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[1er septembre 1985] Le premier cliché de l'amitié • Feat Feliciano Vargas

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MessageSujet: [1er septembre 1985] Le premier cliché de l'amitié • Feat Feliciano Vargas Lun 24 Aoû - 2:04


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Le premier cliché de l'amitié


✽ ℱeat Feliciano Vargas
Mastiquant une choco-grenouille, Kiku vit par la fenêtre plongée dans le pénombre que le train ralentissait. Pris par surprise, il sauta sur son siège et se hissa sur la pointe des pieds pour pouvoir atteindre sa valise. Elle était plus facile à installer dans le filet qu'à retirer. Et comme il n'était pas assez grand pour en voir l'ouverture, il dû chercher dedans à l'aveugle. Il en sortit sa robe de sorcier encore noire, sans insigne ni couleur, qu'il avait oublié de mettre, pour l'enfiler. Le reste de grenouille coincé entre ses dents, il vérifia que ses vêtements n'étaient pas sales et que sa chemise était bien rentrée dans son pantalon, avant d'ajuster une dernière fois sa cravate et de passer ses deux mains sur ses cheveux pour les aplatir. Il vérifia aussi ses lacets, car ils avaient tendance à se défaire contre sa volonté, et il préférait éviter une chute qui pourrait constituer sa première humiliation. Il voulait être parfait pour son premier jour d'école. Peut-être un professeur le réprimanderait-il s'il n'était pas tiré à quatre épingles. De toute façon, il avait été élevé dans cette habitude: toujours être présentable si l'on voulait être pris au sérieux.

Il attrapa et accrocha délicatement son précieux appareil photo, qui ne le quittait plus, autour de son cou, rangeant le flash proéminent dans la grande poche de sa robe, qu'il trouvait d'ailleurs très pratique pour ça. C'était le seul accessoire qu'il s'autorisait à porter en plus de son uniforme, et il espérait que cela ne dérangerait personne, ou que ce n'était pas contre le règlement. Cet appareil constituait son passe-temps principal depuis son arrivée en Ecosse, grâce à sa meilleure amie qui le lui avait offert.

Lorsque le train freina, étant toujours debout, il faillit être catapulté sur le sol de son compartiment, mais se rattrapa de justesse sur la banquette vide en face de lui. Il s'était installé le dernier dans le Poudlard Express lors de son arrêt en gare de King's Cross, pour être sûr d'obtenir le dernier compartiment vide. La compagnie ne lui avait pas manqué, puisqu'il avait lu son exemplaire tout neuf de l'Histoire de Poudlard, ce qui avait fait défiler le paysage à une allure folle. Comme le temps passe vite quand on s'amuse! Il avait hésité à sortir son album, qu'il gardait toujours sur lui, mais avait préféré le garder caché au cas où un élève en retard ou éjecté de son compartiment par ses congénères rentrerait à l'improviste dans le sien. Le contenu aurait pu l’embarrasser...

Kiku aimait beaucoup observer les gens, et en particulier les couples d'amoureux. Il trouvait saisissant la manière dont ce sentiment transformait les hivers en printemps, dont il changeait les individus, dont il les faisait rayonner. Il était certain que le sourire d'une jeune fille ayant trouvé son âme-sœur faisait fleurir les premiers cerisiers. Il avait d'ailleurs pris quelques nouveaux clichés sur le quai bondé de la voie 9 3/4. Deux élèves plus âgés que lui, qui n'étaient apparemment pas dans la même maison, s'étaient séparés à coup de baisers enflammés et Kiku n'avait pas hésité un seul instant à appuyer sur le déclencheur. Il avait réglé son flash pour qu'il soit le plus discret possible, et ne lâche pas cette fumée malodorante comme tous les appareils photo. Et de toute façon, il était bien trop discret pour que qui que ce soit le remarque. Se plaçant face à la porte coulissante, il prit une grande inspiration, comme si ce simple pas dehors allait le propulser vers un autre monde -ce qui, quand on y pensait, était le cas. L'anxiété lui tordait le ventre. Il allait enfin découvrir cet univers dont sa mère lui avait tant parlé, bien qu'elle n'ait jamais pu y accéder, et dont ils avaient rêvé tous les deux des années durant. Aujourd'hui, il allait perpétrer le désir de sa mère, il allait franchir le pas pour elle. Lui adressant quelques mots inaudibles qui la rejoindraient dans l'au-delà, il tira sur la poignée et la porte s'ouvrit, presque trop rapidement à son goût.

