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[PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur

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MessageSujet: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Mar 27 Oct - 19:21

ft. Arthur Kirkland & Betty [Elizabeth Benbow]
Plot -

Les voix du passé

Erzsébet s'adossa en soupirant au mur. Juste à côté d'elle, il y avait la porte des toilettes, celles de Betty – celles où elle s'était promis de ne plus y retourner depuis le désastre de mars avec Roderich.

Mais... Elle ne comprenait pas encore totalement en quoi, mais la donne avait changé.

La discussion qu'elle avait eu quelques jours plus tôt avec la petite Leah, la cousine des Kirkland, tournait en boucle dans son esprit. Ce nom, surtout, Benbow. Celui de Betty, donc, ce fantôme ayant soudain mal tourné, avant, avant tous ces problèmes sur l'école... Un prémisse ? D'ailleurs, pouvait-elle vraiment dire que c'était avant que tout ce bordel commence ? Dans l'ombre, tout n'était pas déjà en place ? Mais dans l'ombre de qui, de quoi, pourquoi ?

La préfète-en-chef poussa un nouveau soupir, posant ses doigts sur ses tempes dans l'espoir vain de calmer son esprit en ébullition. Pourquoi tout lui revenait en force ce soir ? Elle ne prenait pas le temps de s'occuper l'esprit avec autre chose. Et puis... Elle avait aperçu Arthur, tout à l'heure, dans la Grande Salle, et... Elle n'avait pas franchement réfléchit. Mais mettre un des Kirkland face à son ancêtre n'est-il pas un bon moyen de commencer à comprendre un peu tout ce bordel ? Pourquoi Arthur, d'ailleurs ?

Parce qu'il était là à ce moment-là, surtout. Et il fallait avouer qu'elle aurait des scrupules à les faire avec les deux plus jeunes, tous deux à Gryffondor, ou avec Keith qui était l'un de ses amis proches. Et Arthur... Elle se souvenait de la crise de Francis, où il avait lancé un Doloris à son – futur – fiancé. Et la culpabilité d'Arthur à ce moment-là... Comme si il savait quelque chose qu'elle-même ignorait.

Si bien que pour la Gryffondor, Arthur était le meilleur Kirkland pour commencer ses recherches. En plus du premier qu'elle avait eu sous la main au moment de les commencer, soit-dis en passant.

Erzsébet jeta un coup d’œil nerveux à la porte qu'elle espérait voir s'ouvrir sur le préfet des Serpentard, à qui elle avait donc donné rendez-vous. Puis un autre coup d’œil autour d'elle, dans la crainte que Betty n'arrive avant son descendant – elle avait définitivement de mal à se faire à l'idée. L'attente la rendait fébrile. Elle n'était pas fait pour ça, elle, mais pour l'attaque, les réactions en vitesse et sans de réelles réflexions.

La jeune femme fut soulagé en apercevant enfin son camarade.

« Ah, Arthur, enfin ! » Erzsi jeta une nouvelle fois un coup d’œil dans les toilettes sans apercevoir le fantôme. « Entre. » Elle referma brusquement la porte derrière le Serpentard et s'adossa à cette dernière, bien décidée à avoir ses réponses. « Il faut qu'on parle. »


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MessageSujet: Re: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Mar 27 Oct - 20:25

Hiss hiss... × ft. Elizaveta & Betty
Elizaveta avait vraiment de la chance qu'Arthur ait accepté son petit rendez-vous.

Ces derniers temps, l'écossais n'avait vraiment pas le temps de s'occuper de ses proches – Francis à la limite, mais lui avait le naturel pour lui tomber dessus – à peine celui pour ses études et pratiquement rien pour ses loisirs, sauf pour le thé – y'a un minimum de respect pour soi, tout de même. Et là, franchement, il se demandait si c'était soit parce qu'il commençait à en avoir assez de ce quotidien répétitif transformé, soit parce qu'il était trop bon. En tout cas, Arthur avait accepté la requête de la hongroise et avait remballé ses affaires dans son dortoir avant de la rejoindre dans un lieu que la plupart des élèves préfère éviter : les anciennes toilettes des filles, alias celles de Betty.

Betty, le fantôme esprit frappeur bien connu pour n'en faire qu'à sa tête. Le fantôme dont personne ne connaît la véritable identité et qui change d'humeur comme de chemise. Le fantôme qui l'avait surpris, une fois, à faire des choses peu catholiques dans la salle de bains des préfets... Hm hm. Pour résumer, il ne savait rien de ce spectre, et ne pensait surtout pas devoir y avoir affaire un jour. Mais peut-être n'était-ce pas le but de la préfète-en-chef. Pourquoi l'amener ici autrement que pour parler de quelque chose de privé, ou même, de secret ? Dans un endroit où la probabilité d'apparition soudaine d'élèves serait très basse...

Un endroit où elle aurait des choses graves à annoncer.

Arthur ne se rendit compte de rien lorsqu'il avala sa salive. Avec les événements actuels, les marqués, Abbanzio Vargas, il devenait un peu plus parano chaque jour. Malgré leur relation assez houleuse, il devait admettre qu'Elizaveta était une élève intelligente, et que si elle menait bien ses recherches, elle pourrait bien tomber sur quelque chose de... compromettant. Mais que pourrait-elle trouver ? Que ce soit pour le Basilic, le Serment de Carriedo, ou juste le secret qu'il partage avec le trio d'imbéciles, il a toujours veillé à ne laisser aucune trace. Après tout, il en dépendait de la vie de Poudlard à présent, et plus seulement de Francis, comme par le passé.

