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[15 novembre 1991] On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau ! ft. Evalyn Wilson

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MessageSujet: [15 novembre 1991] On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau ! ft. Evalyn Wilson Mar 15 Nov - 22:54

On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau !
#ft. Evalyn Wilson
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La salle de classe était presque entièrement vide de personne depuis peu, presque puisque le professeur avait gentiment accepté que Feliciano reste pour terminer son tableau. Tableau qu'il fixait d'un air dubitatif en se grattant le crâne, la tête légèrement penchée depuis au moins cinq longues minutes. Il ne lui plaisait pas du tout. Les couleurs ne se mariaient pas correctement et il avait bien trop exagéré les traits sur certains endroits. Et il y avait ce je-ne-sais-quoi qui ne lui allait absolument pas, et s'il avait été colérique et moldu, peut-être que le tableau aurait fini en pièce. Seulement ce n'était pas la chose a faire, gâcher une toile pour rien... Oui, c'était bien pratique d'être un sorcier tout de même. D'un habile coup de baguette il nettoya le tableau, lui rendant sa belle couleur blanche, sa propreté, il était presque comme neuf. Un nouveau sourire au lève, le Poufsouffle avisa alors la toile, mais il lui semblait qu'il manquait quelque chose...

Ah oui. De la musique.

Parce que Feliciano préférait travailler en musique, voire même avec un brouhaha monstre - comme dans la grande salle par exemple -, mais pas dans le silence, il n'aimait pas le silence. Non, il était bien trop facile de se perdre dans ses pensées, de ressasser tout ce qu'il y avait de plus triste en soi, la colère, le désespoir, la haine ou bien la rancœur. Évidemment, il était possible de ressasser des choses joyeuses, mais étrangement, ce n'était jamais son cas. De plus en étant malade, et la discussion dernière qu'il avait eu avec Kiku, rien n'avait été fait pour arranger son moral qui commençait pourtant à revenir. Alors que quand il y avait de la musique, il chantait, dansait même des fois, se concentrait sur cela et son dessin et non plus plus sur sa tristesse et son dessin.

L'italien avisa le tourne disque moldu (bien qu'ensorcelé pour changer de musique tout seul une fois les disque posé a côté de lui dans l'ordre, il ne savait pas comment cela fonctionnait vraiment mais il était content, il n'avait pas a s'interrompre trop souvent pour changer de disque) installé dans un coin, il était vieux mais encore fonctionnel - il le savait, il s'en servait régulièrement depuis qu'il l'avait découvert, avec l'autorisation du professeur naturellement. Il prit un disque au hasard parmi la collection, le posa sur la platine et enclencha le bras en posant la tête de lecture sur le bord du disque, lançant alors la musique. Elle résonna dans la pièce, rythmé s'accordant parfaitement avec son humeur du jour et avec un grésillement qui manquerait dans le futur et serait appelé vintage. Bien que toujours malade Feliciano était, pour une fois, en pleine forme. La fièvre était tombée dans la nuit. Bien sûr, son nez était toujours bouché, et aussi rouge que celui Rudolph le renne, mains concrètement il allait mieux que depuis une semaine.

Il se trémoussa jusque devant son tableau blanc, retroussa ses manches, rattacha son tablier pour éviter de tâcher son uniforme - il arrivait pourtant a le tâcher même avec le tablier mais les dégâts étaient moindre -, attrapa un crayon et commença a griffonner, tout en chantonnant ces musiques qui résonnaient dans les pièces, pour celles qui avaient des paroles. Feliciano pensa qu'il pourrait peut-être montrer a Kiku comment danser l'une de ces danses, ça le changerait de la valse... Un léger rire lui échappa a cette pensé. Déjà Kiku qui dansait c'était quelque chose, ensuite le voir s'être inscrit au club de danse c'en était une autre, et maintenant l'imaginer apprendre une danse telle que le charleston ou même bien plus simple voire le rock'n'roll, ça cassait toute l'image du sérieux Serdaigle qu'il s'était forgé depuis maintenant sept ans.