Pensant que le couloir était vide et que tous les élèves étaient descendus, il sortit lentement de son compartiment, la valise à la main, mais surprit à sa gauche deux adolescents en train de s'embrasser devant la porte voisine. Il en avait lu long sur le collège Poudlard et ses coutumes dans les livres de sa mère, et s'arrêta donc sur la tenue vestimentaire des deux élèves. L'un portait un uniforme aux teintes vert et argent, il devait donc être de Serpentard, tandis que son vis-à-vis -ou peut-être son petit-ami, vu la ferveur avec laquelle ils se mangeaient la bouche- arborait les couleurs de Gryffondor, rouge et or. Connaissant la réputation des maisons et leur histoire, le japonais savait que ces deux-là se vouaient une haine féroce depuis leur création. Ce tableau, où deux castes supposées ennemies se réunissaient par amour, avait quelque chose de beau et de précieux. Kiku, sans faire de bruit, sortit son flash de sa poche et fixa l’œil à l'objectif. En un instant, la photo fut prise. Une véritable perle rare. Après quelques secondes, son appareil émit ce vrombissement si satisfaisant lorsqu'un cliché était pris et que l'encre s'imprimait sur le papier glacé. Les deux élèves étaient trop occupés à exprimer leur passion l'un envers l'autre pour remarquer le petit bruit du flash et du développement et le garçonnet court sur pattes qui s'enfuyait pour les laisser tranquilles. Avant de partir, il crut se souvenir qu'il avait croisé ces deux-là en montant dans le train, et qu'ils partageaient une dispute sanglante. Sur le coup, il s'était persuadé qu'ils devaient se détester profondément, mais visiblement, la donne avait changé...

Il sauta enfin hors du train, l'air frais du soir l'obligeant à resserrer un peu plus sa robe autour de son cou, l'appareil ballottant contre sa poitrine développant automatiquement la photo prise. Se croyant seul, il tira sur la photo, dont le bout dépassait de la fente de sortie, et secoua le papier encore humide pour faire sécher l'encre, sans faire attention à l'élève qui s'approchait derrière lui.


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Dernière édition par Kiku Honda le Mer 13 Avr - 0:23, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: [1er septembre 1985] Le premier cliché de l'amitié • Feat Feliciano Vargas Sam 29 Aoû - 14:40

Le premier cliché de l'amitié.

Feat. Kiku Honda





Le train venait de s'arrêter et tous les élèves descendaient, lançant une rivière d'enfant se dirigeant vers la porte de sorti de la gare. Feliciano attendit que la foule se calma un peu, même s'il n'avait envie que d'une seule chose, c'était partir loin de ce monstre au bruit horrible qui le faisait sursauter à la moindre occasion. Alors qu'il tenait la robe de sorcier encore noir de son frère, le cadet des jumeaux marchait lentement derrière lui, ce qui agacé bien l’aîné. Perdu dans la foule qui ne semblait plus s'arrêter l'italien lâcha sans faire exprès le pan de la robe qu'il tenait pourtant avec ardeur, se retrouvant seul dans la foule. Il s'arrêta de marcher, attendant vraiment qu'il n'y ai plus que quelques élèves sur le quais. Ces secondes lui paraissent des minutes, et le vacarme du train toujours en gare n'aidait pas le petit garçon à garder son calme. Le monde partait peut à peu et Feliciano se décida à se diriger vers la sorti. Seulement, le raffut de la locomotive du Poudlard express qui semblait s’apprêter à repartir le fit tressaillir en s’accrochant à la première chose qu'il se trouvait actuellement devant lui, c'est à dire une robe de sorcier d'un autre enfant. En relevant les yeux, l'italien remarqua les yeux chocolats du nouvel étudiant et ses cheveux fin noir. Son regard semblait celui de quelqu'un de paniqué, c'était surement ça faute, à agripper à tout ce qui bouge quand il prend peur... Il le lâcha en se redressant, lui adressant un petit sourire timide.