Embrouillé par ces idées noires, il secoua la tête. Il n'était plus qu'à quelques mètres du lieu du rendez-vous. Hors de question d'avoir l'air hésitant ou même craintif – surtout pas ! - devant elle. Si ça se trouve, il se faisait des illusions, et la Gryffondor voulait seulement lui parler d'autre chose qui n'a rien à voir.

C'est donc de sa ponctualité naturelle qu'Arthur entra à l'heure dans les anciennes toilettes des filles.

« Ah, Arthur, enfin ! Entre. »

Il la salua d'un signe de tête et s'avança encore. Alors qu'il allait ouvrir la bouche pour la questionner sur la raison de cet entretien – secret... - il vit la hongroise refermer brusquement la porte.

« Il faut qu'on parle. »

Incompréhension, stupeur, surprise. Elizaveta non plus n'avait pas l'air dans son assiette. À prendre le ton grave qu'elle employait, si, c'était visiblement quelque chose d'important... Arthur se retint de justesse de déglutir à nouveau, se forçant à être le plus convaincant possible. Elle ne doit rien savoir. Elle ne peut pas savoir. Il se fait des idées. Un court silence s'en suivit. Craignant toutefois le pire, l'écossais ouvrit la bouche pour se mettre un peu plus dans le rôle de l'innocent :

- Qu'est ce que tu me veux, Elizaveta ?

Ni l'un ni l'autre n'eurent le temps de continuer : un petit rire les interrompit.

Comme sur ses gardes, le Serpentard fit vivement volte-face vers sa direction, mais ils semblaient bels et bien seuls. Nouveau silence. Arthur se tourna à nouveau vers la Gryffondor, et avant qu'il n'eut le temps de lui demander autre chose, il vit une main humaine mais fantomatique lui traverser le ventre. Le léger froid qu'il ressentait à ce moment dans son dos et estomac l'empêcha de sursauter ou de crier de surprise. Brusquement, il se déplaça, se mettant aux côtés de la hongroise, pour regarder le spectre de la maligne jeune fille.

Betty.

Si vraiment l'esprit frappeur avait quelque chose à voir avec la discussion que lui quémandait la préfète-en-chef, Arthur comprenait de moins en moins.
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MessageSujet: Re: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Mer 28 Oct - 2:44

LA VÉRITÉ...
Ce que nous sommes...




Betty entendait tout : vos pas feutrés, vos paroles murmurées, le moindre de vos mouvements. Elle était là, à vous observer en silence...un silence bien trop pesant pour durer.
Cet esprit frappeur était pourtant connu pour le briser de ses cris, de ses plaintes. Oh, oui, quiconque osait la déranger le regrettait aussitôt.

Or, là, elle vous regardait juste, vous qui aviez osé vous aventurer sur son territoire : les toilettes des filles abandonnées.

Cela faisait un moment que cette jeune fille n'avait pas eu de visiteurs, personne n'osait venir après tout. Qui viendrait dire bonjour ou saluer ce « sale fantôme qui fait peuuuuur ! ». Hein ? Qui voulait la voir, elle ? Tout le monde la détestait alors elle détestait tout le monde aussi.

Elle siffla de mécontentement en remarquant ainsi votre venue.

Elle te reconnut toi, jeune fille des lions, qui était venue lui rendre une petite visite avec un aigle, il y a un moment – elle ne comptait plus les jours, depuis sa mort. Oh, oui, elle se souvenait de ton visage, Elizaveta Héderváry. Le fantôme esquissa un sourire qui s'étira bien plus que la moyenne. Ton prénom ressemblait au sien. Drôle de coïncidence, se disait-elle. Ce n'était cependant pas ce point commun qui te rendait plus sympathique à ses yeux. Betty se méfiait de tous, même de ceux qui pouvaient lui être chers...Enfin presque ♥

Elle te reconnut aussi, jeune garçon blond. Oh oui, elle ne t'avait vu que très peu souvent et pourtant elle pensait te connaître comme sa poche. Ce n'était pas tous les jours que l'on croisait des Fourchelang après tout. Elle siffla un peu plus, discrètement, s'avançant derrière toi. Elle t'avait déjà vu plusieurs fois...Et pas dans les meilleures des situations. Notamment dans cette fameuse salle de bain des préfets...Oh quelle situation cocasse. Elle en ricanerait encore. Jusque là, elle n'avait pas vraiment fait attention à toi. Sauf « cette » nuit en particulier. C'est là où tu attiras son attention, toi qui avait osé venir ici à plusieurs reprises. Betty ne t'avait jamais arrêté dans tes actions, trop surprise et curieuse de voir ce que tu fis ; toi qui répéta les mêmes actions qu'elle-même avait fait quelques années auparavant.

Elle était maintenant derrière toi, et traversa ton corps de sa main en rigolant d'une voix enfantine. Elle te fit un signe de la main que tu vis sans doute en regardant ton ventre, traversé par le voile blanc de son corps. Elle te traversa aussitôt pour se retrouver dos devant toi, devant ta camarade Gryffondor.

– Alors, on se balade ? Vous savez que ce n'est pas très prudent de venir par ici, surtout pour des rendez-vous amoureux...

Elle rit de plus belle, un sourire mesquin aux lèvres. Elle se recula légèrement et vous regarda l'un après l'autre.

– A moins que vous soyez là pour me voir ? ~

Elle se tourna aussitôt vers toi, jeune homme. Te fixant, à quelques centimètres de ton visage.

– Je te connais toi, siffla-t-elle, c'est toi qui a sssssifflé comme un sssserpent pour « lui ». Tu parles la même langue que moi...Tu es......L'un de mes descendants ? Oh, je le sens en toi....ET NE TE MOQUE PAS DE MOI, JE SAIS QUE JE SUIS MORTE !....D'accord ? Je le sens...Je le sais...Tu es un Benbow...Hihihi ~

Son air changea peu à peu et son langage également. C'était bien du fourchelang qui résonnait dans la vaste pièce désormais.