Puis il se concentra de nouveau sur son tableau, les bases avaient été appliqué. Il s'éloigna pour les contempler, voir si quelque chose clochait, si tout lui allait ou non. Le paysage qui se construisait sous ses yeux ne lui plaisait pas plus que cela, cela manquait cruellement de couleur. Mais pour le moment il ne pouvait pas ajouter la peinture pour éviter de devoir tout recommencer encore. Il aimait peindre, dessiner, colorier - que ce soit en couleur ou non - mais devoir refaire un tableau plus de trois fois ce n'était jamais plaisant, et au bout d'un moment il finissait toujours par se dire qu'il n'était pas assez doué, que donc c'était la raison pour laquelle il ne parvenait pas a ce qu'il souhaitait.

Feliciano ne se rendit compte que cela faisait déjà une heure et demie qu'il peignait, quand il s'était enfin mis à la peinture - c'est à dire au moins deux heures après avoir passé son temps a tracer des lignes, a effacer ces lignes pour mieux les refaire -, que quand la tourne disque ensorcelé changea pour cinquante-deuxième fois de chanson. Il y avait de tout, toutes les sortes de musique possible. Évidemment, Feliciano avait exclu d'office les chansons un temps soit peu triste, et avait cherché a ce que ce soit varié. Il n'avait évidemment pas compté combien de chanson s'était écoulées, il avait été bien trop pris dans sa peinture.

Il recula de quelque pas, observant avec un œil plus que critique sa propre œuvre. Sous tous les angles possible. Pas question de laisser un détail qui fausserait le tout. L'italien sourit de toute ses dents, sorti un photo pour comparer avec la peinture. Oui, le paysage de la lande italienne était là, c'était presque qu'il pouvait entendre les grillons de cet été, ceux qui ne l'avaient aucunement empêché de dormir. Feliciano sautilla sur place avant de se mettre a chanter avec sa voix quelque peu cassée et danser sur Come and get your love de Redbone qui passait a ce moment là. Tout en remettant son écharpe parce qu'il commençait un peu a avoir froid.

Il regarda également son espace de travail, sans cesser de chanter ou de se trémousser avec une certaine élégance. C'était un foutoir sans nom. Il y avait de la peinture sur le sol, sur la table, partout sur son tablier et probablement sur son visage, dans ses cheveux ou sur son uniforme. Il le savait et l'avait prédit, pas de quoi être surpris. Feliciano vérifia tout de même que le gâteau qu'il avait préparé en plus du cadeau joliment emballé étaient intacts, et ils l'étaient ! Quel exploit. Il ne restait plus qu'à trouver la jeune Serpentard, prénommée Evalyn Wilson, pour lui offrir, après tout, quatorze ans, ça se fêtait !
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MessageSujet: Re: [15 novembre 1991] On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau ! ft. Evalyn Wilson Mar 20 Déc - 23:35

ft. Feliciano Vargas
15 novembre 1991.

On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau !
Un bruit de papier déchiré perça le silence du dortoir. Evalyn avait vraisemblablement hâte de lire le contenu de la lettre qu'elle venait de recevoir, et avait soigneusement rangé les quelques cadeaux envoyés avec dans une boîte dans lesquelles elle avait pris l'habitude de ranger objets ramenés d'Australie, quelques dessins personnels, et les choses qu'elle recevait lors de ses anniversaires qu'elle passait à Poudlard, puisqu'il se déroulait en période scolaire ... pas de chance pour elle. Ceci dit, elle se mit à lire la paperasse en silence, concentrée; elle ne put s'empêcher de retenir un sourire en lisant les premières lignes.

Installée sur son lit, ladite boîte sur les cuisses, Evalyn se mordait faiblement la lèvre inférieure lors de sa séance de lecture - ses parents lui souhaitaient un bon anniversaire, lui envoyaient mille baisers et pensaient très fort à elle. Et pourtant, elle plissa quelques instants les yeux en repensant à la lettre qu'elle leur avait envoyée environ deux mois avant pour les tenir informés de ce qu'il se passait dans l'école - l'attaque d'Abbanzio, les crises, et l'état de son frère Oz, qui avait été marqué. Ses parents ne mentionnaient rien de tout ça dans la lettre d'anniversaire, peut-être était-ce pour ne pas gâcher le côté festif de l'événement.  Son sourire aurait bien pu s'agrandir si elle ne s'était pas mise à penser à tout cela. Evalyn n'était pas connue comme pessimiste, mais ... elle ne pouvait pas ne pas s'inquiéter. Oz avait été touché par le corbeau. Et un marqué est susceptible de faire des crises, et elle avait pu voir à plusieurs reprises les résultats d'une colère trop poussée chez les marqués.