▬ Oh scusi....


Mais à peine eut il le temps de s'excuser de son comportement que le jeune garçon en face semblait chercher quelque chose. Il se demanda d’abord quoi, toutefois, en regardant dans les mains du japonais, Feliciano remarqua l’appareil photo et devina qu'il cherchait son cliché. Le Vargas se mit alors en quête de la fameuse photo du regard. Ce n'est qu'en se penchant un peu qu'il la remarqua derrière le brun. Il la pointa du doigt haussant un peu la voix.


▬ Regarde ! Elle est là bas !


Sans attendre de réponse, notre italien se mit à courir après le cliché qui semblait vouloir prendre son indépendance tellement le vent l'emportait loin. Il courut jusqu'à la porte d'entrée de la gare, par laquelle la photographie prit son envole et s’élançait haut dans le ciel. Le cadet des jumeaux reprit son souffle en s'appuyant contre la porte.
Quelle course !, pensa le garçon en se retournant vers son camarade qui semblait dépité par la perte de son cliché. Mais avant qu'il ne puisse lui dire quelque chose, le petit brun était déjà reparti vers le groupe de premières années. Feliciano l'aurait bien suivit mais il remarqua ses affaires resté en plan sur le sol, il se remit à courir pour les récupérer avant de revenir vers l'élève.


▬ Attend ! s'écria le petit garçon pendant sa course.  Attend moi ! On va au même endroit non? Autant faire la route ensemble!


Le Vargas fini sa phrase en arrivant au niveau du brun, qui avait poursuivit sa marche. Il lui offrit un grand sourire avant de commencer à marcher à son rythme, les yeux s’instillant d'une lueur or. Oui Feliciano était heureux, il était sûr qu'il s'entendrait bien avec cette personne, alors autant aller jusqu'au bout et se présenter, non?

▬ Moi je m'appelle Feliciano Vargas, et toi?


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MessageSujet: Re: [1er septembre 1985] Le premier cliché de l'amitié • Feat Feliciano Vargas Sam 29 Aoû - 22:17


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Le premier cliché de l'amitié


✽ ℱeat Feliciano Vargas
La photo apparut enfin sur le papier. Ses couleurs claires et un peu délavées lui donnaient un petit côté vintage, qui plaisait bien à Kiku. Il lâcha un petit sourire qu'il n'accordait qu'aux photos réussies, ou à sa meilleure amie, restée au Japon. Il se disait d'ailleurs qu'il allait avoir du mal à se faire des amis à Poudlard. Il connaissait peu les coutumes de l'Écosse et parlait déjà un anglais très approximatif. S'il se montrait un peu trop différent des autres élèves, ils allaient sûrement se jouer de lui. Peut-être même était-il le seul japonais dans cette école à avoir fait le voyage jusqu'au Royaume-Uni? Il y avait bien d'autres écoles de magie dans le monde, après tout... Il se dit en se giflant intérieurement qu'il aurait dû y réfléchir à deux fois avant de se décider.

Perdu dans ses pensées torturées, il sursauta en sentant soudain une main s'agripper au dos de sa robe. Il se retourna brusquement, se protégeant la tête de ses bras. Quoi, il venait juste d'arriver, et on cherchait déjà à l'embêter? Lui qui avait vécu comme un souffre-douleur une grande partie de son enfance, il était devenu quelque peu peureux et assez paranoïaque. Il devait posséder quelque chose qui poussait les autres élèves à s'en prendre à lui, ou qui les attirait comme un aimant. Pourtant, on ne lui porta aucun coup et aucune des répliques cinglantes qu'il avait l'habitude de recevoir ne se fit entendre. Il rouvrit les yeux, baissant les bras prudemment, pour découvrir un garçon de son âge, qui semblait désolé de l'avoir effrayé. Ses cheveux châtains étaient fendus d'une raie bien droite, et un étrange épis enroulé en boucle dépassait de ses mèches à l'allure soyeuse. Quant à ses yeux, ils étaient d'une couleur ambrée étincelante, qui reflétait l'inquiétude.