Tu ne crois pas que l'on devrait se débarrasser des gêneurs avant de parler... ?

Elle tourna la tête vers toi, Elizaveta et poussa un gloussement tout en soulevant les bras. Et comme si elle répondait à ses ordres, l'eau sortit des différentes cuvettes inutilisées des toilettes et des robinets créant une vague que tu connais que trop bien. Cette vague t'emporta hors de la pièce et un mur d'eau boucha totalement l'entrée, t'empêchant de revenir, sous peine de recevoir un nouveau tsunami. Tu pouvais juste voir flou, à travers l'eau et entendre légèrement ce qui pouvait se dire.

Il ne reste plus que toi et moi, Arthur...






Ce qui est en italique est en Fourchelang. /!\
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MessageSujet: Re: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Jeu 29 Oct - 12:39

ft. Arthur Kirkland & Betty [Elizabeth Benbow]
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Les voix du passé

Elizaveta s'apprêtait à répondre à son camarade préfet, lorsqu'un petit rire les interrompit.

Betty.

La jeune femme retint son souffle, soudain peu sûre de son idée. Peut-être, peut-être qu'elle n'aurait pas dû... Mais elle était trop curieuse, trop dévorée par l'envie de savoir et de comprendre.

Alors elle se retint de trembler légèrement, peut-être encore marquée par sa dernière visite au fantôme ; elle se redressa et fit face, calme, bien décidée à affronter Betty.

Cela ne l'empêcha pourtant pas de s'offusquer de la première remarque du fantôme.

« On est pas ici pour un rendez-vous amoureux ! » Grogna la préfète-en-chef – pas sûr que quiconque l'ait entendu. Mais la phrase suivante de l'esprit la fit presque hocher la tête pour confirmer.

Mais, elle se méfiait toujours un peu de l'esprit... D'ailleurs, lorsqu'elle vit Betty s'approcher si près d'Arthur, elle agrippa la manche de jeune homme, par pur réflexe, comme dans le soucis de le ramener derrière elle, au cas où. Mais les mots qui coulèrent de la bouche de la Benbow la paralysèrent.

« Sifflé comme un serpent pour lui » ? « Parler la même langue » ?
La langue des serpents...?

Son souffle se bloqua dans sa gorge et elle dévisagea Arthur comme si c'était la première fois qu'elle le voyait, écoutant à peine Betty confirmer leur lien familial.

Arthur parlait aux serpents.
Arthur était Fourchelang.

« Oh mon Dieu... »

Elle lâcha la manche du préfet des Serpentard, le regardant toujours, ayant pour ainsi dire oublié Betty. Arthur, le fiancé de Francis, l'un de ses meilleurs amis... Fourchelang ? Est-ce qu'il le savait ? Est-ce que tous les Kirkland l'était ? Même Peter, même Gawain, Keith, Aberthol, la petite Leah aussi ? C'était leur ancêtre commun après tout, qui en était une également... Et d'ailleurs, que voulait-elle dire par « sifflé comme un serpent pour lui » ?

Trop, trop de questions, elle avait l'impression de suffoquer.

La soudaine utilisation du fourchelang fit frissonner Elizaveta, qui reporta enfin son attention sur Betty.

Mais trop tard, bien trop tard pour réagir.

Sans avoir le temps de comprendre ce qu'il se passait, la Gryffondor se retrouva projetée à l'entrée, qui se trouvait à présent fermée par un mur d'eau. Oh, elle pouvait distinguer, dans le flou, ce qui se passait, entendre de léger sifflement mais...

Elle regarda autour d'elle, s'attendant peut-être à trouver son camarade. Mais elle était seule. D'un bond, elle se leva, se colla presque au mur d'eau afin de distinguer ce qu'il se passait.

«  Arthur ! » appela-t-elle.

Elle regretta d'avoir amené le sixième année ici. Si il se trouvait en danger, peut-être, en compagnie d'un fantôme à moitié – ou pas d'ailleurs – fou, c'était de sa faute, entièrement sa faute.

Peut-être avait-elle fait une énorme erreur.


Dernière édition par Elizaveta Héderváry le Sam 28 Mai - 18:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Jeu 29 Oct - 20:36

Hiss hiss... × ft. Elizaveta & Betty
Jusqu'ici, Arthur ne savait pas en quoi il pouvait représenter un intérêt pour Betty. Le fantôme bien connu des toilettes, qui semble-t-il n'a rien pour ou contre les élèves à part leur jouer des tours et ainsi, leur causer deux-trois tourments qu'on peut répéter comme des bruits de couloir. Mais peut-être que la hongroise ne voulait rien à la morte demoiselle. Que la Gryffondor cherchait seulement un endroit pour éviter de rencontrer un élève, et que le fantôme hantant ces lieux venait les déranger. Lorsque ce dernier évoqua d'ailleurs le rendez-vous amoureux, il laissa la préfète-en-chef répondre, lui jetant ensuite un regard pour lui faire comprendre que l'endroit « au calme » est plutôt mal choisi; même si l'apparition de Betty aurait été une bonne excuse pour échapper à l'interrogatoire.

Mais lorsque la jeune fille hocha la tête à la deuxième question, il haussa un sourcil. Ah bon ? Ils étaient bien venu pour elle ? Le voilà maintenant perdu dans une incompréhension encore plus floue. Il n'eut pas le temps de lui demander pourquoi que déjà l'esprit frappeur s'approcha subitement d'eux. Ou plutôt de lui. Un frisson lui parcourut l'échine, lui qui avait si peu croisé Betty durant sa scolarité, et il ne se formalisa pas non plus lorsque la hongroise vint s'accrocher à sa manche. Il ignorait pourquoi elle l'a justement emmené la voir, mais apparemment, quelque chose clochait entre elles. Ou alors, c'est tout simplement parce qu'aucun élève n'est capable de se sentir à l'aise en présence de l'esprit malin.

