baguette, ils n’avaient plus rien pour se défendre. En loup il boiterait et serait encore plus lent qu’en humain, il était donc complètement inutile de chercher à utiliser son don d’animagus. S’ils avaient chassé Arthur, il se serait interposé. Mais c’était lui qu’ils voulaient. Lui, le né-moldu, pas le sang pur. Quand il avait appris l’existence de ces bestioles la première fois il s’était dit qu’ils ne devaient pas être si horribles que ça, vu leur taille. Mais c’était leur nombre qui les rendaient dangereux, finalement…
Arthur le suivait en courant, et le latin se doutait que ni lui ni son ami ne pourrait courir encore très longtemps à cette vitesse. Mais que faire ? Autour, seulement des arbres, des rochers, rien qui puisse les protéger. Soudain, il sentit l’écossais le pousser vers une direction en lui indiquant un arbre… creux. Oh. Comment avait-il pu ne pas le voir ? Sans doute avait-il été trop occupé à réfléchir à comment s’en sortir plutôt que de regarder autour de lui. Heureusement que le blond était moins idiot sur ce coup là. Essayant d’éviter de trop bouger son poignet blessé, João se hissa dans le tronc, aidé par son ami qui le rejoignit ensuite en fermant l’entrée avec des branchages. Ceux-ci ne laissaient passer que peu de lumière, mais il distinguait le visage d’Arthur  tout près du sien. C’était inconfortable, comme situation, d’être ainsi collé à son meilleur ami. Et surtout très gênant. Il bougea un peu pour essayer d’être plus à l’aise mais un petit morceau d’écorce lui tomba sur le nez et le fit se calmer. Il valait mieux rester comme ça que risquer de faire du bruit en cassant des morceaux de l’arbre mort…

- Ca va… Ca fait mal mais c’est supportable.

Il monta sa main au niveau de son visage. Heureusement elle n’était pas bloquée et il pouvait bouger un minimum tout de même dans cet espace restreint. Ce n’était pas très beau à voir, pour le peu qu’il distinguait. Son poignet était en sang et le liquide rouge avait coulé un peu le long de sa main pendant qu’il courait. Pas étonnant que les chaporouges le suivaient facilement. Il devait nettoyer ça au plus vite. Ou alors…

- J’ai une idée… C’est du sang qu’ils veulent hein ? souffla-t-il.

João plongea la main dans sa poche. S’il avait bonne mémoire il avait toujours ses mouchoirs. C’était toujours utile, encore plus avec l’idée qu’il avait. Il en prit un et épongea le sang de sa blessure, essayant d’enlever tout ce qui avait coulé et n’avait pas encore séché. Il ne pensait pas avoir saigné autant car le tissu se retrouva très vite entièrement imbibé de sang. Il se redressa un peu, lentement, craignant de faire du bruit, et lança le mouchoir roulé en boule le plus loin possible. Logiquement, le sang frais serait plus détectable pour les chaporouges que le séché qu’il avait au poignet. Déjà il ressaignait. Il prit un autre mouchoir pour le presser contre la blessure, soufflant doucement pour essayer de se calmer. Ca piquait, mais il ferait avec. Ca aurait pu être largement pire…

- Ils doivent être occupés par le mouchoir. Si on sort maintenant et qu’on s’en va discrètement y’a peut-être moyen qu’on s’en sorte… mais va falloir courir quand même, on sait jamais. Ils sont nombreux et juste le mouchoir, ça va pas leur suffire. Tu te sens de repartir tout de suite ? Sinon on attend et je jetterais celui-là avant de sortir.

Il entendit les petits pas, dehors, qui faisaient craquer des brindilles et des feuilles au sol. Les chaporouges étaient là et ne semblaient pas s’approcher de l’arbre où les deux amis étaient cachés pour le moment. Ne pas les voir était encore plus stressant pour le latin. En loup, il avait une mauvaise vision et n’avait donc pas vraiment vu leur tête, et en courant il ne s’était pas retourné. Tout ce qu’il savait c’est qu’il ne voulait plus jamais avoir affaire avec ces choses une fois qu’ils seraient enfin partis et que lui et Arthur seraient de retour à Poudlard.