▬ Oh, scusi...

Kiku ne comprit pas trop ce qu'il voulait dire. Cela ressemblait à une langue latine, mais il les parlait très peu aussi. On aurait dit du français... ou de l'italien, peut-être? Lui-même, sous le coup de la panique, fut incapable de répondre dans une langage leur permettant de se comprendre. Il balbutia dans un japonais soutenu, qui n'était malgré tout pas le plus dur à saisir. Heureusement pour l'autre élève qu'il ne parlait pas le patois, sinon il aurait cru qu'il venait d'une autre planète.

Q-qu'est-ce que je peux faire pour toi ?

Mais il n'écouta même pas la réponse, se rendant compte que sa main, qui tenait la photo une seconde plus tôt, était maintenant vide. Horrifié, il tourna sur lui-même, cherchant autour d'eux où s'était enfui le magnifique cliché qu'il avait pris.

Ma-ma photo! Où est-elle ?!

Son appareil se balançant sur sa poitrine rebondissait en écho avec son cœur qui palpitait d'affolement. Ses photos étaient ce qu'il avait de plus précieux, et la perte d'une seule d'entre elles était terrible pour lui. Mais l'italien semblait l'avoir aperçue, la pointant du doigt dans son dos.

▬ Regarde ! Elle est là-bas !

Kiku poussa un soupir de soulagement, mais en se retournant, la vit s'envoler au gré du vent capricieux, qui l'amenait de plus en plus haut, vers le ciel. Il s'apprêtait à lui courir après lorsque l'autre élève le doubla, poussant un sprint vers l'entrée de la gare.

▬ N-non! Attendez! cria-t-il, cette fois en anglais.

Kiku se serait bien passé de ça. Si son camarade voyait ce qu'il avait immortalisé, il le traiterait sûrement de voyeur, ou dirait qu'il trouvait cela glauque ou bizarre. Il le suivit, mais l'autre était déjà loin, le distançant rapidement. Le japonais, qui n'était pas très athlétique, s’essouffla très vite, avant même d'avoir atteint le portail de la gare. Lorsqu'il l'eut rejoint, il regarda, impuissant et dépité, sa photo s'envoler hors de portée. Au moins, comme ça, personne ne saurait que c'était lui qui l'avait prise. Mais c'était pour lui l'une des plus belles qu'il avait faites. Il baissa la tête, irrité, et se détourna de l'italien sans l'attendre, marchant d'un pas rapide pour rejoindre le rang de première année, et peut-être-même se débarrasser de celui qui lui avait fait perdre sa photo.

▬ Attends ! entendit-il crier derrière lui.

À son grand désespoir, il revint à ses côtés quelques instants plus tard, sautillant sur le chemin caillouteux qui les menait droit vers un grand lac noir.

▬ Attends-moi ! On va au même endroit non? Autant faire la route ensemble!

Il n'avait franchement aucune envie de passer plus de temps avec cet occidental maladroit. Et puis, qu'est-ce que c'était que cet enthousiasme mal placé? Ils se connaissaient à peine, et le garçon faisait déjà comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde. Est-ce que tous les adolescents se comportaient comme ça en Europe? Il aurait vraiment mieux fait de choisir une école plus proche de chez lui... Cependant, il avait été éduqué comme tout bon japonais, et savait qu'il devait se montrer modeste, aimable, et ne pas juger une personne trop vite après l'avoir rencontrée. Même s'il était persuadé qu'il n'arriverait jamais à supporter, ni à suivre le rythme d'une personne aussi surexcitée.

▬ Si tu veux... se contenta-t-il de dire.
▬ Moi, je m'appelle Feliciano Vargas, et toi ?