« C'est toi qui a sssssifflé comme un sssserpent pour « lui ». Tu parles la même langue que moi...Tu es......L'un de mes descendants ? »

Ses paroles lui firent l'effet d'une douche froide. Les yeux ouverts, il ne quittait plus la demoiselle fantomatique du regard. Il ne s'attendait tellement pas à entendre ces mots de sa bouche immatérielle que lui-même en fut bouche bée, et ses muscles se tendirent sous la petite poigne d'Elizaveta.

« Je le sens...Je le sais...Tu es un Benbow...Hihihi ~ »

Benbow.
Le nom de jeune fille de sa mère. D'où le connaissait-elle ?

La folle théorie comme quoi Betty ne s'appelait pas seulement Betty lui traversa l'esprit. Mais c'était vraiment bien trop gros, bien trop soudain pour qu'il puisse y croire. Les mots « Siffler », « Descendant » et « Benbow » le brouillaient trop pour qu'il puisse réfléchir maintenant. Et pourtant, il était bien là, dans ces toilettes abandonnées, pour écouter les divagations de ce spectre farceur... Était-ce ce que voulait Elizaveta ? Non, elle n'a pas pu deviner ce genre de choses comme ça toute seule. Le plus grave restait encore qu'elle était là, avec les deux, l'oreille attentive aux moindres paroles de la morte jeune fille. D'ailleurs, elle lui lâcha enfin la manche, frappée par la vérité qu'Arthur se démène de cacher depuis ses dix ans. Il la regarda, espérant lui lancer un message avec le regard – qui serait cependant plein de mensonges rassurants...

L'explication la plus improbable semblait pourtant la plus plausible : Betty était une Benbow, comme elle venait de le dire. Elle était donc son ancêtre, ainsi que celui de ses autres frères. Un lien de sang éloigné, mais un lien quand même. Qui aurait cru que, parmi des centaines d'élèves, Arthur allait finir par la rencontrer... elle, durant sa sixième année ? Malgré les âges qui défilaient, le sang restait bien présent et vivant, et son pouvoir avec.

Son pouvoir... le Fourchelang.

Il était temps pour Arthur de s'avouer enfin l'origine de son don.

Tout le monde sait que les Fourchelang sont issus de la lignée de Salazar Serpentard, le sorcier le plus digne de la maison des serpents malgré sa sombre identité. Mais Arthur, même si au fond il savait que c'était irrévocablement vrai, ne pouvait se faire à l'idée d'être vraiment l'héritier de Serpentard. Pourtant, il était beaucoup plus facile de penser « Salazar → Betty → Arthur » que de croire « Salazar → Arthur ». Et si Betty s'appelait réellement « Betty » Benbow, le doute n'était plus possible. Elle était une descendante de ce macabre sorcier, comme il était une descendante de ce fantôme détraqué. Il avait été capable, comme l'a toujours dit la rumeur, d'ouvrir la Chambre des Secrets, comme seul l'héritier en question pouvait le faire; d'ailleurs, si ça se trouve, beaucoup d'élèves pouvaient penser que cette personne était bien élève ici depuis l'apparition du monstre dans la Grande Salle.

Un autre frisson le parcourut.
C'était beaucoup à apprendre.

« Tu ne crois pas que l'on devrait se débarrasser des gêneurs avant de parler... ? »

La langue des serpents le fit immédiatement relever la tête. Puis aussitôt, il tourna le regard vers Elizaveta, le seul « gêneur » présent. Mais tout de suite, il se sentit plus craintif. Il espérait seulement que le fantôme ne prétende pas vouloir lui faire du mal. Alors qu'il avait le regard dévié du spectre malin, le bruit sourd de l'eau qui s'échappait de tout les côtés le fit sursauter, alertant ses sens. Il n'eut pas le temps de réagir qu'il fut éclaboussé par la formation d'un mur liquide qui repoussa la hongroise, la piégeant ainsi hors de la pièce... ou piégeant plutôt Arthur avec l'esprit. Mais inquiété par la situation, il avança précipitamment vers la cloison magique sans oser la toucher. Il put discerné la silhouette d'Elizaveta, de l'autre côté.

« Arthur ! »

- Je suis là !

Mais il ne rajouta ni qu'il allait bien, ni que tout allait bien. Après tout, lui-même l'ignorait vraiment. Résolu à comprendre qu'il n'en avait pas fini, il se tourna vers Betty.

« Il ne reste plus que toi et moi, Arthur... »

Levant les yeux vers elle, il déglutit. Peu à peu, toute la tension qu'il avait sentit monter stagna dans sa tête. Confronté à ce fantôme qui semblait savoir plus qu'il ne le pouvait lui, il s'avança légèrement vers elle, s'avouant « vaincu » pour cette manche. À l'évidence, il ne pouvait pas juste se permettre d'attendre : Betty était capricieuse, et il devait se lancer lui-même dans la conversation. Un frisson d'appréhension le parcourut.

- Betty.

Puis, ne sachant si le mur d'eau empêchait vraiment Elizaveta d'entendre, il imita son ancêtre – son ancêtre... - et poursuivit dans la langue des serpents.

- Qui es-tu vraiment... ? Que... Qu'est ce que tu veux dire...

Il détestait parler Fourchelang. Pour lui c'était une langue maudite. Francis lui avait confié que pour lui, c'était un don. Un don, c'est bénéfique, et Arthur ne voyait rien dans la langue des reptiles quoi que ce soit de bénéfique.