Ludwig l'avait bien avertie. Des émotions trop fortes et des sentiments poussés à bout pouvaient déclencher les crises dévastatrices. Du feu, du sang, du cri, des larmes, c'était ce qu'elle retenait de la crise de Luciano. Et savoir ça, ça l'inquiétait. La Serpentard était parfois incomprise et, plus d'une fois, elle s'était disputée avec des élèves - voire même ses frères. Elle renvoyait souvent des ondes négatives, parfois lourdes et insupportables. Et pour ne pas les confronter à Oz, elle s'était un peu éloignée de lui au fil des jours pour assurer une sécurité bien meilleure. Au moins, ainsi, elle était sûre de ne pas le toucher moralement parlant.

Elle passa une main sur son front. Ces histoires étaient compliquées. Elle se concentra une nouvelle fois sur la lettre de ses parents pour oublier tout ça l'espace d'un instant et la termina avec un sourire plutôt doux, avant de la mettre dans la fameuse boîte avec les cadeaux reçus - une photographie animée de ses parents, quelques bonbons ainsi qu'une petite fleur ensorcelée pour empêcher sa mort. C'est en  rangeant tout cela que son regard se posa sur les affaires qui s'y trouvaient déjà. Lors de ses précédents anniversaires elle n'y prêtait presque aucune attention particulière mais là, c'était différent. C'est en saisissant avec délicatesse un petit jouet en bois à l'effigie d'un crocodile qu'elle se sentit un peu nostalgique et, petit à petit, elle se mettait à envier le temps où il n'y avait aucune menace et où sa famille vivait joyeusement, sans crainte, sans peur.

Elle secoua la tête. Evalyn avait vraiment un don pour penser à cela dans les moments où il ne fallait pas. Le crocodile de bois rejoint aussitôt les autres souvenirs, et la jeune artiste rangea la boîte avant de vérifier l'heure; elle venait de se souvenir du rendez-vous que lui avait proposé Feliciano Vargas suite à une discussion pendant laquelle il avait comparé Evalyn à la Joconde lorsqu'elle lui avait adressé un petit sourire. Elle savait à quel point l'italien avait le compliment facile, mais jusqu'à l'assimiler à Mona Lisa ... C'est qu'elle se sentait honorée et plutôt fière, même si sur le coup elle l'avait traité d'idiot. Quoiqu'il en soit, le Poufsouffle lui avait avoué vouloir la dessiner en train de sourire dans la Grande Salle - elle avait refusé, embarrassée, et peu habituée à être un modèle pour le dessin. Alors, pour y remédier, il lui avait demandé de le rejoindre dans la salle d'Arts et Musiques magiques, et elle avait accepté : au moins, là-bas, ils seraient à l'abri des regards. Et elle avait eu l'occasion de se familiariser un peu plus avec le lieu depuis la petite visite offerte par Keith lorsqu'elle était en deuxième année. Elle avait donc quitté le dortoir et fit le chemin jusqu'au 6ème étage du château - en prenant son temps hein, Evalyn n'était pas une personne très pressée, et puis elle n'était pas en retard.

En arrivant dans le couloir, l'Australienne entendit une légère mélodie qui ne manqua pas de l'intriguer - en effet, plus elle s'approchait, plus le son s'intensifiait et cela lui permettait de trouver l'endroit d'où la musique provenait. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle comprit que le grabuge venait de la salle des artistes ! Curieuse, elle s'approcha de la porte entrouverte et la poussa légèrement pour ne pas la faire grincer et pour rester le plus discrète possible.