Il n'avait même pas pu profiter d'un instant de silence. Il était persuadé que l'on entendait que lui dans tout le groupe. Pas besoin de parler aussi fort! Kiku avait presque envie de détourner les yeux comme s'il ne le connaissait pas, mais il inclina plutôt la tête vers lui.

▬ Kiku Honda, ajimemashite...

Ils furent coupés par la foule d'élèves qui venait de s'arrêter au bord de l'eau. Une rangée de barques attendait que les étudiants montent dedans pour s'élancer sur la surface sombre du lac. Ils furent divisés en groupes de quatre, et répartis dans les différentes embarcations. Kiku ne put se séparer de Feliciano, qui restait accroché à lui comme une moule à son rocher. Mais pour la première fois, l'italien avait l'air anxieux. Il scrutait les arbres autour d'eux comme si un monstre allait en sortir d'un moment à l'autre. Il avait peut-être peur du noir, car il était vrai qu'on ne voyait pas grand chose. La seule source de lumière provenait de la lanterne portée par le garde-chasse, et de celles plantées à l'avant de chaque barque. Etant naturellement d'une certaine gentillesse, même avec ceux qu'il n'appréciait pas, le japonais tapota l'épaule de son camarade.

▬Ne t'en fais pas, il n'y a rien là-bas, assura-t-il. Je suis sûr qu'ils ne nous mettraient pas en danger alors que nous sommes censés arriver sains et saufs à leur école, n'est-ce pas?

Cela sembla détendre un peu Feliciano, qui resta malgré tout agrippé à lui. Soupirant, un peu amusé, Kiku monta à son tour dans une barque, en prenant garde à ne pas tomber pour ne pas se retrouver dans l'eau. Deux autres élèves les suivirent et s'installèrent derrière eux, et l'embarcation quitta toute seule sa place pour se lancer sur le lac en provoquant de calmes remous sur l'étendue noire. Celle-ci semblait si sombre que l'on n'en voyait pas le fond, ce qui angoissa aussi un peu Kiku. Des cèdres penchés sur la rive couvraient le ciel comme un plafond de feuilles, ils se retrouvèrent ainsi presque plongés dans le noir, voguant sur un couloir au bout duquel pointait la lumière de la lune. Après quelques minutes passées à trembler dans l'obscurité complète, ils débouchèrent enfin sur l'extérieur de la forêt, et le spectacle qu'ils contemplèrent leur coupa le souffle. La surface du lac, maintenant à découvert, reflétait les milliards d'étoiles qui étincelaient dans le ciel, leur donnant l'impression qu'ils naviguaient sur la voie lactée. Certains élèves, stupéfaits, tendirent la main par dessus le bord pour vérifier que c'était bien de l'eau, et non le vide qui les emportait vers leur nouvelle maison. Cette dernière se dressait au sommet d'une falaise, les tours du château, pointant vers le ciel éclaboussé d'astres, brillant de mille feux. Kiku observa la façade de pierre majestueuse du collège, émerveillé. Il n'avait plus aucun regret, à présent. Rien que pour cette vue, il était heureux d'avoir écouté les histoires de sa mère et d'être venu en Écosse. Il se tourna vers Feliciano, qui contemplait lui aussi ce panorama avec l'air d'un enfant découvrant une boutique de bonbons. Il était la première personne avec qui il découvrait son nouveau monde. En un sens, il était content de ne pas être seul, même si c'était en compagnie d'un italien surexcité, peureux et qui parlait fort. Dans le fond, il avait juste essayé d'être gentil avec lui. Le japonais se rappelait tout à fait la seule personne qui s'était jamais rapprochée ainsi de lui dans sa vie. Et qui était par la suite devenue sa meilleure amie. Cette fois-ci, il ne leva pas son appareil photo. Figer cet instant sur le papier ne suffirait pas à le rendre éternel. En revanche, Kiku n'oublierait jamais cette soirée, ce paysage. Il resterait gravé à tout jamais dans sa mémoire.

▬ C'est magnifique... murmura-t-il pour lui même, presque la larme à l’œil.

Leur barque les emportait lentement mais sûrement vers l'autre rive du lac, leur promettant encore bien d'autres surprises.


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