- Qu'est ce que tu veux ? Qu'est ce que tu veux dire par « lui » ? Qui est-il ?

Il était en quête de réponses – un peu forcées – et il avait peur de les découvrir.

Que cachait Betty ? Que voulait-elle lui faire savoir ?
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Dernière édition par Arthur Kirkland le Ven 13 Nov - 18:04, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Ven 30 Oct - 12:23

LA VÉRITÉ...
Ce que nous sommes...




Vous étiez presque attendrissant à ses yeux. Le fantôme ricana en te voyant, jeune homme, courir vers ta camarade. Tu étais assez pathétique, enfin vous l'étiez tous les deux. Tu étais bien piégé avec elle, tu ne pouvais pas t'enfuir.

A part te faufiler dans le trou des toilettes, pensa-t-elle avec un rire moqueur.

Betty.

Tiens donc, tu te relevais enfin. Elle te regardait d'un regard fou, même si c'était son regard habituel. En fait, elle avait déjà des yeux bien ouverts quand elle était encore vivante...

– Qui es-tu vraiment... ? Que... Qu'est ce que tu veux dire...

Qui elle était ? Elle rigola un bon coup en entendant cette question. Elle s'humecta les lèvres en t'entendant parler de la même manière qu'elle. Elle avait toujours adorer ce langage. Elle était la seule avec ses amis serpents à le comprendre, c'était comme un code secret, ça la rendait supérieure et unique. Et elle adorait ça. Mais elle n'étais plus la seule digne successeur de Salazar Serpentard désormais. Il y avait toi. Que tu le veuilles ou non !

– Qu'est ce que tu veux ? Qu'est ce que tu veux dire par « lui » ? Qui est-il ?

Betty voyait bien ton air perdu. Et elle aimait te voir ainsi, sous son emprise. Elle maîtrisait la situation et de toute façon, elle n'avait rien à perdre, elle était déjà morte. C'était juste drôle de te voir ainsi, comme un animal en défense. Elle ne te voulait pas de mal, cette chère Betty, alors, elle allait répondre à tes questions, puisque tu voulais tant ses réponses.

Je suis Elisabeth Benbow, descendante de Salazar Serpentard. Née sang-pure, je fus admise à Poudlard et intégra la maison Serpentard, il y a quelques années de cela et pourtant, ce n'est pas non plus très lointain...

Elle commença par le commencement, sous tes yeux, toujours en fourchelang. Elle avait un ton calme et plus sérieux qu'avant, comme si elle semblait te conter son histoire. Étrangement, elle semblait moins folle, comme si reparler du passé changeait son comportement dans son ensemble.

Contrairement à ce que tu pourrais croire, j'étais très populaire à mon époque. J'étais intelligente, jolie, tous les garçons m'appréciaient et surtout, j'avais ce don. Le même que le tiens. Je ne le dis jamais à quiconque évidemment...sauf...ahaha...à lui ♥.

En l'évoquant, elle esquissa un sourire et de l'admiration pouvait se lire dans son regard.

Il était dans la même année que moi. Je l'avais toujours admirée de loin car il m'hypnotisa à la première seconde...Il était beau évidemment, mais il avait également ce charme fou, cette aura glacée que tu avais envies de toucher...

Elle fronça alors les sourcils...

Nous nous sommes parlés quelques fois, mais ce n'est qu'à partir du début de sixième année que l'on se parla réellement. Il était encore plus parfait que je ne l'imaginais : intelligent, il s'intéressait à tout et pouvait parler de n'importe quoi avec n'importe qui, la conversation était simple ; bon orateur, il fut nommé préfet dès sa cinquième année, le rendant encore plus attractif à mes yeux, la bonne nouvelle était que j'étais moi-même préfète. Il semblait ambitieux mais rationnel à la fois. C'était ça qui était terriblement attirant chez lui. Et je l'adorais, et je l'aimais, et j'en étais folle. J'ai finalement franchi le pas et il a accepté...

Elle fit son monologue en une traite, comme si tout se jouait devant ses yeux ou qu'elle connaissait son texte par cœur. Tout ce que tu pouvais voir, c'est que son discours était passionné et, contrairement à elle, vivant.

Un an d'idylle, pour se finir en septième année. Un an où je lui dis tout ce que je savais, pensais, mes plus grands secrets...mon plus grand secret. Mon don. Quand il le sut, il sembla de plus en plus attiré et rien ne pouvait être mieux. Je l'aimais tellement et au final, même après ce qu'il me fit, je l'aime toujours autant...Il va toujours au bout de ses idées...

En voyant ton air perplexe et surtout surpris, elle voyait très bien que tu voulais en savoir plus. Très bien, elle va te donner des explications plus ou moins détaillées.

Il ne m'a jamais dis grand chose de lui, personne ne savait rien sur lui en fait...En septième année, tout ce que je savais de lui se résumait à son nom et quelques caractéristiques : Chester Harkins, dix-sept ans, préfet-en-chef, mignon, ambitieux, intelligent et véritable Serpentard...

Elle te regarda une nouvelle fois, comme pour voir si tu n'avais pas perdu le fil de son histoire.
D'une voix plus sombre et effrayante, elle demanda :

Tu veux savoir ce qu'il m'a fait... ?

Elle esquissa un sourire, sachant pertinemment que la question était rhétorique, voulant juste te faire peur car, après tout, sa mort fut effroyable.

Il m'a gentiment fait venir ici. Il m'a dit qu'il avait besoin de moi, alors je suis venue. J'adorais lui rendre service, c'était un honneur pour moi. Croyant à une escapade amoureuse, je m'étais fais toute belle pour lui...