- P’tain… T’as de la chance de pas être un moldu toi. T’as moins de fan qui veulent ta peau. Littéralement.

Il essayait la carte de l’humour en chuchotant pour essayer de détendre l’atmosphère, même s’il craignait de plutôt installer un silence gênant entre eux. Et il n’aimait pas le silence, surtout que pour se sauver la vie, c’était toujours mieux de parler.

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MessageSujet: Re: [Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland} Lun 27 Juin - 15:20

C'est quoi c'racisme ?! × ft. João F. Carriedo
« J’ai une idée… C’est du sang qu’ils veulent hein ? »

Arthur était un peu à court d'idées pour sauver la peau de son meilleur ami – et pas forcément la sienne, du coup; ce n'était pas son hémoglobine que les Chaporouges chassaient – c'est pourquoi il se demanda ce qu'il voulait dire suite à cette question. L'écossais n'eut pas vraiment le temps de répondre que le portugais transforma un mouchoir blanc comme neige en tissu trempé de sang. Le britannique ouvrit un peu plus les yeux, ne se rendant compte que maintenant de l'ampleur des dégâts de ces infâmes créatures sur son meilleur ami. Puis enfin, il jeta le dit mouchoir plus loin.

Pas bête. Il écouta João lui expliquer son plan, qui ajouta :

« Tu te sens de repartir tout de suite ? Sinon on attend et je jetterais celui-là avant de sortir. »

Il secoua la tête en regardant le poignet blessé, puis leva les yeux vers les siens.

- Non, ça ira. C'est toi surtout qu'il faut surveiller. Je te soutiendrai. Tu l'as lancé assez loin, alors dès qu'ils seront tous dessus, on file...

Car ils ne pouvaient pas attendre trop longtemps non plus, à cause du sang qui s'échappait des veines de João et du fait qu'il avait besoin de partir le plus vite le premier. Les teigneux gobelins se rapprochaient du mouchoir ensanglanté, comme en jugeaient ces bruits qui parvenaient à leurs oreilles.

« P’tain… T’as de la chance de pas être un moldu toi. T’as moins de fan qui veulent ta peau. Littéralement. »

Arthur se retint de répliquer que, plutôt de Chaporouges, c'est de serpents dont il titille quelques fois l'intérêt. À la place, il émit un petit rire faussement amusé, juste pour l'ambiance. Lorsqu'il fut certain que les Chaporouges s'excitaient sur le mouchoir comme des sauvages – c'est ce qu'ils étaient – Arthur sortit le premier, discrètement, et tendit un bras à son meilleur ami.

- Vient.

Il était temps de s'arracher.

Il aida ainsi l'Animagus à sortir, puis passa un bras dans son dos pour l'aider à marcher plus vite. Ils passèrent à quelques mètres de la troupe de Chaporouges, trop occupés par le mouchoir. Celui-ci se faisait déchiqueter sans pitié, même s'il n'était qu'un malheureux bout de tissu en papier. Du moment que c'était imbibé de sang lié aux moldus, ils s'acharnaient dessus. Arthur se surprit à se demander s'ils allaient finir par se disputer les petits morceaux pour les manger, mais ils avaient suffisamment perdu de temps comme ça. Mieux valait partir vite et sans trop se faire remarquer, car il n'y avait pour eux plus d'options possibles pour leur échapper.

Ils s'éloignèrent de la bande de chasseurs sur micro-pattes, puis achevèrent de sortir de la forêt. Enfin, on voyait le bout du tunnel. Arthur s'arrêta un petit instant pour poser son ami quelque part. D'ici, ils pouvaient voir la cabane du garde-chasse, là où travaille bien souvent son père. Bien, maintenant, ils étaient en sécurité. Le Fourchelang surveillait de temps en temps le fond des fougères pour s'en assurer, mais plus aucun écho de ces bestioles ne lui parvint. C'était bien fini. Il soupira.

Arthur regarda à nouveau João. Il lui promit de l'emmener à l'infirmerie tout de suite, avant de prévoir un petit repos bien mérité.

Précisant, en l'aidant à marcher de nouveau, que la prochaine fois, c'est lui qui déciderait de leur lieu de promenade.
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[Janvier 1991]Ils ont des chapeaux rouges... {Ft Arthur Kirkland}

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