Elle remarqua aussitôt la peinture qui recouvrait grossièrement le sol, puis le tourne-disque, la source de la musique qu'elle entendait dans le couloir... Elle fit irruption dans la pièce, sans un mot. Et elle découvrit Feliciano, barbouillé de 1001 couleurs, dansant sur la musique produite par l'appareil moldu ... Il n'avait pas peur du ridicule, il fallait le dire, mais elle devait bien avouer qu'il dansait bien ! ça la changeait des valses strictes durant les bals organisées par l'école ! Et il n'avait pas du tout l'air malheureux, bien au contraire ... Mais évidemment, il finit par repérer la jeune fille, qui croisa automatiquement les bras avec un air un peu dédaigneux - rien de bien extraordinaire.

"Humpf ! T'es idiot, ou quoi ?!"


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MessageSujet: Re: [15 novembre 1991] On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau ! ft. Evalyn Wilson Mar 28 Fév - 2:05

On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau !
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Toujours en musique Feliciano s'amusait a ranger la peinture par ordre de couleur, du chaud au froid. Si dans tout le reste il était désordonné - ses cours qui ne sont pas dans l'ordre ou même pas ensembles pour certains, et il ne fallait pas voir son côté du dortoir -, pour ce qui était du matériel d'art il était organisé. A sa façon bien évidemment mais au moins il l'était. Il lui arrivait de changer l'ordre aussi, mais le plus souvent il partait des couleurs chaudes jusqu'au froides. C'était plus simple et au moins il s'y retrouvait. Sur ce point là il n'y avait pas besoin d'être dans sa tête pour comprendre, mais après il y avait le reste comme matériel, et pas seulement les couleurs, en l'occurrence c'était là des pots de peinture.

Il allait s'attaquer au tableau qu'il voulait poser plus loin pour éviter qu'il ne soit abîmé par quelqu'un qui viendrait après lui, quand un mouvement à la porte attira son attention. Quand on parle du loup. Un sourire prit place sur ses lèvres et il fit un signe de main à la jeune Serpentard, qui elle, croisa les bras en lançant un dédaigneux :

« Humpf ! T'es idiot, ou quoi ?! »

Son sourire s'agrandit et il ne put retenir un rire. Cette façon d'être de la part de l'australienne l'amusait beaucoup. Elle avait ce caractère dédaigneux, presque hautain, ne voulait plus paraître comme une enfant mais cela ne la rendait juste que plus adorable. Du moins, aux yeux de l'italien. Il avait presque envie de lui faire un câlin pour le lui dire, mais il se ferait rejeter rapidement, c'était certain. Il avait l'habitude du rejet de câlin avec son jumeau, il ne le prendrait pas mal, ni même le fait qu'elle le traite d'idiot, ça aussi il avait l'habitude. Alors il répondit de la même manière qu'il le faisait toujours quand ça lui arrivait.

- Peut-être, mais idiot heureux alors !

Il rit de nouveau et déposa son tableau au fond de la pièce, l'observant encore un instant. Il y avait des couleurs qu'il allait devoir modifier parce qu'elles ne lui plaisaient plus tellement sur le coup. Il trouvait qu'elles ne se mariaient pas si bien que cela, qu'il y en avait une qui ressortait bien trop pour ce que c'était. Normalement ce paysage devait être paisible, la lande italienne, les champs alignés horizontalement sur les collines, le petit village en contre-bas d'une montagne. L'éclairage était doux, pas fort, pas comme le soleil qui tapait le jour où il avait prit cette photo, il avait échappé au coup de soleil bien que sa peau ne soit plus réellement habitué au soleil d'Italie, c'était un coup de chance pour une fois. Puis Feliciano se détourna de son tableau pour refaire fasse à la troisième année.

- Je suis content de te croiser aujourd'hui ! J'ai quelque chose pour toi !