Comme tu pouvais le voir, et ce n'est que maintenant que tu le remarquas d'ailleurs, Betty portait bel et bien une jolie robe blanche.

Et il était là, m'attendant, un sourire aux lèvres. C'était le soir, personne ne viendrait et après tout qui viendrait embêter le préfet-en-chef ? Alors, je me suis avancée devant lui et nous nous embrassés, tendrement. Il a toujours été tendre avec moi et patient. Parfait.

Elle marqua une pose avant ce qu'elle s'apprêtait à révéler...Sa mort. Elle ne l'avait jamais dis à personne. Elle lui avait promis...Mais c'était son descendant qu'elle avait devant elle, une personne l'ayant servi, lui, alors elle pouvait se le permettre...

Il m'a chuchoté des mots, m'annonça son plan du soir. Il avait inventé un sort et je trouvais ça incroyable. Car il était incroyable, Chester. Je lui ai demandé à quoi il servait et il m'a répondu que ça allait révolutionner le monde, qu'avec ce sort, nous pourrions recréer un monde, tous les deux. Alors, il m'a proposé d'être son cobaye car j'étais la seule personne à qui il pouvait se confier...Et..Et j'ai accepté, avec un plaisir malsain. Il pouvait faire de moi sa chose, peu importe, j'étais à lui et c'était déjà gratifiant en soi. Alors, il m'a tout simplement jeté ce sort et m'a ensuite demandé d'aller dans la Chambre des Secrets. Je ne sus comment il découvrit son emplacement, car moi même je ne le connaissais pas avant qu'il me le dise. J'ai respecté ses ordres autant poussée par ses paroles que par ma propre curiosité...

Elle se déplaça vers le fameux robinet, tout en faisant en sorte de ne pas trop être explicite en voyant ton amie derrière le mur d'eau.

J'y suis allée...Et j'ai appelé le Basilic...Il était immense...Si tu savais...Et ses yeux...Ah...Magnifiques...

Elle sourit un peu plus en y repensant.

Je n'avais pas fermé les yeux, Chester m'avait dit qu'il n'y avait rien à craindre, que j'étais invincible avec ce sortilège qu'il m'avait lancé...Mais ce ne fut pas le cas, comme tu peux le voir. En fait, ça fut pire que ça, puisqu'une fois morte, la créature me dévora toute entière, hihihi !

Elle rigola d'un rire cristallin, comme si ça ne lui faisait rien, elle semblait presque contente même.

Il m'a mangé. Gardant en lui tout mon être, et même le sortilège, d'après ce que j'ai pu comprendre ! Chester avait finalement réussi, indirectement, à faire ce qu'il souhaitait et je fus l'un des éléments essentiels à l’exécution de son souhait. Rien ne peut me faire plus plaisir encore aujourd'hui...

Elle voyait ton regard horrifié, elle voyait que tu la trouvais folle et surtout, elle voyait que les pièces du puzzle commençaient à s'emboîter dans ta tête vide.

Le seul hic, c'est que personne ne pouvait contrôler la bête désormais. Il fallait un Fourchelang, un descendant de Serpentard même. Et au final, qu'est-ce qu'il a réussi à trouver après plusieurs années ? Toi, jeune homme. Arthur Kirkland, d'une mère Benbow et d'un père Kirkland. Quoi de tel qu'un Benbow pour un Fourchelang n'est-ce pas ? Il y eut, certes, un changement de plan, mais quand tu arrivas, Chester finit par te trouver...Et regarde ce que tu as fais ! Tu es bien mon descendant...

Elle ria de plus belle, elle trouvait ça génial visiblement.

Après ma mort, je ne vis Chester qu'une seule fois, et il semblait bien triste et désolé, mais ce n'était pas grave, j'étais morte pour une bonne cause...Je sais juste qu'en plein milieu d'année, il disparut sans laisser de trace... Quand à mon corps, il ne fut jamais retrouvé, mais mon fantôme demeurant ici, j'ai du inventé une histoire comme quoi, je m'étais suicidé en me noyant dans le lac, près des canalisations, me permettant de remonter jusqu'aux toilettes...

Elle s'arrêta dans son monologue, ferma les yeux. Elle était calme et sereine, comme si, après vidé son sac, elle était soulagée. Elle te regarda à nouveau.

Va rejoindre ton amie et ne revient plus jamais me voir, tu sais trop de choses, sois heureux, Arthur Kirkland.

Elle brisa alors le mur d'eau qui vous mouilla, pauvres mortels, tous les deux. Elle reprit alors en anglais :

Ne revenez plus, ou je vous noie...Hihihi !

...Elle avait toujours son regard sérieux...




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MessageSujet: Re: [PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur Ven 30 Oct - 15:26

Hiss hiss... × ft. Elizaveta & Betty
Petit, on racontait beaucoup d'histoires à Arthur. Des histoires fantastiques bien sûr, au même titre que les moldus en possèdent pour endormir leurs enfants le soir. Sauf que dans le monde des sorcier, eux au moins pouvaient rêvé sur la partie vraie que cachaient ces contes. C'était certes fantastique, mais une fois plus grands, certains marmots avaient envie de savoir si les contes qu'on leur répétait souvent n'étaient pas entièrement faux. Pour ceux qui n'avaient pas de pouvoirs magiques, dans ce monde aux multiples technologies où tout est expliqué par la science, c'était un fait : ça n'existait pas. Mais pour Arthur, lui qui aimait ces histoires à l'époque, sait très bien que la plupart ne sont pas complètement construites de mensonges.

Mais là, on lui racontait une histoire ni fantastique, ni à moitié fausse. C'était vrai, parfaitement authentique, à vous faire frissonner de frayeur, et surtout, de la parole de celle qui l'a entièrement vécu. Betty, le fantôme qui hante les anciennes toilettes des filles. Hormis la rumeur comme quoi elle est morte en se jetant dans le lac avant de remonter par les canalisations, personne ne savait rien d'elle. La plupart s'en moquaient, d'autres voulaient en savoir plus, mais dans l'ensemble, elle posait bon nombre de mystères à tout les élèves. Mais sa folle attitude et son inquiétant comportement en éloignait plus d'un, et les toilettes furent évitées le plus possible. Betty répondit enfin à sa première question.

Elisabeth Benbow.
Il ne s'était donc pas trompé.
Ou plutôt, il ne pouvait pas encore le réaliser tant qu'elle ne le disait pas elle-même.

Peut-être était-il trop tétanisé par la stupéfaction de ses mots, mais Arthur ne cilla pas au début de son monologue. Il ne savait pas Betty si « ordinaire ». Elle racontait calmement, avec quelques fois, ses tics dérangés qui revenaient rappeler qu'elle n'est plus qu'un esprit frappeur à la personnalité quasi machiavélique. Jamais il n'aurait cru entendre un bout du passé du fantôme bien connu de Poudlard. Surtout si c'était pour entendre qu'elle était « intelligente », « jolie » et que « tout les garçons l'appréciaient ».

Puis vint le contage de son idylle.

Arthur, sérieusement, n'en avait que faire. Des histoires d'amours. Il ne faisait pas de gros efforts pour la sienne et il n'était pas particulièrement intéressé à écouter celle des autres. Mais là, il était évidemment qu'il devait écouter attentivement, jusqu'au bout. Betty – ou plutôt, Elisabeth – n'était sûrement pas en train de parler Fourchelang pour des chiffons. Il devait savoir, retenir tout ce qu'il pouvait malgré ses tremblements qui augmentaient au fur et à mesure que le discours du spectre devint de plus en plus passionné. Pour elle, ça devait être de la passion, mais lui ne voyait que de la folie dans ses yeux. Cet homme semblait l'avoir obnubilé, voire hypnotisé. Peut-être même que c'est cet amour qui l'a transformé en une si... dérangée jeune demoiselle.

« Je l'aimais tellement et au final, même après ce qu'il me fit, je l'aime toujours autant... »

Cette phrase l'en persuada, en tout cas.

Puis son cerveau se mit à nouveau en alerte, retenant les informations qu'il avait demandé; les plus importantes, celles qui allaient tourner encore et encore dans sa tête jusqu'à ce qu'il y trouve un éclaircissement :

« Chester Harkins, dix-sept ans, préfet-en-chef, mignon, ambitieux, intelligent et véritable Serpentard... »

Il fut à la fois frappé par une étrange impression inconnue, puis par une incompréhension totale. Encore un nom. Ennemi peut-être. Perdu dans ses émotions et l'instant présent, il n'avait pas le temps de se porter à réflexion tout de suite. C'est là que la pièce semblait plus froide. Que l'eau lui engourdissait les pieds et qu'elle lui donna la sensation de se geler pour le maintenir en place, l'empêchant de fuir la suite de l'histoire.

« Tu veux savoir ce qu'il m'a fait... ? »

Ses nerfs fatigués des secrets, il aurait voulu dire non. Mais s'il fuyait, il allait louper quelque chose d'important. Et il n'a pas vécu tout cela jusqu'ici pour abandonner devant un fantôme. Il devait être fort. Il devait savoir et essayer de comprendre. Il n'eut même pas à hocher la tête : à la place, son regard émeraude se plongea dans le sien, presque translucide, mais perçant. Comme ceux d'un serpent. Comme les siens. Leurs yeux. à l'exception qu'Arthur était maintenant tétanisé, une expression craintive de moins en moins discrète sur le visage.

Puis Elisabeth continua son histoire sans interruption.

Au fur et à mesure qu'elle cita la soi-disante révolution par l'invention d'un sortilège ainsi que les plans ambitieux de son ex-petit ami, Arthur sentit une pointe d'injustice naître au fond de lui. Plus il l'écoutait, plus le nom de Chester Harkins lui semblait affreux. Mauvais. Dangereux. Celui d'un ennemi. Il avait la vision du monde proche d'un mage prêt à élaborer n'importe quoi pour faire régner sa façon de penser autour de lui, et tout ceci lui rappela l'identité d'un certain mage, centre des tourments actuels de l'école. Il sentit son cœur se serrer en se faisant toutes ces idées, commençant déjà à haïr ce Serpentard dont il ignorait jusque-là l'existence. Un acteur de plus dans le mauvais camp. Et pas un figurant en plus. Selon son histoire, il était au-dessus de Betty. Il l'a manipulé, même si elle était parfaitement consciente du rôle d'outil qu'elle portait.

L'évocation de la Chambre des Secrets lui donna la sensation d'un haut-le-cœur. Il détestait cet endroit. Celui qui se trouvait juste sous ses pieds, caché loin sous ces toilettes. Là où il a été forcé d'entrer pour sauver la vie d'un innocent. Au prix de risquer celle des autres élèves. Celle de sa famille, de ses amis, même de son fiancé, puisque de toutes façons il faisait partit du lot... Et Betty a fait ça pour répondre aux attentes de son amoureux. Rien de plus. Rien d'autre ne lui importait.

Même avant d'être un fantôme, elle était déjà complètement folle.

« J'y suis allée...Et j'ai appelé le Basilic...Il était immense...Si tu savais...Et ses yeux...Ah...Magnifiques... »

Magnifiques ? Alors elle a... ?