Il avait un peu complètement oublié qu'il lui avait demandé de venir, il se rappelait du tableau qu'il voulait faire, et pour lequel elle avait accepté de poser, bien entendu, mais pas ça, pas aujourd'hui. C'était une drôle de coïncidence. L'italien avait tendance a aimer les coïncidences, surtout les bonnes comme celle-ci. Il désigna alors le gâteau posé sur la table derrière lui, avec quatorze bougies dessus, alternant les bleus, blanches et rouges. Ça faisait très drapeau français mais il n'avait pas trouvé d'ordre dans lequel ça ne le rappelait pas aussi. Après tout, ça pouvait aussi être le drapeau du Royaume-Unis. Ce qui se rapprochait déjà nettement de celui Australien, pour des raisons historiques plus qu'évidentes. A côté il y avait un paquet au couleur du drapeau australien, avec un ruban des mêmes couleurs enroulé autour, noué adroitement en une jolie boucle sur le dessus. La gâteau était posé la mais elle pouvait très bien le prendre et le manger avec ses amis, il n'y verrait aucun inconvénient à vrai dire, après tout, ils n'étaient pas si proche. Bien qu'il appréciait beaucoup l'australienne, il n'était pas certain qu'elle lui rendrait.

- Je te souhaite un joyeux anniversaire ! J'espère que cette journée est la tienne !

C'était assez niais et plutôt banal, mais en ces temps, il l'espérait réellement. Il savait pour la marque du grand frère d'Evalyn, et il se doutait bien que ça devait la préoccuper. Mais ce n'était pas le bon moment pour y penser. Alors il allait tout faire pour que pendant un moment elle n'y pense pas. Il espérait également que son cadeau lui plairait. Ce n'avait pas été bien difficile de trouver des idées, mais Feliciano espérait réellement que cela lui plairait. Il attendait avec une certaine impatience qu'elle ouvre son cadeau, et soit le rembarre, soit apprécie mais ne le montre pas, comme il le pensait.
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MessageSujet: Re: [15 novembre 1991] On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau ! ft. Evalyn Wilson Dim 9 Avr - 11:32

ft. Feliciano Vargas
15 novembre 1991.

On ne prendra pas quatre ans a faire ce tableau !
Il n'était pas difficile pour Evalyn de ressentir la joie du méditerranéen alors que celui-ci se trouvait à quelques mètres d'elle. Feliciano avait vraiment un don pour respirer la joie de vivre en toute circonstance, n'importe où et n'importe quand. Il était peut-être idiot et naïf selon son point de vue personnel, mais il était clair que, pour cette raison, la jeune fille éprouvait un profond respect pour l'ancien préfet des blaireaux. À chaque fois qu'elle le rencontrait dans le château, le Poufsouffle avait son sourire sempiternel scotché au visage, à tel point que la demoiselle s'était plusieurs fois questionnée pour connaître la raison de cette bonne humeur. Obtenait-il des notes excellentes tous les jours ? Avait-il du succès avec sa vie sentimentale ? Pourquoi sourire autant alors que l'école avait traversé des moments difficiles récemment ... ?

Feliciano éclata de rire à ce moment, et Evalyn releva la tête vers lui, comme interpellée.

"Peut-être, mais idiot heureux alors !"

Elle haussa un sourcil. Voilà que cela recommençait; il ne niait jamais le fait d'être un peu stupide sur les bords. Cela devenait habituel, à force.

Le plus âgé s'occupa du rangement de son tableau - elle devina difficilement le thème de l'oeuvre, et à en juger par les plaines verdoyantes qui captivaient le regard, elle finit par conclure que c'était un paysage du pays natal de Feliciano, apprécié par ce dernier. Il était vrai que le jeune homme aimait parler de l'Italie et, lorsqu'il le faisait, c'était toujours avec une profonde nostalgie. La même nostalgie qu'Evalyn ressentait lorsqu'elle repensait au pays des kangourous. Ses prunelles étaient toujours fixées sur ledit tableau lorsque le fils du directeur se tourna vers elle, enjoué.

"-Je suis content de te croiser aujourd'hui ! J'ai quelque chose pour toi !
-... Comment ça, "content de me croiser" ? ... Mais ... Tu m'as invitée ..."

Sceptique, la jeune fille découvrit un nouvel aspect de la personnalité du plus âgé. En plus d'être joyeux et naïf, il était un peu tête en l'air ! Quoiqu'elle ne lui délivra aucune remarque désagréable pour une fois - elle était plutôt intéressée par ce qu'il venait de dire. Avait-il un cadeau pour elle ? L'européen se poussa un peu pour lui faire découvrir un gâteau d'anniversaire. Elle écarquilla légèrement les yeux, agréablement surprise par ce que lui montrait l'italien - un sourire enfantin fleurit sur les lèvres de l'artiste lorsqu'elle remarqua les diverses couleurs des bougies enflammées. L'attention de Feliciano l'avait enchantée; elle était contente de ce petit présent. Un cadeau se trouvait d'ailleurs posé près de la pâtisserie, et elle ne put s'empêcher de murmurer une petite exclamation de surprise quand elle découvrit le paquet si joliment emballé aux couleurs du drapeau de sa nation. Feliciano était peut-être un idiot naïf, souriant et étourdi, mais Evalyn devait bien reconnaître qu'il était un garçon adorable d'une gentillesse sans égal.

Elle détourna le regard. L'adolescente ne le montrait pas forcément, mais ce que Feliciano avait fait pour elle la touchait. Un silence étrange s'imposa alors entre les deux élèves, et il suffisait de tendre l'oreille afin d'entendre les gouttes de pluie frapper les vitres des fenêtres de la salle d'Arts et Musiques magiques. Evalyn, toujours dans le mutisme, plissa les yeux en réalisant que les anniversaires, qu'elle passait donc à l'école de sorcellerie, tombaient presque toujours lors d'une journée pluvieuse.

"Je te souhaite un joyeux anniversaire ! J'espère que cette journée est la tienne !"

Elle releva les yeux vers lui pour rencontrer les siens alors que le Poufsouffle prenait de nouveau la parole afin de lui dévoiler des mots sincères et pleins de douceur. Les joues de la jeune fille ne tardèrent pas à arborer une ravissante couleur pivoine lorsqu'elle s'approcha de lui, avant de lui céder, contre toute attente, un tendre baiser sur la pommette. Cela n'avait pas été une mince affaire; Feliciano étant plus grand qu'elle, elle n'avait pas osé lui demander de s'abaisser et avait préféré lui attraper doucement le haut de son accoutrement afin d'attirer son visage vers elle, tout en lenteur.

"Merci, Feliciano. Ça me fait plaisir, c'que tu me dis."

Son attention dériva désormais sur le gâteau vers lequel elle se dirigea, et, une fois assez proche, la jeune peintre se pencha un peu vers l'avant, gênée de souffler ses bougies devant un ami comme Feliciano. Ceci dit, elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille, et ses poumons libérèrent un souffle enjoué - qui n'avait rien d'un souffle énervé pour une fois, et les flammes ne vacillaient déjà plus au-dessus des bâtons de cire, éteints. Evalyn se redressa alors que la fumée embaumait l'endroit. Avec soin, elle détrôna le gâteau de ses mèches anciennement enflammées et les posa à côté de la pâtisserie, et passa son regard sur la table ... où elle ne vit aucun couteau ou ustensile susceptible de découper les parts du joli dessert confectionné spécialement pour elle. Feliciano ne pensait tout de même pas la laisser l'emporter sans en donner une part au cuisinier, tout de même ... ... ... Si ?

Elle fouilla dans sa robe de sorcier et en sortit sa baguette avant de la brandir devant elle, effectuant ensuite un geste précis avec l'objet magique. Elle chuchota un "Diffindo", concentrée, alors qu'elle remettait en mémoire l'image du jeune cinquième année dans la salle commune des Serpentard, qui racontait à son acolyte comment il avait utilisé le sortilège de découpe en cours de sortilèges. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle remarqua que le sort marchait - une part se découpa d'elle-même, et l'australienne la saisit délicatement avant de la céder à l'italien.

"Je mangerai ma part après. En attendant, régale-toi en me regardant ouvrir mon cadeau !"

Enfantine, elle attrapa le paquet disposé près du gâteau, et s'installa sur une chaise posée juste à côté de la table, avant de défaire hâtivement les rubans qui l'entouraient - dès que la boîte fut brisée de ses chaînes, Evalyn l'ouvrit rapidement, poussée par la curiosité.


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