« Je n'avais pas fermé les yeux, Chester m'avait dit qu'il n'y avait rien à craindre, que j'étais invincible avec ce sortilège qu'il m'avait lancé...Mais ce ne fut pas le cas, comme tu peux le voir. En fait, ça fut pire que ça, puisqu'une fois morte, la créature me dévora toute entière, hihihi ! »

Il inspira l'air, croyant en manquer. Son rire résonnait comme une ribambelle d'enfants joyeux sur le chemin de l'école. Elle a été dévoré. Le Basilic, ce monstre qui vivait il y a quelques mois encore sous le château, a été la cause de la mort de Betty.

Elle fut un outil qui a bien servi, même en la jetant. Avalée par le serpent géant, le sortilège que ce Chester avait posé sur elle se serait répandu en l'être du Basilic, ensorcelé à son tour le reptile. Le Basilic... ensorcelé... Tout ceci rappelait quelque chose à l'écossais... Quelque part, un jour, il avait entendu parlé d'une « signature magique ». Dans l'eau. L'eau dans laquelle il s'est promené. Les yeux du Serpentard s'agrandirent encore plus.

Non...

« Et au final, qu'est-ce qu'il a réussi à trouver après une vingtaine d'années ? Toi, jeune homme. Arthur Kirkland, d'une mère Benbow et d'un père Kirkland. Quoi de tel qu'un Benbow pour un Fourchelang n'est-ce pas ? »

Non... ?!
Les pièces du puzzle commençaient à s'assembler.
Le plan de ce Chester aurait dû s'interrompre là, mais...

« Et regarde ce que tu as fais ! Tu es bien mon descendant...
»

Non !
Ce qu'il a fait.
Ce qu'il a fait ce soir-là...

Les pensées d'Arthur se brouillèrent. Son esprit, parasité par les souvenirs des événements passés ces précédents mois, s'alourdissait d'un poids encore plus lourd, plus imposant, accompagné de toute l'histoire qui était à l'origine des actions de l'écossais. Il porta les mains à son visage, tétanisé, choqué. Ses yeux, affolés, ne savaient plus où se poser, la vision à moitié aveuglée par ses propres doigts tremblants. Puis vint un moment où il ne parvenait plus à penser correctement. Il n'arrivait plus à faire le tri dans sa tête, à réfléchir pour songer à des recherches plus tard. Il ne pensait qu'à...

Lui et son don maudit. Il n'était qu'un outil. Il avait reprit le travail de son ancêtre dont le fantôme venait de tout lui révéler. Et puisque la bête était morte, qu'est ce que ça signifiait ? Le plan de Chester avait-il été interrompu une seconde fois ? Non, à voir le résultat aujourd'hui, pire que ça...

Le plan était achevé.
Le langage des serpents n'allait plus servir, puisqu'il n'y avait plus de serpent à contrôler. Ce serpent qui a répandu le sortilège apposé sur Betty, dévorée il y a quelques années.
Arthur a porté le coup final sans le savoir.
Il avait tout fini... et tout s'est déroulé à merveille selon les plans de cet infâme personnage.

Il ne pouvait déjà plus se faire pardonné.

« Sois heureux, Arthur Kirkland. »

Foutaises.

Il ne pouvait pas prendre cette phrase au sérieux alors que tout le poids qu'il avait réussi à balayer en grande partie lui revenait déjà sur les épaules, cette fois-ci encore plus lourd. Si lourd que son dos en fléchit. Aussitôt, le mur d'eau éclata et arrosa les deux élèves, dont Elizaveta qui pouvait à présent voir et entendre les deux Fourchelang. Parlant de langue, le fantôme reprit justement dans celle de Shakespeare :

« Ne revenez plus, ou je vous noie...Hihihi ! »

Son rire était court, mais aux oreilles d'Arthur, qui était encore figé par l'horreur des faits, il était long, cinglant, hurlant de joie pour le mal et résonnait jusqu'au noyau de son don, lui rappelant le lien de sang qu'ils partageaient. Si Elizaveta s'apprêtait à le rejoindre pour voir s'il allait bien, Arthur reprit enfin le contrôle de son corps et s'extirpa lui-même des toilettes. Par extirper, il fallait comprendre « fuir le fantôme comme si la Mort l'accompagnait », ce qui n'était pas complètement faux en soit. Il ignora la Gryffondor, poussé par une profonde envie de vomir. Mais celle-ci ne vint jamais. Il aurait préféré, pourtant, pour évacuer toute cette vérité qu'il avait désormais en travers de la gorge.

À plusieurs mètres des toilettes, Arthur finit par ralentir et vaciller, jusqu'à ce que son épaule toucha le mur. Il se laissa ainsi, appuyé contre la pierre, le regard horrifié mais perdu dans le vide. Sa tête était maintenant pleine d'idées noires, répétant encore et encore qu'Arthur avait commis une bêtise encore plus grande que ce qu'il croyait au départ.

Ce n'est pas possible.
Dites-lui que ce n'est pas vrai...

Elizaveta l'avait sans doute déjà rattrapé, mais il avait ignoré ses appels. Tout ce qu'il fit, c'est de se redresser, mais alors qu'il pensait avoir retrouvé l'équilibre, il se rattrapa en posant une main sur le mur, toujours dos à la préfète-en-chef. Un silence. Pesant. Criant d'une vérité atroce et macabre.

- Allons-nous en... est-il seulement capable de murmurer.

Il avait besoin de se reposer. De reposer sa tête et son esprit. Mais il savait pertinemment que, imprégné dans l'histoire comme il était, il ne pourrait jamais oublier ce haut-le-cœur permanent qui le soulevait encore. Elizaveta savait pour son Fourchelang et Arthur savait pour... son Fourchelang.

Cette histoire était écoeurante.
Il se trouvait écoeurant...
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[PLOT][28 octobre 1990] Les voix du passé - ft Arthur

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